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WIKIBOOKS - 04/08/2017
Une histoire des transmutations biologiques

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Introduction




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La plupart des réactions chimiques conservent les atomes, mais un très petit nombre provoquent aussi des fusions et fissions d'atomes dans les êtres vivants. Bien que très peu nombreuses, quelques dizaines, ces réactions de transmutations biologiques concernent un très grand nombre d'espèces, des bactéries aux mammifères, au cours de plusieurs processus biologiques qui les contrôlent et qui sont essentiels pour ces organismes.

Les chercheurs ont commencé à observer des anomalies de conservation des atomes dés l'époque où la conservation de la matière a été comprise, avant 1800. C'est seulement à partir de 1959 que quelques chercheurs ont compris que les transmutations pourraient expliquer des anomalies biologiques (par rapport aux théories classiques).

En 1975, la confirmation et la publication de travaux scientifiques par Louis Kervran [1] permet de considérer comme sure l'existence de ce phénomène. Depuis, de nouvelles expérimentations continuent à le confirmer, mais en 2010, il n'a pas d'explication théorique confirmée.

Cet effet biologique semble combiner :

Première approche

Ce livre rassemble des références d'expérimentations et d'étapes dans la compréhension du phénomène pour permettre à chacun une première approche de quelques questions :

  • Ce phénomène des transmutations biologiques existe-t-il ?
  • Quelle confiance accorder à ces diverses expérimentations ?
  • Qu'apportent ces expérimentations par rapport aux conceptions classiques à notre époque ?
  • Sur quels aspects portent les réticences au sujet des transmutations biologiques ?
  • Quelles approches théoriques ont déjà été tentées ?
  • Des domaines voisins peuvent-ils nous aider à trouver une explication ?
  • Où en est la recherche dans ce domaine par rapport au processus général de la méthode scientifique ?
  • Peut-on utiliser ce savoir, avec ou indépendamment des connaissances théoriques, et dans quels domaines ?
  • Où en sont ces utilisations des transmutations biologiques ?

Sommaire

L'apport principal sur les transmutations biologiques est constitué des expérimentations réalisées depuis plus de 200 ans, présentées ici dans l'ordre chronologique des publications.

Certains événements ou certaines étapes particulières peuvent aussi aider à repérer, ou à comprendre le processus d'intégration de ce domaine à l'ensemble des connaissances scientifiques, à l'utilisation de ces connaissances et à leur assimilation par l'ensemble de la société.

  1. De la force vitale à la radioactivité : À cette époque les alchimistes préparent l'apparition de la chimie en tant que domaine scientifique. La théorie standard devient la conservation de la matière, au niveau des atomes. Mais quelques expérimentations montrent alors des anomalies dispersées et inexplicables et intriguent les chercheurs sans qu'ils arrivent à la moindre explication. Vers 1910 un nouveau domaine de la science apparait, la radioactivité à haute énergie, ainsi que les progrès théoriques correspondants. Les noyaux des atomes peuvent se séparer en deux noyaux, ou se réunir par fusion. Lire cette partie...
  2. Relativité et variation de masse : La théorie de la relativité apporte, entre autres, la correspondance masse-énergie et l'explication des variations de masses atomiques des transmutations classiques. Pour les transmutations biologiques, elle explique une légère variation de masse globale (par rapport au premier principe de conservation de Lavoisier). Lire cette partie...
  3. Louis Corentin Kervran et son époque : Les notions de bases sont alors disponibles pour associer les recherches précédentes et leurs confirmations en un nouveau domaine scientifique. Quelques chercheurs comprennent que ces anomalies sont des transmutations biologiques et Louis Kervran qui les fait connaître en devient le représentant emblématique. Lire cette partie...
  4. Recherches récentes : Des recherches continuent à confirmer le phénomène par de nouveaux types de mesures et d'expérimentations. L'objectif des chercheurs n'est plus seulement de confirmer l'existence des transmutations biologiques, mais quelquefois de montrer leurs possibilités d'utilisation. Lire cette partie...
  5. Recherches de domaines liés : Depuis 1989, un nouveau domaine apparait, la fusion froide qui étudie les transmutations à basse énergie pour produire de l'énergie, plus facilement, plus efficacement et en polluant moins. Ces recherches commencent à être soutenues par des industriels. Le domaine d'énergie des interactions nucléaires semble être le même que pour les transmutations biologiques bien que les densités d'énergie et les températures ne soient pas compatibles avec les processus biologiques. D'autres recherches diverses semblent aussi liées à divers aspects des transmutations biologiques. Pour les transmutations biologiques ces recherches pourraient aussi apporter une coopération vers une théorie. Lire cette partie...
  6. Étude des transmutations biologiques : Ce chapitre résume divers aspects des connaissances sur les transmutations biologiques. Lire cette partie...
  7. Utilisations : Vers 2005, les industriels ont commencé à soutenir les recherches en fusion froide et à essayer d'utiliser ces connaissances. En 2011, une entreprise commencerait à commercialiser un générateur thermique à nickel et hydrogène, mais cet usage n'est pas biologique. Lire cette partie...
  8. Approches théoriques : Ce chapitre présente diverses hypothèses, déjà proposées par des chercheurs, qui en 2010 n'ont pas abouti à une théorie consensuelle. Lire cette partie...
  9. Bibliographie : Une bibliographie présente quelques références en plus des notes.
  10. Version imprimable : Une version imprimable permet de disposer d'un document plus proche du format d'un livre.


Voir aussi




De la force vitale à la radioactivité





À cette époque les alchimistes préparent l'apparition de la chimie en tant que domaine scientifique.

La théorie standard va devenir la conservation de la matière, au niveau des atomes. Mais quelques expérimentations montrent alors des anomalies dispersées, inexplicables et qui intriguent les chercheurs sans qu'ils arrivent à la moindre explication.

Entre 1579 et 1644, un saule transmute de l'eau en bois

Saule pleureur

Jean-Baptiste van Helmont, un alchimiste précurseur de la chimie, voulait démontrer que la théorie des quatre éléments alchimiques n'était pas valable.

Helmont a fait pousser un jeune saule dans une caisse de bois contenant 90 kg de terre séchée au four. Il a couvert le pot d'un couvercle en fer étamé perforé de petits trous. Il exprime qu'il n'a pas tenu compte des chutes de feuilles et que de la poussière a pu s'envoler et se re-déposer. Après arrosage, durant cinq ans, avec de l’eau de pluie filtrée sur tamis ou de l'eau distillée si nécessaire, il a observé que le poids de l’arbre avait augmenté de 76 kg, tandis que celui de la terre n’avait diminué que de 57 g. La terre ayant quasiment le même poids, c’est donc l’eau qui s’est changée en bois, en écorces et en racines. Pour les alchimistes, l'élément alchimique "eau" était ainsi transmuté en élément "terre".

Helmont expliquait que s'il provient de l'élément "eau", l'élément "terre" n'est pas élémentaire, donc que l'élément « terre » n'en était pas un et que la théorie des quatre éléments n'était pas valide. [2] [3] Toutefois, ces quatre "éléments" correspondent à notre époque aux états de la matière (solide, liquide, gaz, plasma).

Malgré toutes ses imprécisions, cette expérimentation novatrice préfigure les suivantes, pendant 400 ans, jusqu'à notre époque.

La plupart des expérimentations sur les transmutations biologiques suivent ces étapes de démonstration :

  1. mesurer ou évaluer tous les entrées des éléments chimiques de matière,
  2. laisser vivre l'organisme biologique,
  3. mesurer ou évaluer toutes les sorties des éléments chimiques de matière,
  4. calculer les différences entre entrées et sorties de chaque élément,
  5. en conclure que les quantités de ces éléments ont varié et que le phénomène de transmutation biologique existe.

Au XVIIIe siècle, la vie peut créer de la matière grâce à la « force vitale »

Au XVIIIe siècle on attribue les réactions organiques à une « force vitale », ou une « force de vie ».

À cette époque Albrecht Daniel Thaer (1752-1828) montre que dans certaines circonstances la plante change le calcium en silicium, d’après lui le calcium proviendrait du potassium.

En 1832, Lampadius pensait que le silicium des plantes provenait de leur formation dans la plante.

1777 : Antoine Lavoisier et la conservation de la matière

Antoine Lavoisier (1743-1794)

En 1661, le chimiste Robert Boyle (1627-1691) comprend la nécessité de différents éléments chimiques et commence à considérer la matière comme composée de particules primaires (atomes).

À cette époque la chimie est en train de se constituer en domaine scientifique ayant ses propres lois.

En 1777, Lavoisier propose deux lois :

  • dans un système fermé, dans lequel se produisent des réactions chimiques, le poids total de matière est invariable.
  • le poids total de chaque élément qui compose les substances est inchangé.

Pour les réactions purement chimiques (presque toutes), elle reste vraie. Dans le cas où il y a en même temps des réactions nucléaires (fission ou fusion), totalement inconnues à cette époque, la masse des noyaux des constituants de départ et d'arrivée est différente. C'est le cas des interactions dues à la radioactivité, aux rayons cosmiques ou aux neutrinos qui traversent la matière. C'est aussi le cas lors des transmutations biologiques qui combinent des réactions chimiques et nucléaires.

1797 : Des graines de céréales « créent » de la matière

De 1795 à 1797, l'Académie des Sciences de Berlin organise un concours pour déterminer si les éléments chimiques que l’on trouve étaient déjà là, ou ont été fabriqués par la « force vitale ». C’est Schrader qui gagne le concours. Il fait germer des graines de blé, d'orge et de seigle dans de la fleur de soufre et de l'eau distillée. La comparaison des analyses des germes et des graines montre que de la matière a été créée (éléments chimiques)[4].

1799 : La poule produit du calcium

Louis Nicolas Vauquelin (1763-1829)

En 1799, Louis-Nicolas Vauquelin, membre de l’Académie des Sciences, étonné par la quantité de chaux que produisent les poules, étudie leur ponte. Il nourrit une poule uniquement d'avoine et, en 10 jours, elle produit 4 œufs et des fientes. Kervran rapporte la description très détaillée de Vauquelin ([1], pages 45 à 47).

Le bilan de phosphate de chaux est de 11,9 g dans les fientes moins 5,9 g dans l'avoine, donc une augmentation de 6,0 g.

Le bilan de carbonate de chaux est de 2,5 g dans les fientes plus 19,7 g dans les coquilles d'œufs moins presque rien dans l'avoine, donc une augmentation de 22,3 g.

Le total des sels calciques sortants est de 34,2 g (11,9 g de phosphate + 22,3 g de carbonates) alors que l'avoine n'en contenait que 5,9 g et la poule presque rien. La sortie des sels calciques sortants est donc 5,75 fois le total des entrants. Puisque le calcium n'est pas venu des entrées de l'expérience, il est forcément venu d'un autre élément chimique. Vauquelin a évalué aussi une perte de silice (de 1,3 g) trop faible pour correspondre à la formation de calcium.

Les compositions des œufs trouvées par Vauquelin correspondent aux valeurs de Fausta Setti classiques vers 1975 et sont donc fiables.

La poule est donc capable de former la coquille de ses œufs soit à partir du calcium, lorsqu'elle en dispose, sinon à partir d'un autre élément chimique.

En 1799, Louis-Nicolas Vauquelin, qui étudie la ponte des poules, après ses analyses, termine ainsi : « Je ne donne, au reste, ces résultats que comme des aperçus auxquels l'expérience m'a, en quelque sorte, conduit malgré moi, et auxquels je ne puis encore accorder une confiance entière ; mais s'ils paroissent de quelqu'intérêt, j'engage les chimistes à les répéter, et à les varier de diverses manières (...) ; et, si nous arrivions aux mêmes résultats, ce seroit un grand pas de fait dans la philosophie naturelle, et beaucoup de phénomènes, dont la cause est inconnue, seroient expliqués » [5], [1] page 48. Flaubert évoque indirectement Vauquelin dans Bouvard et Pécuchet.

Vauquelin est prudent car il n'a fait qu'une expérience, mais il a bien compris que certains processus biologiques ne suivent pas la conservation de masse établie par Lavoisier pour la chimie minérale.

En 1975, Kervran, qui rapporte cette expérience, ne l'a pas lui-même reproduite, mais invite des chercheurs à le faire, et avec dosage du potassium K, probable origine du calcium dans ce cas (K+H:=:Ca).

1807 : La moutarde et le radis formeraient du potassium

Henri Braconnot (1780-1855)

En 1807, Henri Braconnot, un chimiste réputé, montre la formation de potassium avec la germination de graines de moutarde et de radis. Cependant, des expériences faites par Lessaigne (1821), Jablonski (1836), de Sausure (1767-1845) ont contredit ces résultats, ils ne trouvèrent aucune variation de concentration en éléments chimiques[4].

1820 : Concours, les éléments inorganiques sont-ils fournis de l’extérieur ?

Dans les années 1820, la Société Royale de Science de Goettingen avait organisé un concours anonyme pour répondre à la question suivante : « Les éléments inorganiques que l’on trouve dans les plantes sont-ils des composés essentiels des plantes vivantes, nécessaires à leur développement, et sont-ils fournis de l’extérieur ? »[4].

La question se pose parce que les contradictions persistent.

1821 : Aucune variation de concentration en éléments chimiques

Cependant, Lessaigne (1821), Jablonski (1836), de Saussure (1767-1845) ne trouvèrent aucune variation de concentration en éléments chimiques[4].

"expérience récente de M. Lessaigne. Cet habile chimiste répéta de la manière suivante les expériences de M. Théodore De Saussure" : [6]

  • 10 grammes de graines de sarrazin, arrosées et poussées jusqu'à 6 cm de hauteur, donnent les mêmes résultats que 10 grammes de graines non germées, après réduction en cendres :
  • 190 mg de phosphate de chaux, 25 mg de carbonnate de chaux et 5 mg de silice.

1822 : L'incubation des oeufs augmente le carbonate de calcium

En 1822, le physiologiste anglais Prout étudie l'augmentation du carbonate de calcium à l'intérieur des œufs de poules en cours d'incubation, et montre qu'elle ne provient pas de la coquille.

1831 : La germination des graines de cresson produit des minéraux

En 1831, Choubard fait germer des graines de cresson dans des coupes en verre propres et montre que les pousses contiennent des minéraux qui n'étaient pas dans les graines.

1832 : Silicium formé dans la plante

En 1832, Lampadius pensait que le silicium des plantes provenait de leur formation dans la plante.

1838 : Théoriquement, la cellule est un système matériel sans variation de masse

À cette époque, on commençait à pouvoir observer au microscope le noyau de la cellule et cela avait déjà été fait sur des végétaux.

En 1838, Théodore Schwann l'observe aussi dans le corps des animaux et expose sa théorie de la cellule :

  • la cellule est l'unité de base du règne végétal et du règne animal.
  • "L'ancienne formule de Descartes posant en principe qu'il n'y a pas deux mécaniques, l'une pour les corps bruts, l'autre pour les corps vivants et que partout les lois de la nature sont identiques, a été reprise victorieusement par l'école physiologique moderne." [7]

1842 : La quantité de matière ne change pas

En 1842, Wiegmann et Polstorff ont montré que :

  1. si la graine se développe dans un milieu non nutritif, avec seulement de l’eau distillée, la croissance s’arrête lorsque les réserves d’éléments inorganiques sont épuisés.
  2. les composés inorganiques de la plante ne peuvent pas être considérés comme des produits du processus de la vie ;
  3. la quantité de matière ne change pas au cours de la germination.

1844 : Le cresson forme du soufre

En 1844, un savant allemand, Vogel, sème des graines de cresson dans du verre pilé, sous cloche de verre, les arrose d'eau distillée, et analyse l'air de la pièce où il ne trouve pas de souffre.

Quelques mois après, le cresson cultivé sans souffre contenait 0,63% de souffre, le double de celui de la semence, contre 1,34% pour le cresson cultivé normalement, 5 fois celui de la semence. C'est donc que le cresson forme du soufre. Jöns Jacob Berzelius rapporte l'expérience dans son traité de chimie minérale, végétale et animale [8].

1850 : Variation de la quantité de magnésium dans des plantes

En 1850, Circa, Lauwes et Gilbert observent une variation inexplicable de la quantité de magnésium dans les cendres des plantes.

1873 : Des graines et des plantes augmentent potassium, phosphore, magnésium, calcium et soufre

En 1873 le baron Albrecht von Herzeele montre que dans certaines graines et jeunes plantes, poussant dans de l'eau distillée, le contenu de potassium, phosphore, magnésium, calcium et soufre, augmente au-delà de la disponibilité de ces éléments.

Il publie des travaux sur l'origine des substances inorganiques. Cette phrase vient de lui : "Ce n'est pas le sol qui apporte la plante, mais la plante qui apporte le sol. [9] [10] [11] [12].

Rudolf Hauschka publiera plus tard, dans ses propres ouvrages, plusieurs textes originaux de Albrecht von Herzeele, dont « Naissance des matières inorganiques » de 1876. [13] [14] [15]

De 1875 à 1883, Von Herzeele a aussi fait plusieurs centaines d'essais qui l'ont convaincu de la possibilité de transmutations biologiques dans l'huile de baleine.

1910 : La radioactivité à haute énergie

Radioactivité alpha par émission d'un noyau d'hélium

Vers 1910, les physiciens commencent à explorer les transmutations par les réactions nucléaires fortes et à comprendre l'intérieur des noyaux atomiques.

La radioactivité à haute énergie peut traverser la matière et provoquer des variations de composition chimique et des variations de masse globale dans un système qui alors n'est plus fermé.

Cette radioactivité à haute énergie n'est pas compatible avec la vie ; elle la perturbe et la détruit. Par contre les faibles énergies (entre forte et chimique) ne sont pas étudiées à cette époque, ni leurs relations avec les processus biologiques.

La conservation de la matière s'étend à l'association masse et énergie par la correspondance .






Relativité et variation de masse





1940 : variations de masse en vase clos de graines de cresson

Variation de masse

De 1934 à 1940, Rudolf Hauschka[16] observe des variations de masse en vase clos[17].

De 1952 à 1954, Rudolf Hauschka compare des variations de masse de graines de différentes origines.

Méthode de l'expérimentation

Dans le protocole de Hauschka[18] :

On fait germer 0,5 g de graines de cresson d'eau avec de l'eau distillée dans un flacon de verre bouché et rendu étanche avec de la graisse. La précision de mesure est de 0,01 mg. Les résultats sont les mêmes que dans des ampoules de verre fermées par fusion du verre, donc la fermeture à la graisse est plus pratique mais assez étanche. Pour réduire les erreurs de mesures on compare 2 flacons identiques, avec ou sans graines. L'expérience dure entre 12 et 16 jours, car ensuite les graines meurent par manque d'échanges avec l'environnement.

Cette expérience sera reproduite en 1994 par Klaus Volkamer[18].

Exemples de mesures de Hauschka

L'écart de masse est en mg pour une masse initiale de 0,5 grammes. La précision des mesures est de 0,01 mg. Pour cette germination de cresson d'eau étudiées en 1934, l'augmentation de masse est forte au début de la germination, et c'est la nouvelle lune (cette corrélation se reproduit souvent dans les expérimentations).
Écart de masse maximal positif + 3,2 / 500 = + 0,64 % le jour 5.
Variation de masse journalière maximale (2,6-1,0) / 500 = + 0,08 % le jour 4.

Jour 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
Écart de masse + 0 + 1,5 + 1,4 + 1,0 + 2,6 + 3,2 + 2,4 + 2,5 + 1,2 + 1,3 + 1,3 + 1,5 + 1,6 + 1,4 + 1,3


Pour cette germination de cresson d'eau étudiées en 1934, la diminution de masse est forte au début de la germination, et c'est la pleine lune (cette corrélation se reproduit souvent dans les expérimentations).
Écart de masse maximal négatif - 3,5 / 500 = - 0,70 % le jour 3.
Variation de masse journalière maximale - 2,5 / 500 = - 0,5 % le jour 1.

Jour 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
Écart de masse - 0 - 2,5 - 3,3 - 3,5 - 2,6 - 2,3 - 2,0 - 2,3 - 2,0 - 1,0 - 1,4 - 1,5



Expérience spéciale : Dans une ampoule de verre, on place l'eau et les graines séparément, puis on la scelle par fusion du verre. On commence à mesurer pendant 5 jours, puis on met en contact l'eau et les graines. On constate que la variation de masse ne commence qu'au moment de la germination par mise en eau des graines. Expérience réalisée du 25/05/1933 au 08/06/1933.
Écart de masse maximal positif + 0,75 / 500 = + 0,15 % le jour 5 de la germination.
Variation de masse journalière maximale + 0,3 / 500 = + 0,06 % le jour 1 et le jour 3 de la germination.

Jour 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
Écart de masse + 0 + 0 + 0 + 0 + 0 + 0 + 0,3 + 0,4 + 0,7 + 0,7 + 0,75 + 0,7 + 0,75 + 0,7

Théorie de la variation de masse

Dans des expériences où des organismes vivants sont complètement isolés, on constate que la masse globale varie, la masse de l'ensemble des atomes isolés, ou encore la masse de l'ensemble des nucléons isolés.

Selon la physique atomique classique, cette variation de la masse globale ne contredit pas le principe de conservation de la matière car l’écart vient de la variation d’énergie de liaison dans les noyaux fusionnés ou fissionnés. La plupart des éléments chimiques composant les êtres vivants ont des noyaux atomiques plus légers que celui du fer. Lors des fusions atomiques de ces éléments, l'énergie moyenne de liaison des nucléons augmente car les nucléons sont alors plus souvent dans des noyaux plus liés, et la masse apparente moyenne des nucléons augmente.

Dans la germination des graines de cresson d'eau étudiées, l'augmentation statistique de masse à l'époque de la nouvelle lune indique que ces fusions sont alors dominantes. Les fissions ont l'effet inverse, diminuent la masse et semblent dominantes autour de la pleine lune.

La mesure de masse totale intègre toutes les variations de masses atomiques, connues ou inconnues, positives ou négatives, qui peuvent donc se compenser.

Une réaction très exothermique à 1000 kJ/mol correspond à une variation de masse de Am = H/C2 = 10-11 kg/mol = 0.011 mg/mol ([18] page 217)

Apports de l'expérimentation

La variation de masse d'un être vivant en vase clos, isolé dans une enceinte étanche, peut dépasser 1 g par kg et par jour.
Elle est la différence de toutes les variations de masses atomiques, connues ou inconnues, positives ou négatives.
Dans les expérience de Hauschka, pour la germination de graines de cresson d'eau, la variation de masse est fortement corrélée à la phase de la lune au début de la germination. L'augmentation de masse est plus forte à la nouvelle lune et la diminution de masse est plus forte à la pleine lune.

Autres expérimentations

Stephan Baumgartner observe des variations de masse de graines de cresson d'eau en germination 40 fois plus faibles, mais sans préciser ni les dates ni l'origine de ses graines.

Earle Augustus Spessard[19] observe une variation positive sur des algues qui vivent des mois en enceinte fermée.

En 2008 Arthur Gohin observe 3 plantes adultes.

La masse de départ d'une des plantes est 323 mg.
Écart de masse maximal ( - 17 + 6 ) / 323 = - 3,4 % le jour 19.
Variation de masse journalière maximale (-15 +6) / 323 / 3 = - 1 % par jour le jour 16.

Jour 0 3 5 13 16 19
Écart de masse - 6 - 15 - 10 - 6 - 15 - 17






Louis Corentin Kervran et son époque





1959 la germination de graines de vesce modifie les taux de P, K, et Ca

Graines de vesce en gousses

Le Professeur Pierre Baranger était intrigué par les expériences de Von Herzeele's, mais il pensait que le nombre d'expériences avait été trop limité et que les précautions contre les erreurs étaient insuffisantes[20].

Pierre Baranger décide de répéter les expériences avec toutes les précautions possibles et sur un nombre très grand de cas qui permettrait une étude statistique. Ses recherches durent quatre ans et portent sur des milliers d'analyses[21].

Baranger vérifie le taux de phosphore P, de potassium K, et de calcium Ca de graines de vesce avant et après la germination dans de l'eau bi-distillée avec ou sans ajout de chlorure de calcium pur. Des lots de 7 à 10 grammes sont préparés, pesés à 0,01 milligramme près, et évalués, puis germés dans un environnement controlé. Les plants sont testés par les méthodes[22] de Brunel-Tourcoin.

Les graines de vesce qui germent dans de l'eau distillée avec CaCl2 augmentent K de 10% et diminuent significativement P. Les graines non-germées et les graines germées dans l'eau distillée seulement ne changent pas nettement leurs taux de K.

« Les résultats étaient probants : tout se passait comme si les plantes avaient bien le pouvoir de fabriquer des éléments ». « Nous n'affirmons pas que la transmutation biologique existe, mais tenons à présenter des faits qui, actuellement, ne trouvent pas d'autre explication. »[20]

1959 Le salpêtre produit du potassium

Le salpêtre se développe sur la chaux des murs humides. Ce sont les bactéries qui produisent la nitrification et l’explication classique est que le potassium peut venir de nombreuses sources. Mais des murs isolés des sources habituelles de potassium ou les expériences en autoclave montrent aussi la nitrification sans source de potassium.

En 21 jours d’incubation en autoclave à 28°C on obtient une augmentation de potassium

  • de +2,73% en moyenne dans les tubes contenant au départ du calcium pur,
  • et +5,71% avec au départ du calcaire de Lithotamnium calcareum ([1] pages 109 à 117).

La réaction est Ca - H :=: K

Des expériences préliminaires montrent que du potassium migre des boîtes de Pétri en verre, pyrex ou polyéthylène, et l’on en tient compte. Les expériences ont été recommencées avec 5 tubes, puis 15 tubes, puis 100 tubes, pour améliorer la confiance statistique, avec du carbonate de calcium pur comme support et en dosant Ca et K.

1959 Les travailleurs en ambiance chaude produisent du magnésium

En 1959 au Sahara, à Ouargla, dans une équipe de travailleurs du pétrole, le magnésium qu'ils ont ingéré et excrété a été mesuré chaque jour pendant 6 mois. En avril et fin septembre le bilan était équilibré, de mai à Août, le bilan était croissant et du 5 au 9 septembre, l’excrétion était supérieure à l’ingestion de 420 - 198 = 222 mg/j.

La marine a fait refaire l'expérimentation en laboratoire à Tindouf, plus aride. En moyenne sur 8 mois, le bilan du magnésium a été de +652 mg/jour (1047 mg ingérés pour 395 mg excrétés), ce qui aurait épuisé en 8 jours leurs réserves de 5 g mobilisables au total dans l'ensemble du corps.

Ce qui conduit à la conclusion qu'une transmutation a lieu et donne du magnésium. (Organisme officiel Prohuza avec le concours de la Marine Française[1], pages 66 à 67)

1959 La transformation de sodium en potassium limite notre température

Thermomètre 39°C=101°F

Les travailleurs des puits de pétrole du Sahara boivent et transpirent très peu, mais sucent des pastilles de sel. En 1959, l'organisme officiel Prohuza a étudié ce phénomène avec le concours de la Marine Française.

Les travailleurs en ambiance chaude à plus de 37°C à l’ombre, pour y résister, consomment beaucoup de sel (sodium) et rejettent beaucoup de potassium. Ceci pendant plusieurs mois, et avec une limitation de la température corporelle autour de 39 °C. Les variations du bilan K/Na et du bilan thermique sont semblables (K et Na en milligrammes) :

  • En mai, K/Na=0,75, l’excédent est de 1300 calories.
  • En juillet, K/Na=1,55, l’excédent est de 3900 calories.
  • En septembre, K/Na=1,2, l’excédent est de 2200 calories.

Des expérimentations complémentaires, avec des personnes vêtues de combinaisons étanches et avec une analyse de l’air inspiré et expiré, annulent presque l’effet possible de la transpiration, et montrent la même transformation de sodium en potassium. De même chez les malades fiévreux qu’on enveloppe pour qu’ils gardent leur sueur liquide et évitent un refroidissement externe. De même pour le sauna finlandais. Tout cela correspond bien au conseil de boire salé pour limiter la fièvre et éviter l’hyperthermie.

Cette expérimentation montre que cette limitation de température vers 39°C ne vient pas de l’évaporation et que notre corps peut éviter l’hyperthermie en transformant du sodium en potassium (Na + O :=: K). (En 1959 au Sahara, à Ouargla, Organisme officiel Prohuza avec le concours de la Marine Française[1], p 68 à 72)

Cette fusion de sodium et d'oxygène vers du potassium devrait produire un fort effet exothermique correspondant à 0,02 u.m.a, mais elle est en fait endothermique.

Refroidissement par l'eau

Le corps humain régule sa température à 37°C. Lors d'une maladie ou d'une activité intense le corps humain s'échauffe et, si la température interne dépasse 40°C, on parle d'hyperthermie et le corps est en danger. Pour se refroidir, le corps peut évaporer de l'eau sur la peau grâce à la transpiration.

Dans certains cas, ce processus ne fonctionne pas :

  • Dans le sauna finlandais, de l'eau s'évapore sur des pierres chauffées et cette vapeur vient se déposer sur le corps qui est alors chauffé par cette condensation. L'air ambiant est aussi à une température supérieure à celle du corps et échauffe celui-ci, or le corps n'atteint pas l'hyperthermie.
  • Dans le cas des personnes vêtues de combinaisons étanches ou des malades fiévreux à risque de refroidissement, l'enveloppe volontairement isolante ne permet ni le refroidissement par évaporation, ni l'évacuation de chaleur. L'activité biologique de base ou la fièvre devrait échauffer le corps, or le corps n'atteint pas l'hyperthermie.

Refroidissement par le sel

Au Sahara, dans une ambiance très chaude, les travailleurs des puits de pétrole, qui boivent et transpirent très peu, ne peuvent pas se refroidir par évaporation de l'eau. S'ils le faisaient ils seraient rapidement déshydratés et ce n'est pas le cas.

Leur corps consomme du sel, c'est-à-dire du chlorure de sodium, et rejette du potassium. Le corps contrôle la conversion de sodium en potassium, pour réguler leur température, et cette transmutation biologique est endothermique, c'est-à-dire absorbe de la chaleur. Pour ce transfert d'énergie, cette réaction des noyaux atomiques est beaucoup plus efficace que l'évaporation qui nécessite beaucoup d'eau.

Cette réaction, qui ne consomme pas d'eau, peut servir :

  • aux travailleurs des puits de pétrole tropicaux, des hauts-fourneaux ou des mines profondes,
  • à tous les sportifs d'endurance, marcheurs et coureurs de fond, footballeurs et autres,
  • aux habitants de tous les pays chauds, pour économiser de l'eau, pour eux-mêmes et leurs animaux (chaque espèce peut disposer ou non de cette fonction biologique),
  • aux explorateurs et touristes des déserts, volcans, geysers et autres endroits chauds...

_ 1962 L'azote surchauffé et respiré produit du monoxyde de carbone

Coulée de Haut-Fourneau

Depuis 1935, Kervran reçoit des dossiers d'intoxications mortelles par l'oxyde de carbone chez des soudeurs mais rien ne permettait de voir d'où était venu cet oxyde de carbone. [23]

En 1955, Kervran reçoit trois nouveaux dossiers d'accidents mortels dont les rapports d'autopsies montraient des intoxications au monoxyde de carbone. Ces cas se produisent lorsque des ouvriers sont exposés à du métal incandescent (hauts-fourneaux, fondeurs, soudeurs à l'arc ou au chalumeau …).

Suite à d'autres rapports inexplicables et classés sans suite, Kervran oriente l'enquête « en vue de voir s'il n'y avait pas passage de la molécue de N2, activé par le fer porté à l'incandescence, en une molécule d'oxyde de carbone. » ([1] p 62-63)

Toutes les expériences précédentes « avaient abouti à montrer qu'il y avait dans ce cas présence d'oxyhémoglobine dans le sang, mais pas de trace dosable de CO dans l'air respiré. … La dissociation de N2 en C + O ne semblait se faire que dans la traversée de la membrane du globule rouge ; la combinaison chimique de C et O se faisant de suite après. »

Des soudeurs équipés de masques de sableurs et respirant par un simple tuyau pendant dans le dos n'ont pas été atteints par l'intoxication au CO. Les sableurs sont normalement alimentés en air par un compresseur. [23]

L'enquête dure plusieurs années avec la collaboration de l'inspection du Travail, de la Préfecture de Police, de la Sécurité sociale, de Gaz de France, de la Faculté de Médecine de Paris. En janvier 1961, Kervran expose ces travaux au Conseil d'Hygiène de la Seine (présidé par Truhaut). Ces travaux sont si importants que son livre de 1962 qui les relate a deux préfaces, l'une de A. Bresson, membre de l'Académie Nationale de Médecine et de l'Académie d'Agriculture de France, l'autre de L. Tanon professeur d'hygiène industrielle qui deviendra Président de l'Académie de Médecine de Paris.

Cette réaction est très particulière si on la considère du point de vue nucléaire.

On peut décrire cette réaction nucléaire 2 N :=: C + O (dans la notation de Kervran) comme une fission d'un atome N vers C et un proton, immédiatement suivie d'une fusion de l'autre atome N et du proton vers O.

Cela soulève la question de la direction du proton qui quitte un N exactement en direction de l'autre N.

La question de la direction de séparation des parties fissionnées et de leur vitesse de séparation existe aussi dans les autres fissions biologiques, car les parties doivent rester dans des positions telles qu'elles ne soient pas perdues lors de la réaction chimique et qu'elles s'intègrent bien à des molécules utiles.

On comprend aussi que la "catalyse" des transmutations biologiques englobe à la fois la maîtrise d'une réaction chimique où un atome apparait ou disparait, et la maîtrise fine de la séparation d'un noyau dans les deux parties voulues (et non d'autres fissions possibles), et leur positionnement après séparation par rapport aux molécules en cours de réactions chimiques.

_ 1965 Des bactéries, levures et moisissures produisent du potassium ou du phosphore

Levure Saccharomyces cerevisiae

Hisatoki Komaki, [24] a d'abord voulu vérifier un des résultats de Louis Kervran, puis a développé ses propres expérimentations avec ses élèves. [25]

Une première série d'expérimentations de Komaki consiste à cultiver divers microorganismes avec ou sans potassium K initial, et à mesurer l’évolution de matière sèche et de potassium K. [26] ([1] p 116 à 119)

On cultive 4 microorganismes : Aspergilus niger AN, Penicil chrysogenum PC, Saccharomyces cerevisiae SC, Torulopsis utilis TU.

On cultive les microorganismes en solution de Mayer, chacun dans plusieurs flacons de 200 ml de milieu agité pendant 72 heures. On contrôle soigneusement les souches et produits chimiques et l’on évalue K par spectroscopie comparée. Avant ensemencement, on stérilise les flacons et leur contenu pendant 10 min à 2 atmosphères.

On ensemence les flacons avec 1 mg de microorganismes qui apportent au maximum 0,01 mg de potassium, quantité négligeable.

Pour le milieu sans potassium K on remplace le phosphate de potassium K (0,5 % de K3PO4) de la solution de Mayer par le phosphate de sodium Na. Sans l’un de ces phosphates, les levures ne se développent pas.

Sans K initial,

  • AN augmente la matière sèche de 161 mg et augmente K de 0,90 mg.
  • PC augmente la matière sèche de 189 mg et augmente K de 1,05 mg.
  • SC augmente la matière sèche de 275 à 320 mg et augmente K de 1,65 à 1,83 mg selon les flacons.
  • TU augmente la matière sèche de 380 à 540 mg et augmente K de 1,95 à 2,15 mg selon les flacons.

Avec K initial,

  • AN augmente la matière sèche de 557 mg et augmente K de 5,35 mg.
  • PC augmente la matière sèche de 906 mg et augmente K de 10,27 mg.
  • SC augmente la matière sèche de 1295 à 1481 mg et augmente K de 15,3 à 16,3 mg selon les flacons.
  • TU augmente la matière sèche de 2589 à 2710 mg et augmente K de 21,0 à 23,9 mg selon les flacons.

Il y a plus de potassium résultant que de potassium entrant.

La présence de potassium K initial favorise cette transmutation et l’augmentation de K est alors plus importante. (C'est vrai dans beaucoup de transmutations.)

L’étude des transmutations possibles indique que l’isotope 23 du sodium fusionne avec l’isotope 16 de l’oxygène et donne l’isotope 39 du potassium : Na 23 + O 16 :=: K 39.

Conclusion : 4 microorganismes différents produisent du potassium.

La troisième série d’expériences, de Hisatoki Komaki et Mademoiselle Takiko Fujimoto pour sa thèse [27] ([1] p.  117 à 129), suit le même protocole, donne des résultats du même ordre et concerne 12 microorganismes dont Aspergilus, Penicil, Saccharomyces et Torulopsis :

Aspergilus terreus, Aspergilus niger, R. nigricans, Urobacilllus N° 21, 22, Urobacilllus N° 23, 24, Souche non identifiée n° 93, T. lactis condensi, H. anomala, S. rouxii, Penicil chrysogenum. ([1] p 122 à 129)

Les milieux sont avec ou sans potassium K, ou à phosphore P réduit (ou nul pour les moisissures), ce qui permet ces résultats :

  • Avec P initial, la matière sèche est de 130 à 1339 mg dans les 24 flacons et contient 3,1 à 29,0 mg de P2O5, selon les microorganismes.
  • Sans P initial, la matière sèche est de 69 à 710 mg dans les 24 flacons et contient 1,3 à 8,0 mg de P2O5, selon les microorganismes.
  • La concentration de P ne change pas dans le milieu de culture.
  • Les microorganismes modifient aussi K, Mg, Fe, Ca.

Cette expérience de Komaki dans une université japonaise a été reproduite au Centre d’Etudes Nucléaires de Saclay, sans radioactivité détectable ([1] p 11) donc les isotopes radioactifs P 30 et P 32 n’étaient pas présents.

L’étude des transmutations possibles indique que l’isotope 15 de l’azote fusionne avec l’isotope 16 de l’oxygène et donne l’isotope 31 du phosphore : N 15 + O 16 :=: P 31.

Conclusions :

  • 12 microorganismes différents (bactéries, levures et moisissures) produisent du phosphore et cette production dépend fortement du taux de phosphore initial.
  • Ces variations des quantité de phosphore P, de K, de Mg, de Fe et de Ca montrent des transmutations.

_ 1966 Les fruits qui sèchent produisent magnésium, phosphore, souffre, calcium, fer.

Petits pois

En 1966, Henri Charles Geffroy (revue "La Vie Claire", 12/1966) remarque que dans les tables de compositions des aliments, les taux de divers éléments chimiques varient de manières différentes. (compositions mesurées par Mme Lucie Randoin, ou autres). ([1] p 53 à 60)

L’évaporation réduirait tous les taux de la même manière et les réactions chimiques ne peuvent modifier ces rapports. Pour ces divers cas, il n’y a pas de source extérieure des éléments dont la quantité est multipliée ou divisée par un facteur supérieur à 2 ou 3. On est conduit à conclure qu’ils ont été produits à partir d’autres déjà présents dans le fruit frais, par transmutation.

  • Dans les figues qui sèchent le taux d’éléments en mg pour 100 g change entre l’état frais et l’état sec. Le rapport sec/frais est de 3,4 pour S et Mg, de 5,3 pour Ca, de 3,8 pour P.
  • Les petits pois pendant qu’ils sèchent changent de composition atomique. Le rapport P/S passe de 2 à 1,7. Le rapport Mg/Ca passe de 1,6 à 2,16. Le rapport P/Ca passe de 4,7 à 6,33.
  • Dans les bananes qui sèchent le rapport P/Ca passe de 2,5 à 4,3.
  • Dans le raisin qui sèche le rapport P/Ca passe de 1 à 3,6.
  • Dans la châtaigne qui sèche le rapport Fe/Cu passe de 1,33 à 2,86.

_ 1967 Les souris produisent du calcium à partir de magnésium

La conception classique en 2009 sur la calcification des os est de dire que le calcium des os vient du calcium de l'alimentation. Pourtant plusieurs biologistes classiques réputés ont essayé de le montrer sans y réussir à l'époque de Kervran et les études récentes continuent de montrer qu'un supplément de calcium n'améliore ni la calcification, ni la résistance aux fractures.

Plusieurs chimistes réputés ont cherché à montrer que le calcaire des os provient du calcium du reste du corps (PB p 73 à 76) [1] :

  • Stolkowski a écrit : "Finalement il est d’usage de masquer notre ignorance de l’origine biochimique du calcaire en désignant ce qui est sécrété par les cellules formatrices sous le nom de protéine phospho-carbonatée"
  • En 1939, Drach, Directeur d’un laboratoire d’océanographie, rédige une thèse sur la mue du crabe et conclue page 354 : "Rien... ne permet d’affirmer la nécessité d’un apport alimentaire de calcium pour la construction du squelette...". La carapace imperméable est formée de fins cristaux de calcite et se forme par l’intérieur. Drach ne voit que les branchies comme entrée possible du calcium vers le sang, mais n’a pu le prouver car on ne sait pas ou passe ce calcium qu’on ne retrouve pas dans l’organisme. Une substance où l’on ne peut trouver de calcium devient du calcaire en quelques heures dans le tissu à canaux hexagonaux où se forme la carapace (comme pour la formation des os).
Selye János ou Hans Selye (1907-1982)
  • En 1962, Hans Selye écrit Calciphilaxie, 582 pages pour étudier le métabolisme du calcaire, et conclut : "La nature du mécanisme local de la calcification est un des plus importants problèmes de biochimie non résolu."
  • En 1966, le docteur L.Bertrand compile 83 références qui montrent qu’une carence en magnésium entraîne une hypocalcémie et conduit à une tétanie (spasmophilie). L’administration de calcium ne rétablit pas une calcémie normale, mais l’ingestion de magnésium oui ([1] p 77). Le Docteur Bertrand écrit : "Les manifestations tétaniques hypocalcémiques sont conditionnées par une hyperkaliémie..." dans "Spasmophilie" Cahiers Sandoz n° 7, juin 1966 (Ca - H :=: K) ([1] p 104).
  • En 1967, F. Bronner, de l’école de médecine de Louisville, écrit une étude de 10 pages, dans "Transactions of the New York Academy of Sciences", février 1967. Il a expérimenté sur 109 rats alimentés avec des taux différents de calcium. Il écrit qu’une erreur technique systématique est invraisemblable et que ses bilans ne peuvent être faux. Le bilan du calcium est négatif, l’organisme rejette plus de calcium qu’il n’en ingère.C’est incompréhensible, et il reconnaît que cette situation est un vrai paradoxe et qu’il faut pousser les recherches plus loin.
Fracture du tibia

Plusieurs études récentes montrent qu'un apport de calcium ne réduit pas le risque de fracture, même avec de la vitamine D :

  • Dr Fraze Anderson : Sur 5292 personnes de 70 ans et plus et de moins de 58 kg, après une première fracture de moins de 10 ans, elles ont le même risque de 13% d'une autre fracture.[28]
  • Dr David Torgenson : Sur 3314 femmes de 70 ans et plus et ayant un ou plusieurs facteurs de risque pour la rupture de la hanche, le risque de fracture est le même avec ou sans supplémentation en calcium et/ou vitamine D3.[29]
  • Dr Bischoff-Ferrari : Une dose de vitamine D de 700 à 800 IU/d réduit autant le risque de fracture avec ou sans supplémentation en calcium, à plus de 60 ans, de 26% pour les fractures de la hanche sur 9294 personnes, de 23% pour les fractures non-vertébrales sur 9820 personnes.[30]

Louis Kervran résumait ainsi cette situation : "Le calcaire des os est secrété par une membrane. On trouve le calcaire du côté de l’os, jamais de l’autre côté."

Ceci pour l'espèce humaine. Mais chaque espèce à ses propres particularités pour les transmutations comme pour les autres caractéristiques, et Kervran le fait soigneusement remarquer. Bien sur, des espèces proches ont probablement des caractéristiques proches.

C'est pour montrer que le calcium osseux provient du magnésium (pour certaines espèces) que Louis Kervran a réalisé son étude sur les souris, après des études d'autres chercheurs.

Souris

Des souris (un lot de 24) ayant reçu pendant 5 jours un supplément de chlorure de magnésium de 100 mg/kg/jour ont grossi de 15 % de plus, et ont formé 0,64 g de plus de calcium et 0,60 g de plus de phosphore, par rapport au lot témoin (de 24 autres souris). Ici toutes les conditions d’expérimentation et les méthodes de mesures sont les mêmes pour les deux lots de souris nourries par gavage, avec pesées des excréments. Le lot avec supplément de Mg :

  • contenait 2,48 - 1,84 = 0,64 g de plus de calcium.
  • contenait 2,40 - 1,80 = 0,60 g de plus de phosphore.

Cette expérimentation de Kervran, présentée en 1967 à l’Académie [31], montre que le calcium provient du magnésium car le supplément de calcium produit est 5 fois plus important que le calcium alimentaire entrant ([1] p.  79 à 82).

Le magnésium n'est pas un catalyseur car il est consommé. Le calcium alimentaire n'est pas seulement "mieux fixé grâce à plus de magnésium" car le calcium sortant est 5 fois plus important que le calcium alimentaire entrant, on est donc largement au delà de la "fixation" des entrants. Puisque l'on a tenu compte des excréments, le calcium fixé ou non est pris en compte. On sait aussi que la presque totalité du calcium est dans les os.

_ 1969 Le homard produit du calcium, du phosphore et du cuivre

Homard

En 1968 et 1969, suite à des études dans un musée océanographique, après une première expérience de mise au point, Louis Kervran réalise une deuxième expérience sur un homard, assisté de l’ingénieur chimiste J. Guéguen. ([1] p 93 à 95)

Le homard forme sa carapace pendant sa mue, en 17 jours, sans manger.

Le calcium passe de 0,56 g à 1,90 g dans son corps (carapace) et de 3,75 g à 13,56 g dans 75 litres d’eau, soit une augmentation totale de 11,15 g (15,46 - 4,31).

Puisque la quantité de calcium a augmenté dans le homard et dans l’eau, et qu’il n’a pas pu venir du homard, ni de l’eau, ni de l’air environnant, c’est qu’il a été fabriqué par le homard à partir d’autres atomes.

Le phosphore a aussi augmenté de 50 mg (+13%) dans le homard (430 mg - 380 mg), et baissé dans l'eau de 0,15 mg.

Le cuivre a aussi augmenté de 2,11 mg dans le homard (5,51 mg - 3,40 mg), et dans l'eau de 3 mg (4,95 mg - 1,95 mg).

Ces mesures ont été réalisées, par deux laboratoires différents, par spectrophotométrie d'absorption atomique (appareil Beckman 1966) pour "recouper les méthodes colorimétriques habituelles... chimiques" et "par une méthode physique, où tout est automatisé et où le facteur d'appréciation personnelle n'intervient pas".

_ 1972 La plante Tillandsia produit ses minéraux à partir d’eau et d’air « purs ».

J. E. Zündel a obtenu par bouture le développement de la plante Tillandsia sur des fils de fer ou de cuivre ou de nylon. Elle n’a reçu que de l’air dépoussiéré et de l’eau déminéralisée. Elle a poussé en serre froide hors poussière, il a vérifié par des bacs placés à côté. Puisque Tillandsia contient tous les minéraux habituels alors qu’elle ne reçoit que de l’air et de l'eau, c’est qu’elle est capable de produire tous ces minéraux à partir des éléments chimiques de l’air dépoussiéré et de l’eau déminéralisée.

Kervran signale ce fait, mais ne l’invoque pas comme preuve car "Les expériences... ont été trop peu nombreuses." ([1] p.  165).

_ 1972 Déséquilibre d'azote respiratoire pendant la digestion humaine

"Au cours de la période digestive, l'homme expire plus d'azote qu'il n'en inspire et la quantité d'azote produit peut atteindre celle de CO2. C'est l'inverse en dehors des périodes digestives. Ces observations vont à l'encontre d'une notion classique qui remonte à Lavoisier, à savoir que le bilan gazeux d'azote est nul." [32],([1] p.  103)

_ 1972 L’avoine convertit du potassium en calcium.

Avoine

L’avoine, qui est calcifuge, n’a pas besoin de calcium pour germer. Et l'avoine calcifuge produit tellement de calcium qu’elle ne pousse plus dans le sol qu’elle rend calcaire en quelques années. Pourquoi ?

J E Zündel était ingénieur chimiste de l’Ecole Polytechnique de Zurich. Après une vie professionnelle d’analyse chimique dans une papeterie, il s’est ouvert au domaine étudié par Kervran et a surtout voulu prouver de manière sure la création de calcium par l’avoine qui démontre la transmutation biologique. Zündel a réalisé des dizaines d’expériences, quelquefois sur des milliers de graines d’avoine, de plantules et de plantes. Il a communiqué ses travaux sur l’avoine Flämingskrone à l’Académie d’Agriculture le 01/12/1971, publiés dans le bulletin n° 4 de 1972 ([1] p.  165 à 183).

Des graines d’avoine fourragère non sélectionnées germent d’abord à l’eau déminéralisée et on les trie pour ne garder que les graines bien germées. Puis on les met en culture sur papier-filtre imbibé d’eau déminéralisée avec des sels fertilisants extra-purs (éléments et oligoéléments), en 4 lots de 150 graines le même jour, cultivées de 6 à 12 semaines, puis calcinées à 900°C et dosées séparément. Les plantules flétries sont retirées au fur et à mesure.

  • Les mesures sont dispersées de 0,032 à 0,040 mg de CaO par graine selon les lots.
  • Les mesures sont dispersées de 0,175 à 0,267 mg de CaO par plantule selon les lots.
  • Le bilan au début est de 0,036 mg de CaO par graine témoin, moyenne de 4 moyennes de 150 graines.
  • Le bilan à la fin est de 0,227 mg de CaO par plantule, moyenne de 4 moyennes de 91 à 49 plantules restantes.

Chaque plantule d’avoine a donc produit 0,227 - 0,036 = 0,191 mg de CaO en moyenne, soit augmenté ce CaO de 530%. Les variations de Ca et K sont très fortes et en sens inverses. Les dispersions des mesures sont très faibles par rapport à la variation moyenne.

La chimie classique ne peut expliquer ces variations, mais les transmutations biologiques, oui. La réaction est K + H :=: Ca. ([1] p.  169 à 171)

_ 1975 Les transmutations biologiques expliquent plusieurs anomalies biologiques.

En 1959, Louis Corentin Kervran coopère à la mise en évidence de cet aspect de la matière que la physique classique ne pouvait constater à cause de la grande différence dans les conditions d'observations. [1]

De 1959 à 1975 Louis Corentin Kervran étudie, reproduit, documente et publie de nombreuses études sur les transmutations biologiques. Il est le chercheur emblématique de ce domaine scientifique. Il publie des livres et articles de revues ; il en parle à la radio et à la télévision.

En 1975, Kervran rassemble, confirme et publie des preuves, c'est-à-dire plus de 10 études, portant sur 6500 expériences élémentaires dont toutes convergent vers cette conclusion : ([1])

Les processus biologiques contrôlent des processus de transmutations (fusions et fissions d'atomes) qui participent a leur métabolisme normal pour des fonctions essentielles, formation osseuse, croissance, équilibre ionique, limitation thermique, même si ces types de réactions sont en petit nombre, même si personne ne sait expliquer comment...

La vie utilise des transmutations atomiques biologiques.

Il termine le livre ”Preuves en Biologie de Transmutations à Faible Energie”, à Paris en automne 1974. ([1] p 308)

Le 21/01/1975, l'année où parait ce livre, Louis Corentin Kervran (1901-1983) est proposé pour (mais ne reçoit pas) le Prix Nobel en médecine et physiologie par la Faculté de Médecine d'Osaka (Japon), soutenu par l'Académie de Médecine de Paris (France) et il est membre de l'Académie des Sciences de New York (USA). [33]

La proposition pour le prix Nobel, en anglais, est ainsi rédigée : «Dans le monde naturel, la transmutation de divers éléments se produit souvent avec une très faible énergie. Dans le but de confirmer le fait plus correctement, les nominés réalisent des expérimentations maîtrisées et précises depuis plus de dix ans. (voir la description de la découverte qualifiante pour le concours ; biographies des nominés.) La découverte est soutenu par le Professeur L. TANON, Président du Conseil Supérieur d'Hygiène de France, Président de l'Académie de Médecine et autres. Avec le Prof. L. TANON, le nominant soutient aussi la découverte qui servira à contribuer aux progrès de la science biologique, spécialement en ce qui concerne la médecine, à la physiologie et à la biologie en agriculture.» Signé : Hiroshi MARUYAMA, M. D., ex-Professor, Facultée de Médecine, Université d'Osaka, Japon, 21/01/1975.






Recherches récentes





1981 L'algue Chlorella vulgaris modifie le rapport potassium/sodium

De 1975 à 1989, le Professeur L. Wim J. Holleman étudie les algues Chlorella vulgaris[34].

En 1981, il rédige un rapport non publié, en allemand [35]. En 2007, David Cuthbertson le traduit en anglais et le critique[36]. Cette critique est une analyse très détaillée de l'expérimentation, de ses difficultés et incertitudes, utile à ceux qui désirent en connaitre les limites ou qui voudraient la reproduire, mais ne remet pas en cause les variations d'éléments chimiques.

Wim Holleman cultive les algues Chlorella vulgaris de façon standard pour l'expérience de base qui constitue un cycle élémentaire ensemencé d'algues de référence. Il répète ce cycle plusieurs fois pour une même série d'expériences, et pour plusieurs séries en parallèles. Chaque lignée reçoit au début une solution nutritive, puis pour les cycles suivants les cendres du cycle précédent. Pour procéder au maximum par comparaison et éliminer le plus possible de biais expérimentaux, il réalise aussi des "cultures" de témoins morts qui servent de références de comparaisons.

Le rapport du potassium au sodium montre une variation moyenne de -16 % au quatrième cycle entre le témoin mort et la culture d'algues vivantes (une modification a ensuite perturbé l'expérience).

Détails techniques :

  • La solution nutritive est presque celle de Kuhl (1962a), sauf pour le magnésium réduit à 10 % et remplacé à 90 % par du sodium sous la forme Na2SO4.
  • Au premier cycle d'une série, un bac de 50 ml de solution nutritive est ensemencée de 2 ml d'algues de référence, puis est cultivée pendant 14 jours. Les cultures arrivent en limite de croissance vers 12 jours environ.
  • Une des cultures est alors analysée et les autres nourrissent chacune une nouvelle culture. Les résultats portent sur des séries de cultures parallèles et indépendantes de 1 à 6 cycles.
  • Les cultures, dans leurs coupelles en verre de quartz, sont déshydratées et réduites en cendre à 500 °C.
  • Les analyses, immédiates après cultures, mesurent les taux de potassium et de sodium par photométrie de flamme d'une culture et du témoin mort correspondant.
  • Les cendres d'une culture, pour constituer la solution nutritive de la culture suivante, sont dissoutes à l'eau distillée dans leur coupelle d'origine.
  • Les coupelles sont thermostatés à 27°C par un bac d'eau bi-distilée agitée en permanence. L'éclairage vient d'une ampoule au tungstène de 150 W.
  • L'air est filté par du coton hydrophile, et reçoit un appport de 5 % de CO2 pour favoriser la croissance.
  • De 1975 à 1982, les cultures témoins sont déshydratées et réduites en cendre.
  • De 1982 à 1987, Holleman essaie de nombreuses variantes pour améliorer la méthode.
  • De 1987 à 1989, les notes de Holleman sont imprécises, mais il continue de travailler sur les conditions d'une culture à croissance stable (densité de cellules, concentrations, cycle d'éclairement et autres)[37].

1989 Découverte de la fusion froide

Martin Fleischmann et Stanley Pons découvrent la fusion froide en mars 1989.

1992 Prix Ig Nobel parodique pour Louis Corentin Kervran

C'est à propos de l'expérimentation de Nicolas Vauquelin que Louis Corentin Kervran a reçu le Prix Ig Nobel parodique en 1992, en physique : ardent admirateur de l'alchimie, pour sa conclusion que le calcium des coquilles d'œufs de poulet est créé par un processus de fusion froide [38],[39] :

  • Alors que le poulet ne pond pas d'œuf,
  • que l'expérimentation est de Vauquelin et non de Kervran, qui l'a seulement fait connaitre,
  • qu'il ne s'agit pas d'alchimie mais de science exacte,
  • que la fusion froide vient d'être découverte en 1989,
  • qu'il ne s'agit pas exactement de fusion froide (à la recherche d'énergie) mais de transmutation biologique,
  • que Kervran a déjà été proposé mais non nommé pour le véritable prix Nobel en 1975,
  • et que Louis Kervran est déjà décédé depuis 1981.

1993 Confirmation de transmutations par des microorganismes par Komaki

Dans cette étude, le professeur Hisatoki Komaki, President de la Earth Environment University of Japan and U.S.A. [38] :

  • rappelle des travaux de Vauquelin en 1799, de Choubard en 1831 et de von Herzeele en 1875 ;
  • référence des travaux de Louis Kervran à partir de 1959 et ses propres travaux précédents ;
  • inclue les transmutations biologiques dans le domaine de la fusion froide ;
  • confirme la transmutation de potassium, magnésium, fer et calcium, par Aspergillus niger, Penicillium chrysogenum, Saccharomyes cerevisiae, et Torulopsis utilis, en culture dans des milieux de compositions normales ou appauvris en certains éléments. (Voir 1965).

1994 Confirmation de la variation de masse en vase clos

Conservation ou variation de masse ?

L'objectif de K. Volkamer et al. est de répéter les mesures de Hauschka publiées en 1940, pour les confirmer ou non[40].

Pour être aussi rigoureux que possible, Volkamer prend ces précautions de mesures : Les flacons sont thermodynamiquement fermés et thermiquement équilibrés, air conditionné, retour à l’équilibre thermique, flacons de verre tous scellés, calibration tous les jours, lots tirés au hasard, opérateur ignorant le contenu des lots, précision et linéarité de 0.1 mg, 4 témoins passifs mesurés avant et après chaque série de mesures, compensation de la perturbation thermique due à l’opérateur par interpolation sur 0,9 mg en 20 min, manipulations par pinces brucelles, et autres ([40] p 220 à 226).

Expérience réalisée à partir du 30/04/1985 aux USA ([40] p 228 fig 4). Chacun des 8 flacons de verre scellés contient 4 g de graines de haricots mungo et 8 ml d’eau. Les 4 témoins passifs contiennent 12 ml d’eau.

Jour 1 2 3 4
Écart de masse -0,35 -0,5 -0,9 -1,1

Écart de masse maximal (– 1,10 + 0,00) / 4000 = -0,027 % en 3 jours.
La variation de masse est 11 fois l'erreur de mesure, elle est significative.

Expérience réalisée à partir du 18/02/1991 aux USA ([40] p 239 fig 10).

Jour 1 1,5 2 2,5 3 4 4,5 5 6
Écart de masse +0,50 +0,34 +0,43 +0,30 +0,57 +0,54 +0,37 +0,59 +0,62

Écart de masse maximal (0,62 – 0,00) / 4000 = + 0,0155 % en 4,5 jours. La variation de masse est 6 fois l'erreur de mesure, elle est significative.

Sur 22 expériences de germination de graines de haricot mungo, 14 montrent un effet significatif.
K. Volkamer conclue : « Les fluctuations de masse suggèrent l’existence d’une forme de matière froide ou noire. »

2003 Des microorganismes réduisent la radioactivé de deux isotopes radioactifs

En 2003, l'objectif de Vladimir I. Vysotskii dans cette expérimentation était de vérifier la possibilité d'utiliser des transmutations biologiques dans le but de réduire les déchets atomiques[41].

Des microorganismes sont utilisés pour réduire la radioactivité de plusieurs isotopes. Le milieu actif MCT ("microbial catalyst-transmutator") utilisé est une symbiose sous forme de granules de nombreux microorganismes, de sources d’énergies, et de N, C, P etc., et de substances aglutinantes. La demi-vie radioactive de La140 est de 40.3 heures, celle de Ba140 est de 12,7 jours. Les mesures de radioactivité sont ramenées au rapport normalisé Q(T)/Q(0) d’une part dans l’eau pure témoin, d’autre part dans le milieu biologique actif.

  • D’abord la radioactivité baisse de manière classique car les micro-organismes mettent 10 jours à muter avant de s’adapter à la radioactivité et à l’isotope que l’on cherche à éliminer.
  • Puis la radioactivité de Ba140 et La140 baisse de manière significative car les micro-organismes commencent à transmuter les isotopes, jusqu’au 25ième jour. La différence entre les Q(T)/Q(0) est alors = 0,23 (0,28 dans l’eau – 0,05 dans le milieu actif). Donc les microorganismes ont bien transmuté des isotopes radioactifs et les deux types de transmutations ont lieu simultanément.
  • Ensuite la radioactivité devient trop faible pour être mesurée.
  • La radioactivité de Co60 reste constante et celle de Ba140 et La140 dans l’eau pure en témoin baisse de manière classique.

Cette réduction de déchets atomiques par des microorganismes apporte aussi des informations nouvelles sur ces transmutations :

  • les microorganismes peuvent étendre leur capacité de transmutation à des éléments chimiques de très grandes masses atomiques(ici en 10 jours).
  • les transmutations biologiques peuvent partir d'éléments radioactifs instables vers des éléments stables.

2003 Des bactéries marines Marinobacter produisent du cuivre, du manganèse et du zinc

En 2003, Jean-Paul Biberian expérimente sur des bactéries marines Marinobacter et a étudié 22 éléments chimiques[42],[43],[44].

  • Il observe une diminution des quantités de calcium, potassium, magnésium et sodium.
  • Il observe une augmentation du cuivre de 116 %, du manganèse de 300 %, du zinc de 79 %.
  • Il exprime des doutes sur l'aluminium, le bore, le fer et le lithium.
  • Mais les augmentations ne sont pas équilibrées par les diminutions, il continue à chercher tous les éléments chimiques concernés.

2007 Désactivation par des micro-organismes de l'isotope radioactif Cs 137

En 2007, Vladimir I.Vysotskii compare la décroissance de radioactivité du Cesium 137 dans de l'eau distillée avec ou sans micro-organismes (MCT = microbial catalyst transmutator = transmutateur par catalyse microbienne)[45].

Les cultures de micro-organismes sont à 25 °C. Tous les flacons sont fermés et leur radio-activitée est mesurée tous les 7 jours.

"Nous avons observé l'affaiblissement accéléré de l'isotope Cs137 dans toutes les expériences avec MCT et en présence de différents sels additionnels pendant plus de 100 jours."

Les micro-organismes accélèrent la désactivation différemment selon le milieu de culture.

  • Dans l'expérience de controle, avec de l'eau, la loi de l'affaiblissement était « habituelle » et la demi-vie radioactive était d'environ 30 ans.
  • La présence du sel de Calcium accélére (35 fois) la demi-vie radioactive à 310 jours.
  • En présence d'un suplément anormal de potassium dans le milieu nutritif (qui perturbe les microbes) la transmutation de césium devient très faible et la demi-vie radioactive était environ 10 ans.

2009 Ré-édition de livres de Corentin Louis Kervran

Les livres de Louis Kervran étaient tous épuisés depuis longtemps. A partir de 2009, un éditeur en a ré-édité quelques uns. [46],[47],[48],[49]

2009 Hypothèse de Widom-Larsen

En 2009, Lewis G. Larsen et Allan Widom présentent une hypothèse de transmutation en 4 étapes pour expliquer le mécanisme et les transferts d'énergie des réactions LENR. Ils expliqueraient ainsi les effets collectifs dans ces réactions et comment le domaine des produits chimiques s'interface avec le domaine nucléaire pour créer des réactions nucléaires à énergie réduite [50].

LENR (en anglais Low-Energy Nuclear Reactions) signifie réactions nucléaires à faible énergie [51] (par comparaison aux réactions nucléaires dites fortes qui ne se produisent qu'à des millions de degrés).

Les électrons se déplacent très vite par rapport aux noyaux et se comportent comme s'ils en étaient découplés. Dans les hydrures métalliques, Lewis Larsen envisage une mer d'électrons polarisés extérieurs aux masses métalliques et formant un plasma. Ce plasma d'électrons collectifs à la surface des hydrures métalliques permet de créer des sortes d'électrons lourds (très énergétiques) sous l'influence de champs électromagnétiques.

  • étape 1 : Ainsi, des champs électromagnétiques formeraient des électrons lourds dans le plasma d'électrons, en surface des hydrures métalliques.
  • étape 2 : Les électrons peuvent alors fusionner avec des protons de l'hydrogène, former des neutrons, et l'énergie en excès est emportée par des neutrinos.
  • étape 3 : Un neutron peut être capturé par un noyau métallique proche, qui produit, par une chaine de réactions nucléaires, un isotope stable ou instable.
  • étape 4 : Enfin, si le noyau est instable, un de ses neutrons se décompose en un proton, un électron énergétique et un anti-neutrino électronique. L'électron énergétique provoque une décomposition béta.

L'étape 2 peut concerner de l'hydrogène normal (proton p+) ou de l'hydrogène lourd (deutérium d+).

Les étapes 1, 2 et 4 ne comportent que des interactions faibles.

L'étape 3, une capture de neutron, est une interaction forte mais n'est pas une fusion nucléaire (forte). Il ne s'agit donc pas de "fusion froide" mais de LENR.

L'étape 4 ne se produit que si le noyau est instable. Cette hypothèse pourrait donc expliquer une partie du mécanisme et les transferts d'énergie des transmutations biologiques :

  • celles qui utilisent de l'hydrogène,
  • qui ne concernent que des isotopes stables,
  • qui ne montrent aucun rayonnement détectable et n'utiliseraient que des échanges de neutrino et de neutron local.
  • qui ne comporteraient que les étapes 1, 2 et 3.

Cette hypothèse semble confirmée par le dépôt d'un brevet qui utilise le processus inverse [52].

2010 Des bactéries accroissent la quantité de calcium

En 2010 Jean-Paul Biberian écrit : "En France, notre équipe a réalisé plusieurs expériences avec à la fois des graines de blé et d'avoine, et des bactéries. Ces expériences préliminaires semblent confirmer les travaux de Kervran, mais avec des variations de composition chimique beaucoup plus faible (sic). Nous avons observé avec les bactéries un accroissement de la quantité de calcium après développement des bactéries. Dans la germination des graines, nous avons observé un abaissement de la quantité de métaux lourds : mercure, plomb, palladium. Tous ces résultats sont très importants, et nécessitent des confirmations qui sont en cours"[53].

2011 Hypothèse de suppression de la barrière de Coulomb

La barrière de Coulomb est la répulsion électrostatique entre un noyau atomique et les protons qui pourraient l'approcher. Dans le vide, elle oblige les protons à disposer d'une très grande énergie cinétique pour la franchir.

Dans la matière dense ordinaire sa grandeur est déterminée par l'équation de Schroedinger, habituellement calculée par rapport à l'état fondamental du noyau. Mais le noyau n'est jamais dans cet état, ne serait-ce que parce qu'il a été créé et qu'il est donc perturbé dès l'origine[54], mais aussi parce qu'il est soumis en permanence à de nombreuses interactions internes et externes.

Vladimir I. Vysotskii étudie l'exemple d'une quasi-molécule (MnD)+ située dans un trou de la matière dense classique. Dans ce cas et pour l'ensemble des niveaux d'énergie possibles, Vladimir I. Vysotskii arrive à l'hypothèse suivante : [54]

  • «  Le mécanisme proposé en [55]] est capable de fournir à court terme une élimination de la barrière de Coulomb dans les trous de micro-potentiel, avec une structure quasi-parabolique. »
  • Pour la première fois la désactivation de l'isotope Cs137 est accélérée 35 fois par rapport à la désintégration classique.
  • L'énergie d'interaction du noyau est une fonction à signe variable de la distance au centre du noyau Mn.
  • La situation s'améliore sensiblement quand les paramètres du trou varient lentement et passent alors inévitablement par des valeurs optimales pour l'annulation de la barrière de Coulomb et les réactions nucléaires.
  • Ces variations lentes se produisent dans les cultures micro-biologiques, lors la reproduction de

L'ADN, de la formation des membranes, des cellules et d'autres objets biomoléculaires.

  • Une association optimale de divers types de microbes est 20 fois plus efficace qu'un seul type "pur".
  • «  Nous croyons que tous les effets isotopiques observés peuvent être caractérisés comme le processus « régulier » de la transmutation des isotopes et des éléments qui se produit dans des systèmes biologiques. »





Recherches de domaines liés





2003 Transmutations par surpression d'électrons et effondrement

Autour de S.V. Adamenko et Vladimir I. Vysotskii, une équipe russe a découvert un nouveau processus physique, et synthétisé des isotopes de A=1 à A=500 par effondrement (“self-shrinking”) sous une surpression d'électrons. C'est l'entreprise Proton-21, fondée à Kiev en 1999, qui a équipé le laboratoire d'un appareil qui permet 10 expérimentations par jour. [56]

Pour cela ils ont construit un appareil pour sur-compresser un faisceau d'électrons, dans le vide, de 0.5 MeV, pulsé pendant 30 ns, sur une zone de moins d'un angström, sur une cathode de métal pur.

Les produits émis par la zone d'effondrement (électrons, positrons, ions, particules nucléaires et paquets(clusters), chargés et neutres) sont analysés en temps réel, et après chaque expérimentation, des analyses mesurent les éléments chimiques, isotopiques, les structures de répartitions des atomes et les rayonnements visibles, microondes et gamma. Une masse de 0.5 à 1 mg d'atomes se transforme sur la cathode et sur des plaques distantes de métal pur de 1 à 10 cm.

Ils ont observé plusieurs anomalies (par rapport aux phénomènes déjà connus et classiques) :

  • Pendant le processus d'effondrement et ses suites sur 100 ns, une intense radiation x et gamma.
  • Une synthèse de noyaux atomiques (de H à Pb) (avec 1 ≤ A ≤ 240).
  • Une fusion d'éléments transuraniens super-lourds (avec 250 ≤ A ≤ 500).
  • Tous les éléments et isotopes obtenus sont stables (sans activité alpha, béta ni gamma) (ou "quasi-stables" pour les super-lourds).
  • Dans la zone d'effondrement, tous les noyaux radioactifs sont transformés en noyaux stables.
  • Dans les plaques distantes, tous les éléments et isotopes se forment selon la même distribution spatiale (en directions, profondeurs et dispersions).
  • La formation d'éléments chimiques jamais observés sur Terre ni dans l'espace proche.
  • La formation d'éléments super-lourds stables ou à longue durée de vie.
  • Les éléments formés n'ont pas la même composition isotopique que les éléments naturels, souvent dans un rapport de 5 à 100 en plus ou en moins.
  • De nombreux éléments transuraniens (A > 250) n'étaient pas identifiables par leur masse à des éléments connus.

Quelques précisions :

  • Dans la zone d'effondrement, et pendant l'effondrement, le transfert d'énergie du faisceau d'électrons vers la cathode correspond, pour 1 kJ, à la transmutation d'environ 1018 noyaux cibles (comme le cobalt 60Co dont la période radioactive est de 5,27 ans, "quasi-stables").
  • Globalement, ils ont réalisé plus de 15 000 analyses d'éléments et d'isotopes.
  • Les analyses ont été réalisées dans 4 laboratoires différents, dont un aux USA.
  • Pour éviter que des molécules ne se forment et perturbent les expérimentations, ils ont maintenu une température minimale à 100 eV dans la zone d'effondrement et utilisé des modes de mesures spéciaux.
  • Le plus souvent la cathode et les plaques distantes étaient en cuivre pur.
  • Les atomes formés sont beaucoup plus nombreux que les impuretés d'origine, plus de 100 fois en moyenne.
  • Les noyaux super-lourds les plus souvent enregistrés sont A = 271, 272, 330, 341, 343, 394, 433, pour des essais semblables répétés sur plusieurs mois.
  • Les mêmes isotopes se forment dans la zone d'effondrement, autour et dans les plaques distantes.
  • Les atomes ne se forment dans les plaques distantes que dans quelques petites zones, dans certaines directions par rapport au faisceau et à la cathode, et aux mêmes profondeurs, pour tous les éléments et isotopes.
  • Les éléments se forment en trois couches dans les plaques distantes :
  • en surface sur 200 angström d'épaisseur, 3*1018 atomes;
  • vers 0,3 micron de profondeur, 1*1018 atomes;
  • vers 7 micron de profondeur, encore moins d'atomes.
  • Les dispersions de positionnements en profondeur sont les mêmes pour tous les éléments.

Ces chercheurs interprètent ainsi ces observations :

  • L'effondrement consiste ici en fusion d'électrons et de noyaux, sous une surpression d'électrons.
  • Les électrons et noyaux formeraient un plasma, à une densité voisine de celle des noyaux, directement à partir de matière solide.
  • Le positionnement en profondeur et sa dispersion, communs aux divers éléments, indique qu'il n'atteignent pas leur position finale par la décélération de Coulomb d'atomes ionisés déjà formés.
  • Le positionnement conduit à considérer que de grosses particules se positionnent d'abord, puis se décomposent en atomes de diverses manières.
  • Globalement, l'effondrement conduit à la formation de très grosses particules qui se décomposent à leur tour en atomes classiques.
  • Le mouvement de ces très grosses particules serait amorti par de nombreux chocs élastiques permettant de les caractériser.
  • Ces très grosses particules seraient toutes identiques à deux types, plus lentes que les électrons de valence, super-lourdes et décomposées après arrêt dans la matière. Pour celles qui décélèrent sur 0,4 micron, leur masse serait de l'ordre de 5700 neutrons. Pour celles qui décélèrent sur 7 micron, leur masse serait de l'ordre de 100000 neutrons. Elles seraient semblables aux noyaux neutralisés super-lourds anormaux proposés par A. Migdal il y a 20 ans. [57] [58]
  • Globalement, l'effondrement conduit à la formation de noyaux ou paquets(clusters) super-lourds qui se décomposent à leur tour en atomes classiques.

Liens avec les transmutations biologiques

Globalement, ces expérimentations présentent des caractéristiques communes avec les transmutations biologiques :

  • La formation d'isotopes tous stables.
  • La transformation d'isotopes instables en isotopes stables.
  • Pour chaque élément produit, les atomes formés sont beaucoup plus nombreux que les impuretés d'origine.
  • Il y a des éléments produits par les transmutations biologiques et par effondrement sous une surpression d'électrons.
  • La particularité de diriger la réaction nucléaire dans des directions précises est nécessaire aux transmutations biologiques pour que les atomes résultants participent à des réactions chimiques utiles, et elle est présente lors de l'effondrement sous une surpression d'électrons.

Cependant, quelques différences semblent distinguer ce phénomène et les transmutations biologiques :

  • L'expérimentation de ce phénomène ne se déroule pas dans un milieu biologique.
  • Les expérimentateurs ont pris soin d'éviter la formation de molécules.
  • Aux énergies utilisées, des rayonnements détectables proviennent de la transmutation par surpression d'électrons, ce que l'on n'observe pas dans les transmutations biologiques.

Une autre hypothèse supposait que la molécule Mg-ATP pouvait se comporter comme un cyclotron accélérateur d'électrons [59].

2004 Variations de décroissance radioactive

Le taux de décroissance radioactive, supposé constant, varie en fait en fonctions de plusieurs facteurs :

  • la radioactivité alpha du plutonium 239 Pu varie selon la période d'un jour sidéral (1436 minutes) [60]
  • la décroissance radioactive du manganèse 54 varie dès qu'un sursaut d'activité solaire se produit sans le délai de transport des particules à travers l'espace, donc quasiment à la vitesse de la lumière. Et cet effet a été constaté de nuit et 1,5 jours avant les éruptions chromosphériques à la surface du soleil, donc très probablement lié aux neutrinos du cœur solaire capables de traverser la terre. [61]
  • selon l'orbite elliptique de la terre, le taux varie en fonction de la distance de la terre au soleil, comme le taux d'exposition aux neutrinos, [61]
  • selon la rotation du cœur du soleil où les réactions nucléaires produisent des neutrinos [61]
  • au cours des temps historiques et préhistoriques selon les datations au carbonne 14 [61]

Liens avec les transmutations biologiques

L'hypothèse d'Olivier Costa de Beauregard (1975) sur les transmutations biologiques utilisait les neutrinos pour fournir ou absorber l'énergie de réaction.

Si la variation de la décroissance radioactive varie comme la variation d'exposition aux neutrinos, il est probable que tout le flux de neutrino participe à la décroissance radioactive (dans la limite du taux d'interaction).

L'influence selon la période d'un jour sidéral, indique un effet non solaire, donc interstellaire, galactique ou au delà. La décroissance radioactive selon l'activité solaire et la rotation du cœur du soleil confirme l'action des neutrinos solaire.

La spontanéité supposée de la décroissance radioactive est donc remise en cause.

Les processus biologiques et géologiques favorisent les transmutations, c'est à dire les rendent plus probables que les conditions standards de la physique nucléaire. De combien, par quels coefficients ces processus renforcent-ils cette probabilité ?

Des capteurs bio-électroniques amélioreraient la sensibilité des mesures, mais avec un risque d'incertitudes supplémentaires.

Les expérimentations en transmutations biologiques pourraient participer à la formation d'une hypothèse explicative des expérimentations sur les variations de décroissance radioactive.

2005 Fusion froide par cavitation

Depuis 2002, des chercheurs explorent les possibilités de la cavitation pour réaliser la fusion froide [62] et pour mieux comprendre les conditions de production de neutrons et d'énergie par cette voie[63],[64].

  • L'expérience de base consiste à injecter un liquide sous haute pression dans un tuyau de 1 mm de diamètre, ce qui provoque à la sortie une cavitation où les atomes sont fortement projetés les uns contre les autres. On observe alors des fusions ou fissions nucléaires, des effets thermiques, l'émission de lumière et des décharges électriques[65].
  • En 2005, une équipe américano-canadienne observe un jet à 70 bar qui produit des étincelles électriques et une lueur bleue caractéristique d'une température de 5000K[66].
  • En 2009, A.A. Kornilova et V.I. Vysotskii observent des émissions optiques et rayons X corrélées à la cavitation d'un jet d'eau supersonique entre 200 et 3000 atmosphères. Sur une surface d'argent pur, par cavitation à 3000 atmosphères, des atomes transmutent en C, O, Na, Al, S, K, Ca[67],[68].

2011 Catalyseur d'énergie de Rossi et Focardi

Le Catalyseur d'énergie, ou E-cat, d'Andrea A. Rossi et du professeur Sergio Focardi, serait le premier équipement à fournir une production d'énergie hautement efficace à partir de nickel et d'hydrogène. Comme la production de masse n'est prévue que pour la fin 2011, les caractéristiques des appareils sont provisoires.

Cette technologie consommerait très peu de "combustible" [69], du nickel et de l'hydrogène, et rejetterait un déchet de cuivre. Elle serait donc économique et peu polluante, beaucoup moins que la production atomique classique de fission ou que la combustion de carburant. La conception de base serait sure et des automatismes supplémentaires amélioreraient cette sureté. Il n'y aurait pas de radioactivité hors de l'appareil en fonctionnement ni dans ses déchets. Il n'y aurait pas de dégagement de CO2.

Avant sa confirmation en 2011 [70],[71] et les évaluations décrites ci-dessous, la demande de brevetabilité de ce procédé avait reçu en 2008 un avis préliminaire défavorable[72], indiquant que la description du mécanisme était basée sur « des déclarations générales et des spéculations ». Le rapport citait de nombreux manques dans la description et dans les preuves fournies pour défendre sa faisabilité.

Description

Une nouvelle technologie de production d'énergie à partir de nickel et d'hydrogène, et qui rejetterait du cuivre arriverait en production commerciale en 2011 [73], après une phase de recherche depuis 1994, au Département de Physique de l'Université de Bologne.

En janvier 2011, Andrea A. Rossi et le professeur Sergio Focardi ont montré et testé publiquement un générateur thermique, nommé E-cat (qui signifie "Energy Catalyzers" ou "catalyseur d'énergie")[73]. Une télévision grecque a diffusé cette information [74].

L'appareil E-cat de base consomme 30 W d'électricité et fournit 4 kW thermiques à un circuit d'eau, en permanence. Les prototypes montrés fournissent une puissance constante de la mise en marche à l'arrêt, sans réglage de cette puissance.

Cette puissance de base assurerait un bon équilibre entre la fiabilité, la sécurité et l'efficacité opérationnelle [75]. La version 4 kW serait plus stable et plus sécurisée, sans instabilité de cette puissance au moment du démarrage et de l'arrêt. Au démarrage, l'appareil consommerait environ 300 watts d'électricité pendant 5 à 10 minutes, pour pré-chauffer le réacteur central. La température de l'eau se stabiliserait en 15 min (à 104 °C pendant un test)[76],[77].

Le réacteur central en acier inoxydable de 50 cm3 contient environ 50 g de poudre de nickel, de granularité nanométrique à micrométrique, fortement compactée, avec un catalyseur. On y injecte de l'hydrogène sous une pression de 2 à 20 bar, qui provient d'un réservoir incorporé au E-cat. La réaction se produirait à une température de 150 °C à 500 °C [70]. Elle est régulée par l'apport d'hydrogène, qui doit être sans deutérium (hydrogène lourd), ce qui arrêterait la réaction [73].

Une demande de brevet décrit cette innovation [70], [71]. Des photographies de parties intérieures des prototypes sont publiées [76]. Une émission de la télévision italienne RAI en a parlé [78] et a été adaptée en anglais [79].

Le préchauffage auxiliaire permettrait aussi, par sécurité, de surchauffer le centre du réacteur pour limiter la réaction pour les cas improbables d'emballement [77].

Lors de la maintenance, tous les 6 mois, le nickel serait recyclé et le petit réservoir d'hydrogène à 160 bars remplacé. Au bout de 2,5 mois d'utilisation, le nickel contient environ 10 % de cuivre (isotopes 63 et 65) et 11 % de fer[76].

Les usages prévus sont aussi bien domestiques qu'industriels. La version produisant 10 kW thermiques, qui consomme 500 W d'électricité, a servi aux premiers essais et, un peu moins sécurisée, conviendrait mieux aux usages industriels sous le contrôle de professionnels. La température se stabiliserait en 30 min et la puissance n'est pas immédiatement stabilisée au démarrage [73].

Évaluation

Messieurs Focardi et Rossi ont organisé des démonstrations destinées à la presse et aux scientifiques. Ils ont utilisé des versions de puissances moyennes différentes :

  • le 14 janvier 2011 un E-cat (version 10 kW) a produit 10 kW avec une puissance d'entrée de 600 W pendant 1 h[73].
  • le 10 février 2011 un E-cat (version 10 kW) a produit 15 kW en permanence pendant 18 h[77].
  • le 29 mars 2011 un E-cat (version 4 kW) a produit 25 kWh en 5 h 45 min. Durant ce test, Hanno Essén, professeur agrégé de physique théorique, ex-président de la Société des sceptiques de Suède, et Sven Kullander, maître de conférences à l'institut royal suédois de technologie, Professeur émérite à l'Université d'Uppsala et président de l'Académie royale suédoise des sciences, ont pu observer et photographier des parties intérieures de l'appareil sans les isolants thermiques[76].

Une réaction chimique de tout l'hydrogène contenu dans le réservoir (0,11 gramme) avec du nickel donnerait au maximum une énergie de 0,15 watt-heure. Pour chauffer le débit d'eau de 6,47 kg/heure de 18 °C à l'état de vapeur, il faut 725 * 6,47 = 4.69 kW par heure. Selon les chercheurs : « Aucun processus chimique ne peut expliquer une telle quantité d'énergie à partir d'un réservoir de 50 centimètre cube. La seule explication alternative, c'est qu'il y a une sorte de processus nucléaire qui donne lieu à la production d'énergie mesurée. » [76].

Commercialisation

Andrea A. Rossi a écrit en janvier 2011 : « Dans ce domaine, la phase de la compétition dans le domaine des théories, des hypothèses et des conjectures est terminée. La concurrence est face au marché. » [76].

Une entreprise italienne [80] organise l'industrialisation et la commercialisation du E-cat. Deux entreprises devraient commercialiser les E-cat aux USA et l'entreprise grecque Defkalion Green Technologies [81] devrait assurer la commercialisation exclusive dans le reste du monde. Andrea Rossi assure le développement technique [82]. La production de masse est prévue pour fin 2011.

La première étape industrielle est la réalisation d'une production pilote d'un mégawatt thermique par combinaison de 300 modules de base de 4 kW, à Athènes en octobre 2011 pour Defkalion comme premier client. Un générateur d'électricité est en projet [76].

Le coût de cette production d'électricité serait de l'ordre de 0,01 €/kWh, et pour l'énergie thermique de l'ordre de 0,003 €/kWh, soit environ 10 fois moins que pour les autres technologies de productions. L'investissement serait de l'ordre de 2 000 Euro par kW, soit 8 000 € environ par E-cat de 4 kW, et un amortissement moyen de l'ordre de 100 € par an et par kW pour une durée de vie de 15 à 20 ans [75].

Andrea Rossi aurait pris des précautions pour que son invention ne se perde pas en cas d'accident personnel [83].

Sécurité et écologie

La réaction produit des rayons alpha et gamma (gamma d'énergie inférieure à 300 keV), mais un blindage de plomb de 50 kg les arrêterait et l'appareil en fonctionnement n'émettrait ni neutrons ni protons. Quelques heures après l'arrêt, il n'y aurait plus de rayonnement ni de déchets radioactifs, même au centre du réacteur [75].

En cas d'emballement du réacteur, un excès de production de chaleur réduirait l'efficacité de la réaction et tendrait à limiter cet excès. De plus, dans ce cas, le système de sécurité activerait le préchauffage auxiliaire pour renforcer cette limitation [77].

Les 50 g de nickel d'un équipement seraient recyclés tous les 6 mois. La consommation de ce métal serait donc très faible, « si toute l'énergie consommée par les humains était produite ainsi, un pourcentage infime [3%] de l'extraction annuelle de nickel y suffirait » [75]. Le nickel est abondant sur Terre et n'est pas cher, mais il est toxique, surtout en poudre, et ceci doit être fait par des professionnels. Pour des amateurs tentés de reproduire cette technique, le risque d'explosion est bien réel et seuls des spécialistes de ces technologies savent l'éviter [75]. Le E-cat est entièrement recyclable après une durée de vie de 15 à 20 ans, le nickel l'est à 90% [84].

Avantages

  • La consommation de nickel "combustible" [69] est beaucoup plus faible que pour les carburants chimiques. Elle n'est pas renouvelable, mais elle resterait faible au niveau mondial, 3 % si toute la consommation mondiale d'énergie était produite ainsi [75].
  • Il n'y a pas de dégagement de CO2, donc pas de risque d'effet de serre.
  • Le rechargement en "combustible" [69] ne serait nécessaire que tous les 6 mois et favoriserait l'autonomie énergétique dans des zones éloignées de tout réseau de transport ou d'énergie.
  • Le combustible[69] et les déchets ne seraient pas radioactifs [85],[86].
  • La faible consommation d'électricité [76], en régime permanent comme au démarrage, pourrait provenir d'un réseau électrique, mais aussi de l'énergie solaire, d'une éolienne ou d'un carburant.
  • Le nickel et l'hydrogène ne sont pas chers [85].
  • Le coût de production thermique serait estimé à environ 0,003 €/kWh, et l'amortissement à 100 € par an et par kW [75].
  • Pour un même coût, une centrale basée sur des E-cat pourrait produire plusieurs fois plus qu'une centrale nucléaire conventionnelle [85].
  • Une production locale d'électricité, avec le générateur électrique en projet, pourrait réduire les pertes de transport par le réseau électrique (5% de la production électrique française en 2005).
  • Lors d'une fuite éventuelle du contenu, le réacteur ne représenterait pas un risque radiologique. Il pourrait y avoir un pic très bref de la radioactivité si le réacteur se fissurait, mais l'évacuation de l'hydrogène gazeux mettrait fin immédiatement aux réactions nucléaires et à toute la production de la radioactivité. « Un technicien pourrait immédiatement balayer toute la poudre de nickel sur le plancher sans risquer d'exposition aux rayonnements » [85].

Inconvénients

  • La consommation permanente d'électricité des prototypes [76] pourrait limiter l'autonomie énergétique thermique. Mais cette consommation étant très faible, elle peut provenir de l'énergie solaire, d'une éolienne ou d'un carburant.

Essais scientifiques préliminaires

Dans une expérimentation de 1994 à 1998, le professeur Sergio Focardi a recouvert une barre d'acier et une autre de nickel d'une couche de nickel de 0,1 mm d'épaisseur, puis [87] :

  • a chauffé la barre d'acier à 400 °C environ, injecté de l'hydrogène à une pression de 0,4 à 0,6 bar, et produit un excès de puissance équivalent à 166.3 W, en continu pendant 278 jours, soit une énergie totale de 900 MJ.
  • a chauffé la barre de nickel à 467 °C environ, injecté de l'hydrogène à une pression de 1,0 bar, et produit un excès de chaleur en continu pendant 319 jours, soit une énergie totale de 600 MJ.

Ce domaine est nommé Réacteurs nucléaires à basse énergie (LENR = Low Energy Nuclear Reactors). Andrea Rossi, inventeur et homme d'affaires, a embauché le Dr Focardi en 2007 en tant que consultant [88].

Hypothèses scientifiques éventuelles

Pour essayer d'expliquer cette réaction de nickel et d'hydrogène les inventeurs évoquent la fusion froide ou un processus qui ressemble à l'hydrino, mais ces hypothèses ne sont pas prouvées [73].

Une autre hypothèse pourrait-être l'effondrement électro-nucléaire découvert en 2003 par S.V. Adamenko et Vladimir I. Vysotskii [56].

L'étude du rayonnement et des isotopes de cuivre continue[73],[89],[75].

Le professeur Ch. E. Stremmenos propose l'hypothèse d'un mini-atome instable d'hydrogène. Sous la contrainte du cristal de nickel, les protons de l'hydrogène diffuseraient facilement dans le cristal et ses électrons se diffuseraient avec les électrons de conductivité du cristal. Grâce à la dispersion aléatoire des niveaux d'énergies des particules, avec une très faible probabilité, une série de mini-atomes instables d'hydrogène pourraient se former et fusionner avec les atomes de nickel, surpassant la barrière de Coulomb. Ils auraient une durée de vie inférieure à 10-18 secondes et devraient avoir une dimension de 10-14 m, distance à laquelle les forces de cohésion du noyau permettraient la fusion[90].

Liens avec les transmutations biologiques

Cette réalisation montre une transmutation à faible énergie, bien que les conditions physiques ne soient pas compatibles avec les processus biologiques.

Globalement, cette production d'énergie basée sur la fusion atomique de nickel et d'hydrogène présente des caractéristiques communes avec les transmutations biologiques :

  • Les réactions se produisent grâce à une catalyse (non précisée dans les documents).
  • La réaction forme des isotopes stables (de cuivre) à partir d'autres isotopes stables (de nickel et d'hydrogène).
  • Le cuivre est un oligo-élément indispensable à la vie.
  • L'hydrogène est un élément de base de l'eau et de la vie.
  • Les atomes formés sont beaucoup plus nombreux que les impuretés d'origine.

Cependant, quelques différences semblent distinguer ce phénomène et les transmutations biologiques :

  • Ce phénomène ne se déroule pas dans un milieu biologique.
  • La température minimale de réaction efficace est de 150 °C et ne permet pas les processus biologiques.
  • Le nickel est toxique, est le plus allergisant de tous les métaux et est un facteur de risque du cancer du poumon.






Utilisations





2011 Cours sur les transmutations biologiques

En 2011, dans le cadre de la 16ème conférence sur la fusion froide, ICCF 16, le Professeur Vladimir I. Vysotskii a donné un cours sur les applications des transmutations biologiques dans le domaine des recherches qu'il a conduites sur des rayonnements et molécules concernant des problèmes biologiques et environnementaux [91] :

  • Étude et modélisation de phénomènes non linéaires dans l'ADN (dépolymérisation, dégradation, réparation), sous l'action combinée de rayonnement durs ou non, et action des radicaux libres dans les milieux effectifs intermoléculaires et intercellulaires.
  • Les problèmes d'homéostasie sous radiation (radiation hormesis), de synergie et d'antagonisme de l'irradiation combinée des systèmes vivants et le problème des faibles doses.
  • Étude sur les propriétés physiques, phénomènes de mémoire et effets biologiques de l'eau régulière et activée.
  • Étude des propriétés biophysiques de l'eau activée dans les applications à la fois biologiques et médicales.
  • Étude sur les anomalies isotopiques dans les systèmes vivants et étude des réactions nucléaires possibles dans les systèmes biologiques et microbiologiques.
  • Écologie des rayonnements et problème de l'utilisation des déchets radioactifs (désactivation).





Etude des transmutations biologiques





Étude des transmutations biologiques

Diversité des expérimentations

Laboratoire de chimie

Les expérimentations sont très variées, elles ont déjà étudié : homme, souris, homard, plante Tillandsia, fruits secs, graines, bactéries, levures et moisissures.

Les expérimentations ont exploré des variations de natures différentes, dont :

  • variation d’espèces végétales pour les fruits secs de Lucie Randoin
  • variation d’espèces microbiennes (bactéries, levures et moisissures), pour les microorganismes de Komaki[92] ([1] p.  117 à 129)
  • taux de magnésium alimentaire, pour les souris de Kervran
  • cultures en conditions normales et anormales (avec ou sans phosphore ou potassium), pour les microorganismes de Komaki [25]
  • adaptation de l’espèce étudiée aux conditions de l’expérimentation, pour les bactéries sur radio-isotopes de V.I. Vysotskii [93]
  • évolution au cours du temps, pour les microorganismes de Komaki, la limitation thermique P/Na de Kervran et la variation de masse de graines en germination de Hauschka et Volkamer.
  • méthodes et techniques de mesures, destructives ou non, analyses de cendres, spectroscopie de flamme, spectrophotométrie d'absorption atomique, décroissance de radioactivité
  • variation du type de preuve (composition chimique variable entre les éléments entrants et sortants, variation de masse totale, réduction apparente de radioactivité)

Caractéristiques des transmutations biologiques

Les transmutations biologiques sont l’ensemble des fusions et fissions de noyaux atomiques controlées par des organismes biologiques :

  • Les réactions constatées en biologie sont basées pour la plupart sur des fusions et fissions avec l’hydrogène, l’oxygène ou le carbone et concernent au moins : H, C, N, O, Na, Mg, Al, Si, P, S, K, Ca, Mn, Fe.
  • Plusieurs de ces réactions sont réversibles, c’est-à-dire réalisées aussi dans l’autre sens par d’autres processus biologiques.
  • Seuls certains isotopes sont concernés et les isotopes produits sont tous stables.
  • Lors de ces réactions atomiques nucléaires biologiques, les chercheurs n’ont pas réussi à détecter les rayonnements habituellement produits par les réactions à haute énergie (alpha, bêta, gamma, rayons X).
  • Elles n’utilisent que des interactions nucléaires dites à faible énergie.
  • Elles s’accompagnent d’une variation de masse en accord avec l’énergie moyenne de liaison.
  • Ces réactions sont lentes.
  • Elles se produisent lors de processus biologiques.
  • L’effet thermique résiduel est très faible et ne gène pas les êtres vivants et, dans un cas, limite l'hyperthermie (Na→K).
  • Louis Kervran propose de noter ces réactions suivant cet exemple Mg + O :=: Ca ([1] p 111)
  • Elles respectent le principe de conservation de la matière, elles y intègrent la correspondance masse-énergie (e=mc2) de la relativité et modifient le principe d’invariance qui devient : Dans les transmutations biologiques, les réactions physico-chimiques conservent le nombre de nucléons mais modifient la composition en éléments chimiques.
  • Elles se produisent peut-être, par un processus semblable, lors de processus géologiques, ou lors d'un phénomène voisin appelé "Fusion Froide" (Cold Fusion). Dans ces cas les conditions sont très différentes en pressions et températures et ne sont pas compatibles avec la vie.

Des contemporains de Louis Kervran les appelaient "Effet Kervran" et lui les appellaient « transmutations à faible énergie » ([1] p 9 à 15) ou "nuclido-biologiques" ([1] p 111).

Liste de transmutations biologiques connues

Ce tableau regroupe les expérimentations pour chaque élément chimique, ce qui permet de repérer facilement :

  • les diverses réactions dans lesquelles un élément est impliqué
  • les divers organismes ou fonctions biologiques produisant un élément par transmutation
  • la diversité d'espèces ou de fonctions utilisant cet élément par transmutation
  • des confirmations d'expérimentations

Ce tableau de réactions déjà observées suit ce guide de rédaction :

  • Les lignes représentent des expérimentations déjà exposées dans la partie chronologique de ce livre et qui comportent une référence à une source précise qui décrit précisément l'expérimentation.
  • Si une expérimentation produit ou réduit plusieurs éléments chimiques, ils sont représentés chacun par une ligne.
  • Le tableau est trié d'abord par numéro atomique A de l'élément produit ou réduit, puis par ordre chronologique des expérimentations.
  • Si une information n'est pas bien définie dans la source de référence, le champ est marqué d'un « ? ».
  • Réaction de transmutation : fidèle aux conclusions du chercheur, sinon partielle avec « ? ».
  • Élément produit ou réduit : élément chimique que le chercheur considère comme produit, augmenté ou réduit.
  • Organisme ou fonction biologique : celui (ou celle) expérimenté par le chercheur.
  • Remarque : décrit en quelques mots la réaction et ses particularités.
  • Voir : année de publication de l'expérimentation, et nom du ou des chercheurs.
Réaction de
transmutation
Élément
produit
ou réduit
Organisme ou fonction biologique Remarque Voir
2 N → C + O 6C l'azote surchauffé et respiré par l'homme produit du (monoxyde de) carbone 1962 Kervran
2 N → C + O 7N le monoxyde de carbone intoxiquant l'homme peut provenir de l'azote surchauffé 1962 Kervran
Na + O → K 8O limitation d’hyperthermie de l'homme transmutation de sodium en potassium 1959 Prohuza
2 N → C + O 8O l'azote surchauffé et respiré par l'homme produit du monoxyde (de carbone) 1962 Kervran
Mg + O → Ca 8O les souris pour produire du calcium peuvent utiliser de l'oxygène 1967 Kervran
Na + O → K 11Na limitation d’hyperthermie de l'homme transmutation de sodium en potassium 1959 Prohuza
Na → ? 11Na des bactéries marines Marinobacter diminution du sodium 2003 Biberian
 ? → Mg → ? 12Mg pousse des plantes variation de la quantité de magnésium 1850 Circa, Lauwes et Gilbert
 ? → Mg 12Mg graines et jeunes plantes, poussant dans de l'eau distillée le magnésium augmente 1873 Herzeele
 ? → Mg 12Mg Les travailleurs en ambiance chaude produisent du magnésium 1959 Prohuza
Mg → ? 12Mg des bactéries marines Marinobacter diminution du magnésium 2003 Biberian
Mg + O → Ca 12Mg les souris pour produire du calcium peuvent utiliser du magnésium 1967 Kervran
 ? → P 15P graines et jeunes plantes, poussant dans de l'eau distillée le phosphore augmente 1873 Herzeele
P → ? 15P germination de graines de vesce diminue le phosphore 1959 Baranger
 ? → P 15P bactéries, levures et moisissures produisent du phosphore 1965 Komaki
 ? → P 15P le homard forme sa carapace produit du phosphore 1969 Kervran
 ? → S 16S graines de cresson cultivées sans souffre forme du soufre 1844 Vogel
 ? → S 16S graines et jeunes plantes, poussant dans de l'eau distillée le soufre augmente 1873 Herzeele
 ? → K 19K germination de graines de moutarde et de radis formation de potassium 1807 Braconnot
 ? → K 19K graines et jeunes plantes, poussant dans de l'eau distillée le potassium augmente 1873 Herzeele
 ? → K 19K germination de graines de vesce augmente le potassium 1959 Baranger
Na + O → K 19K limitation d’hyperthermie de l'homme transmutation de sodium en potassium 1959 Prohuza
Ca → K + H 19K le salpêtre produit du potassium fission de calcium en potassium 1959 Kervran
 ? → K 19K bactéries, levures et moisissures produisent du potassium 1965 Komaki
K + H → Ca 19K les graines d’avoine fourragère germent convertit du potassium 1972 Zündel
K → ? 19K des bactéries marines Marinobacter diminution du potassium 2003 Biberian
 ? → Ca 20Ca les poules pour calcifier les oeufs peuvent produire du calcium 1799 Vauquelin
 ? → Ca 20Ca incubation d'œufs de poules formation de calcium 1822 Prout
 ? → Ca 20Ca graines et jeunes plantes, poussant dans de l'eau distillée le calcium augmente 1873 Herzeele
Mg + O → Ca 20Ca les souris avec supplément de chlorure de magnésium produisent du calcium 1967 Kervran
 ? → Ca 20Ca le homard forme sa carapace produit du calcium 1969 Kervran
K + H → Ca 20Ca les graines d’avoine fourragère germent convertit en calcium 1972 Zündel
Ca → ? 20Ca des bactéries marines Marinobacter diminution du calcium 2003 Biberian
 ? → Mn 25Mn des bactéries marines Marinobacter produisent du manganèse 2003 Biberian
 ? → Cu 29Cu le homard forme sa carapace produit du cuivre 1969 Kervran
 ? → Cu 29Cu des bactéries marines Marinobacter produisent du cuivre 2003 Biberian
 ? → Zn 30Zn des bactéries marines Marinobacter produisent du zinc 2003 Biberian
13355Cs → ? 55Cs réduction de radioactivité par des micro-organismes fission de césium 2007 Vysotskii
14056Ba → ? 56Ba réduction de radioactivité par des micro-organismes fission de barium 2003 Vysotskii
14057La → ? 57La réduction de radioactivité par des micro-organismes fission de lanthane 2003 Vysotskii

Les variations de masses

Il y a 2 variations de masses différentes, correspondant aux deux propositions de Lavoisier de 1777.

La variation de masse totale

Lavoisier : Dans un système fermé, dans lequel se produisent (uniquement) des réactions chimiques, le poids total de matière est invariable.

C'est à ce type de mesure de masse que correspond la variation de masse biologique globale isolée qu'ont observé Hauschka puis Volkamer. Cette variation de la masse globale ne contredit pas le principe de conservation de la matière, au sens du nombre de nucléons, qui ne change pas lors des transmutations biologiques, car l’écart vient de la variation d’énergie de liaison des nucléons dans les noyaux fusionnés ou fissionnés.

La plupart des éléments chimiques composant les êtres vivants ont des noyaux atomiques plus légers que celui du fer. Statistiquement, lors des fusions atomiques de ces éléments, l'énergie moyenne de liaison des nucléons augmente car les nucléons sont alors plus souvent dans des noyaux plus liés, et la masse apparente moyenne des noyaux augmente. Les fissions ont statistiquement l'effet inverse. La variation de masse totale n'est que la différence, un résidu, de toutes les variations positives et négatives que provoquent les transmutations, biologiques et autres. Même si cette variation montre que des transmutations existent, elle n'est pas très pertinente pour leur compréhension.

Dans les graines de cresson d'eau étudiées par Hauschka, l'augmentation statistique de masse à l'époque de la pleine lune indique que les fusions sont alors dominantes. Les fissions y semblent dominantes autour de la nouvelle lune.

Les variations de masses d'éléments chimiques

Lavoisier : Le poids total de chaque élément qui compose les substances est inchangé.

C'est ce type de mesure de masse qui a servi de base dans la plupart des expériences. Pour chaque élément chimique étudié, on mesure ou l’on évalue la masse de toutes les entrées possibles de cet élément, puis on laisse vivre l’organisme étudié, puis on mesure ou l’on évalue la masse de toutes les sorties. On ajuste éventuellement les entrées et sorties pour tenir compte des effets parasites des matériels d’expériences (dilution des parois, capture dans les filtres et autres). La différence entre le total des entrées et le total des sorties montre que la masse, donc le nombre d’atomes de l’élément a varié, donc que des atomes de cet élément se sont formés (ou ont disparu et sont sous d’autres formes). La seule explication disponible en 2009 provient des fusions et fissions de la physique atomique qui permettent la formation ou la disparition d’atomes d’un élément.

Problématique et enjeux de la recherche

Le domaine des transmutations biologiques est très peu étudié par les chercheurs. Surtout à cause de la contradiction entre la théorie actuelle des phénomènes nucléaires et les expérimentations en transmutation biologique. Mais aussi parce qu'il ne semble pas actuellement valorisant ou attrayant financièrement.

Les difficultés des chercheurs semblent être :

  • Un domaine non financé par les organismes de recherche
  • Des sujets de recherches dont les budgets ne semblent pas suffisants
  • Le risque de se marginaliser par des sujets d'études peu répandus
  • Le risque de se déconsidérer en se reliant à des concepts scientifiquement rejetées depuis longtemps

Les principales difficultés théoriques semblent être :

  • La barrière coulombienne car si les protons ne peuvent pas s'approcher d'un noyau, à cause de la répulsion des charges électriques de l'autre noyau, la fusion n'est pas possible aux faibles énergies qui ne permettent pas une vitesse d'approche suffisante.
  • L'équilibre énergétique dans le respect de l'énergie moyenne de liaison car la variation de cette énergie au cours des fusions et fissions biologiques ne peut pas s'expliquer à partir des seuls apports de l'énergie chimique, et sans observation de radiations.

Pourtant, depuis deux siècles, des dizaines de chercheurs ont montré par des milliers d'expérimentations élémentaires que ce phénomène se produit dans grande diversité de types d'expérimentations, de méthodes de mesures et d'organismes étudiés.

Donc, ou bien toutes ces expérimentations sont erronées, ou bien les théories actuelles sont insuffisantes, les chercheurs doivent rester humbles en ce qui concerne les limites des théories actuelles hors de leur domaine de validité et il doivent continuer à expérimenter et à chercher des hypothèses jusqu'à ce qu'une théorie confirmée devienne l'interprétation standard des transmutations biologiques.

L'enjeu est important, car il s'agit de mieux comprendre la biologie des êtres vivants, de mieux cultiver les végétaux, de mieux nous nourrir, de mieux nous soigner, de mieux comprendre la physique atomique et corpusculaire. Il ne s'agit donc pas d'un savoir annexe ou marginal, mais fondamental, utile et essentiel à l'écologie, à la santé, à la science.

Un article de la wikiversité permet des échanges libres sur une recherche d'hypothèses des transmutatios biologiques.






Approches théoriques





Les expérimentations de transmutations biologiques apportent un constat, mais pas de théorie confirmée.

Comment expliquer les transmutations biologiques ?
Quelles hypothèses expliquent quels aspects du phénomène ?
Que reste-t-il à expliquer ?

Quelques repères théoriques ou expérimentaux

Évolution du concept de conservation de la matière

Au XVIIIe siècle, il est considéré que la vie vient de la « force vitale » qui peut « créer de la matière ». En 1777, Antoine Lavoisier expose que : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Il admet alors le nombre des atomes et leur permanence. Mais dès 1795, des expériences montrent qu'en biologie il n'y a pas toujours conservation des éléments chimiques.

De 1896 à 1919, les chercheurs comprennent que la radioactivité nucléaire dite forte permet la modification de composition chimique et de masse globale. De 1934 à 1940 Hauschka mesure des modifications de masse biologique globale.

Vers 1959, quelques chercheurs comprennent que les organismes biologiques sont capables d'utiliser des transmutations à faible énergie, donc de provoquer des variations de composition chimique et de masse globale, et plus tard le prouvent par une grande diversité d'expériences sur des espèces très diverses. Dans tous ces cas, il y a conservation globale des nucléons et de l'énergie. Et en biologie, il n'y a pas de radioactivité mesurable.

Apports théoriques des expérimentations

Les expérimentations apportent les particularités suivantes, que la théorie devra expliquer :

  • les micro-organismes peuvent étendre leur capacité de transmutation à des éléments chimiques de très grandes masses atomiques (140 u.m.a. dans l'expérience de V. I. Vysotskii) ;
  • les transmutations biologiques peuvent partir d'éléments radioactifs instables vers des éléments stables ;
  • La question de la direction du proton qui quitte un noyau d'azote exactement en direction de l'autre , dans la réaction  ;
  • La question de la direction de séparation des parties fissionnées et de leur vitesse de séparation existe aussi dans les autres fissions biologiques, car les parties doivent rester dans des positions telles qu'elles ne soient pas perdues lors de la réaction chimique et qu'elles s'intègrent bien à des molécules utiles ;
  • On comprend aussi que la « catalyse » des transmutations biologiques englobe à la fois la maîtrise d'une réaction chimique où un atome apparaît ou disparaît, et la maîtrise fine de la séparation d'un noyau dans les deux parties voulues (et non d'autres fissions possibles), et leur positionnement après séparation par rapport aux molécules en cours de réactions chimiques ;
  • Dans beaucoup de transmutations, il faut une petite quantité initiale d'un élément pour en former ensuite beaucoup plus.

Caractéristiques des réactions et recherches théoriques

Les conditions de réalisation sont très différentes pour les transmutations biologiques et pour la physique nucléaire des particules accélérées. Ce qui explique ([1] p. 265 à 283) :

  • que les chercheurs en physique nucléaire n’ont pas pu apercevoir les transmutations biologiques ;
  • et que les transmutations biologiques utilisent des mécanismes et une théorie différents à découvrir et préciser.

Des réactions atomiques nucléaires se produisent aussi lors de processus géologiques, mais dans des conditions encore différentes de pressions et températures, donc peut-être par des mécanismes différents. Au moins 20 chercheurs ont participé aux recherches théoriques sur les transmutations biologiques et Kervran décrit l’histoire détaillée de la formation de la théorie de Costa entre 1963 et 1974.

Les réactions sont entre isotopes stables de la forme Z ± H, ou Z ± He, ou Z ± O, ou autres. Lors des réactions atomiques nucléaires biologiques, on n’a pas réussi à détecter les rayonnements habituellement produits par les réactions à haute énergie (alpha, bêta, gamma, rayons X). Les variations de masse sont d’environ 0,01 à 0,03 unité de masse atomique par atome. Ce niveau d’énergie est intermédiaire entre énergie « chimique » et énergie « nucléaire classique ».

Quelques hypothèses

Simili-Frittage de Kervran

Louis Kervran, à la recherche d’une explication des phénomènes qu’il observe, essaie deux approches :

D’une part, il expose des caractéristiques de réactions qui ressemblent à un "frittage" des noyaux atomiques.

D’autre part, pour expliquer l’absence de rayonnements détectables, il incite Olivier Costa de Beauregard à formuler une théorie et celui-ci propose une interaction proton neutrino.

Cette partie "frittage" cite Kervran à partir d’un article de presse [94],[95],[96] (plus synthétique que [1], p. 11 à 22).

  • "On avait admis que le noyau de l’atome était un amas sphérique d’un mélange de protons et de neutrons, dont on calculait la masse et le rayon en fonction de l’hypothèse de départ. On calculait aussi, sur ces bases, l’énergie moyenne de liaison des nucléons (protons et neutrons)."
  • "Or, une telle structure était incompatible avec les résultats que j’observais sur plus de six mille expériences. Je ne pouvais tenter une expérience sur le plan de la structure atomique qu’en supposant des éléments préfabriqués - frittés - ensemble. Autrement dis, j’estimais que la notion d’énergie moyenne n’avait plus de sens - pas plus que le nombre moyen d’animaux dans un troupeau établi en comptant les éléphants... et leurs puces.Je concevais le noyau de l’atome comme formé d’assemblages de nucléons très fortement liés entre eux pour constituer des entités spécifiques, parce que mes expériences conduisaient à reconnaître que les déplacements observés étaient ceux de noyaux d’hydrogène, de carbone, d’oxygène, et parfois, de lithium (s’il en existe d’autres, je n’ai pu, à ce jour, les mettre en évidence). Je pouvais déterminer l’énergie de déplacement d’un noyau d’oxygène dans un tel ensemble."
  • "Après la publication de mes travaux, les Américains mettaient en évidence des interférences dans un diagramme de diffraction d’un noyau atomique et conclurent que ceci montrait la rotation de particules dans le noyau, qui n’était donc pas une masse de nucléons - jointifs - tournant d’un bloc. On pensa que cette observation pouvait justifier l’hypothèse déjà émise de couches concentriques de nucléons semblables aux couches concentriques d’électrons."
  • "Mais cette construction - en pellure d’oignon - ne permettait pas de comprendre pourquoi il se déplaçait surtout H, C, O et, plus rarement, Li. Par la suite, les Américains admirent l’hypothèse de "grappes" de nucléons, le modèle ainsi défini ayant reçu le nom de cluster model."

Après ces citations de Kervran, l’article se termine par : "Si les hypothèses contenues dans ce texte devaient être vérifiées dans l’avenir. Il s’agirait d’une des plus importantes découvertes du demi-siècle. Une nouvelle science en naitrait, aussi importante que la radioactivité ou la physique des quanta. Ces vérifications sont en cours ; malheureusement, tous ces travaux ont lieu à l’étranger. La science française ignore absolument Louis Kervran."

Par la formule « en pelure d’oignon », Kervran évoque la structure du noyau en polyèdres concentriques [97] proposée par Robert James Moon [98] à partir des travaux de Maria Goeppert-Mayer, prix Nobel de Physique nucléaire, sur les nombres magiques en physique nucléaire, et appelée "madone de l’oignon" par Wolfgang Pauli [99].

Hypothèse des neutrinos d’Olivier Costa de Beauregard

En 1974, à l'instigation de Louis Kervran, Olivier Costa propose des réactions entre proton et neutrino pour expliquer le niveau d'énergie intermédiaire entre radioactivité et chimie. ([1] p 285 à 298)

Cette radioactivité ne concerne que des isotopes stables. Elle se manifeste par la fusion de deux noyaux, ou la fission inverse. Le phénomène s’accompagne de l’échange de deux neutrinos d’énergies différentes et deux protons d’énergies différentes, l’un libre et l’autre lié dans un noyau. Deux neutrinos sont émis ou l’un est émis et l’autre reçu. Ces réactions sont lentes et leur flux semble compatible avec celui des neutrinos sur Terre.

En 1974, Olivier Costa propose ces réactions pour conserver le spin :

  • L’interaction de proton + neutrino vers proton’ + neutrino’
  • L’interaction de proton vers proton’ + neutrino + antineutrino

Cette hypothèse expliquerait l'origine de l'énergie nécessaire à la réaction, mais pas le mécanisme de l'ensemble de la réaction.

Hypothèse des sphérons de Linus Pauling

En 1975, Linus Pauling, deux fois prix Nobel, et Arthur B. Robinson, proposent l'hypothèse des sphérons sur la structure du noyau atomique, [100] qui pourrait bien constituer l’explication des « transmutations biologiques ». [101]

Dans cette hypothèse :

  • La structure du noyau atomique peut contenir un manteau et un amas (cluster) tournant composé de sphérons.
  • Un sphéron est soit un hélion (particule alpha), soit une paire de protons ou de neutrons. Le diamètre d'un sphéron est d'environ 3.2 fm.
  • Si le manteau le permet, l'amas tournant se déplace à l'intérieur, sinon il glisse à la surface.
  • L'amas tournant contient un nombre pair de protons quand le noyau atomique contient un nombre magique de protons, et il en est de même pour les neutrons.
  • Lorsque le nombre N de neutrons croît, pour certaines valeurs de N, la structure du noyau change et le rayon du cœur augmente d'un demi-diamètre de sphéron. L'amas tournant passe alors à l'intérieur du manteau et son rayon R se réduit d'un demi-diamètre de sphéron.
  • Pour les lanthanides, l'amas tournant contient le nombre d'hélions n2 ou p2 nécessaires selon la différence entre Z et N.
  • Pour les actinides, l'amas tournant contient tous les nucléons au-dessus de 208Pb, avec p10n16 comme maximum.
  • Le rayon R de rotation de l'amas tournant est calculé pour un nombre magique de protons et de neutrons, ou pour un nombre magique à 2 près pour un hélion (particule alpha).

Cette hypothèse expliquerait une disposition éventuellement favorable aux transmutations biologiques, mais pas le mécanisme de l'ensemble de la réaction, ni l'énergie nécessaire.

Hypothèse MgATP de Solomon Goldfein

En 1978, Solomon GOLDFEIN proposa l'Adénosine triphosphate de Magnésium (MgATP) qui permettrait d'expliquer à la fois le lieu, le type de réalisation par effet cyclotron et le transfert d'énergie des transmutations biologiques. [102]

Louis Kervran rapporte cette hypothèse ([103] p. 125 à 131), et la résume ainsi : « L'étude de Goldfein considère une chaine de 10 ions Mg++. Les électrons de la chaine Mg++ interviennent pour créer un champ électrique oscillant, conduisant à une résonance. Un ion H+, introduit entre les composants du sandwich de molécules OH et Oγ, aboutit sous l'impulsion du dipôle à une trajectoire en hélice circulaire de diamètre 30 Angströms. Finalement selon l'hypothèse on arriverait à une vitesse de rotation de H+ relativiste par un effet cyclotron, tel que H+ incident franchirait la barrière de potentiel et pénétrerait le noyau d'un atome, comme dans le cas ou K recevant un proton donnerait un atome, 19K + 1H → 20Ca »
« Certaines cellules comportent plus de 7000 mitochondries. »

Mini-atomes instables sous la contrainte d'un cristal

Un générateur thermique en cours de commercialisation est basé sur la fusion de nickel et d'hydrogène vers du cuivre.

Dans ce cadre, selon une hypothèse uniquement intuitive de Focardi et Rossi, sous la contrainte du cristal de nickel, les protons de l'hydrogène diffuseraient facilement dans le cristal et ses électrons se diffuseraient avec les électrons de conductivité du cristal. Une série de mini-atomes instables d'hydrogène pourraient se former et fusionner avec les atomes de nickel, surpassant la barrière de Coulomb ; ils devraient avoir une dimension de 10-14 m, distance à laquelle les forces de cohésion du noyau permettraient la fusion. L'annihilation de beta+ et beta- conduirait à l'émission de photons gamma de haute énergie, ce que les mesures semblent accréditer. [90]

Hypothèses diverses

A la recherche d'une explication des transmutations biologiques, ou d'autres phénomènes, plusieurs chercheurs ont proposé des hypothèses :

  • La structure du noyau en polyèdres concentriques proposée par Maria Goeppert-Mayer, Robert James Moon et Laurence Hecht [104] expliquerait les nombres magiques mais pas la facilité de déplacement privilégiée de certains éléments, décrite par Kervran comme un "frittage".
  • Après les publications de Kervran, "les Américains" proposèrent des "grappes" de nucléons (cluster model).
  • Depuis, d'autres approches sont apparues avec la fusion froide (effondrement électro-nucléaire, effet quantique, pico-gravité...)

Histoire des sciences

Comment les théories scientifiques évoluent-elles ?

Où en sont les transmutations biologiques dans cette évolution ?

Utiliser les transmutations biologiques

Santé des os par la silice.

limitation thermique

Déchets atomiques,

alimentation équilibrée

engrais plus complets,






Notes et références




  1. 1,00, 1,01, 1,02, 1,03, 1,04, 1,05, 1,06, 1,07, 1,08, 1,09, 1,10, 1,11, 1,12, 1,13, 1,14, 1,15, 1,16, 1,17, 1,18, 1,19, 1,20, 1,21, 1,22, 1,23, 1,24, 1,25, 1,26, 1,27, 1,28, 1,29 et 1,30 Preuves en Biologie de Transmutations à Faible Énergie, Louis C. Kervran, Paris 1975, Maloine, (ISBN 2-224-00178-9). Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « PreuvesBio » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
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Bibliographie





Bibliographie de Louis Corentin Kervran

Livres :

  • Transmutations Biologiques, Métabolismes Aberrants de l'Azote, le Potassium et le Magnésium, Librairie Maloine S.A., Paris, 1962.
  • Transmutations Naturelles, Non Radioactives, Librairie Maloine S.A., Paris, 1963.
  • Transmutations à Faible Énergie, Librairie Maloine S.A., Paris, 1964.
  • Louis Corentin Kervran, A la découverte des transmutations biologiques, une explication des phénomènes biologiques aberrants, Guy Tredaniel Edition - Le Courrier du Livre, Paris, 1966, 18 cm, 192 p.
  • Preuves Relatives à l'Existence de Transmutations Biologiques, Librairie Maloine S.A., Paris, 1968.
  • Transmutations Biologique en Agronomie, Librairie Maloine S.A., Paris, 1970.
  • Preuves en Géologie et Physique de Transmutations à faible Énergie, Librairie Maloine S.A., Paris, 1973.
  • Preuves en Biologie de Transmutations à Faible Énergie, Louis C. Kervran, Librairie Maloine S.A., Paris, 1975, (ISBN 2-224-00178-9)
  • Transmutations Biologique et Physique Moderne, Maloine S.A., Paris, 1982.
  • Transmutations naturelles non radioactives : Sciences libres, ré-édition en fac-similés, Bayonne, 2009, (ISBN 978-2-918795-08-7)
  • Transmutations à faible énergie, naturelles et biologiques : Sciences libres, ré-édition en fac-similés, Bayonne, 2010, (ISBN 978-2-918795-04-9)
  • À la découverte des transmutations biologiques : Sciences libres, ré-édition en fac-similés, Bayonne, 2010, (ISBN 978-2-918795-09-4)
  • Preuves en géologie et physique de transmutations à faible énergie : Sciences libres, ré-édition en fac-similés, Bayonne, 2010, (ISBN 978-2-918795-12-4)

Articles :

  • "Bilans Métaboliques Anormaux et transmutations biologiques", Revue Générale des Sciences, Vol. 67, Juillet-Aout 1960, pp. 193-206.
  • Aimé MICHEL, La vie est une alchimie, Science et Vie, Paris, n° 519, 12/1960.
  • "Les intoxications par l'oxyde de carbone dans les ateliers de soudure ou de traitement thermique des métaux", L'usine Nouvelle, 1961.
  • "Matière vivante et transmutation", Planète No. 4, 1962.
  • Aimé MICHEL, La vie défie les lois de l'atome, Science et Vie, Paris, n° 544, 01/1963.
  • "Un effet accélérateur du magnésium sur l'accroissement du phosphore et du calcium chez l'animal", Comptes Rendus de l'académie d'agriculture de France, séance du 13 Déc 1967.
  • Bilans non nuls du calcium, du phosphore et du cuivre chez le homard", Revue de pathologique comparée 1969.
  • "Augmentation du calcium et du phosphore chez l'animal par une surcharge alimentaire en magnésium", Revue de pathologique comparée 1969
  • "Bilans du calcium, du phosphore et du cuivré chez un animal en milieu fermé enrichi en magnésium", Comptes Rendus de l'académie d'agriculture de France, séance du 25 février 1970 pp. 671-678 (as part of "Additif au compte Rendu de la séance du 25 février 1970", pp. 670-689.
  • "Increase in phosphorus and copper in the lobster after moulding", The Journal of the Soil Association Vol. 16 (1970) p. 21
  • "Altérations métamorphiques de certaines roches applications à des minéraux alumino-siliceux notamment", Comm. 1er Congr. intern. sur la détérioration des pierres en œuvre 1972
  • "A propos de l'agriculture biologique", Bulletin intérieur de l'I.N.R.A. No 74, 1973
  • "Chimie et Synthèse", Agriculture et Vie No 101, 1974
  • "Geen leven zonder kosmische energie" (translated into Dutch by Engels, H.) [from:] Natura docet, Nederlandse Tijdschrift voor Natuurgeneeskunde 27 (3): 81-85 (1976)
  • "Transmutations a faible énergie en biologie (Réponse)", Rivista di Biologia (Perugia) Vol. 73 (1980) pp. 574-583

Télévision et Radiodiffusion :

  • Louis Kervran, Télévision Belge en 1960
  • Louis Kervran, Europe 1, 40 min, juin 1961

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Voir aussi

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