La fertilité au travers des religions/Version imprimable

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La fertilité au travers des religions

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Déesse mère

Le fertilité au travers des religions

La fertilité au travers des religions
La fertilité au travers des religions
Sommaire
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Madre Mediterranea (Sardaigne), Modèle:An av. J.-C.

Les expressions modernes Déesse mère ou Grande Déesse ou encore déesse primordiale font référence à divers cultes qui auraient été rendus à une « mère universelle » du paléolithique à aujourd’hui[1].

Des dénominations semblables existent dans les autres langues : Magna Mater, Grande Madre, Mother Goddesse...

Ces expressions renvoient à un supposé culte primitif de la fertilité qui aurait été universellement pratiqué à la fin de la W:préhistoire. Ce culte, dans lequel la figure de la femme tenait une grande place et revêtait une dimension sacrée, consistait essentiellement en une vénération de la Terre, de la W:fertilité et de la W:fécondité.

Certains mouvements panthéistes, néopaganistes, féministes, présentent la Déesse Mère comme une divinité précédant historiquement les dieux masculins des religions abrahamiques.

Origines[modifier | modifier le wikicode]

Les premiers colons W:néolithiques, arrivés sur le continent de l’Europe occidentale, étaient déjà familiarisés avec le culte de la Déesse[2]. Mais selon Edwin Olivier James, « avec la connaissance de l’élevage et de la domestication des animaux, le rôle du mâle dans le processus de la génération apparut plus clairement et fut considéré comme vital lorsque furent mieux connus les faits physiologiques concernant la paternité. À ce moment, on assigna à la Déesse-Mère un partenaire mâle qui était son fils ou son amant, son frère ou son époux. Toutefois, bien qu’il ait été le procréateur, il occupa vis-à-vis de la Déesse une position subordonnée, n’étant en réalité dans le culte qu’une figure secondaire[2] ».

Origines archéologiques[modifier | modifier le wikicode]

Statue menhir, la Dame de Saint-Sernin, au musée Fenaille de W:Rodez.

W:Marija Gimbutas, à la suite de W:fouilles archéologiques effectuées dans le Sud–Est de l’Europe méditerranéenne au milieu du XX{{{2}}} siècle, présente sa théorie de l’existence d’une civilisation pré-indo-européenne qu'elle appelle « culture préhistorique de la déesse », et qui aurait existé de l'W:aurignacien (début du W:paléolithique supérieur) jusque vers Modèle:An av. J.-C., quand le patriarcat se serait peu à peu institué. Marija Gimbutas appelle cette culture « matrilocale »[3]. Elle fonde ses recherches sur les campagnes archéologiques qu'elle a dirigées quinze années durant en Europe, principalement dans les Balkans et le long du Danube.

Diverses figures du paléolithique[modifier | modifier le wikicode]

Les fouilles archéologiques ont révélé la présence de figures féminines aux caractères sexuels hypertrophiés appelées W:Vénus paléolithiques, la plus connue étant la W:Vénus de Willendorf. Des archéologues ont interprété ces statues comme des déesses[4], mais plusieurs dizaines de milliers d'années séparent ces statues des cultes connus livrés aux déesses sumériennes, grecques, celtiques, nordiques ou hindoues.

Les formes de la Grande Déesse dans divers cultes anciens[modifier | modifier le wikicode]

La Dame aux léopards, Çatalhöyük (Turquie), Modèle:8e millénaire av. J.-C.
Déesse endormie, la Dame de Malte, Modèle:4e millénaire av. J.-C.

Ces figures féminines recouvrent divers aspects : terrestre, aquatique, tellurique, agricole, éolien et ce, à travers le monde. W:Astarté-W:Ishtar (déesse sémitique), W:Isis (déesse funéraire de l'Égypte antique), Mari (déesse basque), Atargatis (déesse syrienne), W:Cybèle ou Magna Mater (divinité d'origine anatolienne et hourrite), Marica (déesse latine, région de W:Garigliano), Anaïtis (déesse adorée jadis par les W:Lydiens, les Arméniens et les W:Perses), W:Aphrodite, Rhéa, Gê ou W:Gaïa (grecque), ou encore W:Déméter (déesse grecque de l'agriculture et des moissons), W:Myriam ou Shing-Moo (sainte Mère des Chinois).

La Déesse-Mère Celte[modifier | modifier le wikicode]

Iconographie[modifier | modifier le wikicode]

Représentation en buste de la Déesse-Mère sur le pourtour du chaudron de Gundestrüp.

À l'image de la place tenue par cette grande figure du W:panthéon au sein de la culture celtique, l'iconographie de la déesse-mère celte se présente très richement pourvue. En effet, cette figure théologique matriarcale est représentée sur de nombreux artéfacts d'origine W:celte ; néanmoins, on peut discerner quelques traits récurrents, mais également d'autres caractéristiques plus rares. L'une de ses icônes les plus étudiées se révèle sous forme ouvragée sur le pourtour du W:chaudron de Gundestrup ; elle y apparaît en buste, pourvue de dimensions remarquablement imposantes en comparaison des différentes autres représentations sculptées ornant cette relique de W:bronze. Ses yeux, mis-clos, semblent exprimer un caractère mystérieux ; elle est dotée d'une chevelure opulente et une sorte de tissu lui entoure le front. Par ailleurs ses épaules, à l'instar de son visage, se présentent de manière disproportionnée, tandis que ses bras et ses mains se trouvent être, à tout le moins, menus. Ces dernières masquent ses attributs féminins, et sembleraient les maintenir. Elle est également affublée d'un torque lui cerclant le cou[5].

Représenration de la Déesse-Mère ouvragée en bronze sise sur au centre du char de Strettwegg, elle se tient debout et supporte une coupelle également en bronze.

On peut observer une autre de ses représentation figurée sur le W:char de Strettweg, où elle y apparaît également de manière démesurée en regard des autres figurines ouvragées se tenant sur le char cultuel miniature. Sous la forme d'une figurine factuellement de sexe féminin, manufacturée en W:bronze, elle se tient debout, placée au centre du char et maintient à bout de bras une coupelle sise au-dessus de sa tète; son bassin se présente entouré d'une ceinture[6].

En outre, la W:statue-menhir de W:Saint-Sernin, localisé dans l'Aveyron, relèverait à l'excès de la représentation W:stylistique épurée et simplifiée de la figure panthéonique celte, à l'instar de la plupart des artefacts celtes mis au jour par le biais de fouilles archéologiques. Cette icône de la Déesse-Mère se résume à un appendice nasale encadré par deux yeux, l'ensemble placé au-dessus de deux formes de cercles pouvant être attribués à une désignation de sa poitrine ; par ailleurs on observe que la stèle de pierre cultuelle et/ou votive, est agrémentée d'une sculpture de collier au niveau du cou. Notons que sur l'île de Guernesey, une autre statue-menhir remarquable incarnerait également la déesse-mère[5].

Statue-menhir de Saint-Sernin.

La chevelure, la poitrine sur laquelle s'appuient ses mains, ainsi que l'élément du collier (souvent un torque), sont des caractères qui resurgissent très fréquemment au sein de l'iconographie de la déesse-mère celtique. Un autre trait distinctif et assez récurrent concerne l'environnement immédiat de la déesse matriarcale. On remarque qu'elle se tient souvent aux côtés d'une autre grande figure panthéonique celte, en la personne de Cernunnos. Ces deux divinités protagonistes sont factuellement associées sur limagerie du chaudron de Gundestrup ; ou encore apposées en sculpture sur le W:Pilier des Nautes, lequel est conservé aux thermes de Cluny, à W:Paris ; sur l'une des faces de l'arc de Germanicus — monument gallo-romain qui se situe dans la ville de W:Saintes —, sur lequel la déesse-mère est représentée enserrant une W:corne d'abondance entre ses mains ; mais également sur le char de Strettwegg, où l'on discerne la figurine d'un cerf, placé à l'avant et à l'arrière du char[7].

Vue d'ensemble de l'arc de Germanicus à Saintes.

Cependant la Grande Déesse figure de façon plus rare dans le plus simple appareil — dépourvue d'un quelconque collier autour du cou et d'une éventuelle sorte de pagne lui ceignant les hanches —. Il en est ainsi sur la sculpture ouvragée sur le Dolmen de Luffang, à W:Crac'h dans le W:Morbihan. Elle se présente sous la forme d'un corps nu dont la tète et les bras sont totalement éclipsés et/ou absents. On distingue néanmoins l'ensemble des détails se rapportant à ses attributs sexuels : son pubis, ses seins (seulement imagés par deux ronds), ses hanches larges surmontant ses jambes et encadrant son nombril, également sculptés. Cette icône suggérerait l'incarnation de la maternité relative à la déesse-mère. En outre, en extrapolant de manière significative, on pourrait vaguement y observer un visage les seins et le nombril faisant respectivement office d'une paire d'yeux et d'une bouche[8].

Crac'h - Allée couverte de Luffang.

Afin d'appréhender l'ensemble des caractères iconographiques de cette divinité matriarcale, il nous faut toutefois remarquer les nombreux symboles qui pourraient relever du culte porter à cette dernière. Citons, entre autres la présence de gravures de hache appliquées sur plusieurs dolmens et tumulus reconnus, des sculptures de serpent — dont on en recenserait six ne serait-ce que sur le Menhir du Manio à Carnac, ou encore sur une stèle cultuelle exposée au musée de Toulouse, laquelle montre un serpent s'introduisant dans la vulve de la déesse-mère afin de s'accoupler —. Incidemment, sur maints W:mégalithes ouvragés et appartenant à une culture de typologie celtique, les signes de hache et de de serpent sont régulièrement associés à la Grande Déesse. D'autre part, on peut également noter la résurgence assez fréquente de cette dernière côtoyée par une figure bovine ou, dans un aspect plus global, d'un animal à corne. Les exemples attestant cette observation sont multiples et essentiellement concentrés dans Ouest de la France : c'est ainsi le cas du tumulus de Saint-Michel, de l'édifice religieux de Carnac, à Plouhinec dans le W:Morbihan et sur le site de la Chapelle-des-Marais en Loire-Atlantique. Synthétiquement, il est indubitable que l'ensemble de ces observations et/ou résultats indique une corrélation concrète entre le culte celtique dévolu à la Déesse-Mère et l'élaboration ouvragée des dolmens[9].

Symbolique[modifier | modifier le wikicode]

Les attributions de la déesse-mère celte sont multiples : celle-ci incarne la fécondité, la féminité, l'abondance, la spiritualité, la maternité, le pouvoir sacrificiel, mais aussi la fonction d'épouse. Le langage sous-jacent de ses différentes iconographiques la représentant nous en apporte le témoignage et met en lumière la symbolique propre à la Grande Déesse.

  • La fécondité et la maternité

Ainsi que nous avons pu le relever précédemment, il existe un lien étroit entre l'entre l’érection et la mise en œuvre artistique des dolmens d'une part, et le culte de la déesse-mère d'autre part. En effet, le dolmen incarnerait la fécondité, celui-ci faisant office de matrice, d'organe de gestation. Par ailleurs, les nombreuses apparitions d'un serpent au sein de l'environnement direct de la déesse-mère, suggère le caractère procréateur de celle-ci. De même, une représentation telle que l'on peut observer par le biais de la gravure sise sur l'un des dolmens de l'allée de Luffang, révèle de manière évidente le pouvoir d'engendrement détenu par la figure panthéonique celte. Ces indices traduisent implicitement l'importance que revêt la symbolique de fécondité dans le culte celte voué à la Déesse-Mère[7],[5],[8],[9]. On peut en outre remarquer la place de premier plan et/ou centrale consacrée à la déesse-mère au sein du panthéon celte, en regard des disproportions attribuées à cette dernière dont on a pu faire le constat sur le char de Strettweg, mais également sur le chaudron de Gundestrup. La déesse-mère se présente comme étant la mère originelle de l'ensemble des dieux celtes[5][6].

L'apparition récurrente de la hache côtoyant la déesse-mère, met en relief la charge de rituel du sacrifice sur le règne animal dévolue à la déesse-mère celte. Dans une moindre mesure, la présence d'un bovidé, et plus généralement d'un animal pourvu de corne, abonde également dans ce sens. En outre la Grande Déesse est l'autorité spirituelle par excellence ; elle est investie du pouvoir sacerdotale. Ainsi, celle-ci est pourvue de l'autorité suprême de rendre justice auprès des hommes[9].

  • La féminité

La mise en évidence des attributs féminins sur les différentes et nombreuses gravures, les sculptures et façonnages artisanales celtes identifiés, nous renseigne sur la prééminence de la symbolique de la féminité qui échoit à la déesse matriarcale. Factuellement, des représentations de seins, de cheveux d'une longueur notable, de hanches larges et parfois d'un pubis, corroborent cette incarnation de la femme[7].

  • La fonction d'épouse

La mise en équation de la déesse-mère ainsi que le dieu celte Cernunnos sise sur une même stèle de culte ou un même artefact, induirait l’hypothèse d'une probable relation étroite entre ces deux personnages emblématiques. Ce point d'observation suggère un rapport de couple et assignerait à la Grande Déesse la fonction et l'incarnation non-moindres de l'épouse. En outre, cette association notablement fréquente souligne la prééminence du culte marital dans le contexte culturel celte[10].

  • L'abondance et la fertilité

On a pu quelquefois identifier la déesse-mère soutenant une corne d'abondance entre ses mains et/ou sur son épaule. Ce n'est pas sans rappeler que la divinité celte est également représentative de la richesse matérielle, de la fertilité des sols. Il est par ailleurs significatif que les principales périodes de rites cultuels en hommage à déesse matriarcale s'effectuent simultanément aux semailles et aux récoltes[11].

Mythologie orale et littéraire de la Déesse-Mère celte[modifier | modifier le wikicode]

Il s'agit d'un récit de filiation mythologique bretonne, dans lequel la déesse-mère apparaît sous les traits d'un avatar dénommé Katell, une incarnation de la figure divine bretonne Gwarc'h, c'est-à-dire la Vieille Femme. Cette dernière se présente comme la détentrice du pouvoir absolu auprès des fées ; elle incarne également la souveraine du Korrigans. Un soir de tempête, Katell, une vieille et miséreuse femme vint frapper à la porte de Saïg Le Quéré, un cordonnier père de cinq enfants, afin de requérir son hospitalité. Katell, après maints essais infructueux auprès des divers foyers alentours, la vieille femme en guenille est enfin accueillie. Ce dernier et sa femme lui offrent le gîte et le couvert pour la nuit ; et le lendemain, en guise de remerciement, Katell fait don à Saïg d'une clé et d'un anneau. La clé afin de pénétrer dans un dolmen dénommé le Trou des Korrigans, lequel abrite un fabuleux trésor ; l'anneau quant à lui dotant son possesseur du pouvoir d'invisibilité. Ce faisant, Saïg s'en va quérir de cette manne. Suivant les instructions de la vieille femme, ce dernier parvient à s'accaparer du plus possible de richesses à l'insu des Korrigans et de leur roi. Cependant, de retour au sein de son foyer, Saïg décide de retourner une seconde fois dans le lieu de légende. À nouveau munit de sa bougie, celui-ci entreprend lors de cette nouvelle occasion d'effectuer un tri exhaustif dans le trésor Korrigan. La bougie s'éteint et le cordonnier, demeuré trop longtemps absorbé redevient visible. Le roi Korrigan prononce son châtiment pour cet outrage fait à son peuple : Saïg sera noyé sous un monceau d'or. Katell, soudainement apparue sous sa forme de jeune femme le sauve néanmoins la sentence de son époux royal en récompense de l'hospitalité du cordonnier ; celui-ci repart sans richesse mais sauf. Au travers de conte traditionnel, la Déesse-Mère, incarnée par son avatar Katell — jeune et séduisante ou chenue et ingrate —, apparaît omnipotente et dominante en regard de son peuple et de son propre époux ; elle demeure le personnage qui prononce le jugement final. En outre, celle-ci se révèle partiale vis-à-vis des hommes; il s'agit de l'expression de son pouvoir sacerdotal, ainsi les méfaits tels que l'avidité sont châtiés et les bienfaits tels que l'hospitalité sont récompensés[12].

  • La Gwrac'h de l'île de Loch

Il s'agit d'un autre récit breton, originellement oral, au cours duquel apparaît l'avatar de la déesse-mère Gwrac'h. Un jeune homme factuellement pauvre, Houarn Pogamm, est épris de la belle Bellah Postic. Houarn projette d'épouser cette dernière, en dépit de son extrême dénuement matériel. Pour ce faire, il se met en quête du fameux trésor des fées. Parti dans son embarcation, il parvient aux alentours d'une île au centre d'un lac. Au milieu de l'île gît une barque dans laquelle il pénètre ; dès lors, la barque se mut en cygne et emporte le jeune homme dans l'Au-Delà. Il y fait connaissance de Gwrac'h, une femme dotée d'une inégalable apparence physique, qui l’accueille dans sa vaste demeure de cristal — le Tir na-n-Og irlandais, ou Tir O Thuin —. Celle-ci offre à Houarn toutes richesses matérielles dont il est dépourvu en échange d'une union maritale. Enivré par cette perspective, par la beauté de son hôtesse et par les diverses coupes de vin, ce dernier oublie sa promise Bellah, accepte la proposition Gwarc'h et, tenu emprisonné dans un filet, se mut dès lors en poisson. Cependant, Bellah franchissant à son tour le monde souterrain, extrait son prétendant de sa geôle, grâce au couteau de fer de celui-ci. On peut relever dans ce conte oral celtique, trois points significatifs. Tout d'abord, l'indéniable autorité matriarcale en regard du quasi-pouvoir absolu de Gwrac'h, l'avatar de la déesse-mère. Par ailleurs, il est remarquable de souligner la mise en lumière du culte marital celte, et ce par l'entremise de la relation étroite liant Houarn à Bellah. Enfin, la présence du fer sous la forme d'un couteau permettant de délivrer Houarn de ses entraves pourrait être notable. Factuellement, le fer est l'objet d'une large attention chez les peuples celtes. Il s'agit du matériau qui leur a permis de s'extraire de l'Age du Bronze et de s'octroyer ainsi une prééminence sur une bonne part de l'Europe continentale durant plusieurs siècles. Notons, en outre, que Houarn signifie fer, en celte[13].

Pour plus de détails voir : Epona.
Pour plus de détails voir : Rhiannon.
Pour plus de détails voir : Brigit.

La Grande Déesse est fréquemment par ce que l'on nomme les trois Matrones celtes, ces dernières faisant office de sainte trinité au sein de la culture homonyme. Incidemment, la divinité matriarcale s'incarne sous la forme de Epona, la Déesse-jument, dont le culte est notamment pratiqué chez les Gaulois. Dans la culture bretonne insulaire, on évoque souvent Rigantona, qui devient Rhiannon en gallois ; une déesse/avatar pourvue de nombreuses représentation iconographique. Celle-ci apparaît au premier plan de l'un des trois Mabinogi celte, aux côtés du jeune héros Pwyll. On peut également citer la non-moins renommée Brigit , qui se présente également dotée d'une abondante iconographie de sculptures, de stèles cultuelles, mais aussi d'une pléthore de récits et de contes littéraires et/ou oraux lui étant dédiés[14].

La Grande Déesse celte : de l'ère du paléolithique à la christianisation[modifier | modifier le wikicode]

La corrélation existant entre les ouvrages votif du paléolithique ayant trait à la déesse-mère et ceux de l'époque de l'hégémonie des celtes en Europe occidentale insulaire et continentale, recouvre une indéniable forme d'appropriation mythologique de la part de ces derniers. Les nombreuses constructions stylisées de dolmens suggèrent en tout points une égale conception artisanale et ornementale que les mégalithes précédemment mis en œuvre des millénaires plutôt. Il en est de même de la forme cultuelle dévolue à la déesse-mère. Outre la prééminence matriarcale cultuelle et sociologique, les celtes ont, de facto, recréent une divinité se dotant des attributs sacerdotaux, de fécondité et de féminité, à l'instar de ceux appartenant à la déesse-mère qui occurait au paléolithique. On peut ainsi subjecter une sorte "d'héritage" mégalithique au bénéfice des celtes[5].

À contrario de la société et de la mythologie celtes de typologie matriarcale, les pendants chrétiens se présentent de manière indubitablement patriarcale. Il faut néanmoins nuancer ce constat. En effet, en regard de nombreuses de nombreuses survivances des différents avatars celtes de la Grande Déesse par le biais de saintes chrétiennes populaires — et ce, notamment en Bretagne continentale et en insulaire —, marquent une forme de legs celtique. Pour exemple remarquable de Ana, la déesse-mère ayant enfanté l'ensemble des dieux du panthéon armoricain, la fameuse mamm-goz (se traduisant littéralement par Grand-mère), a significativement perduré en sainte Anne, aïeule de Dieu et mère de la Vierge Marie. On peut également évoquer sainte Brigitte, réminiscence et/ou résurgence avérée(s) de la Brigitt celto-irlandaise. Factuellement, il est notable que, si les celtes ont hérités de l'ère des mégalithique, ils auraient à leur tour, transmis à l'ère chrétienne une partie conséquente du culte de la Grande Déesse[15].

Peuple basque[modifier | modifier le wikicode]

Mari est la déesse principale de la mythologie basque et une divinité féminine, qui représente la « nature »[16]. Parmi les primitives Déesse-Mères européennes, Mari est la seule qui soit arrivée jusqu'à nous. Christianisés très tardivement, vers le XVI{{{2}}} siècle[17], les Basques adoraient les forces naturelles comme le soleil, la lune, l'air, l'eau, les montagnes, les forêts, ceux-ci prenant des formes humaines. Certaines croyances actuelles pourraient remonter au Paléolithique[18].

Elle est le personnage mythique le plus significatif des traditions basques, étant la Dame de tous les génies telluriques[19]. Cette déesse est par conséquent neutre, symbolisant l'équilibre des adversaires propre de la mère terre ou Amalur[20].

La plupart des êtres mythiques au Pays basque sont de types « chthoniens » ou « telluriques » (du latin tellus, « la terre ») parce qu'elles se réfèrent à la terre, au monde souterrain ou aux enfers, par opposition aux divinités célestes, dites « ouraniennes » ou « éoliennes ». Pour Jacques Blot : « L’imaginaire et les structures psychiques sont les mêmes chez tous les humains quels qu’ils soient. La terre est identifiée à la féminité dans toutes les cultures du monde. Et le ventre de la terre, dans les Pyrénées, les populations pré-indo-européennes vasconnes n’avaient même pas à l’inventer : nous sommes ici dans le royaume du calcaire et les cavités, grottes et gouffres, sont là par milliers. Il n’y avait qu’à les peupler[21]. »

Égypte[modifier | modifier le wikicode]

Une divinité féminine est représentée entre deux lionnes dans les peintures les plus anciennes de la culture de Nagada dans la période prédynastique égyptienne.

Isis, nourrissant son fils au sein, a été vénérée jusqu'au VIe siècle et plus récemment réintroduite dans les cultes des mouvements de la déesse.

Anatolie[modifier | modifier le wikicode]

Le site néolithique de Çatal Höyük (7500 Modèle:Av JC) a livré de nombreux éléments interprétés par certains chercheurs comme les preuves du culte d'une Déesse Mère. Les fouilles ont révélé que les figurines féminines étaient très largement majoritaires par rapport aux figurines masculines[22].

Le bassin méditerranéen[modifier | modifier le wikicode]

Déesse-Mère, terre cuite, M.A.N.

Durant l'antiquité dans le bassin méditerranéen, diverses déesses ont été vénérées de manière plus prononcée que les autres, notamment via les cultes à mystères voués à Isis, Cybèle (ou Magna Mater), Déméter, Perséphone, celui plus « rural » de Diane, ou encore la Gaïa grecque. Vénus, dans la mythologie romaine, était ainsi mère du peuple romain. Elle était appelée Venus Gemetrix, « la mère Vénus », sous le règne de Jules César. Magna Dea, « la Grande Déesse », était l'expression latine désignant les déesses de l'Empire romain.

La civilisation minoenne avait une déesse que les grecs appelaient Potnia Theron, « la maîtresse des animaux », dont la plupart des attributs furent plus tard transférés à Artémis.

Peuples germaniques et cultes nordiques[modifier | modifier le wikicode]

Au Ier siècle av. J.-C., Tacite rapporte l'existence chez les peuples germaniques de rituels centrés sur une divinité féminine, Nerthus, qu'il appelle Terra Mater.

Il existait également une incantation chrétienne connue sous le nom de Æcerbót et durant laquelle, tout en invoquant le Dieu chrétien, les participants à la procession invoquaient également eorþan modor (la Terre-Mère) et folde, fira modor (la Terre, mère de tous les hommes) qui fut identifiée comme une ancienne divinité païenne[23].

Frigg a été désignée comme la femme d'Odin. Dans la poésie islandaise, l'expression « femme d'Odin » désigne la Terre[24]. Frigg apparaît clairement comme une Grande Déesse dans le mythe de Baldur.

Régis Boyer étudie dans La grande déesse du Nord (1996) trois figures de cette déesse mère : Freyja, Frigg et Skadi.

Hindouisme[modifier | modifier le wikicode]

Dans l'hindouisme, la vénération des grandes déesses remonte à la période védique. Notamment dans le Rig-Véda qui nomme la puissance féminine Mahimata (Rig-Véda 1.164.33), un terme qui se traduit par « Terre Mère ». Dans certains textes, la Grande Déesse est appelée Viraj, la mère universelle, ou Aditi, la mère des dieux ou encore Ambhrini, celle qui est née de l'océan primordial. Dourgâ représente la nature protectrice de la maternité. Yaganmatri est un autre nom qui signifie « Mère de l'univers » en sanskrit. De nos jours, Devî a de multiples formes. Les multiples divinités indiennes sont toutes considérées comme des facettes de la mère universelle.

L'énergie féminine, la Shakti, est considérée dans certaines écoles philosophiques (comme dans le Devi Mahamatya) comme la force motrice de l'univers.

Turcs sibériens[modifier | modifier le wikicode]

Umai (en) (l'utérus ou la matrice en mongol), qui s'appelle également Ymai ou Mai, est la Déesse-Mère. Elle est décrite comme portant 60 tresses en or qui représentent les rayons du soleil.

Christianisme[modifier | modifier le wikicode]

Le culte de la Déesse Mère avec l'enfant dans ses bras fleurit en Égypte jusqu'à l'apparition du christianisme. Si l'Évangile s'était tout de suite imposé dans la masse du peuple, il aurait probablement renversé le culte de cette déesse. Aussi, selon quelques analystes, la déesse babylonienne, loin d'être mise de côté, en beaucoup de cas ne fit que changer de nom. Pour Alexandre Hislop, elle fut appelée la Vierge Marie, et fut adorée avec son fils avec les mêmes sentiments idolâtres qu'elle l'était auparavant par les païens[25]. Cette vision n'est pas celle de l'Église catholique romaine qui considère Marie comme une femme sans présence divine bien qu'elle ait donné naissance à Jésus, ni ne correspond par ailleurs avec les figures coraniques de Marie (Myriam) et de Jésus (Îsâ). Cependant, il est probable que dans l'évolution du christianisme, cette figure féminine va peu à peu prendre place dans le culte et les croyances. Bien qu'elle ne soit pas réellement vénérée comme une Déesse Mère, certains chrétiens voient en Marie la « mère de Dieu » comme en témoigne le terme « Théotokos », terme défini par le premier concile de Nicée et qui s'appuie sur l'enfantement divin (fêté à l'Annonciation et à Noël) plutôt que sur une croyance en la génération du divin (pour les croyants chrétiens et musulmans, Dieu précède Marie).

La figure de sainte Marie-Madeleine (la prostituée « sacrée ») que des légendes successives vont assimiler à la prostituée de l'Évangile de Luc, peut être considérée comme l'une de ces figures, bien qu'aucun document n'atteste ce point de vue.

L'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe rapprochent la femme décrite dans l'Apocalypse (12) de la Vierge Marie parce qu'il est dit dans le verset 5 que cette femme a donné « naissance à un fils, un garçon, destiné à diriger toutes les nations avec un bâton de fer ». Jean 19:26-27 est également parfois cité comme rapportant une des paroles du Christ qui la présente comme la mère de tous les chrétiens par l'expression « voici ta mère ». Elle ne doit cependant pas être confondue, par conséquent, avec la vision païenne de la Déesse Mère.

Il existe chez les Mormons une croyance en une Mère Céleste, épouse et équivalent féminin du Père Céleste. Cette croyance n'est cependant pas mise en avant et il n'y a pas de culte officiel[26],[27].

La « Grand-Mère du Chim'quière » (du cimetière, en guernesiais), à l'entrée du cimetière de Saint-Martin (Guernesey).

Résurgence contemporaine du culte d'une déesse[modifier | modifier le wikicode]

Le culte de la Déesse Mère est revenu sur le devant de la scène au XX{{{2}}} siècle, dans le cadre du mouvement néopaganiste initié par Gerald Gardner, qui en a fait un des piliers de la nouvelle religion qu'il élabora et présenta comme la continuation de ce qu'il dénomme l'« Ancienne Religion » : la Wicca.

Elle représente alors la Terre et le principe de vie et d'amour entre toutes les formes de vie. Ce culte soutient généralement des revendications écologistes et féministes. La résurgence contemporaine de ce culte a principalement eu lieu en Amérique du Nord, avec l'objectif de restaurer l'aspect féminin du divin[28].

Les théories Gaïa provenant de l'hypothèse Gaïa proposée par James Lovelock stipulent que la planète est une conscience non pensante qui a su se réguler à travers les âges géologiques, afin de permettre l'apparition puis le maintien de la vie.

Une statue d'Isis nourrissant au sein Horus, musée du Louvre.

Hommage[modifier | modifier le wikicode]

La Déesse Mère est une des 1 038 femmes représentées dans l'œuvre contemporaine The Dinner Party de Judy Chicago exposée au Brooklyn Museum. Cette œuvre se présente sous la forme d'une table triangulaire de 39 convives (13 par côté). Chaque convive étant une femme, figure historique ou mythique. Sur le socle de cette œuvre figurent les noms de 999 autres femmes associées aux 39 convives de la table. La Déesse Mère est la deuxième convive de l'aile I de l'œuvre[29].

Les critiques d'Alain Testart[modifier | modifier le wikicode]

L'anthropologue Alain Testart remet totalement en cause l'hypothèse de la Déesse Mère[30]. Selon lui, cette dernière ne repose sur aucun indice sérieux. En premier lieu, la présence de représentations féminines (statuettes, peintures, etc.) ne signifie en rien l'existence d'un culte dédié à des divinités féminines. Les contre-exemples sont en effet très nombreux. Dans les arts d'Afrique et d'Océanie, ou même dans les sociétés industrialisées, les représentations de femmes plus ou moins dénudées abondent et ne sont le plus souvent pas liées à un tel culte. Alain Testart rappelle en outre que ce qui est symbolique n'est pas forcément religieux. Il prend l'exemple des statues de femmes nues en bronze de l'opéra Garnier, totalement dépourvues de signification religieuse, mais ayant une signification symbolique. En outre, dans les sites archéologiques, les figurines féminines font rarement l'objet d'un traitement particulier. Ainsi, la dame aux léopards de Çatal Höyük ne mesure que 7,5 cm et provient d'une réserve à grain et non d'un sanctuaire. Plus généralement, rien n'empêche d'affirmer que ces statuettes ont pu servir d'amulettes, d'ex-voto, de supports pédagogiques, d'instruments divinatoires ou encore de signes de richesse dans les sociétés dans lesquelles elles apparaissent.

Le second aspect de la critique d'Alain Testart concerne l'analyse des mythes. Dans de nombreuses régions du globe, on constate que dans les mythes de groupes patriarcaux les femmes avaient à l'origine un rôle prépondérant. Les tenants de l'hypothèse de la Déesse Mère, dont Marija Gimbutas, y ont vu un argument essentiel pour affirmer que durant la Préhistoire le matriarcat était prédominant, voire généralisé. Cependant, cette idée ne tient pas compte de la nature et du rôle des mythes dans chaque société. Ces derniers, avant de décrire le passé, servent avant tout à justifier l'organisation sociale présente. Or, ces mythes ont pour point commun d'évoquer non seulement une domination féminine originelle, mais aussi de montrer que cette domination était désastreuse. Ils permettent donc de justifier la domination actuelle des hommes dans ces sociétés.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Shahrukh Husain (trad. Alain Deschamps, préf. Jean-Yves Leloup), La Grande Déesse-Mère, Evergreen, (ISBN 9783822854426)
  2. 2,0 et 2,1 Edwin Olivier James, Le Culte de la Déesse-mère dans l’histoire des religions, Saint-Amand-Montroud, Le Mail, 1989, p. 247.
  3. Marija Gimbutas et Joseph Campbell (trad. Camille Chaplain & Valérie Morlot-Duhoux, préf. Jean Guilaine), Le langage de la déesse, Éditions des Femmes, , 415 p. (ISBN 9782721005205)
  4. Jaroslava Gissübelová, « Une étonnante découverte archéologique en Moravie du sud » sur www.radio.cz, 10 2007
  5. 5,0 5,1 5,2 5,3 et 5,4 "La Mythologie Celtique"; par Yann Brekilien; éditions Brocéliande/ÉDITIONS DU ROCHER, 1993; page 65
  6. 6,0 et 6,1 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rbph_0035-0818_1944_num_23_1_1700
  7. 7,0 7,1 et 7,2 "La Mythologie Celtique", Yann Brekilien, éditions de Brocéliande/ÉDITIONS DU ROCHER, 1993; pages 148 et 149 Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « brek » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  8. 8,0 et 8,1 "La Mythologie Celtique", Yann Brekilien; éditions Brocéliande, 1993; pages 66 et 67
  9. 9,0 9,1 et 9,2 "La Mythologie Celtique"; par Yann Brekilien; éditions Brocéliande/ÉDITIONS DU ROCHER, 1993; pages 67 et 68
  10. "La mythologie celtique", de Yann Brocéliande/ÉDITIONS DU ROCHER, 1993; pages 65, 66, 148 et 149
  11. "La mythologie celtique", Yann Brekilien, pages 67, 68 et 14; éd. de Brocéliande, 1993
  12. "La Mythologie Celtique", par Yann Brekilien; ÉDITIONS DU ROCHER/coll. Brocéliande, 1993 ; pages 69 à 73
  13. "La mythologie celtique", par Yann Brekilienn, éditions du Rocher, 1993, pages 73 à 78
  14. "La mythologie celtique", Yann Brekilien, éditions du Rocher, 1993; pages 78 à 83
  15. "La mythologie celtique"; par Yann Brekilien; éditions du Rocher, collection Brocéliande, 1993; pages 66, 67, 82, 83 et 84
  16. Modèle:Ref-Barandiaran-Mythologie
  17. L'historien Camille Jullian désigne les XVe et XVIe siècles comme le début de la période à laquelle le catholicisme s'est imposé au Pays basque. La nouvelle religion aurait alors amplifié l'utilisation d'un symbole plus ancien. La christianisation tardive, dans ces parties éloignées des voies d’accès romaines, a pu être la raison de la survivance de la religion basque primitive, jusqu’à des périodies très récentes en comparaison du reste de l'Europe
  18. Julien d'Huy et Jean-Loïc Le Quellec, « Les Ihizi : et si un mythe basque remontait à la préhistoire? », dans Mythologie française, no 246, mars 2012, p. 64-67 [texte intégral] 
  19. Mari est la mère d'Atarrabi et de Mikelats, deux divinités ou génies, le premier signe du bien moral et le deuxième du signe contraire, le mal
  20. Anuntzi Arana, « Les femmes dans la mythologie basque »Modèle:Commentaire biblio SRL
  21. Modèle:Ref-Blot-Archeologie
  22. (en) James Mellaart, Çatal Hüyük : A Neolithic Town in Anatolia, New York, McGraw-Hill, , 232 p. (ISBN 9780500390016)
  23. (en) Hilda Ellis Davidson, Roles of the Northern Goddess, Londres, Routledge, , 224 p. (ISBN 9780415136112)
  24. (en) Rudolf Simek, Dictionary of Northern Mythology, Cambridge (U.-K.), D.S. Brewer, , 440 p. (ISBN 9780859915137)
  25. Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Paris, Fischbacher, (1re éd. 1858), p. 65
  26. (en) Joseph F. Smith, Man: Origin and Destiny, Salt Lake City, Deseret Book Company, , p. 348–355.
  27. anglais John Heeren, Donald B. Lindsey et Marylee Mason, « The Mormon Concept of Mother in Heaven: A Sociological Account of Its Origins and Development », dans Journal for the Scientific Study of Religion, vol. 23, Modèle:1er décembre 1984, p. 396-411 [texte intégral, lien DOI (pages consultées le 21 septembre 2015)] .
  28. anglais « The Goddess Movement in the U.S.A.: A Religion for Women Only », dans Archiv für Religionspsychologie, vol. 18, 1988, p. 258-266 [texte intégral] 
  29. Musée de Brooklyn - Fertile goddess
  30. Rencontre avec Alain Testart : pour en finir avec la déesse-mère, Sciences humaines, n. 234, février 2012

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • Françoise Gange, Avant les dieux, la mère universelle, Alphée, , 442 p. (ISBN 9782753801769)
  • Françoise Gange, Les Dieux menteurs, Paris, la Renaissance du livre, coll. « Paroles d'aube », , 492 p. (ISBN 9782804605940)
  • Adèle Getty, La Déesse, mère de la nature vivante, Seuil, (ISBN 2020136171)
  • Marija Gimbutas et Joseph Campbell (trad. Camille Chaplain & Valérie Morlot-Duhoux, préf. Jean Guilaine), Le langage de la déesse, Éditions des Femmes, , 415 p. (ISBN 9782721005205)
  • Robert Graves, La Déesse blanche : un mythe poétique expliqué par l'histoire, Monaco, Le Rocher, , 582 p. (ISBN 9782268000343)
  • Alexandre Hislop, Les deux Babylones, Paris, Fischbacher, (1re éd. 1858) (lire en ligne), p. 65
  • Shahrukh Husain (trad. Alain Deschamps, préf. Jean-Yves Leloup), La Grande Déesse-Mère, Evergreen, (ISBN 9783822854426)
  • Jean Markale, La grande déesse, mythes et sanctuaires : de la Vénus de Lespugue à Notre-Dame de Lourdes, Paris, Albin Michel, coll. « Spiritualités », , 299 p. (ISBN 9782226093424)
  • Régis Boyer, La grande déesse du Nord, Paris, Berg international, coll. « Faits et représentations », , 232 p. (ISBN 2-91-128900-5)
  • Pierre Meyer, Mystère et beauté, la Grande Déesse : symboles, témoignages, vestiges d'une civilisation oubliée..., Orschwihr, Novit, , 280 p. (ISBN 9782952866705)
  • Yann Brekilienn, La Mythologie Celtique, ÉDITIONS DU ROCHER, coll. « Brocéliande », , 444 p. (ISBN 2268016315)
  • (en) Starhawk, The Spiral Dance, a Rebirth of the Ancient Religion of the Great Goddess, San Francisco, HarperOne, (1re éd. 1979), 336 p., 20th Anniversary Edition (ISBN 9780676974676)
  • Anonyme (trad. Jean Varenne), Célébration de la Grande Déesse (Dévî-Mâhâtmya), Paris, Les Belles Lettres, , 200 p., traduit du sanskrit

Articles connexes[modifier | modifier le wikicode]

Consultez également ces pages dans d’autres projets Wikimedia :

Citations sur Wikiquote.

Auteurs ayant traité ce sujet[modifier | modifier le wikicode]

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]


Liste des déesses de la fertilité

Le fertilité au travers des religions

La fertilité au travers des religions
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W:Coatlicue, déesse aztèque de la fertilité, de la vie, de la mort et de la renaissance.

Une déesse de la fertilité est une W:déesse associée à la virginité, la grossesse ou à la naissance.

Mythologie africaine[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie Caraïbes (d'origine africaine)[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie arménienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Anahit, déesse de la fertilité, de la naissance, de la beauté et de l'eau

Mythologie aborigène australienne[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie aztèque[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Tonacacihuatl, déesse de la nourriture et de la fertilité
  • W:Coatlicue, déesse de la fertilité, de la vie, de la mort et de la renaissance
  • W:Chimalma, déesse de la fertilité, de la vie, de la mort et de la renaissance
  • W:Xochitlicue, déesse de la fertilité, de la vie, de la mort et de la renaissance
  • W:Xochiquetzal, déesse de la fertilité, de la beauté, du pouvoir sexuel féminin, protectrice des jeunes mères, des grossesses, de l'enfantement et de l'artisanat féminin
  • W:Toci, la « mère des hommes »
  • W:Temazcalteci, déesse de la maternité (fertilité)

Mythologie baltique[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Laima, déesse de la chance et du destin, associée à l'enfantement, aux grossesses, au mariage et à la mort
  • W:Saulė, déesse solaire de la vie, de la fertilité, de la chaleur et de la santé

Au Viêt Nam, au Laos et au Cambodge[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Phra Mae Thorani, archétype féminin de la terre fertile
  • W:Phosop (Thaïlande), Khosop (Laos) ou Po Ino Nogar (Cambodge), déesse du riz

Mythologie celtique[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Brigit, déesse irlandaise associée à la fertilité
  • Damara, déesse de la fertilité vénérée dans les îles britanniques[1]
  • W:Damona, déesse gauloise de la fertilité
  • W:Épona, déesse des chevaux et de la fertilité
  • W:Nantosuelte, déesse de la nature, de la terre, du feu et de la fertilité
  • W:Onuava, déesse de la fertilité
  • W:Rosmerta, déesse gallo-romaine de la fertilité et de l'abondance

Mythologie égyptienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Bastet, déesse-chat parfois associée à la fertilité
  • W:Hathor, déesse personnifiant les principes d'amour, de maternité et de la joie
  • W:Héqet, déesse-grenouille de la fertilité
  • W:Isis, déesse de la maternité, de la magie et de la fertilité
  • W:Meskhenet, déesse de l'enfantement
  • W:Sothis, déesse de la fertilité des sols
  • W:Taouret, déesse de la fertilité et de l'enfantement
  • W:Tefnout, déesse de l'eau et de la fertilité

Mythologie étrusque[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Thesan, déesse de l'aube, associée à la création de la vie

Panthéon finnois[modifier | modifier le wikicode]

  • Rauni, déesse de la fertilité

Mythologie germanique[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Nerthus, déesse de la terre associée à la fertilité
  • W:Freyja, déesse de la beauté, de la guerre, de la fertilité

Mythologie grecque[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Aphaïa, déesse locale associée à la fertilité et au cycle agricole
  • W:Aphrodite, déesse de l'amour, de la beauté et de la sexualité
  • W:Artémis, déesse de la chasse, des animaux sauvages, de la nature, de l'enfantement, de la virginité, de la fertilité, des jeunes filles, de la santé et des maladies féminines
  • CW:ybèle, W:Déesse mère Phrygienne incarnant la terre fertile
  • W:Déméter, déesse de l'agriculture et de la fertilité
  • W:Gaïa, déesse primordiale identifiée à la « W:Déesse mère »
  • W:Héra, déesse protectrice du mariage, des femmes, de la fertilité de l'enfantement
  • W:Ilithyie, déesse de l'enfantement et des sage-femmes, probablement d'origine minoenne voire antérieure
  • W:Perséphone, déesse associée au retour de la végétation lors du printemps, à la fertilité du sol et à la renaissance des cultures
  • W:Pallas Athéna, déesse de la guerre, des sciences et des arts. Elle a souvent comme compagnie une chouette, animal qui lui était consacré, ainsi que le serpent et le coq, sans compter l'olivier

Mythologie hawaïenne[modifier | modifier le wikicode]

  • Haumea, déesse de la fertilité et de l'enfantement
  • Nuakea, déesse de l'allaitement

Mythologie hindoue[modifier | modifier le wikicode]

Parvati
  • W:Aditi, déesse de l'espace, de la conscience, du passé, du futur et de la fertilité
  • W:Banka-Mundi, déesse de la chasse et de la fertilité
  • W:Bhūmi, aspect de Devî, la Grande Déesse, en tant que personnification divine de la Terre
  • W:Lajja Gauri, déesse associée à l'abandonce et à la fertilité
  • W:Manasa, déesse-serpent associée à la fertilité et la prospérité
  • W:Matrikas, un groupe de 7 à 9 déesses associé à la fertilité et au pouvoir maternel
  • W:Pārvatī, déesse associée à la fertilité, la félicité du couple, la dévotion envers l'épouse, l'ascétisme, et au pouvoir
  • W:Sinivali, déesse associée à la fécondité et aux naissances faciles

Mythologie hittite[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Shaushka, déesse de la fertilité, de la guerre et de la guérison
Ishtar nue, coiffée de la tiare à cornes, entourée par des oiseaux, des poissons, un taureau et une tortue. Elle est appelée Inanna par les sumériens.

Mythologie inca[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Mama Quilla, déesse de la lune, du cycle menstruel et protectrice des femmes
  • W:Mama Ocllo, déesse-mère, associée à la fertilité
  • W:Pachamama, déesse de la fertilité présidant à la plantation et à la moisson, responsable des tremblements de terre

Mythologie inuit[modifier | modifier le wikicode]

  • Akna, déesse de la fertilité et de l'enfantement
  • W:Pukkeenegak, déesse des petits enfants, des grossesses, de l'enfantement et de la confection vestimentaire

Mythologie japonaise[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Kichijōten, déesse du bonheur, de la fertilité, et de la beauté
  • Inari, déesse de la fertilité, du riz, de l'agriculture, des renards et de l'artisanat

Mythologie maya[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Akna, déesse de la maternité et de l'enfantement
  • W:Ixchel, déesse jaguar des sage-femmes et de la médecine

Mythologie romaine[modifier | modifier le wikicode]

  • Cérès, déesse de l'agriculture, des moissons et de la fécondité

Mythologie sumérienne[modifier | modifier le wikicode]

  • Inanna, déesse sumérienne du sexe, de l'amour, de la fertilité et de la guerre

Mythologie amérindienne[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie norvégienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Freyja, Vane de l'amour, de la beauté, de la fertilité, de l'or, du W:seiðr, de la guerre, et de la mort
  • W:Frigg, Ase associée à la prophétie, au mariage et à l'enfantement
  • W:Gefjon, Ase vierge se faisant servir par les femmes mortes vierges

De façon générale, les Vanes sont les divinités associées aux cultes de la fertilité, de la fécondité, de la sagesse et de la précognition.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Gerald Samuel Benedict, The God Debate: A New Look at History's Oldest Argument, Duncan Baird Publishers, 2013-01-01, 256 pages.
Traduction

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]


Liste des dieux de la fertilité

Le fertilité au travers des religions

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Sommaire
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Dans l'antiquité, un dieu de la fertilité est un dieu associé à la virginité, la grossesse ou la naissance.

Mythologie africaine[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie arménienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Aramazd, dieu créateur et source de la fertilité sur Terre

Mythologie aborigène australienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Ungud, dieu ou déesse serpent, des arcs-en-ciel, de la fertilité et de l'arrivée de nouveaux shamans dans la tribu
  • W:Wollunqua, dieu serpent de la pluie et de la fertilité

Mythologie aztèque[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Tonacatecuhtli, dieu de la nourriture et de la fertilité
  • W:Xochipilli, dieu de de l'amour, de l'art, des jeux, de la beauté, de la danse, des fleurs, du maïs, de la fertilité, et du chant

Dieux cananéens[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Baal, nom d'un nombre de dieux ayant la fertilité dans leurs attributions

Mythologie celtique[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie égyptienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Amon, dieu créateur, associé à la fertilité
  • W:Bès, dieu protecteur de la maison associé à la musique, à la danse, et aux plaisirs sexuels
  • W:Harsaphes, dieu de la création et de la fertilité
  • Min, dieu de la fertilité et de la reproduction
  • W:Osiris, dieu funéraire et juge des âmes, ainsi que dieu des flots du Nil et, par là-même, dieu de la fertilité
  • W:Sobek, dieu de la rivière, de la guerre et de la fertilité

Mythologie étrusque[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Fufluns, dieu du vin, de la fête, de la vie végétale, du bonheur, de la santé et de la croissance

Panthéon finnois[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie germanique[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie grecque[modifier | modifier le wikicode]

W:Priape, dieu grec de fertilité, des jardins et des parties génitales de l'homme
  • W:Éros, dieu de l'Attirance sexuelle, de l'Amour, de la Fertilité et de la Beauté
  • W:Aphroditos, dieu de l'unité de l'homme et de la femme, de la Lune et de la fertilité, identifié à W:Hermaphrodite
  • W:Gaïa et Rhéa, la Terre-Mère et la Mère des dieux (Magna Mater) rattachée à Cybèle
  • W:Poséidon, dieu de la Mer, des Tempêtes, des Tremblements de terre, associé à la fertilité marine
  • W:Dionysos, dieu du Vin et de la Végétation
  • W:Pan, dieu des Bergers, des Troupeaux, des Montagnes sauvages, de la Chasse et de la Musique rustique
  • W:Priape, dieu rustique de la fertilité, protecteur du bétail, des plantes fruitières, des jardins et des parties génitales de l'homme

Mythologie hawaïenne[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie hindoue[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Tchandra, dieu lunaire associé à la fertilité

Mythologie inca[modifier | modifier le wikicode]

Mythologie amérindienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Kokopelli, personnage mythique souvent représenté comme un joueur de flûte bossu, magicien farceur, faiseur de pluie, guérisseur, séducteur et fertilisateur

Mythologie norvégienne[modifier | modifier le wikicode]

  • W:Frigg, Ase associée à la prophécie, au mariage et à l'enfantement

De façon générale, les W:Vanes sont les divinités associées aux cultes de la fertilité, de la fécondité, de la sagesse et de la précognition.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Traduction

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]


la fertilité dans l'antiquité

Mésopotamie[modifier | modifier le wikicode]

Redécouverte et étude de la religion en Mésopotamie[modifier | modifier le wikicode]

Tablette du W:Déluge de l'W:Épopée de Gilgamesh, retrouvée dans les ruines de la Bibliothèque royale de W:Ninive, dont la traduction en 1872 a donné un écho considérable aux études sur la religion mésopotamienne.

Les auteurs de l'Antiquité classique ayant laissé peu d'écrits sur les pratiques religieuses des anciens Mésopotamiens, il a fallu les premières fouilles des anciennes cités mésopotamiennes pour ramener cette religion à la lumière, durant la seconde moitié du XIXe siècle. Les découvertes les plus spectaculaires furent celles des textes mythologiques des bibliothèques de W:Ninive, en particulier la tablette du Déluge de l'Épopée de Gilgamesh publiée par George Smith en 1872[1]. La redécouverte de la religion mésopotamienne fut parfois marquée par des débats houleux sur la nature des liens entre le texte biblique et la religion mésopotamienne, en particulier en W:Allemagne au tout début du XXe siècle avec la querelle « Babel und Bibel » initiée par Friedrich Delitzsch selon qui la religion des anciens Israélites était originaire de W:Babylone[2]. Par la suite les controverses furent plus apaisées, mais le spectre de la Bible est toujours prégnant dans les études de la religion mésopotamienne, en particulier aux W:États-Unis. Il est assez courant que l'analyse des textes mésopotamiens soit vue sous l'angle de la recherche de parallèles avec la religion israélite, qu'on les lise sous l'angle de l'influence ou bien sous celui de points communs en raison de l'appartenance à une sphère culturelle identique (le « Proche-Orient ancien »). Aujourd'hui l'attitude dominante chez les assyriologues (historiens de la Mésopotamie antique) face à ces questionnements qu'ils ne peuvent ignorer est d'étudier les parallèles entre les deux, mais aussi les différences pour offrir une approche modérée[3].

Une autre grille de lecture de la religion mésopotamienne a consisté à l'appréhender sous l'angle d'une religiosité de type « sémitique », considérée comme très expressive, verbale et émotive par opposition à la pensée plus spéculative et raisonnée des Grecs. Mais depuis le début du XXe siècle, les spécialistes de la Mésopotamie antique ont cherché avant tout à étudier la religion mésopotamienne pour elle-même, ce qu'illustrent les nombreuses études sur les différents corpus de textes provenant d'une même époque et d'un même lieu ou région, étudiant généralement plus les aspects techniques de la religion (le déroulement du culte, des rituels) que les croyances. Certains spécialistes ont tenté de donner une vision d'ensemble de la religion mésopotamienne même si cela a pu être dénoncé comme vain par le très influent A. L. Oppenheim. Les travaux de vulgarisation de Thorkild Jacobsen (qui a tenté de distinguer plusieurs stades de développement de la religion mésopotamienne)[4] et de Jean Bottéro (à l'approche plus spirituelle[5]), en particulier leurs synthèses, ont été particulièrement marquants aussi bien dans le milieu de la recherche que chez un public plus étendu en raison de leur qualité[6] ; il en est de même des traductions de mythes sumériens par Samuel Noah Kramer[7].

Rôle[modifier | modifier le wikicode]

Il fallait finalement défendre les membres de la maisonnée contre tous les maux qui pouvaient les atteindre, généralement incarnés par des démons, mais aussi tenter d'atteindre plus de sécurité et de prospérité dans la vie. Parmi les préoccupations décelables dans les sources, se voient ainsi la protection contre les maladies et les problèmes de fertilité (particulièrement la grossesse et l'accouchement menacées par la démone Lamashtu et protégées par Pazuzu)[8], ou encore la protection de la résidence contre les démons et les malheurs par des rites et dépôts d'objets protecteurs[9]. La majeure partie de la population étant impliquée dans les activités agricoles, elle participait à divers rituels liés à celle-ci ou les accomplissait, notamment ceux visant à prévenir les malheurs mettant en péril la récolte[10].

Références et notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. D. Charpin, « 1872 : la Bible avait donc copié ! », dans Dossiers d'archéologie no 204, 1995, p. 2-5
  2. anglais M. T. Larsen, « The "Babel/Bibel" Controversy and Its Aftermath », dans Sasson (dir.) 1995, p. 95-106
  3. Foster 2007, p. 207-209. anglais M. W. Chavalas, « Assyriological and Biblical Studies: A Century and A Half of Tensions », dans M. W. Chavalas et K. Lawson Younger Jr (dir.), Mesopotamia and The Bible: Comparative Explorations, Londres et New York, 2002, p. 21-67
  4. Voir en particulier Jacobsen 1976 et anglais T. Jacobsen, The harps that once…, New Haven, 1987.
  5. Synthétisée dans Bottéro 1998, p. 59-71 et Bottéro 1997.
  6. Foster 2007, p. 161 et 164
  7. Kramer 1986
  8. Black et Green 1998, p. 132-133 et 116
  9. Black et Green 1998, p. 46-47
  10. Black et Green 1998, p. 80-81. anglais A. R. George, « The dogs of Ninkilim: magic against field pests in ancient Mesopotamia », dans H. Klengel et J. Renger (dir.), Landwirtschaft im Alten Orient, Berlin, 1999, p. 291-299 ; anglais N. Wassermann, « Eqlam naṣārum : pests and pest prevention in Old-Babylonian sources », dans H. Klengel et J. Renger (dir.), op. cit., p.341-354


la fertilité dans les écrits apocryphes

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On qualifie généralement d’apocryphe (du grec { (ἀπόκρυφος) / apókryphos, « caché ») un écrit « dont l'authenticité n'est pas établie » (Littré). Cependant dans le domaine biblique l'expression désigne, à partir de la construction des canons, un écrit considéré comme non authentique par les autorités religieuses. L'acception du terme a pu être interprétée de différentes façons ; ainsi, saint Jérôme nommait « apocryphes » les W:livres deutérocanoniques de l’W:Ancien Testament et les considérait comme non-canoniques. Le qualificatif « apocryphes » est donné par les protestants à certains textes appelés deutérocanoniques par les catholiques, qui se trouvent dans la W:Septante et la W:Vulgate mais pas dans la Bible hébraïque. Les livres de l’W:Ancien Testament que les catholiques nomment « apocryphes », sont dits « pseudépigraphes » par les protestants.

L'attribution des livres à chaque religion ne faisant pas l’unanimité, à titre de simplicité, sont présentés dans ce chapitre les points qui ne sont pas présentés dans les chapitres suivants. Les chapitres suivants se focalisant sur le nouveau testament et le Coran. L'intelligence du lecteur lui permettra de s'y retrouver.

Dans les écrits déclarés Apocryphes par la suite[modifier | modifier le wikicode]

Marie est l'objet de diverses traditions apocryphes. C'est de ces écrits que viennent la plupart des traditions qui la concernent. On y trouve notamment le nom de ses parents, Anne et Joachim, le récit de sa nativité, de son adolescence, ceux de sa vie à Éphèse, de sa W:Dormition et de son W:Assomption. Bien qu'elles soient issues de textes qui ne font pas partie du canon biblique, ces traditions ont continuellement bénéficié d'autres formes de reconnaissance chez les catholiques comme chez les orthodoxes. Outre que certaines fêtes liturgiques des calendriers catholique et orthodoxe se rapportent directement à ces récits, les églises sont pleines de fresques et de peintures représentant des épisodes de la vie de Marie tirés des apocryphes, notamment du W:Protévangile de Jacques, de La Nativité de Marie et de La Dormition de Marie.

Si dans leur ensemble les écrits apocryphes ont été rédigés plus tardivement que ceux retenus pour former le Nouveau Testament, il semble que ce ne soit pas le cas de la totalité des éléments qui se rapportent à Marie dans les apocryphes. Selon W:Enrico Norelli, « certains apocryphes contiennent des traditions plus anciennes que la composition des récits de naissance de Jésus chez Matthieu et Luc[1] ». Norelli estime que, si l'étude de ces traditions anciennes ne fournit aucune indication d'ordre historique, ni sur la naissance de Jésus, ni sur la vie de Marie, elle renseigne sur la place de Marie dans le christianisme ancien et permet de comprendre pourquoi les traditions sur Marie n'ont pas été intégrées dans les écrits canoniques, alors même que Marie continuait d'occuper une place importante dans les prédications et la tradition chrétiennes.

Différents récits de la conception de Jésus dans les écrits apocryphes[modifier | modifier le wikicode]

Marie aurait connu une grossesse de deux mois selon un apocryphe chrétien du début du IIe siècle, l'l'Ascension d'Esaïe ; cependant, s'il y a eu gestation, il n'y aurait pas eu accouchement : Joseph et Marie étant seuls à la maison, "Marie regarda soudain de ses yeux et vit un petit enfant, et elle fut effrayée. Et après qu'elle fut effrayée, son sein se trouva comme auparavant, avant qu'elle eût conçu. Et lorsque son mari Joseph lui dit : "Qu'est-ce qui t'a effrayée ?", ses yeux s'ouvrirent et il vit l'enfant, il glorifia le Seigneur" (cité dans Marie des Apocryphes d'E. Norelli[2]).

Marie aurait accouché de Jésus au terme de sa grossesse selon le W:Protévangile de Jacques (milieu du IIe siècle), mais sans que l'accouchement ait affecté sa virginité : Jésus naît dans une grotte alors que Joseph était allé chercher une sage-femme ; une amie de la sage-femme, Salomé, arrivée peu de temps après l'événement, refuse de croire qu'une vierge ait pu mettre au monde un enfant. Elle veut s'en assurer par elle-même ; ayant "touché" Marie, elle est punie de son incrédulité ; elle dit : "ma main brûlée d'un feu dévorant tombe et se sépare de mon bras". Comme elle se repent néanmoins, un ange lui apparaît et lui recommande de porter Jésus dans ses bras. Aussitôt, un miracle a lieu : Salomé est guérie de sa paralysie[3].

Marie aurait eu une grossesse de sept mois, selon une W:homélie attribuée à Cyrille de Jérusalem, composée peut-être à la fin du IVe siècle, mais dans ce texte que cite E. Norelli, Marie n'est plus une femme, elle est l'archange Michel. "Marie n'est que l'apparence humaine prise par l'ange Michel - représenté dans la tradition juive comme l'ange protecteur d'Israël - afin de faire "entrer" dans le monde humain ce personnage céleste qu'est le Christ"[4]".

Marie aurait eu une grossesse au terme de laquelle elle aurait accouché, mais elle ne serait pas devenue enceinte par l'action du W:Saint-Esprit, selon l'Epître des apôtres (apocryphe du milieu du IIe siècle). L'ange Gabriel qui, dans les évangiles canoniques, annonce à Marie son nouveau statut de mère du Fils de Dieu, n'était autre en réalité que Jésus lui-même, qui entra alors dans Marie. Jésus dit à ses disciples : "Sous l'apparence de l'ange Gabriel, j'apparus à la vierge Marie, et lui ai parlé. [...] J'entrai en elle et suis devenu chair" (texte cité par E. Norelli dans Marie des apocryphes[5]). L'accouchement aurait eu lieu ensuite normalement.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

la fertilité dans le nouveau testament

Le Nouveau Testament (en grec :( Ἡ Καινὴ Διαθήκη) / (Hê Kainề Diathếkê), est l’ensemble des écrits relatifs à la vie de Jésus et à l'enseignement de ses premiers disciples qui ont été reconnus comme « canoniques » par les autorités chrétiennes au terme d'un processus de plusieurs siècles.

Le mot « testament » vient du mot grec (διαθήκη) (diathếkê : « testament, contrat, convention ») traduit en latin par testamentum (testament, témoignage). Le mot grec a un sens plus large (celui de contrat) que le mot latin. Aussi certains préfèrent-ils le traduire par Alliance.

Les chrétiens considèrent que la W:Bible se compose de l’W:Ancien Testament (écrits antérieurs à Jésus) et du Nouveau Testament.


Le nouveau testament aborde la notion de la fertilité au travers de la naissance de Jésus.

Vierge Marie[modifier | modifier le wikicode]

Dans le Nouveau Testament[modifier | modifier le wikicode]

Les W:Évangiles de Matthieu et Luc rapportent l'Annonciation, c’est-à-dire l’annonce par l’W:ange Gabriel à « Marie » puis à Joseph à qui elle était fiancée, de la W:conception virginale de W:Jésus, le récit de Luc donnant plus de place à Marie, alors que c’est l’inverse dans celui de Matthieu[note 1]. Par ailleurs, la cousine de Marie, Élisabeth, est la mère du prophète W:Jean le Baptiste. Dans l'épisode dit de la Visitation (Lc 1,39-56) où, en réponse à la salutation d'Elisabeth - l’Ave Maria - Marie rend grâce à Dieu en priant ce qui est appelé aujourd'hui le W:Magnificat.

Dans le Nouveau Testament, Jésus ne s'adresse à Marie qu'en utilisant le vocable « femme » . On notera aussi sa manière de répondre (Lc 11,27-28) : « Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit: Heureux le sein qui t’a porté ! heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

L'évangéliste Jean, s'il mentionne plusieurs fois la mère de Jésus, ne la cite jamais par son nom mais l'appelle simplement « la mère de Jésus ».

Les textes évoquent ensuite la Présentation au Temple pour accomplir le rite de W:rachat du premier-né. W:Syméon prophétise qu'elle connaîtra la douleur (Lc 2,21-35). Plus tard se produit l’épisode de la disparition de W:Jésus à l’âge de douze ans (Lc 2,41-51), lors de la montée annuelle au W:Temple de Jérusalem : alors que ses parents repartaient pour W:Nazareth, l'enfant était resté dans le Temple pour discuter avec les "docteurs de la Loi", c'est-à-dire les érudits de la W:Torah.

Marie apparaît à nouveau quand Jésus assiste aux W:noces de Cana (Jn 2,1-11), puis une fois où elle était à sa recherche alors qu’il enseignait (Mc 3,31-35), enfin au moment de la W:crucifixion. Son fils la confie avant de mourir à son disciple préféré. « Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. »[B 1]

Elle se trouve parmi les disciples lors de la W:Pentecôte (Ac 1,14).

Célébration de la naissance de Jésus[modifier | modifier le wikicode]

L'historien S. Mimouni souligne le fait que, aux Ier et IIe siècles, "les récits de Matthieu 1-2, et de Luc 1-2 ne devaient pas être reconnus comme authentiques par tous". De plus, comme à cette époque, "on ne savait rien de précis sur les origines de Jésus", cette lacune a rendu possible une grande "diversité dans la représentation de la conception et de la naissance de Jésus" dont les apocryphes chrétiens ont gardé la trace. Le même auteur souligne "l'extrême efflorescence dans la pensée chrétienne quant à l'origine de Jésus", "avant que l'orthodoxie ne vienne unifier ces traditions par la canonisation" des quatre évangiles du Nouveau Testament[6].

Les chrétiens célébrent cette naissance au travers de la fête de la W:Nativité au travers de la W:Crèche de Noël.

Autres aspects[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. « Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée W:Nazareth auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit : « Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. » Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus… Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? L'ange lui répondit : Le W:Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi« Le Saint Enfant » qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. »

    — Lc 1,21-35

    « Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : "Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous". »

    — Mt 1,18-23

    Le prophète dont il est question est W:Isaïe :

    « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils,et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. »

    — Es 7,14

    Dans la suite du récit, Marie rend visite à sa cousine Élisabeth (c'est la Visitation) et exprime sa joie dans le W:Magnificat (Lc 1,39-55). Elle donne naissance à Jésus à W:Bethléem (Mt 2,1-6; Lc 2,4-7) où son Fils reçoit la visite des bergers et des mages (Mt 2,7-12 ; Lc 2,15-21).

  1. Jn 19,25-26


la fertilité dans le coran

Le Coran (arabe : (en arabe القرآن ; al Qur'ān, la récitation) est le W:texte sacré de l'W:islam pour les W:musulmans, qui considèrent qu’il reprend verbatim la parole de Dieu. Ce Livre reste le premier et le plus ancien document littéraire authentique connu en arabe jusqu'à ce jour[7] comme la tradition musulmane le présente[8], avec le caractère spécifique dans l'islam d'inimitabilité dans la beauté et dans les idées.

Pour les musulmans, le Coran regroupe les paroles d'Allah, révélations (āya) faites au W:prophète et messager de l'islam W:Mahomet (محمد, Muḥammad, le loué) à partir de 610-612 jusqu'à sa mort en 632[9] par l'archange Gabriel (جبريل, Jibrîl).

Il est, pour les musulmans, l'expression incréée de cet attribut d'W:Allah adressée à l'intention de toute l'W:humanité. Les conditions de la mise par écrit puis de la fixation canonique du texte, que la tradition fait remonter au troisième W:calife, Uthmân, font toujours l'objet de recherches et de débats parmi les exégètes et historiens du XXIe siècle.

Fertilité[modifier | modifier le wikicode]

la prière de Zacharie dans laquelle il dit : «Seigneur: "Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers".Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Les Prophètes », XXI, 89, arabe الأنبياء. C’est une belle prière qui convient parfaitement à votre situation. Il en est de même d’une autre prière du même Zacharie dans laquelle il dit : « ô mon Seigneur, donne- moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prière » . Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, 38, arabe آل عمران


  • Sourate 19 verset 8-9 Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Marie », XIX, 8-9, arabe مريم
  • Et [Zacharie dit]: « Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse? « 
  • [Allah] lui dit : « Ainsi sera-t-il! Ton Seigneur a dit : « Ceci m’est facile. Et avant cela, Je t’ai créé alors que tu n’étais rien ».


  • { Sourate 19 Verset 25 } Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Marie », XIX, 25, arabe مريم
  • » Secoue vers toi le tronc du palmier ; il en tombera sur toi de dattes fraîches et mûres »
  • » Donnez à manger à vos femmes des dattes sèches ; la femme qui mange de ces dattes, donne le jour à des enfants d’une nature bienveillante « 
  • [ Rapporté par As-Souyoûti ]
  • « Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance. Craignez Dieu et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants ! » Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Vache », II, 223, arabe البقرة - See more at: www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/les-femmes-dans-le-coran#sthash.sbti7ZDP.dpuf

Le Coran, comme la bible dans la genèse reconnaît le rôle de l'eau sur la terre:

Maryam[modifier | modifier le wikicode]

Maryam avec son fils 'Īsā. Miniature persane ancienne.

Maryam, Mariam, ou Meryem (en arabe : مريم‬), est la mère de 'Īsā, ainsi qu'est appelé Jésus dans le Coran, la tradition musulmane et dans tout l'Orient à l'exception des chrétiens de ces pays. Maryam est la forme araméenne et chrétienne[10] du nom « Marie », alors que Myriam en est la forme en hébreu. Elle est considérée comme vierge dans le Coran, de même que dans le Nouveau Testament, et elle est aussi honorée dans l'islam. En outre, l'islam et le christianisme professent tous deux la conception virginale de Jésus/'Īsā dans son sein. Elle est la seule femme nommément citée dans le Coran, et la dix-neuvième sourate porte son nom[11]. Elle est d'ailleurs citée plus souvent dans le Coran que dans le Nouveau Testament, bien qu'elle ait plus d'importance dans le christianisme que dans l'islam. Le prénom Maryam est courant parmi les musulmanes.

Le récit de Maryam[modifier | modifier le wikicode]

Maryam est fréquemment citée dans le Coran, aussi bien dans des versets mecquois que médinois. Il est surtout question d'elle dans les sourates 3 et 19. Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, arabe آل عمران; Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Marie », XIX, arabe مريم.

Sa naissance[modifier | modifier le wikicode]

La naissance de Maryam est relatée dans la troisième sourate du Coran. La littérature islamique raconte qu'Imran et Hannah étaient âgés et sans enfants, mais qu'un jour, la vue d'un oiseau sur un arbre donnant la becquée à son petit suscita le désir d'un enfant dans le cœur de Hannah. Elle pria Allah de satisfaire à son désir d'enfant et s'engagea à vouer l'enfant au service d'Allah, si sa prière était réalisée[12]. Elle pria que son enfant soit protégé de Satan, et la tradition islamique rapporte un hadith qui affirme que les seuls enfants nés sans le contact de Satan étaient Maryam et 'Īsā[13].

L'annonciation[modifier | modifier le wikicode]

Une mention explicite de l'annonciation figure dans la sourate 19, au verset 20[14], où Maryam demande à Gabriel comment elle pourrait concevoir un fils alors qu'elle est vierge. La réponse de Gabriel assure Maryam que pour Allah, tout est possible, et que la naissance virginale de 'Īsā sera un signe pour l'humanité. Il est aussi question de la naissance de 'Īsā dans la sourate 66, au verset 12 Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Défense », LXVI, 12, arabe التحريم[15], qui dit que Maryam resta pure, alors qu'Allah permit que la vie se formât dans le sein de Maryam. Une troisième mention de l'annonciation apparaît dans la sourate 3, au verset 42,Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, 42, arabe آل عمران quand Maryam reçoit l'heureuse nouvelle qu'elle a été choisie parmi toutes les femmes de la création[16]. Selon l'exégèse coranique et la littérature islamique, Gabriel apparut à Maryam, qui était encore jeune, sous la forme d'un bel homme au visage lumineux, et lui annonça la naissance de 'Īsā. Après son étonnement immédiat, elle fut rassuré par la réponse de l'ange, qui lui dit que tout était possible à Allah[17].

Les commentateurs du Coran remarquent dans le verset de la sourate 3 que Maryam était proche d'être une femme parfaite et qu'elle était dépourvue de presque toute imperfection[17]. Bien que l'islam révère de nombreuses femmes, dont Khadidja et Fatimah, la femme et la fille de Mahomet, nombre de commentateurs[18] interprètent ce verset dans un sens absolu, et affirment que Maryam fut la meilleure femme de tous les temps. D'autres commentateurs, cependant, tout en maintenant que Maryam est la « reine des saints », ont interprété ce verset comme indiquant que Maryam fut la meilleure femme de tous les temps, et que Fatimah et Khadidja furent aussi vertueuses qu'elle[19].

La naissance virginale de 'Īsā[modifier | modifier le wikicode]

Maryam sous le dattier avec 'Īsā nouveau-né.

Le Coran raconte la naissance virginale de 'Īsā dans les sourates 3 et 19. Le récit le plus détaillé est dans la sourate 19, versets 17 à 34. L'exégèse dit qu'elle eut lieu peu après l'annonciation. Le récit de la naissance virginale de 'Īsā est assez différent de son équivalent du Nouveau Testament[20]. Le Coran dit que Maryam était au milieu du désert et que les douleurs de l'enfantement commencèrent alors qu'elle était sous un palmier. Maryam pleura de douleur et se tint au palmier. À ce moment elle entendit une voix qui venait d'en dessous d'elle. Certains estiment que cela fait référence à 'Īsā qui était encore dans son sein. Cette voix lui disait de secouer le palmier pour en faire tomber des dattes, et de les manger pour être apaisée. Le Coran continue en disant que Maryam fit le vœu de ne pas parler à un homme durant ce jour, car Allah allait faire parler 'Īsā dans son berceau, son premier miracle. Maryam apporta l'enfant 'Īsā au temple, où tous les hommes commencèrent à se moquer d'elle, excepté Zechariah, qui croyait en la naissance virginale de 'Īsā. Les Juifs accusèrent Maryam, est-il raconté, d'avoir eu une relation sexuelle hors mariage. C'est alors que 'Īsā, dans son berceau, parla et prophétisa.

Maryam dans la tradition islamique[modifier | modifier le wikicode]

Maryam est l'une des personnes les plus respectées de l'histoire islamique. Le Coran et les traditions prophétiques la décrivent comme la meilleure femme de tous les temps:

"(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "ô Marie, certes Allah t'a élue au-dessus des femmes des mondes." [21]

"Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Maryam fille d'Imran, (et) Assia, la femme de Pharaon l’ont atteinte" [22]

"Les meilleures femmes parmi les habitants du Paradis : Khadijah la fille de Khouwaïlid, Fatimah la fille de Mohammed, Maryam la fille d'Imraane et Aassyah la fille de Mouzaahim l'épouse de Pharaon" [23]


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Enrico Norelli, Marie des apocryphes : Enquête sur la mère de Jésus dans le christianisme antique, Genève, Labor et Fides, , 177 p. (ISBN 978-2-8309-1340-8), p.9.
  2. Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p.38-39
  3. Protévangile de Jacques le Mineur, chapitre XX. Ce texte est accessible en ligne gratuitement.
  4. Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p.68.
  5. W:Enrico Norelli, Marie des apocryphes. Enquête sur la mère de Dieu dans le christianisme antique, Labor et Fides, 2009, p.85.
  6. Simon Mimouni, "Les origines de Jésus dans la littérature chrétienne apocryphe", dans P. Geoltrain, Aux Origines du christianisme, Gallimard / Le Monde la Bible, 2000, p. 528-529.
  7. DU CORAN À LA PHILOSOPHIE | Jacques Langhade [books.openedition.org/ifpo/5268?lang=fr En ligne sur l'ifpo], paragraphe 6
  8. Maurice Gloton, Le Coran : la parole de Dieu, Dar Albouraq, , p. 101
  9. Alain Ducellier et Françoise Micheau, Les Pays d'Islam VIIe - XVe siècle, Hachette, , p. 16-17
  10. A. Jeffery, Foreign vocabulary of the Quʾān, Baroda, , p.262
  11. Il s'agit de la sourate 19. Il y a huit personnages éponymes de sourates dans le Coran.
  12. Sourate 3, verset 31. Voir la traduction de la sourate par Kasimirski sur Wikisource.
  13. D'après Bukhari, Anbiya, 44; d'après Mouslim, Fada'il, trad. 146, 147.
  14. Comment, répondit-elle, aurais-je un fils ? Aucun homme n’a jamais approché de moi, et je ne suis point une femme dissolue (traduction de Kasimirski).
  15. Et Marie, fille d’Imran qui conserva sa virginité, nous lui inspirâmes une partie de notre esprit. Elle crut aux paroles du Seigneur, à ses livres; et elle était du nombre des personnes pieuses (traduction de Kasimirski).
  16. Seigneur, répondit Marie, comment aurais-je un fils ? Aucun homme ne m’a touchée. - C’est ainsi, reprit l’ange, que Dieu crée ce qu’il veut. il dit : Sois, et il est (traduction de Kasimirski).
  17. 17,0 et 17,1 (en) Encyclopedia of Islam, Vol. VI, p. 629.
  18. Notamment Razi et Kurtubi.
  19. Jesus fils de Marie, prophete de l'Islam, de R. Arnaldez,Paris 1980, 77
  20. Raconté dans l'évangile de Luc, chapitre 2 (voir la version Segond sur Wikisource), et très succinctement dans l'évangile de Matthieu, chapitre 1.
  21. Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, 42, arabe آل عمران
  22. Sahih Bukhari, Vol 5, Livre 62
  23. Musnad Imam Ahmed

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Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • Michel Dousse, Marie la musulmane, Éd. Albin Michel, 2005, Modèle:EAN
  • Charles-André Gilis, Marie en islam, Traditionnelles Eds, 1990, (ISBN 2713-800-49-8)
  • Meir Bar-Asher, article « Marie » in M. Ali Amir-Moezzi (dir.) Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 535-538.


Kumbh Mela

Le fertilité au travers des religions

La fertilité au travers des religions
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La W:Kumbh Mela ou Kumbha Mela (en hindi कुम्भ मेला (kumbh mēlā), littéralement « fête de la cruche ») est un pèlerinage hindou organisé quatre fois tous les douze ans et qui a lieu, à tour de rôle, dans les villes saintes de Prayag (le nom hindou d'Allahabad dans l'W:Uttar Pradesh), W:Haridwar (W:Uttaranchal), W:Ujjain (W:Madhya Pradesh) et W:Nashik (W:Maharashtra)[1].

Tous les douze ans a lieu la Purna Kumbh Mela, ou grande Kumbh Mela, à Prayag. Plusieurs millions de personnes y prennent part ce qui en fait probablement le plus grand pèlerinage du monde. Les estimations considèrent que lors de la Purna Kumbh Mela en 2001, 70 millions de personnes se sont succédé sur les rives du W:Gange en trois semaines. La Maha Kumbh Mela se tient à Allahabad (Prayag) tous les 144 ans, après 12 Purna Kumbh Mela. La dernière a eu lieu en 2013 et a accueilli plus de 100 millions de personnes selon les estimations(Référence nécessaire).

Origines historiques[modifier | modifier le wikicode]

Les racines historiques de la Kumbh Mela se trouvent peut-être dans des cérémonies propitiatoires organisées aux temps des semailles, cérémonies au cours desquelles des pots de grains sont trempés dans les eaux des fleuves sacrés et mis à germer. Elle a aussi été considérée comme un rituel de fertilité, la cruche symbolisant par sa forme non seulement la W:Déesse-Mère mais également l'W:utérus, la matrice du monde. Elle serait alors naturellement associée à l'eau, en général, et à celles des fleuves en particulier, fleuves qui ont toujours joué un rôle majeur dans le monde indien, depuis la W:civilisation de la vallée de l'Indus, tout au moins comme semble l'indiquer le tank (réservoir) de W:Mohenjo-daro.

Au Modèle:VIIe siècle, le roi W:Harsha invita W:Xuanzang à Prayag pour assister, peut-être, à la Kumbh Mela et le pèlerin chinois fit à cette occasion la première mention historique de la manifestation. Certains historiens contestent cependant qu'il se soit agi de cette fête particulière. On s'accorde à penser, en revanche, que le réformateur hindouiste W:Adi Shankaracharya est à l'origine du rassemblement des philosophes, sages et saints hommes au cours des Kumbh Mela pour fixer la doctrine et insuffler, à son époque, un renouveau à l'hindouisme qui avait souffert depuis plusieurs siècles de la puissance du W:bouddhisme et du W:jaïnisme.

Légende originelle[modifier | modifier le wikicode]

L'observance de la Kumbh Mela est basée sur le mythe hindou du W:barattage de la mer de lait. Dans les temps très anciens, les deva et les W:asura, les dieux et les démons, firent une alliance provisoire de façon à travailler ensemble à l'élaboration de l'W:amrita, le nectar de l'immortalité, à partir de la W:Ksheera Sagara, la mer primordiale de lait, et à partager ensuite cet amrita. Cependant, quand la W:kumbha, la cruche, contenant l'amrita apparut, les démons s'en emparèrent et s'enfuirent au loin pourchassés par les dieux. Durant douze jours et douze nuits divines, l'équivalent de douze années humaines, les dieux et les démons combattirent dans le ciel pour la possession de la cruche d'amrita. Pendant la bataille, des gouttes d'amrita tombèrent en quatre endroits: Prayag, Hardwar, Ujjain et Nashik, raison pour laquelle ces villes sont sacrées et le lieu de la célébration de la Kumbh Mela.

Calendrier et astrologie[modifier | modifier le wikicode]

Les dates précises de la Kumbh Mela sont déterminées, comme souvent en W:Inde, par des méthodes astrologiques, basées sur les positions du soleil, de la lune et de Jupiter :

  • à Prayag, la Maha Kumbh Mela se tient au mois de Magha, janvier/février du W:calendrier grégorien. Le mérite le plus élevé s'obtient alors en se baignant au confluent du W:Gange, de la W:Yamuna et de la Sarasvati, une rivière virtuelle, le souvenir probablement d'un cours d'eau disparu, le jour de nouvelle lune, quand Jupiter est dans le Taureau et le W:soleil et la W:lune dans le Capricorne,
  • à Haridwar, la Kumbh Mela se tient au mois de Phalgun et Chaitra, février/mars/avril du calendrier grégorien, quand le soleil passe en Bélier, la lune se trouvant dans le Sagittaire et Jupiter dans le Verseau,
  • à Ujjain, la Kumbh Mela a lieu au mois de Vaishakha, novembre dans le calendrier grégorien, quand les planètes sont dans la Balance, le soleil en Scorpion et la lune dans le Bélier et Jupiter dans le Scorpion.
  • à Nashik, la Kumbh Mela a lieu au mois de Shravana, juillet sur le calendrier grégorien, quand le soleil et la lune sont dans le Cancer et Jupiter dans le Lion.

Dates des Kumbh Mela :

Pratiques[modifier | modifier le wikicode]

Une berge du W:Gange lors de la Kumbh Mela de 2010 à W:Haridwar.

Les villes qui accueillent les Kumbh Mela sont le théâtre, au début de la manifestation, de parades cérémonielles qui marquent l'arrivée officielle des saints hommes, montés sur une grande variété de modes de transport, éléphants, chevaux, chameaux, voitures, palanquins, et chariots, parfois tirés par des hommes faisant preuve de dévotion. Généralement les W:sadhu Naga Baba, les guerriers de W:Shiva, sont les premiers à défiler sous une pluie de pétales, puis chaque secte tente de dépasser les autres par la splendeur de son cortège.

Une partie du camp de toile de la Maha Kumbh Mela de 2001.

L'événement le plus important de la Kumbh Mela est l'immersion dans le fleuve au moment où ses eaux se transforment en amrita. Les Hindous pensent que s'immerger complètement dans les eaux à ce moment-là les nettoiera, ainsi que leur ascendants sur 88 générations, de tous leurs péchés. Les dates les plus propices, déterminées par des calculs astrologiques, sont les jours dits de shahi shan. Ces jours-là, les Akhara - ou grands rassemblements de sadhu - conduisent un cortège royal - shahi - qui atteint son apogée avec l'immersion dans le W:Gange (snan). Les Naga Baba sont les premiers à s'immerger, ce qu'ils font nus et par deux, parés parfois seulement d'une W:mala. Lorsqu'ils ont terminé leur ablutions, les sadhu recouvrent leur corps de cendre. Après que les différentes sectes de sadhu se sont baignées, avec parfois quelques échauffourées pour des raisons de préséance, les pèlerins ordinaires, qui ont attendu patiemment jusque là, peuvent accéder à l'eau.

Hormis l'immersion dans le fleuve, le pèlerinage à la Kumbh Mela permet aux croyants hindous de recevoir la bénédiction des sadhu, saints et autre yogis et de faire le W:darshan, la contemplation rituelle qui transmet l'énergie spirituelle. Les dévots parcourent ainsi les camps de toiles où logent les sâdhu, recevant des bénédictions et faisant en retour des offrandes.

La Kumbh Mela est évidemment une période particulièrement propice pour des cérémonies religieuses, l'une d'entre elles étant l'initiation de milliers de sadhu novices qui entament ainsi leur vie d'ascètes. De même, c'est l'occasion pour des sadhu confirmés de recevoir une promotion dans leur ordre ou de faire le vœu de suivre une nouvelle ascèse.

Autres lieux[modifier | modifier le wikicode]

D'autres rassemblements sont aussi appelés Kumbh Mela, sans être véritablement rattachés à la légende originelle, mais parce qu'ils sont l'occasion de réunir de grandes foules pour des raisons religieuses, comme ceux de W:Puri, et celui de W:Shravana-Belgola.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. The A to Z of Hinduism par B.M. Sullivan publié par Vision Books, pages 114 et 115, (ISBN 8170945216)
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