Pôles d'éco-citoyenneté/Les principaux Pôles d'éco-citoyenneté dans le Nord-Pas-de-Calais/Les Parcs Naturels Régionaux/Le PNR Caps et Marais d'Opale

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Le lieu en résumé
Type de structure Parc Naturel Régional, label décerné à un territoire, géré par un syndicat mixte
Appartenance à un réseau Non renseigné
Eco-citoyenneté comme activité principale Oui
Type de services Information,

formations,
stages,
visites,
conseils,
sensibilisation à l'environnement
expositions

Domaine de compétence Non renseigné
Amplitude d'accueil Non renseigné
Capacité d'accueil Non renseigné
Fréquence des événements Toute l'année
Impact environnemental du lieu Fort respect de l'environnement

Le Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale est l'un des trois parcs naturels régionaux de la Région Nord-Pas de Calais.

Logo du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d'Opale

Situation géographique[modifier | modifier le wikicode]

Le Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale est situé dans la région du Nord-Pas de Calais, plus particulièrement dans le département du Pas de Calais. Il représente environ 10 % du territoire régional et 19 % du territoire départemental. S’étendant sur une superficie de 130 000 hectares et sur 51 kilomètres de côtes littorales, il comprend 152 communes adhérentes, 6 communes associées et 13 intercommunalités intégrées tout ou en partie. Il regroupe également trois pays : le Boulonnais, le Calaisis et le pays de Saint Omer. Au total, ce sont environ 186 000 habitants qui vivent sur le territoire du Parc.

Historique[modifier | modifier le wikicode]

Le Parc des Caps et Marais d’Opale est né du regroupement de deux parcs : celui du Boulonnais (76 communes) et celui de l’Audomarois (40 communes) et de l’adhésion d’autres communes. Après trois années de concertation et de réflexion, le décret de création du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale est signé le 24 mars 2000 par le premier ministre Lionel Jospin. La Charte du Parc a été signée en 1999 et engage ses signataires pour 10 ans.

Gouvernance[modifier | modifier le wikicode]

La gestion du Parc est assurée par un syndicat mixte qui est en fait l’association des élus des communes, des intercommunalités, du Conseil Général du Pas de Calais, du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais et des organismes consulaires composant le Parc. Depuis 2004, son président est Daniel Percheron. Le comité syndical, composé de 78 membres, est l’organe de décision du Parc, il élit un bureau syndical, composé de 15 membres, qui règle, entre autres, les questions courantes. En outre, d’autres acteurs sont regroupés dans le syndicat :

  • Les commissions (comprenant divers partenaires du Parc), au nombre de six et classées par thème (agriculture ; aménagement du territoire et développement local ; animation du territoire ; citoyenneté, éducation, communication ; énergie, déchets, management environnemental ; patrimoine naturel et culturel),
  • Les groupes de travail (comprenant les représentants des structures adhérentes), au nombre de quatre et classés par secteur géographique (littoral, cœur rural, Trois-Pays et vallée de la Hem, agglomération et marais audomarois),
  • Le Conseil Scientifique de l’Environnement Nord-Pas de Calais
  • L’équipe technique

Sur les trois dernières années, en moyenne le budget du Parc, tous budgets confondus, s’est élevé à 3 383 000 €. Ce budget regroupe des subventions programmées dans la Charte (financements statutaires) et des financements spécifiques attribués pour des opérations particulières.
Le budget est alimenté par des financements qui proviennent de :

  • La région Nord-Pas de Calais : 48%
  • Département du Pas de Calais : 16%
  • Etat : 7%
  • Union Européenne : 10%
  • Ressources propres (recettes des équipements pédagogiques) : 5%
  • Participation des communes et des intercommunalités : 8%
  • Autres financeurs (selon les programmes en cours) : 6%

Spécificités du lieu[modifier | modifier le wikicode]

Falaises du Cap Banc-Nez

Le patrimoine paysager et écologique du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale se caractérise par une grande diversité. Sur ce territoire, se côtoient cultures, prairies, bois, forêts, zones humides, coteaux calcaires, pelouses calcicoles et milieux dunaires. On retrouve plusieurs entités paysagères : la Boutonnière du Pays de Licques, la vallée de la Ham, la haute vallée de la Course, le marais audomarois, le marais de Guînes, le marais de la Slack, le val d’Acquin, la vallée du Bléquin, la haute vallée de l’Aa, le Bocage et la Boutonnière du Boulonnais, les landes du plateau d’Helfaut, la vallée de Wilmereux, les monts de Boulogne, les forêts et bois de Guînes, Boulogne, Desvres, Clairmarais, Tournehem, Eperlecques, le site des Caps et son arrière-pays et le grand massif dunaire d’Ecault à Dannas.
En outre, le Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale s’étend sur 51 kilomètres de côtes littorales. Le site des deux Caps se caractérise par des falaises de craies du Blanc-nez, d’une hauteur de 134 mètres, et par des escarpements de grès et d’argile du Gris-Nez, qui marquent la séparation entre la Manche et la Mer du Nord. Sur ce site, classé « grand site national », on peut apercevoir la côte anglaise et des centaines d’oiseaux migrateurs qui s’y arrêtent pour y réaliser leurs nids.
Par ailleurs, depuis Mars 2000, la Charte du Parc a établi deux types d’espaces :

  • Des Espaces à Identité Paysagère forte : 82 334 hectares de paysages bocagers, littoraux et de marais
  • Des Espaces d’Intérêt Ecologique Majeur : 27 332 hectares reconnus pour leur richesse biologique : forêts et leurs lisières, coteaux calcaires, landes, milieux littoraux, marais et autres zones humides…

Ces ensembles paysagers abritent près d’un millier d’espèces végétales (chou marin, faux aloès, bruyère cendrée, osmonde royale, …), 150 espèces d’oiseaux nicheurs (fulmar boréal, oedicnème, blongios nains, Chevêches d’Athena, …), 13 espèces de chauves-souris dont le vespertilion des marais, des espèces de papillons dont le damier de la succise, des serpents, des vertébrés, etc. Par ailleurs, le Parc accueille 13 sites du réseau Natura 2000.

Activités[modifier | modifier le wikicode]

Les objectifs du Parc[modifier | modifier le wikicode]

Les objectifs du Parc des Caps et Marais d’Opale se fondent autour des principes du développement durable. Il s’agit de sauvegarder le patrimoine naturel et culturel tout en développant le territoire socialement et économiquement dans le respect de l’environnement.
Le Parc poursuit sept objectifs principaux, qui sont les suivants :

Préserver et requalifier les paysages : aide à la construction[modifier | modifier le wikicode]

Le Parc aide les habitants de son territoire à la construction de leur habitation afin qu’elle s’intègre dans le paysage mais également qu’elle respecte l’environnement. A cette fin, le Parc a réalisé un guide de l’éco-construction à l’attention des habitants du Parc qui leur permettra, par le choix des matériaux, par exemple de réduire les impacts environnementaux de leurs futures constructions.

Améliorer et gérer la biodiversité[modifier | modifier le wikicode]

Sur le Parc des Caps et Marais d’Opale, sont répertoriés 13 sites Natura 2000. Dans ce cadre, ont été mis en place le Plan d’Action Coteaux et le Plan Mare.

  • Le Plan d’Action Coteaux rassemble des actions autour de la préservation des coteaux calcaires (restauration, entretien, sensibilisation aux pelouses calcicoles, amélioration des connaissances…).
  • Le Plan Mare doit permettre l’inventaire, la création et la restauration des mares au sein du territoire du Parc.

Par ailleurs, dans son objectif de préservation de la biodiversité, le Parc propose aux habitants une brochure d’une vingtaine de gestes permettant d’amener « La Nature au Jardin ». Les conseils promulgués peuvent porter sur comment creuser une mare naturelle dans son jardin ou encore comment végétaliser un mur.

Assurer une gestion globale de l’eau[modifier | modifier le wikicode]

Le Parc propose un sentier de découverte autour de la gestion de l’eau, Le Sentier Bribes d’Eaux vives, autour de la rivière Aa sur le site de la Maison du Papier à Esquerdes.

Renforcer et valoriser le patrimoine[modifier | modifier le wikicode]

Dans sa volonté de préserver et de valoriser son patrimoine culturel : les bâtis traditionnels (brique, pierre, torchis, craie), le bâti rural (chapelles, pigeonniers, puits…), les bateaux traditionnels, les jeux collectifs à l’estaminet ou sur la place du village et les animaux de race locale (mouton boulonnais, cheval boulonnais, etc.), le Parc a développé des programmes de restauration du bâti mais également des animations autour de groupes de travail thématiques.

  • Le programme « Se former au torchis » permet la découverte du torchis, qui est une ancienne technique de construction utilisant de l’argile et des fibres végétales permettant la réalisation de constructions à pan de bois. Le Parc propose également un guide et un DVD afin de connaître les gestes pour utiliser ce type de matériau.
  • Le programme « Dans le sillon des artistes » propose plusieurs activités où le patrimoine culturel et naturel du territoire est expliqué par le biais de la pratique artistique.

Maîtriser l’énergie et le réchauffement climatique[modifier | modifier le wikicode]

Le Parc propose des diagnostics aux communes, commerces ou activités tertiaires. Par ailleurs, des points Espace Infos Energie à l’attention des habitants afin de les informer notamment sur les techniques et matériaux innovants.

Promouvoir l’agriculture durable[modifier | modifier le wikicode]

Le Parc développe des mesures afin de soutenir l’agriculture sur son territoire. Il souhaite maintenir un nombre significatif d’exploitations à taille humaine, et pour ce faire, il a élaboré une charte de qualité sur les projets de bâtiments agricoles. Le programme « Tous autour de l’herbe » lancé entre autre par le Parc, permet d’accompagner les agriculteurs dans une meilleure valorisation de leurs prairies. Le Parc fait également la promotion de produits artisanaux via la marque Parc répondant à un cahier des charges strict.

Eduquer et sensibiliser à l’écocitoyenneté[modifier | modifier le wikicode]

Les programmes développés par le Parc sur le thème de l’éducation à l’environnement et à l’écocitoyenneté ont pour finalité des répercussions positives à la fois sur la santé, l’environnement mais également sur le développement économique durable du territoire.
Les publics visés sont soit des personnes soit des groupes relais : enseignants, responsables associatifs, guides et interprètes de la nature, maires…
Les différents programmes développés par le Parc sont les suivants :

Les activités principales[modifier | modifier le wikicode]

Découverte et sensibilisation à l’environnement et au patrimoine culturel[modifier | modifier le wikicode]

Le Sentier Bribes d’Eaux Vives
Le Parc propose un sentier de découverte autour de la rivière Aa sur le site de la Maison du Papier à Esquerdes : le Sentier Bribes d’Eaux Vives. Différents thèmes autour de la gestion de l’eau dans ce secteur sont abordés lors de la balade : pollutions, faune, flore, histoire de l’exploitation de la rivière. A noter que ce sentier est accessible aux personnes handicapées moteurs, et ultérieurement aux handicapés visuels et mentaux. Ce sentier et la Maison du Papier sont labellisés « Tourisme et Handicap ».

Se former au torchis
Le programme « Se former aux torchis » permet la découverte de cet éco-matériau. Il comprend :

  • Des journées de découverte au grand public et aux élus
  • Des stages gratuits de formation à la pratique du torchis
  • Des formations également pour les artisans via la Confédération des Artisans des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB)
  • De la sensibilisation dans les écoles

Dans le sillon des artistes
Le programme « Dans le sillon des artistes » propose plusieurs activités où le patrimoine culturel et naturel du territoire est expliqué par le biais de la pratique artistique :

  • La sensibilisation aux qualités du torchis en association avec les arts plastiques auprès des plus jeunes (deux classes ont réalisé une fresque murale en relief en torchis et un mur étagère avec une artiste plasticienne) et des adultes (stages autour de la décoration d’un mur en torchis) ;
  • La valorisation de la mare via la musique : des balades musicales sur des morceaux spécialement créés par des musiciens amateurs autour de l’intérêt et de la beauté de la mare sont organisées pour sensibiliser à la préservation de la mare ;
  • La revalorisation de la pratique des quilles : découverte du jeu auprès de scolaires, formation des enseignants à l’usage des quilles, valorisation touristique des quilliers.

Education à l’environnement[modifier | modifier le wikicode]

Objectif Nature
« Objectif Nature » est un projet d’éducation à l’environnement et au développement durable. Il s’adresse aux élèves des écoles élémentaires (maternelle et primaire), des classes de sixième SEGPA des collèges et des classes des instituts médico-éducatifs. 28 animateurs gèrent cette animation. Les élèves, ainsi que leurs enseignants et parents accompagnateurs, découvrent, à travers ce projet, le milieu naturel et rural du Parc, son fonctionnement et sa fragilité. Cela leur permet également de réfléchir à leur place et rôle dans l’environnement.
Ce sont près de 5 800 élèves, enseignants et parents accompagnateurs en 2009 qui ont participé à l’opération « Objectif Nature ».

Les écoles éco-citoyennes
Les écoles éco-citoyennes sont situées sur le Parc, elles y développent des activités tournées vers la nature (jardinage, bacs de tri pour les déchets …). Durant l’année scolaire 2009/2010, on a dénombré plus de 320 classes engagées dans la démarche éco-citoyenne avec le Syndicat Mixte du Parc.
Pour devenir une école éco-citoyenne, le Parc propose cinq axes de travail :

  • Amélioration du cadre de vie à l’école à travers la réalisation de fresques, de plantations, etc.
  • Apprentissage de la citoyenneté avec la mise en place d’un conseil des enfants
  • Exploration du territoire
  • Préservation des ressources de la planète à travers la sensibilisation et des actions autour de l’eau, de l’énergie, du sol …
  • Découverte d’autres cultures et la réalisation d’actions de solidarité via le commerce équitable par exemple

Les activités secondaires[modifier | modifier le wikicode]

Expositions[modifier | modifier le wikicode]

L’exposition itinérante « Le citoyen et l’eau » est proposée aux grands publics et aux écoles. Différents thèmes sont abordés : la gestion de l’eau à l’échelle du territoire, l’assainissement, les économies d’eau, les préventions des inondations …

Découverte culinaire[modifier | modifier le wikicode]

« La cantine a bon goût » est une opération qui consiste à proposer des menus élaborés à partir de produits régionaux à la restauration collective des mairies, des écoles et des collèges publics lors de la semaine du goût en octobre. Le Parc, à travers un livret, suggère sept menus pour 100 personnes. Il distribue également des sets de table illustrés sur le thème « bien manger ».

Sensibilisation à la biodiversité[modifier | modifier le wikicode]

« Renouer avec la biodiversité » est une opération visant à sensibiliser et à impliquer les habitants du territoire du Parc à la biodiversité qui les entoure à travers des approches pédagogiques sensibles et participatives (cofinancée par le Fonds européen de développement régional). Divers acteurs interviennent dans ce projet : photographes, graphistes, dessinateurs naturalistes, animateurs de structures d’éducation à l’environnement, spécialistes scientifiques (botanistes, archéologues, etc.).
Entre septembre 2009 et septembre 2011, trois opérations sont expérimentées :

  • « Balades nature peu banales » : formation de prestataires de tourisme pour les inciter à créer de nouvelles visites sur la découverte de la biodiversité « non remarquée » du Parc (lisière des forêts, haies …)
  • « Des bottes au clavier » destinée aux lycéens qui développent un projet autour d’un thème choisi (exemples : « jardin naturel », « coteaux calcaires »)
  • « Nature en scène » : opération développée avec les habitants de quatre communes du Parc autour de différents thèmes (exemple : « les plantes sauvages et le land art »)

Les infrastructures du Parc des Caps et Marais d’Opale[modifier | modifier le wikicode]

On retrouve deux types d’infrastructures servant d’accueil au public sur le Parc :

Ces trois lieux d’accueil du Parc vont évoluer avec la nouvelle charte du Parc, ils serviront à la fois de points d’appui pour la présentation au grand public des politiques inscrites dans la charte du Parc, avec une attention particulière portée aux démarches éducatives en direction des enfants mais ils seront également des lieux privilégiés d’apprentissage des « bonnes pratiques ».
Chaque année, ce sont plus de 55 000 visiteurs dont 35 000 enfants ou jeunes dans le cadre des animations pédagogiques qui visitent le Parc et transitent par le Grand Vannage et le Manoir du Huisbois.

Les partenaires du Parc[modifier | modifier le wikicode]

Le Parc dispose sur son territoire d’une large palette de partenaires qui regroupent des structures pédagogiques et des lieux d’éducation à l’environnement et au développement durable. En voici, une liste :