Parménide

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Parménide

I-Introduction générale[modifier | modifier le wikicode]

a)Les modalités de transmission du récit (126a-127a) 
 Rencontre de Céphale et d’Adimante et Glaucon sur l’Agora. Ils demandent qu’Antiphon fasse le résumé du récit que lui en avait fait Pythadore, disciple de Parménide et Zénon.

b)Décor, mise en scène et personnages (127a-c)

 Récit d’Antiphon : Zénon et Parménide étaient venus à Athènes lors des grandes panathénées.
 Lecture du livre de Zénon.

II-Première partie[modifier | modifier le wikicode]

Introduction Développement

a)Le paradoxe de Zénon (127d-128e)

 Hypothèse de Zénon : si les choses sont plusieurs, elles sont à la fois semblables et dissemblables. Il s’ensuit une réfutation de la pluralité.
 Parménide : l’Univers est Un.
 Zénon : les choses ne sont pas plusieurs

Méprise de Socrate : Le livre ne se cache pas de défendre les arguments de Parménide et de ruiner les thèses adverses. En outre, il n’a pas été composé par goût de l’ambition.

b)Socrate annonce l’hyopthèse des formes (128b-130a)

 Les choses multiples participent de la Forme de la  ressemblance et de la Forme de la dissemblance
 Une chose peut recevoir la Forme de l’Un et du Plusieurs. Ce qui est impossible, c’est que le Un soit plusieurs.

Parménide énumère les difficultés qu’entraîne cette hypothèse.

1)Introduction (130a)

2)De quoi y a-t-il des Formes ? (103a-d)

Ressemblance, Unité, Pluralité : qualités ontologiques Juste, Beau, Bien : qualités morales Etre humain, Feu, Eau : éléments naturels Boue, crasse, cheveux : matière vile

3)Rapport de ces Formes avec les choses sensibles (130d-133a)

hypothèse de la participation

3-1- Dilemme de la participation (131a-132b)

3.1.1-Exposé (131a-c)

Il y a relation d’éponymie entre les objets et les Formes auxquelles ils participent. Deux façons de participer : à l’une des parties de la Forme à la forme en sa totalité

 Si la forme reste une et identique mais qu’elle se trouve en sa totalité en plusieurs choses distinctes, elle sera elle-même distinct d’elle-même (131b)
 Socrate : comparaison avec le jour. A plusieurs endroits à la fois il demeure un et identique.
 Parménide : autre comparaison. Comme un voile étendu sur plusieurs personnes.
 Conséquence : C’est une partie du voile qui recouvre chaque chose. De même, les Formes sont divisibles. Les choses participent à une partie de la Forme.

3-1-2- Paradoxes (131c-132b)

Tout/Parties : La forme est divisée entre les choses. Exemples : la Grandeur en soi (131d). Elle est partagée. Plusieurs choses seront grandes en vertu d’une portion de Grandeur plus petite que la Grandeur en soi Egal en soi : chaque chose égale possédera une part plus petite de l’Egal en soi. Petit en soi : le Petit sera plus grand que la chose petite qui en participe.

 Dans tous les cas, reductio ad absurdum.

Un/Plusieurs (131e-132b)

Remontée à l’infini : quand plusieurs choses paraissent grandes, une seule Forme unique du Grand apparaît. S’il était possible de voir la Forme du Grand et les choses grandes, à nouveau une forme unique de Grandeur apparaîtrait (132b). De là s’ensuivrait une multiplication à l’infini.

Solutions proposées

3-2 La Forme-Pensée (132b-c)

3-2-1- Exposé (132b)

Chaque forme est une pensée, un concept.

3-2-2 Paradoxe (132b-c)

Chacune de ces pensées est la pensée de quelque chose qui est un, de quelque chose qui s’étend sur toute une série de choses, tout en restant unique.

Alternative : chaque chose est constituée de pensées et chacune pense ce sont des pensées qui ne pensent pas Encore une fois, reductio ad absurdum.

3-3- La Forme-paradigme (132c-133a)

3-3-1 Exposé (132c-d)

 Les Formes sont des modèles, toujours un et identique. Les choses sensibles entretiennent avec elles un rapport de ressemblance. Elles en sont les images.

3-3-2 Paradoxe : semblance/dissemblance (132d-133a)

Cette forme doit être semblable à ce qui lui ressemble : relation symétrique. Il est nécessaire que ce qui est semblable participe à une seule et même forme. Elle participe à la Forme de la Ressemblance, mais puisqu’elle ne peut participer qu’à une seule forme semblable, il surviendra toujours une nouvelle forme.

3-3-3- Constat d’échec (133a)


4-Séparation des Formes (133a-b)

 Il y a donc une séparation ontologique (chôrismos) entre les Formes et ce dont il y a des Formes.

4.1-Les Formes sont inconnaissables pour l’Homme (133b-134c)

 Aucune de ces réalités ne se trouve dans notre monde. Elles tiennent leur réalité de leurs relations entre elles et non de leur lien avec les choses sensibles. Les choses sensibles ne reçoivent pas leur nom des Formes mais en fait de leur relation avec les choses sensibles.
 Il y aura finalement une science différente pour le monde sensible et pour celui des Formes. Les Formes en soi nous demeurent inconnaissables.  

4.2-La réalité humaine est inconnaissable aux Dieux (134c-e)

 Seul le Dieu pourra appréhender la réalité intelligible, mais il ne pourra pas posséder la science du sensible.

D Conclusions

1-Nécessité de maintenir la doctrine des Formes (134e-135c). Impossibilité d’aspirer au savoir et à l’exercice dialectique.

2-Nécessité d’un exercice dialectique (135c-d). Il s’agit d’examiner les conséquences de l’hypothèse et les conséquences de l’impossibilité de l’hypothèse.


III-Deuxième partie : l’argumentation contradictoire[modifier | modifier le wikicode]

I- S’il est Un (absolument) (137c-142a[modifier | modifier le wikicode]

Tout/parties (137c4-d3): il ne peut être plusieurs et par conséquent il n’a pas de parties mais il n’est pas non plus un tout.

Limité/illimité (137d4-7) : n’ayant pas de parties, il n’a pas de limites : ni début, ni milieu, ni fin.

Figure (136d7-138a1) : n’ayant pas de limites, il n’a pas de figure, il n’est ni droit ni rond.

Localisation (138a2-b6) : il ne peut se trouver nulle part : ni en autre chose : il serait alors contenu avec une chose en laquelle il rentrerait en contact en plusieurs parties ni en lui-même : il serait à la fois ce qui enveloppe, ce qui est enveloppé, donc deux.

En repos/en mouvement (138b7-139b3) : il ne peut être ni en repos, ni en mouvement : en mouvement : S’il s’altère, il ne peut continuer à être un. S’il change de place : en tournant sur lui-même : il aurait un centre et des parties s’il change de mouvement : il serait quelque part alors qu’il n’est nulle part de plus, il devrait avoir des parties, car il rentrerait progressivement de l’extérieur à l’intérieur de la place qu’il occupera. Dès lors, des parties précèdent aux autres. en repos : puisqu’il n’est jamais quelque part, il ne peut jamais rester au même endroit, et donc n’est jamais en repos

Identité/Différence : L’un ne sera ni identique à quelque chose de différent ou à lui-même, ni non plus différent de lui-même ou de quelque chose de différent.

S’il est différent de lui-même, il est autre chose qu’un. Il n’est pas un. S’il était identique à un autre, il serait cet autre et non plus lui-même. Il ne sera pas différent de quelque chose d’autre. Il ne convient pas que l’Un soit différent mais seulement le différent est différent. Il ne sera différent de rien. Il ne sera pas non plus identique à lui-même. Quand une chose devient identique, c’est aux choses qui sont plusieurs.

Semblable/dissemblable (139e6-140b5) : l’Un ne peut être semblable ni à lui-même, ni à autre chose, car est semblable ce qui en quelque manière admet l’identique. Il ne peut être dissemblable, puisqu’il ne peut être différent sous peine de devenir plusieurs.

Egalité/Inégalité (plus grand/plus petit- 140b6-d2) : Il ne peut être ni égal, ni inégal à lui-même ou à autre chose. Soit : il comporte le même nombre d’unités de mesure que ce à quoi il est égal il n’a pas la même communauté de mesure

 Ce qui ne participe pas de l’identique ne peut posséder un nombre identique de mesure. Il ne peut donc être égal ni à lui-même ni à autre chose.
 S’il possède un plus ou moins grand nombre d’unités de mesure, il devra avoir autant de parties que d’unités de mesures. Il sera donc plusieurs. 
 S’il n’avait qu’une unité de mesure, il serait égal à lui-même.

Du même âge/d’un âge différent (plus vieux/plus jeune- 140e1-141d5) : Il ne peut être ni plus vieux, ni plus jeune ou du même âge : s’il a le même âge que lui ou qu’autre chose, il participera de l’égalité et de la ressemblance puisqu’il ne participe ni à la différence, ni à la dissemblance, il ne peut être ni plus vieux, ni plus jeune que lui ou qu’autre chose.

Intervention du devenir : il ne peut être dans le temps car il deviendrait sans cesse plus vieux que lui-même, et en même temps plus jeune.

 En fait, les choses qui participent au temps ont le même âge qu’elle-même et à la fois deviennent plus vieilles et plus jeunes, à la différence de l’Un. Il ne participe donc pas au temps. Mais s’il participe au temps, il ne participe pas à l’Etre.

Existence (141d6-142a1) : s’il ne participe pas au temps et donc à l’être, il n’a même pas l’être qu’il faut pour être Un.

Connaissance/langage (142a1-b1) : on ne peut dont rien lui attribuer. Il n’a pas de nom, ni de définition. On ne peut avoir de lui ni science, ni sensation, ni opinion.


II- S’il est un et qu’il participe de l’Etre[modifier | modifier le wikicode]

Tout/Parties (142c6-d8) : être et un ne sont pas identiques. Si l’un est tel, il a des parties. « Si l’Être et l’Un ne sont pas la même chose, mais appartiennent à la même chose, celle en quoi consiste l’hypothèse, à savoir l’un qui est, ne s’ensuit-il pas nécessairement que le tout, ce soit s’il est un, dont les parties sont l’Un et l’Être ».

Limité/Illimité (142d8-145c4) : l’Un possède l’Etre, l’Etre possède l’Un. Chaque partie se compose d’au moins deux parties.

 Ce qui est un sera donc illimité en pluralité. L’Un et l’Etre sont différents du fait de l’Altérité. Ils sont donc trois. On peut ainsi multiplier à l’infini.

Donc l’Etre est fragmenté en un nombre illimité de choses, et à chacune des parties de l’Etre s’attache l’Un. Le nombre des parties de l’être est égal au nombre des parties de l’Un, c’est à dire illimité.

Et, en tant que tout pourvu de parties, l’Un aura des limites.

Figure (145a4-145b4) : parce qu’il a des limites, il a aussi des extrémités. En tant que tout, il a un commencement, un milieu et une fin, et aura une figure quelconque.

Localisation (145b5-145e5) : Toutes les parties sont enveloppées par le tout. L’Un sera enveloppé par lui-même. En tant qu’il est un tout, cet Un se trouve en autre chose.

En repos/En mouvement (145e6-146a7) : il sera : en repos : s’il se trouve en lui-même en mouvement : puisqu’étant toujours en quelque chose de différent

Identité/Différence (146a8-147b7) : Il doit être identique et différent de lui-même et des autres choses. Trois types de relations : une chose est identique une chose est différente ni identique, ni différente : tout/parties

 L’Un ne peut pas être ni identique ni différent à lui-même puisqu’on ne peut le considérer comme un tout par rapport à une partie de lui-même, car c’est par rapport à lui-même qu’il serait partie.
 L’Un ne peut être différent de lui-même. L’Un est donc identique à lui-même.
 Mais étant à la fois en lui-même et en quelque chose de différent, il doit être différent des autres choses et de lui-même.

Analyse du différent et de l’identique : ce sont des contraires ils s’excluent le différent ne sera jamais identique, même par rapport à lui-même. Il ne sera donc jamais dans l’Un ni dans les non-uns.

 Ce n’est pas à cause du différent que l’Un serait différent des choses multiples ; mais non pas à cause d’eux-mêmes. Donc c’est de façon absolue que l’Un et les non-uns sont. L’Un n’est ni une partie, ni le tout des non-uns. Mais puisque les non-uns et l’Un n’entretiennent pas de relation de tout à partie et qu’ils ne sont pas différents, ils seront identiques.

Semblable et dissemblable (147c1-148d4) : L’Un sera à la fois semblable et dissemblable des autres choses. Semblable parce qu’ils ont en commun d’être différents.

En contact/non en contact (148d5-149d6) : l’un est dans lui-même comme dans un tout. L’un se trouve dans les autres choses. Il est donc en contact avec lui-même et avec les autres choses. Mais pour être en contact avec lui-même, l’Un devrait avoir des côtés et donc être deux. De plus, pour qu’il y ait contact, il faut deux choses, mais seul l’Un peut être Un. Il n’y a pas de contact puisqu’il n’y a pas deux choses.

Egalité/Inégalité (plus grand/plus petit- 149d7-151e2) : Si la petitesse vient se manifester à l’Un dans le tout : ou extensive à l’un, étendue à travers sa totalité. La petitesse sera égale à l’Un.

 ou elle l’enveloppera : plus grande que l’Un

dans une partie : elle ne peut être dans la partie en sa totalité.

 La petitesse ne pourra jamais se manifester en rien.
 Sans la petitesse, la Grandeur ne peut être non plus.
 L’Un n’est ni plus grand, ni plus petit que les autres choses, et vice versa. Ils doivent être égal. 
 L’Un est égal à lui-même, puisque s’il s’enveloppe, il sera plus grand que lui-même et plus petit.
 L’Un doit être dans les autres choses, et les autres choses doivent être dans l’Un sous peine de n’être nulle part : les choses seront à la fois plus grandes et plus petites que l’Un et vice versa.
 Donc l’Un sera à la fois égal, supérieur et inférieur en nombre à l’égard de lui-même et des autres. 

Du même âge/d’un âge différent (151e3-155c7) L’Un par rapport à lui-même: est plus vieux et plus jeune (152b2-e3) ni plus vieux, ni plus jeune, il a le même âge (157e3-9)

devenir : devient plus vieux et plus jeune (151e3-152b2) ne devient ni plus vieux, ni plus jeune (152e3-9)

 L’un par rapport aux autres choses

est plus vieux et plus jeune (152e9-153d5) plus vieux (152e9-153b6) plus jeune (153b6-153d5) ni plus vieux, ni plus jeune (153d5-154a4)

 Par suite, l’Un participe au temps (154b4-a7) : passé, présent et avenir (154c7-d4).
 L’Etre : participe au temps, puisqu’il participe à l’être (Timée 37e-38a). Il devient plus vieux en avançant dans le temps, mais plus jeune par rapport à l’Un qui veillit. Il a le même âge puisqu’il est toujours maintenant.
 
 Le nombre Un apparaît avant la pluralité, il est donc le premier, il est donc le plus vieux. Mais l’Un a un début, un milieu et une fin : le début vient en premier. L’Un apparaît comme un tout à la fin ; il est donc le plus jeune.
 L’Un est contemporain de l’apparition de chaque partie. Il a donc le même âge que les autres choses.
Devenir : Ce qui est ne deviendra jamais ni plus viux ni plus jeune que rien de qui est, si la différence d’âge reste toujours bien égale.
 L’Un devient plus jeune que les choses. Les choses deviennent plus vieilles. 
 Donc l’Un est et devient lui-même plus vieux et plus jeune que lui-même et que les autres choses, et il n’est ni ne devient ni plus vieux ni plus jeune que lui-même et que les autres choses.

Existence (153c7-d4) : L’Un était, est et sera. Il est connaissable par la science, l’opinion et la sensation.

Connaissance/langage (155d4-155e2) : Il a un nom et une définition.


IIb- Si l’Un est et n’est pas (155e)[modifier | modifier le wikicode]

 A un moment, l’Un est. A un autre, il n’est pas.
 Quand il naît un, il périt pour ce qui est d’être plusieurs et inversement. Il se dissocie et s’associe. Il s’assimile et se désassimile. Il croît, il diminue et s’égalise.
 Problème de la continuité du temps : Il ne change, ni quand il est au repos, ni quand il est en mouvement, ni dans un laps de temps. C’est un instant, hors du temps.
 Le passage d’un état à son contraire ne se trouve pas dans le temps.

III-Si l’Un est que s’ensuit-il pour les autres choses ? (positivement)[modifier | modifier le wikicode]

Tout/parties (157c3-158b1) : les choses plusieurs participent en une certaine manière de l’Un.

 Les autres choses sont des parties d’un tout qui est Un. Chaque partie est Une.

Limité/Illimité (158b1-d7) : Les autres choses sont illimitées en pluralité. Mais chaque partie possède une limite par rapport aux autres.

Semblable/Dissemblable (158e1-159a6) : Elles sont semblables. Elles ont le même caractère : être différent de l’Un, c’est à dire illémités. Elles sont limités.

 Mais ces deux caractéristiques sont contraires. Par là les choses seront dissemblables. Elles auront toutes les caractéristiques que recevait l’Un.

IV-S’il est Un quelles seront les conséquences négatives pour les autres choses ? (159b)[modifier | modifier le wikicode]

Un/Plusieurs (159b4-d3) : l’Un se trouvera à part des autres choses (khoris).

			L’Un ne se trouvera ni dans les autres choses, ni en une partie de lui-même.

Les autres choses ne participent pas de l’Un.

Tout/Parties (159d4-6) : les autres choses ne sont pas unes, elles ne sont pas plusieurs non plus. Elles ne sont ni tout, ni parties.

Nombres (159d6-e2) : Elles ne sont même pas deux ou trois, étant privés de l’unité.

Identité/différence (159e3-4) : elles ne sont ni semblables, ni dissemblables ou identiques à l’Un. Elles ne peuvent participer à un des contraires. Elles ne peuvent participer aux deux. Conclusion : Ainsi s’il est un, cet un est tout, et il n’est rien, aussi bien à l’égard de lui-même qu’à l’égard des autres choses.

V-Si l’Un n’est pas (un) : pas de participation à l’être.[modifier | modifier le wikicode]

Identité/Différence (160d5-e2) : les autres choses sont différentes de lui.

L’Un n’est pas, mais il participe à de nombreuses choses.

Semblable/Dissemblable (161a6-c1) : Il présente de la dissemblance par rapport aux autres choses. Il est semblable à lui-même.

Egalité/inégalité (161c1-e2) : Il n’est pas égal aux autres choses, sinon il serait semblable et il serait.

 Il est inégal. Il présente de la grandeur aussi bien que de la petitesse et de l’égalité.

Existence (161e2-162b7) : il doit participer de l’Etre : en disant l’un n’est pas, l’on dit quelque chose qui est. Il participe de l’Etre et du non-Etre

En repos/en mouvement (162b8-163b5): il présente donc un changement, un mouvement. Puisqu'il n'a pas de place parmi les êtres, il ne peut se déplacer nulle part, il est donc en repos. Il s'altère et ne s'altère pas.

VI-S'il n'est pas (absence d'essence)[modifier | modifier le wikicode]

 Il ne participe à l'être en aucune façon.

En repos/en mouvement (163d1-e6): il ne naît, ni ne périt puisque naître, c'est acquérir l'être et mourir le perdre. Il ne s'altère pas. Il n'est pas en mouvement. Il n'est non plus en repos puisqu'il n'est nulle part.

Egalité/inégalité(163e6-164a1): Il n'aura ni grandeur, ni petitesse, ni égalité.

Identité/Différence (164a2-6): ni ressemblance, ni dissemblance par rapport à lui et aux autres choses.

 Il ne possède aucun attribut ou détermination.

VII-S'il n'est pas un, que s'ensuit-il pour les autres choses?[modifier | modifier le wikicode]

 Elles sont autres mais pas rapport à l'Un; c'est par rapport à elles qu'elles seront autres.

Un/Plusieurs (164c6-d7 et e3): Elles formeront donc des amas de pluralité, dépourvues d'unité. Elles seront illimitées en pluralité

Egalité/inégalité (164e3-165a5): il semblera y avoir un plus petit et un plus grand et égal.

Limité/illimité (165a5-c5): on l'imaginera avoir une limite alors qu'il n'aura ni commencement, ni milieu, ni fin. Il paraîtra limité et illimité.

Semblable/différent (165c6-d3): semblables et dissemblables, identiques et différentes.

En repos/en mouvement (165d5-6): ils seront en mouvement et en repos; et tous les contraires.

VIII-S'il n'est pas un (absolument) que s'ensuit-il pour les autres choses?[modifier | modifier le wikicode]

165e-b3: Les autres choses ne seront pas unes, mais elles ne seront pas plusieurs car il faudrait alors un Un. 166b3-4: Ni semblable, ni dissemblable. 166b4-c1: Ni identiques, ni différentes 166b5: Ni en contact, ni séparés. Aucune existence possible.

Conclusion: s'il est un ou s'il n'est pas un, lui et les autres choses dans leurs rapports mutuels présentent et ne présentent pas de toutes les façons toutes les caractéristiques, paraissent et ne paraissent pas les présenter.