Précis d'épistémologie

Un livre de Wikilivres.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Thierry Dugnolle


Aristote et Platon

Table des chapitres

  1. Qu'est-ce que le savoir ?
  2. Métaphysique pour débutants
  3. Principes logiques
  4. La logique de l'identité et des ressemblances
  5. La recherche de la raison
  6. Science de l'âme ou science de la matière ?
  7. La perception, l'imagination et la réflexion
  8. L'instinct, l'apprentissage et la mémoire
  9. Les émotions, la volonté et l'attention
  10. La parole

Applications

  1. La pédagogie de l'autonomie
  2. L'incomplétude des principes mathématiques
  3. La vérité des principes relativistes
  4. Pourquoi l'entropie est-elle réelle ?
  5. La théorie quantique des destinées multiples
  6. L'origine et l'évolution de la vie et de l'esprit
  7. Les vertus thérapeutiques de l'autonomie

Références


L'épistémologie est le savoir sur le savoir. Si on entend le concept de science au sens le plus général, toutes les formes de savoir, l'épistémologie est la science de la science.

Deux critères sont fondamentaux pour définir le savoir : la vérité et la preuve. Un savoir doit être vrai et prouvé pour être véritablement un savoir.

Le savoir sur le savoir est fondamental pour développer toutes les formes de savoir, parce qu'en reconnaissant sa capacité à produire du savoir on se rend davantage capable de le produire.

Se faire une illusion est croire qu'on sait quand on ne sait pas. Quelle que soit l'illusion qu'on se fasse, on se fait toujours en même temps une illusion sur soi-même, puisqu'on prend sa propre ignorance pour du savoir. Les illusions sur notre propre capacité à acquérir et reconnaître le savoir sont donc à la source de toutes nos illusions. En acquérant du savoir sur le savoir, on apprend à reconnaître les illusions fondamentales qui sont à la source de toutes les autres, on affronte les problèmes de l'illusion, de l'erreur et de l'ignorance en les prenant à la racine.


Résumé

Qu'est-ce que le savoir ?

Savoir, c'est être capable de donner une justification concluante de ce qu'on croit. Une justification est un raisonnement logique fondé sur des prémisses fondamentales, ou l'affirmation qu'une prémisse est fondamentale. Une justification est acceptable si elle respecte la logique et si toutes ses prémisses sont acceptables. Les observations qui résultent de l'usage ordinaire de nos facultés naturelles dans de bonnes conditions et les principes vrais par définition sont des prémisses fondamentales acceptables. Une justification est concluante si elle est acceptable et si toutes ses prémisses fondamentales sont vraies.

Le principe de la justification des principes est qu'un bon principe doit porter des fruits.

Dès qu'une justification laisse une place pour le doute on ne peut pas espérer plus que savoir sans savoir qu'on sait. Nous ne sommes pas les maîtres dans notre propre maison, même dans la maison du savoir.

Cette théorie est internaliste et faillibiliste pour les justifications acceptables. Elle est externaliste et infaillibiliste pour les justifications concluantes. Elle est fondationaliste, parce qu'elle reconnaît l'existence de prémisses fondamentales à partir desquelles tout doit être justifié, et cohérentiste parce qu'elle reconnaît que tous les énoncés sont justifiés par la totalité du savoir à laquelle ils appartiennent.


Métaphysique pour débutants

La science de l'être en tant qu'être doit expliquer la nature de l'être, ce qui fait qu'un être est un être. Elle est la science fondamentale.

Tous les êtres sauf la totalité sont déterminés par leur place dans la totalité. La nature d'un être, ce qui fait qu'un être est un être, est sa place dans la totalité. La nature de la totalité, ce qui fait qu'elle est la totalité, est de donner à chaque être sa place.

Les propriétés mentales sont des propriétés naturelles. Comme tous les êtres naturels, elles sont déterminées par leur place dans la totalité des mondes naturellement possibles. Comme toutes les propriétés naturelles, elles sont des puissances parce qu’elles contribuent à la puissance des êtres dont elles sont des propriétés. Mais la place des propriétés mentales dans le système des lois de la Nature n’est pas très bien comprise.

Le défi de l'intégration est d'unifier les sciences et l'épistémologie. Pour chaque savoir ou prétention au savoir, il faut expliquer comment nous l'acquérons, si c'est un savoir, ou pourquoi il n'est qu'une illusion de savoir, sinon.


Principes logiques

C est une conséquence logique de prémisses P lorsqu'il n'y a aucun monde logiquement possible tel que C soit fausse et les P soient vraies.

Une conséquence logique ne peut pas être fausse si les prémisses sont vraies. La relation de conséquence logique conduit nécessairement du vrai au vrai.

Pour définir un monde logiquement possible on se donne des propriétés et des relations fondamentales et un ensemble d’individus auxquels on peut attribuer ces propriétés et ces relations. Un énoncé est atomique lorsqu’il affirme une propriété fondamentale d’un individu ou une relation fondamentale entre plusieurs individus. Un énoncé atomique ne peut pas être décomposé en énoncés plus petits. N'importe quel ensemble d'énoncés atomiques détermine un monde logiquement possible tel qu'ils sont tous vrais et les seuls énoncés atomiques vrais.

Toutes les relations de conséquence logique peuvent être produites avec un petit nombre de règles fondamentales de déduction à partir de conséquences logiques triviales, évidemment tautologiques.

Les raisonnements nous font acquérir du savoir parce qu'ils nous font découvrir tout ce que les lois peuvent enseigner.

Les conclusions des raisonnements sans hypothèse sont des vérités logiques universelles, toujours vraies quelle que soit l'interprétation des concepts qu'elles mentionnent, sauf l'interprétation des connecteurs logiques. On les appelle des lois logiques, ou des tautologies.

Les lois logiques ne sont pas des hypothèses. On a toujours le droit de les adopter comme prémisses, sans autre justification sinon qu'elles sont des lois logiques, parce qu'elles ne peuvent pas être fausses, parce qu'elles ne peuvent pas nous conduire à l'erreur.

Tout le savoir mathématique peut être considéré comme un savoir sur les mondes logiquement possibles.


La logique de l'identité et des ressemblances

Pour que le savoir soit possible, il ne faut pas que tout soit toujours nouveau, il faut plutôt au contraire que tout soit toujours pareil.

Deux êtres naturels sont naturellement indiscernables lorsqu'ils ont les mêmes propriétés naturelles intrinsèques. Les propriétés naturelles intrinsèques sont les propriétés qu'ils conservent quand les circonstances varient, quand ils se trouvent pris dans divers arrangements naturellement possibles.

La nature d'un être est déterminée par ses propriétés naturelles. Un être n'est rien sans ses propriétés. Elles font tout ce qu'il est. Deux êtres qui ont les mêmes propriétés naturelles sont essentiellement semblables. L'un peut toujours être remplacé par l'autre. Tout ce qui est naturellement possible avec l'un est naturellement possible avec l'autre.

Les structures en tant que propriétés peuvent être définies de trois façons :

  • Deux structures ont la même structure si et seulement si elles sont isomorphes.
  • Deux structures ont la même structure si et seulement si elles sont des modèles de la même théorie.
  • Deux structures ont la même structure si et seulement si il existe une analogie entre elles.

Une structure est symétrique lorsqu'elle contient des éléments distincts mais essentiellement indiscernables, parce que leurs propriétés et leurs relations à l'intérieur de la structure déterminent des places distinctes mais équivalentes.

Pour développer la science empirique, il faut postuler que tous les expérimentateurs sont équivalents, au sens où toute expérience faite par l'un doit pouvoir être refaite par un autre. Le principe d'équivalence de tous les observateurs est au fondement de toutes les sciences, parce que la raison exige que le savoir soit universel, que tout ce qui est un savoir pour l'un puisse également être un savoir pour tous les autres.

Quand nous comprenons que le savoir est universel, nous comprenons du même coup le grand principe à partir duquel fonder tout le savoir rationnel. Tout se passe comme si la vérité était une divinité généreuse, qui donne sa sagesse à tous ceux qui veulent vraiment la connaître.

Deux propriétés ou relations naturelles sont identiques si et seulement si elles sont vraies des mêmes êtres dans tous les mondes naturellement possibles.


La recherche de la raison

La raison consiste à développer en commun un savoir universel, en cherchant honnêtement des vérités et des preuves, en respectant le principe d'équivalence de tous les observateurs, et plus généralement en se soumettant volontairement à toutes les règles de l'esprit critique. Nous explorons l'espace des possibles à chaque fois que nous examinons un savoir en vue de l'évaluer. Les épreuves critiques sont destinées à sélectionner les possibilités prometteuses. La critique est donc une heuristique pour résoudre le problème du développement de la raison.

Nous sommes les sources, le milieu et les fins de la raison, les sources parce que la raison naît de nos pensées, le milieu parce qu'elle se développe quand nous travaillons pour elle, les fins parce qu'elle est là pour que nous puissions nous accomplir.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19:18) n'est pas seulement un principe religieux, c'est aussi un principe rationaliste, parce que les sciences et la raison ne peuvent se développer que par l'entraide et la coopération. Si les êtres humains ne veulent pas s'entraider la raison ne peut pas être parmi eux.

Nous ne connaissons pas l'étendue des compétences que la raison peut nous donner. Pour savoir de quoi la raison nous rend capable, la meilleure façon, et la seule, est d'essayer.


Science de l'âme ou science de la matière ?

Pour relever le défi de l'intégration du savoir et du savoir sur le savoir, l'épistémologie doit être psychologique.

La cognition est la production et l'utilisation de représentations internes qui préparent à l'action. Une âme se donne des représentations, elle est ce qui se représente, ce qui perçoit et imagine. Chercher l'âme dans le cerveau, c'est chercher les représentations qu'elle se donne.


La perception, l'imagination et la réflexion

L'imagination est la production de représentations internes. La perception est l'imagination du présent. Percevoir, c'est toujours concevoir parce que la perception attribue des concepts aux êtres perçus. Un concept est déterminé par l'ensemble des systèmes de détection qui signalent la présence d'un objet en lui attribuant ce concept. Cette définition est générale parce que toute unité de traitement de l'information peut être considérée comme un système de détection. La capacité à raisonner peut être considérée comme un système de détection des concepts théoriques.

La réflexion est la connaissance de soi-même en tant qu'âme, c'est à dire en tant qu'être qui perçoit, imagine, ressent et veut. Où trouve-t-on le moi que l'on doit percevoir ? Et comment fait-il pour se représenter lui-même ? La Joconde n'est pas seulement une représentation de Mona Lisa, elle est aussi une représentation de Léonard de Vinci. Il en va de même pour toutes nos représentations.

Les perceptions révèlent la vérité sur la matière parce que la nature de la matière est d'être perceptible.


L'instinct, l'apprentissage et la mémoire

Nous ne pourrions pas apprendre si nous n'avions pas naturellement la capacité d'apprendre. Cet instinct d'apprendre repose sur la capacité des systèmes nerveux à profiter de leur expérience pour orienter leur développement, et donc sur la plasticité des neurones et de leurs synapses.


Les émotions, la volonté et l'attention

Les émotions peuvent être définies à partir de quelques traits généraux : elles sont déclenchées par la détection de conditions spécifiques, la peur par la détection du danger, la tristesse par la détection du malheur, la colère par la détection de l'inacceptable... Cette détection est suivie très rapidement de réactions réflexes et de modifications physiologiques qui permettent à l'organisme de s'adapter à la nouveauté de sa situation. Les émotions déterminent des motivations, c'est à dire des désirs ou des aversions. Elles nous indiquent les buts qui méritent d'être poursuivis, et ce que nous devons fuir ou éviter.

La volonté est expliquée avec un modèle d'administration centralisée sans administrateur central. Des modules exécutifs font appliquer les décisions prises volontairement. Ce sont des circuits neuronaux capables d'enregistrer des décisions déjà prises, reçues sur leur voies d'entrée, et de donner ensuite les ordres qui les appliquent sur leurs voies de sortie. Des modules concepteurs font des propositions à des modules évaluateurs en vue d'une prise de décision. Les modules évaluateurs obéissent aux modules exécutifs et donc aux décisions prises antérieurement, ce qui rend la volonté autonome dans ses évaluations. Les modules concepteurs obéissent eux aussi aux modules exécutifs, ce qui rend la volonté autonome dans son exécution. Ce modèle explique aussi l'attention, parce qu'elle est la sélection de représentations pour prendre des décisions et contrôler leur exécution, la mémoire de travail, parce qu'elle est la mémoire utilisée pour appliquer des décisions, les croyances, parce qu'elles sont des représentations que nous approuvons volontairement, le savoir et les désirs inconscients, parce que nous pouvons parfois nier ce que nous avons pourtant perçu ou ressenti. Il donne ainsi une explication des bases cérébrales du ça, du moi et du surmoi et des dissociations psychiques.

Le savoir éthique consiste à évaluer les actions, les comportements et leurs fins. Le savoir éthique muet est le savoir-évaluer qui résulte des émotions et de la volonté. Un savoir éthique peut être défini comme le savoir d'un idéal, parce qu'un système d'évaluation détermine un idéal. On se construit soi-même en se donnant un idéal du moi, un surmoi, en décidant des critères d'évaluation de nos décisions.

Si on compare l'organisation psychique à une société humaine, le moi est l'État, l'idéal du moi est l'idéal de l'État tel qu'il est affirmé dans la Constitution et dans toutes les déclarations officielles, le ça est la société civile. Les modules exécutifs sont tous les agents de l'État qui lui permettent d'imposer ses décisions. Les modules concepteurs et évaluateurs sont tous les citoyens, fonctionnaires ou non, qui participent à la conception et à l'évaluation des décisions prises au nom de l'État. Une information dont nous prenons conscience parce qu'elle retient notre attention est une information prise en compte lors de l'évaluation qui conduit aux décisions étatiques. Les informations inconscientes sont celles qui restent ignorées par l'État lors de ses évaluations. Les croyances sont ce que l'État déclare officiellement être vrai.


La parole

La parole est l'émission volontaire de signaux pour influencer l'imagination et la volonté de ceux qui les reçoivent.

Les paroles ont du sens lorsqu'elles éveillent l'imagination. Lorsque les concepts détectés par nos systèmes de perception sont associés à des expressions verbales qui les nomment, nous pouvons à la fois décrire ce que nous percevons, en nommant les concepts perçus, et imaginer ce qui est décrit, en simulant la détection des concepts nommés. Comprendre des paroles, c'est savoir s'en servir, et nous devons pour cela imaginer ce qu'elles nous incitent à imaginer.

Le savoir muet est le savoir qui précède la parole et qui résulte de la perception, de l'imagination, de l'émotion et de la volonté. Il peut être traduit en paroles dès que les systèmes de détection qu'il utilise sont nommés par des expressions verbales. Les descriptions sont alors une traduction en mots du savoir muet de ce qui est décrit. Le savoir muet est fondamental pour le développement de la raison, parce que le savoir parlant commence par être une traduction du savoir muet. Il peut ensuite voler de ses propres ailes parce qu'il peut parler de la parole, mais il a besoin du savoir muet pour décoller, parce que les mots doivent éveiller l'imagination pour avoir du sens.

Le savoir théorique abstrait est l'équivalent parlant de l'imagination muette des fictions. Pour que les êtres théoriques existent et soient connus, il suffit d'en faire une théorie, de se donner des principes et de raisonner à partir d'eux. Les êtres abstraits existent en tant qu'objets de la théorie, tout simplement parce qu'il est vrai que nous en parlons. Les êtres abstraits sont complètement déterminés par nos définitions et par les théories dans lesquelles nous les avons définis.

Un savoir éthique parlant ressemble à une théorie abstraite, parce qu'il s'énonce avec des principes dont la vérité est admise par la définition d'un idéal.

La pensée est l'imagination de la parole.

De même que le surmoi individuel unifie une personnalité, l'idéal rationaliste unifie l'humanité. Le surmoi individuel rend intelligent et puissant quand il rend cohérent avec soi-même et avec la réalité. De la même façon l'idéal de la raison rend l'humanité capable de s'unir et de réaliser ainsi la raison.


Applications

Le savoir épistémologique est de toute première importance pour la recherche et l'évaluation des principes des sciences. La recherche fondamentale est toujours une sorte de recherche épistémologique appliquée. Les principes les plus fondamentaux de la logique, des mathématiques, de la physique et de la biologie sont présentés et expliqués dans la troisième partie. Comme les principes de la psychologie et de l'épistémologie ont été présentés dans les deux premières parties, ce livre donne une vue d'ensemble des principes les plus fondamentaux des sciences les plus fondamentales.

Les applications de l'épistémologie peuvent être très concrètes. Dans tous les domaines pratiques où l'acquisition et l'utilisation d'un bon savoir sont d'une importance cruciale, donc à peu près toujours, un solide savoir épistémologique peut faire la preuve de son utilité. La pédagogie et la thérapie cognitive sont directement concernées, mais plus généralement la plupart des enjeux importants pour les êtres humains dépendent de nos capacités à acquérir et utiliser collectivement le savoir : la santé publique, l'écologie, l'économie et la finance, la justice et la démocratie, la vérité et le mensonge dans les médias, la fiabilité et la sécurité des équipements ...


Table détaillée

  1. Qu'est-ce que le savoir ?
    1. Le savoir doit être public et prouvé
    2. Les justifications concluantes
    3. La justification des principes
    4. La justification des observations
    5. Fondationalisme ou cohérentisme ?
    6. Savoir sans savoir qu'on sait
    7. Les justifications faillibles et le problème de Gettier
    8. La justification du savoir sur le savoir
  2. Métaphysique pour débutants
    1. Les plus grandes questions
    2. La vue d’ensemble
    3. La métaphysique est une science
    4. La métaphysique prend la science à la source
    5. Les propriétés, les relations, le problème de la liaison et les individus
    6. Tout l’être d’un être est son être dans le tout
    7. Les mondes logiquement possibles
    8. Les mondes naturellement possibles
    9. L’unité de l’atomisme et du holisme
    10. La puissance des propriétés naturelles
    11. La science de l'être en tant qu'être
    12. La place de l’esprit dans la Nature
    13. Être et être connu
    14. Le défi de l'intégration
  3. Principes logiques
    1. Conséquence nécessaire et possibilité logique
    2. La vérité des énoncés composés
    3. L'interdéfinissabilité des connecteurs logiques
    4. Les règles de déduction
      1. La règle de particularisation
      2. La règle de généralisation
      3. La règle de détachement
      4. La règle d'incorporation d'une hypothèse
      5. Le principe du raisonnement par l'absurde
      6. La règle de suppression de la double négation
      7. La règle d'analyse
      8. La règle de synthèse
      9. La règle d'affaiblissement d'une thèse
      10. La règle d'élimination d'une disjonction
      11. La règle de la preuve directe d'existence
      12. La règle d'élimination d'un quantificateur existentiel
      13. La règle de transitivité des conséquences logiques
    5. Les raisonnements sans hypothèse et les lois logiques
    6. La dérivation des conséquences logiques
    7. La justification de la logique
    8. Le paradoxe de Lewis Caroll
    9. Le savoir mathématique
  4. La logique de l'identité et des ressemblances
    1. Rien de nouveau sous le Soleil
    2. Différence ou identité des indiscernables ?
    3. Science de l'individuel ou science du général ?
    4. La ressemblance
    5. Le raisonnement par similitude et les types
    6. Les structures en tant que propriétés
    7. Les structures symétriques
    8. Le principe d'équivalence de tous les observateurs
    9. La Nature obéit-elle vraiment à des lois ?
    10. La diversité des noms d'un même être
    11. Le principe d'indiscernabilité des identiques
    12. L'identité des individus dans les mondes naturellement possibles
    13. L'identité des propriétés et des relations
  5. La recherche de la raison
    1. La volonté de savoir
    2. La résolution de problèmes
    3. Les problèmes théoriques
    4. Pourquoi les raisonnements nous permettent-ils d'acquérir des connaissances ?
    5. La critique est une heuristique
    6. La découverte de la raison
    7. Où trouve-t-on le grain à moudre ?
    8. Le bon savoir est le savoir qui nous rend compétent
    9. L'unité de la raison
    10. La raison est-elle seulement une invention humaine ?
    11. Que pouvons-nous espérer ?
  6. Science de l'âme ou science de la matière ?
    1. Épistémologie et psychologie
    2. La science de l'âme
    3. Le mystère de l'alliance du corps et de l'âme
    4. La connaissance de soi comme une âme
    5. La cognition
    6. La liaison entre les capteurs et les effecteurs
  7. La perception, l'imagination et la réflexion
    1. La perception est l'imagination du présent
    2. Les inférences muettes
    3. Imaginer pour simuler les autres âmes
    4. La perception est conceptuelle
    5. Les concepts sont-ils des êtres concrets ?
    6. Les schémas
    7. L'imagination créatrice
    8. La réflexion
    9. Pourquoi les perceptions peuvent-elles êtres vraies ?
  8. L'instinct, l'apprentissage et la mémoire
    1. Qu'est-ce que l'apprentissage ?
    2. L'instinct d'apprendre
    3. La plasticité neuronale
    4. Le développement des instincts
    5. La mémoire procédurale
    6. Un modèle neuronal pour la mémoire épisodique : les zones de convergence-divergence
    7. Apprendre à percevoir
  9. Les émotions, la volonté et l'attention
    1. Les modules du cerveau et les comportement involontaires
    2. Les émotions
    3. La prise de décision et l'autonomie de la volonté
    4. L'innovation
    5. Une administration centralisée sans administrateur central
    6. L'attention et la conscience
    7. Les croyances
    8. Le simulateur universel
    9. Le savoir éthique muet
    10. Le ça, le moi et le surmoi
    11. Avons-nous toujours conscience de ce que nous voulons ?
    12. Les désirs inconscients
    13. Fausse conscience et savoir inconscient
    14. Prisonniers des schémas
    15. Le moi divisé
    16. L'unité du corps vivant et la volonté autoprotectrice
    17. La maîtrise de soi
    18. Puissance de l'inconscient ou de la conscience ?
    19. La maîtrise des émotions
  10. La parole
    1. Qu'est-ce que parler ?
      1. Logique et métaphysique
      2. L'être est une parole
      3. La communication animale
      4. Influencer l'imagination et la volonté
    2. La signification par l'imagination
    3. Comprendre des paroles, c'est savoir s'en servir
    4. Les cadres théoriques, l'a priori et la connaissance des êtres abstraits
    5. La liberté d'interprétation
    6. La pensée

Applications

  1. La pédagogie de l'autonomie
    1. Les arguments d'autorité
    2. L'autorité de la raison
    3. L'erreur fondationaliste
    4. Devenir un enseignant pour soi-même
  2. L'incomplétude des principes mathématiques
    1. Le premier théorème d'incomplétude de Gödel
    2. L'infini indénombrable
    3. Le théorème d'indéfinissabilité de la vérité de Tarski
    4. Comment prouver l'improuvable ?
    5. Les preuves de cohérence
    6. Le second théorème d'incomplétude de Gödel
    7. La science de tout ce qui peut être imaginé
    8. La théorie des ensembles de Zermelo
    9. Le paradoxe de Russell
    10. La vérité des axiomes de Peano
    11. La vérité des axiomes de Zermelo
    12. L'axiome du choix
    13. Les preuves de cohérence sont-elles prises dans un cercle vicieux ?
    14. L'indépendance de l'hypothèse du continu
    15. Les théories, les logiciels et les ensembles récursivement énumérables
    16. Les ensembles et les problèmes indécidables
    17. Machines et théories universelles
    18. L'indécidabilité du problème de l'arrêt
    19. L'indécidabilité de l'ensemble des lois logiques
    20. L'universalité est la cause de l'indécidabilité
  3. La vérité des principes relativistes
    1. Le principe de relativité générale
    2. Qu'est-ce qu'un tenseur ?
    3. Un malentendu sur la relativité de la vérité
    4. La physique newtonienne et le principe de relativité de Galilée
    5. L'espace-temps de Minkowski
      1. La constance de la vitesse de la lumière
      2. La relativité de la simultanéité
      3. Les dispositifs de mesure spatio-temporelle
      4. Tous les intervalles du genre lumière sont égaux
      5. La métrique de Minkowski et les tenseurs de l'espace-temps
      6. Pourquoi la physique newtonienne est-elle quand même vraie ?
    6. La courbure de l'espace-temps et la gravitation
      1. La chute libre et les orbites des planètes
      2. La grande idée d'Einstein
      3. L'égalité de la masse inerte et de la masse pesante
      4. Relativité restreinte et relativité générale
    7. Les principes relativistes sont confirmés par leurs fruits
  4. Pourquoi l'entropie est-elle réelle ?
    1. La réalité thermodynamique de l'entropie
    2. Les trois définitions de l'entropie statistique
    3. La réalité de l'entropie d'accessibilité
      1. Ensembles statistiques, ergodicité et moyennes temporelles
      2. Le principe des sondages et la méthode Monte-Carlo
      3. La décohérence quantique
      4. L'entropie microscopique
      5. L'indépendance des constituants microscopiques
      6. Manque d'information, laisser-faire et équilibre
    4. La différence entre l'entropie thermodynamique et l'entropie d'accessibilité
    5. L'information comme carburant
      1. Le démon de Maxwell
      2. Quantité d'information et travail
    6. Pourquoi un démon de Maxwell ne peut-il pas réduire l'entropie totale ?
    7. La conservation de l'entropie subjective d'un système isolé
    8. Pourquoi l'entropie peut-elle augmenter ?
    9. Les calculs irréversibles réduisent-ils toujours l'entropie thermodynamique d'un ordinateur ?
    10. Le démon de Maxwell et l'impossibilité du mouvement perpétuel
    11. La thermodynamique est une physique de l'observation
    12. Compléments
      1. Le mouvement perpétuel de seconde espèce
      2. Croissance de l'entropie et distribution microcanonique
      3. La réalité de la croissance de l'entropie
      4. L'entropie est une grandeur extensive lorsque les parties sont statistiquement indépendantes
      5. La machine de Szilard
  5. La théorie quantique des destinées multiples
    1. Prendre l'équation de Schrödinger au sérieux
    2. Le théorème d'existence des destinées multiples est empiriquement vérifiable
    3. Un seul espace-temps pour tous les mondes parallèles
    4. La théorie d'Everett est la théorie quantique unifiée
  6. L'origine et l'évolution de la vie et de l'esprit
    1. L'évolution par la sélection naturelle
    2. Les molécules de l'hérédité
    3. La génération spontanée de la vie dans l'océan primitif
      1. Les réseaux autocatalytiques
      2. Les molécules amphiphiles et les vésicules
      3. Les premières cellules vivantes
      4. L’origine de l’ADN
      5. Comment savoir si cette théorie est vraie ?
    4. La vie est chez elle dans l'univers
    5. La coopération est plus fondamentale que la compétition
    6. L'infinie tolérance de la vie
    7. L'origine de l'esprit
  7. Les vertus thérapeutiques de l'autonomie
    1. Les troubles psychiques
    2. Se guérir soi-même
    3. La critique comme moyen de guérison
    4. La paix intérieure
    5. Les réactions intérieures
    6. La vérité biographique et autobiographique
    7. Les vertus thérapeutiques de la narration

Références