Introduire la biodiversité dans la construction et l'urbanisme/Où, quand et comment intégrer la biodiversité dans et autour du bâti ?/Espaces périphériques (aménagés)

Un livre de Wikilivres.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
L'île Derborence, îlot urbain conçu par Gilles Clément, supportant une forêt subspontanée, inaccessible (sauf périodiquement pour inventaires scientifiques) de 2,5 hectares, perchée sur un socle de sept mètres de haut dans le Parc Matisse, à Lille (Nord). D'un certain point de vue ce site est comme une réserve naturelle intégrale

Dans les espaces périphériques aux zones dédiées à l'habitat et au tertiaire ou aux transports, des éléments construits pour supporter de la nature peuvent jouer un rôle de support de biodiversité, voire pour isoler des espaces des activités humaines en en faisant des sortes de réserves naturelles, éventuellement d'intérêts scientifiques pour qu'on puisse y observer ce qui se passe en terme de renaturation spontanée.

Si la structure est assez complexe et riche en niches colonisables par la nature, et par exemple capable de supporter des arbre et une vie sauvage aérienne, terrestre, souterraine ou aquatique, un effet de développement/support de type "récif artificiel" est possible.
Il peut être source d'une véritable explosion de la biodiversité, voire dans le cas d'un récif artificiel d'une forte augmentation de la biomasse (en partie durablement consommable si on l'exploite raisonnablement).

Dans les milieux très anthropisés et construits se posent des questions particulières dont la protection des réseaux (égouts, câbles, etc.), délinquance, consommation d'eau (forte évapotranspiration à anticiper) de même que les problèmes d'ombre portée par la végétation qui va croître, etc. qu'il faut étudier le plus en amont possible.
Ces éléments peuvent aussi jouer un rôle en matière de lagunage naturel, microclimatisation, épuration de l'air, paysage, etc.

Des architectes prospectivistes ont même imaginé de véritables structures flottantes géantes et végétalisées [1] (sur la base de techniques dérivées de celles utilisées pour les plate-forme de forage ou certains réservoirs flottants).

Parfois, et à coût raisonnable (voire très faible par rapport aux autres alternatives), il est aussi possible de préparer un substrat très artificiel et d'y laisser la végétation spontanée se développer[2].


Références[modifier | modifier le wikicode]