Vol balistique et missiles balistiques/Remarques

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Emploi d’armes nucléaires[modifier | modifier le wikicode]

Tant que la technologie n’a pas permis la réalisation de satellites de surveillance (avec leur détection infrarouge) et d’énormes radars (avec leur capacité de trajectographie lointaine d'objets très petits), seuls des tirs nucléaires pouvaient détruire les armes balistiques assaillantes, alors toutes nucléaires.

Américains et russes, seuls à pouvoir se doter de telles capacités, sont convenus par le Traité de 1972 dit « Traité ABM[note 1] » d’en limiter l’implantation à deux sites.

Les américains ont construit des intercepteurs dotés d’armes nucléaires, certaines privilégiant l’émission de neutrons pour détruire les composants électroniques des armes nucléaires assaillantes et en interdire l’explosion. On peut citer en exemple le missile Sprint. Pour autant ils en ont abandonné le principe, même si le traité ABM le leur permettait. Le premier et le seul système qu'ils ont déployé a été fermé par décision du Congrès six mois après sa mise en service.

Les russes ont conservé et conservent toujours aujourd’hui une défense de Moscou par armes nucléaires.

Dénonciation du Traité ABM[modifier | modifier le wikicode]

La dénonciation par les américains du traité ABM en 2002 est due à leur supériorité technologique à ce moment là. Elle résulte des travaux lancés par l’Initiative de défense stratégique.

Ils commencent alors à disposer des moyens (satellites, radars, moyens de calcul temps réel) qui leur permettent de réaliser et de positionner dans le monde là où cela leur serait utile les effecteurs à venir (les missiles ou les missiles balistiques et leurs KV désormais tous non nucléaires), ce que le traité ABM leur aurait interdit. D’autres raisons ont été aussi avancées.


Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. ABM pour Anti-Balistic Missile.