Utilisateur:Thierry Dugnolle/Pensées diverses

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Monnaie centralisée ou décentralisée ?[modifier | modifier le wikicode]

Désormais toutes les monnaies ne sont plus ancrées directement sur des richesses tangibles (or, argent...). Lorsqu'une monnaie est centralisée, la banque centrale ajuste la masse monétaire aux besoins de l'économie et essaie de stabiliser le système financier. Une monnaie centralisée est donc ancrée indirectement sur les richesses réelles des économies qu'elles permettent de faire fonctionner. Les nouvelles monnaies décentralisées (bitcoin et compagnie) ne sont ancrées sur rien. Elles sont livrées à la folie des spéculateurs.

Par rapport aux marchés financiers, les banques centrales sont dans la position d'un maître d'école face à des enfants turbulents. Si on supprime le maître d'école, il ne restera plus que la folie des spéculateurs.

La Fed (Federal Reserve, la banque centrale des États-unis) a été créée justement pour stabiliser le système financier. Avant l'existence de la Fed, l'économie américaine subissait des crises financières à répétition.

En général, les spéculateurs n'aiment pas le pouvoir des banques centrales, parce qu'ils doivent aligner leurs décisions sur celles des banquiers centraux : on ne joue pas contre la Fed. Mais ils commettent une très grave erreur s'ils veulent s'en débarrasser avec une monnaie décentralisée. Les crises financières sont très mauvaises pour les profits, et ils seront les premiers à y perdre.

La cupidité est-elle l'avenir du monde ?[modifier | modifier le wikicode]

De nombreux économistes, et les hommes politiques (ou les femmes) qu'ils inspirent, veulent nous faire croire que la spéculation financière est l'avenir du monde : rien de meilleur pour la croissance que de laisser les marchés financiers fonctionner sans contrainte. Ils nous prennent pour des imbéciles qui pensent contre nos propres intérêts, puisque la croissance réduit le chômage et augmente la richesse de tous. Il faudrait enseigner à la population que la finance va sauver le monde.

Aucune entreprise ne peut fonctionner sans être financée. Même un propriétaire qui investit son propre argent dans son entreprise la finance ainsi. Mais on n'a pas besoin des marchés financiers pour faire fonctionner l'économie. La finance solidaire et un État qui assume ses responsabilités sont amplement suffisants.

La guerre contre la drogue[modifier | modifier le wikicode]

Jésus les entendit et dit : Ce ne sont pas les personnes en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades. (Matthieu, 9:12)

Les drogués sont des malades qui ont besoin d'être soignés. La guerre contre la drogue les empêche de se soigner correctement. Elle les les livre aux griffes de la maffia. Le droit de se soigner ou d'être soigné est un droit humain fondamental. La guerre contre la drogue est donc un crime contre l'humanité, et une des plus grandes erreurs médicales de tous les temps.

Les drogues sont des remèdes, mais comme tous les remèdes, elles sont des poisons si elles sont mal administrées. Priver les drogués d'une aide médicale compétente, c'est donc les condamner à souffrir et à mourir.

La guerre contre la drogue fait monter les prix des remèdes. Elle oblige beaucoup de drogués à se prostituer. Elle enrichit les trafiquants qui deviennent parfois milliardaires. Les maffieux se servent de leurs milliards pour corrompre les officiels, qui ont le devoir de protéger la population, et qui font tout le contraire quand ils sont corrompus.

La guerre contre la drogue expose les policiers aux balles des trafiquants. Ils meurent ou deviennent paraplégiques à cause de la sottise humaine.

La pensée des prohibitionnistes : les drogués, c'est de la sale racaille. Mais pour une bonne partie d'entre eux, ces prohibitionnistes sont également des drogués, drogués à la cigarette, ou à l'alcool. Ils méprisent les drogués alors qu'ils sont eux-mêmes des drogués.

Les psychiatres recommandent des antipsychotiques pour les psychotiques. Ce sont des drogues qui rendent dépendants. Il est interdit d'arrêter le traitement, jusqu'à la mort. L'arrêt du traitement provoque des crises psychotiques très graves. Les antipsychotiques donnent la nausée à ceux qui les les prennent. Ils deviennent dépendants d'une drogue qui leur donne la nausée.

Le haschisch et la marijuana sont des antipsychotiques qui donnent du plaisir. Ils peuvent être pris sans danger (pas de risque d'overdose). Pourquoi les psychiatres recommandent-ils des antipsychotiques dangereux qui donnent la nausée (et qui coûtent très cher, parce qu'ils sont fabriqués par les industries pharmaceutiques) et interdisent-ils un antipsychotique qui donne du plaisir, qui est sans danger, et qui est très facile à produire ?

Les producteurs et les distributeurs de haschisch et de marijuana sont des bienfaiteurs. Les prohibitionnistes sont coupables de crime contre l'humanité.

Le désastre des bitcoins[modifier | modifier le wikicode]

Pour faire tourner le système de paiements en bitcoins, il faut des ordinateurs qui consomment beaucoup d'énergie. Cette énergie est payée par la création de nouveaux bitcoins. Plus le système prend de l'ampleur, plus il consomme de l'énergie.

La physique interdit la possibilité d'ordinateurs qui ne consomment pas d'énergie, à cause de la loi de non-diminution de l'entropie globale.

Conclusion : le système de paiements en bitcoins ne peut pas exister de façon pérenne. Il s'effondrera nécessairement un jour ou l'autre. Plus tard il s'effondrera, plus ce sera désastreux pour l'économie mondiale. Le plus tôt sera le mieux.

Les bitcoins n'auraient jamais dû exister. Les économistes auraient dû avertir la population de cet effondrement inéluctable.

La création des bitcoins est de la création de fausse monnaie. Le système a démarré parce que des gens ont accepté d'être payés en fausse monnaie. Ils ont accepté parce qu'ils ont spéculé sur la hausse de la valeur de cette fausse monnaie. Le système de paiements en bitcoins est destiné à des spéculateurs qui spéculent sur la valeur d'une fausse monnaie. La loi interdit la création de fausse monnaie. Pourquoi les bitcoins n'ont-ils pas été interdits ? Pourquoi les banques centrales, qui sont responsables de la création monétaire, ne se sont-elles pas opposées à cette escroquerie ?

Toute l'énergie gaspillée pour créer des bitcoins n'a jamais été payée par personne. Elle a été payée par la création de fausse monnaie. Le système des bitcoins détruit la planète pour alimenter la spéculation sur de la fausse monnaie.

Finalement, après l'effondrement du système bitcoin, la facture énergétique sera payée, par tous ceux qui ont perdu leur épargne dans cette escroquerie. Cela revient à payer une facture d'électricité avec retard.

Il y aura des gagnants et des perdants. Pour ne pas être perdant, il faut se retirer du système avant qu'il s'effondre. Le système s'effondrera quand tout le monde voudra se retirer en même temps.

La multiplication des pains est une vérité économique[modifier | modifier le wikicode]

Dès que le présent est assuré, le plus important est d'assurer l'avenir. On prépare la sécurité à venir en se donnant des promesses. On fait la sécurité en donnant sa parole et en la tenant. La confiance engendre la confiance. Plus on donne des promesses et plus on les tient, mieux on prépare l'avenir et plus on est prospère. En se donnant de la confiance les uns aux autres nous serons tous riches, plus qu'il n'en faut. Les corbeilles de pain déborderont.

La compréhension mutuelle[modifier | modifier le wikicode]

Un locuteur agit sur ceux qui l'écoutent. Il veut toujours attirer leur attention sur ce qu'il dit. Pour savoir ce qu'il fait quand il dit ce qu'il dit, il doit donc savoir ce que les auditeurs en font, ou ce qu'ils pourraient en faire. Un locuteur doit être capable de se mettre à la place des auditeurs et comprendre ce qu'ils comprennent, sinon il ne se comprend pas vraiment lui-même. Inversement, pour savoir quoi faire avec ce qu'on leur dit, les auditeurs doivent comprendre les intentions du locuteur, pourquoi il dit ce qu'il dit. Ils doivent donc être capables de se mettre à la place du locuteur et de comprendre ce qu'il fait, sinon ils ne comprennent pas vraiment ce qu'on leur dit. La compréhension des paroles est une des formes de la compréhension mutuelle, où chacun connaît les autres et lui-même, et sait qu'il est connu par les autres de la même façon qu'il les connaît.

Un locuteur s'imagine lui-même en tant que locuteur. Il connaît ses intentions. Il connaît le rôle qu'il s'est donné. Lorsqu'il n'y a pas de malentendu, ou de fourberie, l'auditeur imagine le locuteur de la même façon que le locuteur s'imagine lui-même. Il attribue au locuteur les mêmes intentions que celles que le locuteur s'attribue à lui-même. De cette façon, il est facile pour le locuteur d'imaginer comment l'auditeur imagine le locuteur, parce que c'est déjà comment il s'imagine lui-même. Le même contenu imaginé par le locuteur est attribué en même temps au locuteur qui s'imagine lui-même et à l'auditeur qui imagine le locuteur. Il en va de même pour le contenu imaginé par l'auditeur qui est attribué en même temps à l'auditeur qui s'imagine lui-même et au locuteur qui imagine l'auditeur. Lorsqu'il n'y a pas de malentendu, le locuteur et l'auditeur imaginent la même scène et les mêmes rôles, comme s'ils étaient les spectateurs du même film. La seule différence est qu'ils s'attribuent des rôles différents.

L'homosexualité est naturelle[modifier | modifier le wikicode]

C'est une grave erreur de croire que la sexualité a seulement pour fonction la procréation. Elle a beaucoup d'autres fonctions naturelles : favoriser l'entraide mutuelle, apaiser les conflits, se protéger contre le froid de la nuit, supprimer l'ennui... Toutes ces fonctions sont évidemment compatibles avec l'homosexualité.

Ceux qui déclarent que l'homosexualité est contre-nature ne font que prouver leur ignorance de la Nature.

Le détachement[modifier | modifier le wikicode]

Laisse venir, laisse passer, laisse s'en aller.

Peut-on se détacher de tout ? Quand on veut se détacher, n'est-on pas attaché au détachement ?

(...)

La beauté[modifier | modifier le wikicode]

« Ce qui est le plus utile est aussi ce qui est le plus beau. Mais il ne faut pas croire que c'est beau parce que c'est utile. C'est le contraire : c'est utile parce que c'est beau. » (Hegel, cité de mémoire)

(...)

La philosophie[modifier | modifier le wikicode]

La philosophie est la sagesse universelle, découverte ou inventée par tous et pour tous.

La philosophie est la conscience de soi de l'humanité. Elle est comme une administration centralisée sans administrateur central. Chacun est invité à apporter sa contribution. Chacun est invité à la respecter, pourvu qu'elle soit vraiment la philosophie.

Il ne peut pas y avoir d'administrateur central, parce qu'un penseur qui se comporte de façon tyrannique cesse du même coup de contribuer à la philosophie.

(...)

Invention ou découverte ?[modifier | modifier le wikicode]

Les vérités mathématiques sont-elles découvertes ou inventées ?

Quand on invente on se découvre soi-même comme inventeur. Quand on découvre on s'invente soi-même comme découvreur.

La vanité[modifier | modifier le wikicode]

La vanité est de s'attacher au sentiment de sa grandeur ou de sa petitesse.

Les vaniteux sont des humiliés. Se sentir injustement humilié renforce la volonté de grandeur. On veut prouver au monde entier qu'on ne méritait pas d'avoir été ainsi humilié.

Un vaniteux qui prend conscience de sa vanité se sent ridicule. Il a honte de sa vanité. Il rêve d'être modeste et veut le prouver aux yeux des autres : regardez comme je suis magnifiquement modeste, admirez ma modestie, c'est moi le plus modeste.

Un vaniteux qui se sent humilié par sa propre vanité est pris dans un cercle infernal.

Le comble de la vanité est de se croire supérieur aux vaniteux.

Quand on humilie un vaniteux pour lui donner une bonne leçon, pour qu'il rabatte ses prétentions, on ne fait que renforcer sa vanité.

Le renoncement à la vanité n'est pas un complet renoncement à soi. Pour bien vivre, il faut s'efforcer de bien penser, de bien vouloir et de bien agir. Il faut bien accorder un peu d'importance à ce qu'on pense et à ce qu'on fait. Le mépris de soi n'est pas la solution. Il peut même être considéré comme une vanité : s'attacher au sentiment de sa petitesse.

Le vaniteux inverse l'ordre des fins et des moyens. La fin de l'esprit est de bien vivre comme un esprit, donc de rendre service à tous les esprits. Avoir une bonne image de soi est un moyen de renforcer sa bonne volonté, mais sûrement pas la fin ultime.

Quand un vaniteux atteint la fin qui l'obsède, devenir un champion, il se rend parfois compte de la vanité de cette fin : le monde est-il devenu meilleur ? Les tortionnaires ont-ils arrêté de torturer ? La misère a-t-elle cessé ? ...

(...)