« Précis d'épistémologie/La recherche de la raison » : différence entre les versions

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Tout le développement du savoir peut être conçu comme la résolution d'un unique et vaste problème. L'objectif est un savoir qui satisfasse notre désir de bien penser et de bien vivre. Nous explorons l'espace des possibles à chaque fois que nous examinons un savoir en vue de l'évaluer. Les épreuves critiques sont destinées à sélectionner les possibilités prometteuses. La critique est donc une heuristique qui nous aide à résoudre le problème du développement de la raison (Goodman 1955, Rawls 1971, Depaul 2006). Mais nous cherchons sans savoir ce que nous cherchons, parce que nous ne savons pas toujours par avance comment reconnaître la raison.
 
== La découverte de la raison ==
 
(...)
 
(La suite est en cours de réécriture)
 
 
 
 
(...)
 
 
== La raison pratique et la raison théorique ==
 
La raison pratique nous donne le savoir et les pensées pour bien agir et bien vivre. La raison théorique nous donne le savoir et les pensées pour bien penser et développer un bon savoir. La raison pratique nous prescrit de développer la raison théorique, parce que nous avons besoin de bien penser pour bien vivre.
 
Que l'esprit doit vivre pour le bien de l'esprit n'est pas seulement un principe de la raison pratique, c'est aussi un principe de la raison théorique. Pour bien penser il faut toujours penser pour profiter des bienfaits de toutes les pensées. Le bon savoir est toujours un savoir qui nous invite à accueillir tous les bons savoirs. Le bon savoir n'est jamais fermé sur lui-même et il est toujours un savoir qui rend capable d'acquérir davantage de savoir.
 
Un esprit s'accomplit en étant bon pour tous les esprits. Mais est-ce vraiment possible ? Un esprit a-t-il vraiment les moyens d'être bon pour tous les esprits ? N'est-ce pas plutôt une illusion ?
 
Les principes logiques nous montrent que nous pouvons raisonner correctement, les principes épistémologiques, que nous pouvons faire la différence entre le savoir et l'ignorance, les principes métaphysiques, que nous pouvons connaître les plus grandes vérités, les principes éthiques, que nous pouvons savoir ce que nous devons faire. Ces grands principes nous révèlent la puissance de la raison. Ils sont universels. Ils donnent à tous les esprits les moyens d'acquérir tous les savoirs, de comprendre tous les esprits et de leur révéler les bienfaits de la raison. En apprenant ce que les grands principes nous enseignent, nous apprenons du même coup que nous pouvons penser pour tous les esprits. Être bon pour tous les esprits n'est pas un idéal inaccessible. C'est la réalité de la pensée rationnelle.
 
== La découverte de la raison ==
 
Nous ne connaissons pas d'avance la portée de nos capacités à résoudre des problèmes. Nous la découvrons par l'exercice. En résolvant des problèmes, nous prenons davantage conscience de nos capacités. Mieux nous les connaissons et plus nous pouvons étendre leur champ d'applications. Nous nous découvrons ainsi nous-mêmes en tant qu'êtres rationnels, c'est à dire capables de développer la raison. Tous les développements de la raison sont des découvertes, parce que nous ne savons pas ce que la raison nous révélera avant de nous mettre au travail. Nous découvrons que nous sommes capables d'inventer ou de dévoiler la raison.
Pour développer la raison, nous devons apprendre à raisonner et donc à inventer des discours et des théories, mais nous devons aussi surtout apprendre à écouter. Nous ne savons pas par avance ce que la raison va nous enseigner, nous le découvrons en tendant l'oreille et en ouvrant les yeux, en étant prêts à accueillir toutes les observations, les pensées et les principes qui pourraient nous éclairer, nous aider à mieux penser et à mieux vivre.
 
Les conditions d'apparition de la raison sont générales : des êtres qui parlent et qui veulent trouver ensemble des vérités et des preuves, en respectant le principe d'équivalence des observateurs et toutes les règles de l'esprit critique. Ces conditions ne dépendent pas spécifiquement de notre humanité sur la Terre. D'autres êtres vivants, sur d'autres planètes, en d'autres temps, ou dans d'autres univers, pourraient également développer la même raison, parce que ses conditions d'apparition sont universelles.
 
== L'autorité de la raison ==
On peut raisonner sur la raison comme si elle était la sagesse d'une personne et lui attribuer une volonté parce qu'on peut lui attribuer des fins. L'éthique nous enseigne ce qui mérite d'être poursuivi et nous donne ainsi les moyens de nous accomplir. Que nous poursuivions les fins que la raison nous prescrit peut justement être considéré comme une fin de la raison. Tout se passe comme si la raison était une bonne autorité qui nous montre les bons chemins.
 
Savoir qu'un esprit doit travailler pour le bien de l'esprit ne suffit pas pour décider des fins particulières que nous nous donnons. C'est ce qu'on attend d'une bonne autorité. Si elle nous privait de notre liberté, elle ne serait pas une bonne autorité. Le savoir éthique rationnel n'est pas une entreprise totalitaire qui décide à notre place de ce que nous devons faire. Il en est l'exact contraire puisqu'il nous demande de décider librement et intelligemment. On peut même affirmer qu'ilIl est une condition de la véritable liberté, parce qu'on fait un mauvais usage de sa liberté si on ne s'en sert pas pour le bien. Plus on connaît le bien, mieux on peut le faire et vivre ainsi comme un esprit vraiment libre.
 
== L'unité de la raison ==
Pour qu'un savoir puisse être partagé, il faut qu'il puise seulement dans des ressources communes, accessibles à tous. On pourrait croire que c'est une limite très restrictive, qu'en se privant de ressources privées, on se prive du même coup du meilleur du savoir, mais c'est l'exact contraire qui est vrai. Nos intelligences sont les plus puissantes justement quand elles se limitent aux ressources communes. C'est en nous entraidant que nous découvrons le mieux le pouvoir de nos intelligences, que nous développons les meilleurs savoirs et que nous faisons vivre la raison.
 
Un esprit s'accomplit en étant bon pour tous les esprits. Mais est-ce vraiment possible ? Un esprit a-t-il vraiment les moyens d'être bon pour tous les esprits ? N'est-ce pas plutôt une illusion ?
Malgré leur diversité tous les savoirs manifestent l'unité de la raison. Les grands principes de logique et de discipline critique sont les mêmes pour tous. Une telle unité est essentielle au développement des sciences. Tout ce qui est compris par quelques uns doit pouvoir être compris par tous les autres, sinon ce n'est pas la raison. De ce point de vue on peut dire que toutes les sciences parlent d'une seule voix et que tous les êtres humains contribuent au développement d'un savoir commun.
 
Les principes logiqueséthiques nous montrent que nous pouvons raisonnersavoir correctementce que nous devons faire, les principes épistémologiques, que nous pouvons faire la différence entre le savoir et l'ignorance, les principes métaphysiqueslogiques, que nous pouvons connaîtreraisonner les plus grandes véritéscorrectement, les principes éthiquesmétaphysiques, que nous pouvons savoirconnaître celes queplus nousgrandes devonsvérités fairesur tout ce qui est. Ces grands principes nous révèlent la puissance de la raison. Ils sont universels. Ils donnent à tous les esprits les moyens d'acquérir tous les savoirs, de comprendre tous les esprits et de leur révéler tous les bienfaits de la raison. En apprenant ce que les grands principes nous enseignent, nous apprenons du même coup que nous pouvons penser pour le bien de tous les esprits. Être bon pour tous les esprits n'est pas un idéal inaccessible. C'est la réalité de la pensée rationnelle.
L'unité de la raison n'exclut pas la diversité, au contraire elle l'encourage. Les grands principes logiques, épistémologiques ou métaphysiques ne nous interdisent jamais d'étudier des théories. Au contraire ils nous donnent les moyens d'étudier toutes les théories.
 
Malgré leur diversité tousTous les savoirs manifestent l'unité de la raison. Les grands principes deles logiqueplus etfondamentaux, deles disciplineprincipes critiquedes principes, sont les mêmes pour tous.toutes Une telle unité est essentielle au développement desles sciences. Tout ce qui est compris par quelques uns doit pouvoir être compris par tous les autres, sinon ce n'est pas la raison. De ce point de vue on peut dire que toutes les sciences parlent d'une seule voix et que tous les êtres humainsesprits contribuent au développement d'un savoir commun.
 
== Que pouvons-nous espérer ? ==
Le développement de la raison est l'histoire d'un étonnement perpétuellement renouvelé. Les sciences ont dépassé nos espérances. La Nature nous a révélé beaucoup plus de secrets que ce que nous pouvions rêver.
 
Pour savoir de quoi la raison nous rend capables, la meilleure façon, et la seule, est d'essayer. Si on n'essaie pas on n'a aucune chance de se rendre compte de ce qui marche. C'est pourquoi il faut espérer. On pèche plus souvent par défaut d'espoir que par excès.
 
 
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