Physiologie de l’imagination et du langage : la liaison entre les capteurs et les effecteurs

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Un problème général pour la théorie de l’intelligence[modifier | modifier le wikicode]

Pour s’adapter à son environnement, il faut lui être sensible. Très souvent les systèmes sont dotés de capteurs (détecteurs, senseurs, intruments de mesure, ...) Les capteurs des êtres vivants sont les organes des sens.

Pour atteindre des buts, il faut agir. Très souvent les systèmes sont dotés d’effecteurs (actuateurs, exécuteurs, n’importe quoi qui peut être commandé et qui peut modifier son environnement). Les effecteurs des êtres vivants sont très variés mais les principaux sont les membres capables d’agir grâce aux muscles qu’ils contiennent.

Les notions de capteur et d’effecteur permettent de poser un problème général : que doit-il se passer entre ses capteurs et ses effecteurs pour qu’un système atteigne des buts difficiles ?

La séparation entre capteurs et effecteurs n’est pas toujours très nette. Parfois de nombreuses parties du système sont en même temps sensibles et actives. Dans ce cas le problème de l’intelligence prend une forme un peu plus abstraite, que se passe-t-il entre l’information et l’action ? Mais elle est essentiellement équivalente au problème de la liaison entre les capteurs et les effecteurs.

La théorie générale de l’intelligence ici abordée consiste à étudier les solutions du problème de la liaison entre les capteurs et les effecteurs (ou de celui du passage de l’information à l’action).

Capteurs, cerveau, effecteurs[modifier | modifier le wikicode]

Pour la plupart des animaux la solution du problème de la liaison entre les capteurs et les effecteurs est leur système nerveux. Les capteurs sont des neurones ou des cellules qui agissent sur des neurones. Ces premiers neurones agissent sur de nombreux neurones intermédiaires qui interagissent les uns avec les autres. Parmi les neurones intermédiaires, certains sont spécialisés dans la commande des effecteurs : ils agissent sur des motoneurones qui innervent les muscles.

Il y a d’autres solutions vivantes au problème de la liaison entre les capteurs et les effecteurs que les systèmes nerveux : les plantes en particulier ont de très remarquables facultés d’adaptation.