Utilisateur:Dino Castelbou/brouillon/Pour la Renaissance UNIVERSELLE

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La Renaissance Universelle est le renouveau éclectique du maximum de cultures dites païennes, mais basée sur une éthique hindoue traditionnelle (l' ahimsâ), non-anthropocentrée et non-dogmatique (la vérité absolue n'appartient à personne), capable d'instaurer une union permettant de préserver l'originalité de chacun tout en favorisant le jeu nécessaire des syncrétismes et la victoire de la non-violence brahmanique ou jaïne (dernière chance du monde vivant, des animaux, de l'humanité), promouvant un art lié aux cultures que les civilisations missionnaires ignorent ou ont voulu détruire par une hégémonique incapacité au respect curieux.

Points de départ de la Renaissance Universelle[modifier | modifier le wikicode]

« Ô les énormes avenues du pays saint, les terrasses du temple ! Qu'a-t-on fait du brahmane qui m'expliqua les Proverbes ? D'alors, de là-bas, je vois encore même les vieilles ! Je me souviens des heures d'argent et de soleil vers les fleuves, la main de la compagne sur mon épaule, et de nos caresses debout dans les plaines poivrées. - Un envol de pigeons écarlates tonne autour de ma pensée - Exilé ici, j ai eu une scène où jouer les chefs-d'oeuvre dramatiques de toutes les littératures. Je vous indiquerais les richesses inouïes. J'observe l'histoire des trésors que vous trouvâtes. Je vois la suite ! Ma sagesse est aussi dédaignée que le chaos. Qu'est mon néant, auprès de la stupeur qui vous attend ? »

— Arthur Rimbaud, Illuminations, Vies.

« C'est maintenant (...) qu'exposant les tares d'un humanisme décidément incapable de fonder chez l'homme l'exercice de la vertu, la pensée de Rousseau peut nous aider à rejeter l'illusion dont nous sommes, hélas ! en mesure d'observer en nous-mêmes et sur nous-mêmes les funestes effets. Car n'est-ce-pas le mythe de la dignité exclusive de la nature humaine qui a fait essuyer à la nature elle-même une première mutilation, dont devrait inévitablement s'ensuivre d'autres mutilations ? On a commencé par couper l'homme de la nature, et par le constituer en règne souverain ; on a cru ainsi effacer son caractère le plus irrécusable, à savoir qu'il est d'abord un être vivant. Et en restant aveugle à cette propriété commune, on a donné champ libre à tous les abus. Jamais mieux qu'au terme des quatre derniers siècles de son histoire l'homme occidental ne put-il comprendre qu'en s'arrogeant le droit de séparer radicalement l'humanité de l'animalité, en accordant à l'une tout ce qu'il refusait à l'autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d'autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d'un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l'amour-propre son principe et sa notion. »

— Claude Lévi-Strauss, Anthropologie Structurale Deux (1973), p.53.

« (…) Personne aujourd'hui ne peut nier cet événement, à savoir les proportions sans précédent de cet assujettissement de l'animal. (...) Personne ne peut plus nier sérieusement et longtemps que les hommes font tout ce qu'ils peuvent pour dissimuler ou pour se dissimuler cette cruauté, pour organiser à l'échelle mondiale l'oubli ou la méconnaissance de cette violence que certains pourraient comparer aux pires génocides (il y a aussi des génocides d'animaux : le nombre des espèces en voie de disparition du fait de l'homme est à couper le souffle). De la figure du génocide il ne faudrait ni abuser ni s'acquitter trop vite. Car elle se complique ici : l'anéantissement des espèces, certes, serait à l'œuvre, mais il passerait par l'organisation et l'exploitation d'une survie artificielle, infernale, virtuellement interminable, dans des conditions que des hommes du passé auraient jugées monstrueuses, hors de toutes les normes supposées de la vie propre aux animaux ainsi exterminés dans leur survivance ou dans leur surpeuplement même. Comme si (...) au lieu de jeter un peuple dans des fours crématoires et dans des chambres à gaz, des médecins ou des généticiens (par exemple nazis) avaient décidés d'organiser par insémination artificielle la surproduction et la surgénération de Juifs, de Tziganes et d'homosexuels qui, toujours plus nombreux et plus nourris, aurait été destinés, en nombre toujours croissant, au même enfer, celui de l'expérimentation génétique imposée, de l'extermination par le gaz et par le feu. Dans les mêmes abattoirs. (...) Si elles sont « pathétiques », ces images, c'est aussi qu'elles ouvrent pathétiquement l'immense question du pathos et du pathologique, justement, de la souffrance, de la pitié et de la compassion. Car ce qui arrive, depuis deux siècles, c'est une nouvelle épreuve de cette compassion. »

— Jacques Derrida, L'animal que donc je suis (éditions Galilée).

« « Can they suffer ? », la réponse ne fait aucun doute. Elle n'a d'ailleurs jamais laissé aucun doute ; c'est pourquoi l'expérience que nous en avons n'est pas même indubitable : elle précède l'indubitable, elle est plus vieille que lui. Point de doute, non plus, pour la possibilité, alors, en nous, d'un élan de compassion, même s'il est ensuite méconnu, refoulé ou dénié, tenu en respect. Devant l' indéniable de cette réponse, (oui, ils souffrent, comme nous qui souffrons pour eux et avec eux), devant cette réponse qui précède toute autre question, la problématique change de sol et socle.(...) Les deux siècles auxquels je me réfère un peu grossièrement pour situer notre présent à cet égard, ce sont les deux siècles d'une lutte inégale, d'une guerre en cours et dont l'inégalité pourrait un jour s'inverser, entre, d'une part, ceux qui violent non seulement la vie animale mais jusqu'à ce sentiment de compassion et, d'autre part, ceux qui en appellent au témoignage irrécusable de cette pitié. »

L'animal que donc je suis, Jacques Derrida. p.50

« Pour un système idéaliste, les animaux jouent virtuellement le même rôle que les Juifs pour un système fasciste, dit-il [Adorno]. Les animaux seraient les Juifs des idéalistes qui ne seraient ainsi que des fascistes virtuels. Et ce fascisme commence quand on insulte un animal, voire l'animal dans l'homme. L'idéalisme authentique consiste à insulter l'animal dans l'homme ou à traiter un homme d'animal. (...) Adorno ne va pas jusqu'à dire que l'idéaliste insulte l'animal, mais il insulte le matérialiste ou il insulte l'homme en le traitant d'animal, ce qui implique que « animal » est une insulte. »

L'animal que donc je suis, Jacques Derrida.


« Y a-t-il besoin de dire que ces créatures innocentes et en bonne santé sont faites pour l’amour de la vie, alors qu’elles sont recherchées pour être tuées par de misérables pécheurs vivant dans les boucheries ? Pour cette raison, ô monarque, ô Yudhishthir, sache que le refus de la viande est le plus grand refuge de la religion, du ciel, et du bonheur. S’abstenir de blesser est le plus grand des principes. Il est, là encore, la plus grande des pénitences. Il est également la plus grande des vérités parmi toutes les preuves d'affection. La viande ne peut pas être retirée de l’herbe ou du bois ou de la pierre. A moins qu’une créature vivante soit tuée, cela ne peut être réalisé. Donc, tu es dans la faute en mangeant de la chair. (...) Cet homme, qui s'abstient de la viande, n’est jamais mis dans la crainte, ô roi, par aucune créature. Toutes les créatures demandent sa protection. Il ne provoque jamais aucune inquiétude pour les autres, et lui-même n’a jamais à devenir anxieux. Si personne ne mange de la chair, il n'y a alors plus personne pour tuer des êtres vivants. L’homme qui tue des êtres vivants les assassine pour le bien de la personne qui mange de la chair. Si la chair est considérée comme non comestible, il n'y a alors plus d'abattage d’êtres vivants. C’est dans l’intérêt du mangeur de viande que le massacre des êtres vivants se réalise dans le monde. Depuis, ô toi de grande splendeur, la durée de vie est raccourcie pour les personnes qui abattent les créatures vivantes ou sont les causes de leur abattage ; il est clair que la personne qui désire son bien doit abandonner la consommation de viande entièrement. (...) L'acheteur de la chair réalise l'himsâ [violence] par sa richesse : celui qui mange la chair le fait en appréciant sa saveur, le tueur réalise l’himsâ en attachant et en tuant l'animal. Ainsi, il existe trois formes de mise à mort. Celui qui apporte la chair ou l’apporte pour elle-même, celui qui coupe les membres d'un animal, et celui qui l’achète, la vend, ou les cuisiniers de la viande et celui qui la mange – tous ces éléments sont à considérer comme des mangeurs de viande. »

Mahâbhârata 13,115.

PAROLES SACREES (Mishnah Avot) POUR LES BRÂHMANES D’AILLEURS :[modifier | modifier le wikicode]

אוהב שלום ורודף שלום, אוהב את הברייות ומקרבן לתורה.

Soyez comme les disciples d'Aaron, aimant la paix et la poursuivant, aimant toutes les créatures et les rapprochant de la Thora (Dharma).

§

שמאי אומר, עשה תורתך קבע, אמור מעט ועשה הרבה; והוי מקביל את כל האדם בסבר פנים יפות.

Shammai dit : Fais de ta Thora (Dharma) une activité fixe ; parles peu, agis beaucoup ; accueilles chaque personne avec affabilité.

§

הוו זהירין ברשות, שאין מקרבין לו לאדם, אלא לצורך עצמן: נראין כאוהבין בשעת הנאתן, ואין עומדין לו לאדם בשעת דוחקו

Méfiez-vous des autorités : elles ne vous rapprochent d'elles que dans leur propre intérêt; elles ont l'air de vous aimer tant qu'elles en profitent, mais elles disparaissent lorsque vous êtes en difficulté.

§

הוא היה אומר, עשה רצונו כרצונך, כדי שיעשה רצונך כרצונו; בטל רצונך מפני רצונו, כדי שיבטל רצון אחרים מפני רצונך.

Il disait : Fais Sa Volonté comme ta volonté, afin qu'Il fasse ta volonté comme Sa Volonté ; annule ta volonté devant Sa Volonté afin qu'Il annule la volonté des autres devant ta volonté.

§

הלל אומר, אל תפרוש מן הציבור, ואל תאמין בעצמך עד יום מותך, ואל תדון את חברך עד שתגיע למקומו, ואל תאמר דבר שאי אפשר לשמוע וסופו להישמע. ואל תאמר לכשאפנה אשנה, שמא לא תפנה.

Hillel dit : Ne te sépares pas du public, ne te fie pas à toi-même jusqu'au jour de ta mort ; ne juges pas ton prochain tant que tu ne t'es pas mis à sa place ; ne dis pas "une parole impossible à entendre" alors qu'elle finira par être entendue ; et ne dis pas "lorsque je me libérerai j'étudierai", peut-être ne te libéreras-tu pas.

§

הוא היה אומר, אין בור ירא חטא, ולא עם הארץ חסיד. ולא הביישן למד, ולא הקפדן מלמד. ולא כל המרבה בסחורה, מחכים. ובמקום שאין אנשים, השתדל להיות איש.

Il disait : Il n'y a pas d'inculte craignant la faute, ni d'ignorant bon ; le timide n'apprend pas, l'exigeant n'enseigne pas ; ceux qui accumulent les marchandises ne deviennent pas tous sages. Là où il n'y a pas d'hommes, efforce-toi d'être l'homme.

§

אף הוא ראה גולגולת אחת צפה על פני המים; אמר לה, על דאטיפת אטיפוך, וסוף מטיפייך יטופון.

Aussi, il vit un crâne qui flottait à la surface de l'eau ; il lui dit : Parce que tu as emporté on t'a emporté ; et ceux qui t'ont emporté finiront emportés.

§

רבי חנינה בן דוסא אומר, כל שיראת חטאו קודמת לחכמתו, חכמתו מתקיימת; וכל שחכמתו קודמת ליראת חטאו, אין חכמתו מתקיימת. הוא היה אומר, כל שמעשיו מרובין מחכמתו, חכמתו מתקיימת; וכל שחכמתו מרובה ממעשיו, אין חכמתו מתקיימת

Rabbi Hanina ben Dossa disait : « Tant que la crainte du péché précède la sagesse, la sagesse perdure ; mais si la sagesse précède la crainte du péché, elle ne perdure pas. » Il disait: « tant que les actes l'emportent sur la sagesse, la sagesse perdure ; mais tant que la sagesse l'emporte sur les actes, la sagesse ne perdure pas. »

§

הוא היה אומר, כל שרוח הברייות נוחה הימנו, רוח המקום נוחה הימנו; אין רוח הברייות נוחה הימנו, אין רוח המקום נוחה הימנו

Il [Rabbi Hanina ben Dossa] disait: « Qui est aimé des créatures est aimé de l'Omniprésent ; qui n'est pas aimé des hommes, n'est pas aimé de l'Omniprésent. »