Philosophie/Thalès de Milet/Textes et traductions période Grèce Classique
| Période de la Grèce Hellénistique | ||
| Période de la République Romaine | ||
| Période du Principat de l’Empire Romain | ||
Période de la Grèce I Classique
(-480 ⏳, Victoire grecque de Salamine contre les Perses — -323 ⏳, mort d’Alexandre le Grand II)
NdA Grèce
I Du nom commun grec ancien Γραικός / Graikós, étymologie obscure;
Aristote ⤵️ a été l’un des premiers à utiliser le nom Graeci (Γραικοί) :
« La vieille Hellade est près de Dodone (Δωδώνη (en)) et de l’Achéloûs (Ἀχελῷος); car ce fleuve a souvent changé son cours. Les peuples qui habitaient jadis ces lieux étaient les Selles (Σελλοί), et ceux qu’on appelait alors Grecs et qui on nomme aujourd’hui Hellènes (Έλληνες (en)). »
Aristote, Météorologie. Livre I, Chapitre XIV, §22.
Filiation des Héllènes et des Grecs confirmée par la Chronique de Paros 🔍 (-264/-263) ⏳ :
« À partir du moment où Hellen le [fils de] Deuc[alion] devint roi de [Phthi]otis, et ceux qui étaient auparavant appelés Grecs furent nommés Hellènes. »
Chronique de Paros, Fragment perdu, §6
Après le développement des premiers villages agricoles durant les époques néolithiques, la Grèce voit l’essor de plusieurs ensembles culturels dans les Cyclades, la Crète minoenne et le sud de la Grèce continentale helladique, durant l’Âge du Bronze (XXXIIIème siècle AEC — XIIIème siècle AEC). L’effondrement de la dernière grande culture grecque de l’âge du bronze, la civilisation mycénienne, ouvre une période de transition et de recompositions, les « siècles obscurs », qui porte en germe un renouveau de la civilisation grecque. Débutent ensuite les phases généralement tenues pour caractéristiques de la « Grèce antique ».
La période archaïque (-800 — -480), voit la formation de la civilisation des cités grecques, forme d’organisation caractéristique de la Grèce antique, une période d’expansion par la fondation de nouvelles cités dans d’autres régions de la Méditerranée et de la mer Noire, et l’apparition de formes littéraires et intellectuelles originales (épopées homériques, poésie lyrique, philosophie).
La période classique (-480 — -323), apparaît à la suite de la victoire d’une coalition de cités grecques face à la tentative de conquête des Perses, qui laisse face-à-face les deux cités les plus puissantes, Athènes ⤵️ et Sparte ⤵️, qui entraînent le monde grec dans un conflit de grande ampleur ⤵️ (-431 — -404). Cette période voit une floraison culturelle se produire autour du foyer athénien, visible dans l’art, l’architecture, le théâtre, la philosophie, etc. Le IVème siècle AEC voit se poursuivre les rivalités entre cités pour l’exercice de l’hégémonie, situation finalement réglée par l’émergence du royaume de Macédoine qui parvient à dominer les cités de Grèce en -338.
La période hellénistique (-323 — -31), une nouvelle phase d’expansion des Grecs, cette fois-ci vers l’est et le sud, avec la fondation de nombreuses cités grecques en Asie occidentale. La civilisation grecque devient alors dominante sur le plan culturel, aussi bien dans le monde méditerranéen qu’en Orient, appuyée sur les dynasties d’origine gréco-macédonienne (Lagides en Égypte, Séleucides en Asie occidentale, Antigonides en Macédoine, Attalides de Pergame). C’est aussi une période très dynamique dans le domaine intellectuel, notamment dans les sciences. Les royaumes hellénistiques font face à partir de la fin du IIIème siècle AEC à l’expansion de la République romaine, qui soumet progressivement le monde grec et annexe ses différentes régions, jusqu’à la conquête de l’Égypte en -31, date qui marque couramment la fin des histoires de la Grèce antique.
II Du nom propre grec ancien Ἀλέξανδρος / Aléxandros (en), littéralement « homme qui repousse [les ennemis] » ;
➥ du verbe ᾰ̓λέξω / ăléxō (en), « 1. Éloigner ; détourner. 2. Protéger ; défendre ; venir en aide. 3. (voix moyenne) Récompenser ; rendre la pareille » ;
➥ + ᾰ̓νδρ- / ăndr-, radical de ᾰ̓νήρ / ănḗr (en), « 1. Homme (homme adulte). 2. Mari. 3. Être humain ; un mortel (par opposition à un dieu). » ;
➥ + du suffixe nominal -ος / -os (en) ;
Roi de Macédoine.
(21 juillet -356, Pella, du Royaume de Macédoine — 11 juin -323, Babylone, de l’Empire d’Alexandre le Grand) ⏳ ➕
(-480, à Halicarnasse en Carie, satrapie de l’Empire achéménide ⤵️ — -425, à Thourioï, cité grecque ⤴️, fondée sur le site antérieur de Sybaris, dont Hérodote a participé à l’essaimage) ⏳ 📚
Portrait d’Hérodote, identifié par comparaison avec d’autres bustes nommés de l’historien. Marbre grec, copie romaine d’un original grec du début du IVème siècle AEC.
Provenance : environs de la Porta Metronia, Rome.
Exposition : Rez-de-chaussée 🔍 du Museo nazionale romano di Palazzo Massimo alle Terme PMT 85.
NdA Hérodote
I Du nom propre théophore II grec ancien Ἡρόδοτος / Hēródotos (en), « donné par Héra »;
➥ du nom propre Ἥρα / Hḗra (en), « (mythologie grecque) Héra, protectrice des femmes et déesse du mariage, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches. »;
➥ + de l’adjectif δοτός / dotós, « accordé, donné, offert »; du verbe δίδωμι / dídōmi (en), « Donner, présenter, offrir. Accorder, autoriser, permettre. ».
II De l’adjectif grec ancien θεόφορος / theóphoros, « qui porte dieu »;
➥ du nom commun θεός / theós (en), « 1. Une divinité, un dieu, Dieu. 2. Titre d’un dirigeant. 3. Parfois féminin (ἡ θεός) : une déesse. »;
➥ + du verbe φέρω / phérô (en), « [pour des objets inanimés] apporter, porter »;
Nom propre qui contient celui d’une divinité.
III Du nom commun grec ancien γεωγράφος / geôgraphos;
➥ du préfixe γεω- / geô- (en); forme combinée du nom commun γῆ / gê, « terre »;
➥ + du nom commun γράφος / gráphos, « écrit »; déverbal de γράφω / gráphô, « (sens de départ) Égratigner, écorcher. Tracer des signes pour écrire ou pour dessiner, d’où le sens de graver, d’inscrire, d’écrire, de dessiner, de peindre. Aussi : rédiger, composer (en prose). »;
Description, indication de tailles et mesure de monuments, de villes, de territoires, de mers/fleuves et de la richesse de peuples.
| Manuscrits |
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NdA Histoire/Enquête
I Du nom commun grec ancien ἱστορία / historía, « Enquête, examination, observation, étude. Compte-rendu, histoire. »; du verbe ἱστορέω / historéō « Enquêter, examiner, observer, rendre compte »; dénominal de ἵστωρ / hístōr; forme attique du nom commun ἴστωρ / ístōr, « connaisseur, juge, témoin, sage »; dérivé du verbe οἶδα / oîda, « savoir »;
Le rôle d’historien apparait dès l’Antiquité classique comme un type de récit mêlant lecture croisée, différents types de narrations et volonté de reconstruction d’une forme de vérité ou véracité sur les événements passés, avec différents objectifs, comme ici, celui de préserver de l’oubli ces événements :
« Hérodote d’Halicarnasse consigne dans cette histoire le résultat de ses recherches, afin que les actions des hommes ne soient pas effacées par le temps et que les grands et prodigieux exploits accomplis, tant par les Grecs que par les barbares, ne tombent pas dans l’oubli; il exposera les causes de ces luttes sanglantes et divers événements qui les ont précédées. »
Histoires d’Hérodote (Neuvième edition), Livre I - CLIO, Introduction, traduction par Pierre Giguet, Librairie Hachette et Cie, 1913.
II De l’adjectif grec ancien περσῐ́ς / persís; du nom propre vieux perse 𐎱𐎠𐎼𐎿 / p-a-r-s / Pārsa (en);
Au Xème siècle AEC le plateau iranien est peuplé par les Mādā dans le nord-ouest et par les Āryā au nord-est et dans le Fars. Autour de -750, dans le nord-ouest de l’actuel Iran, Déjocès fonde le premier royaume mède, dont la capitale est Ecbatane. En -612 les Mèdes s’emparent de Ninive, provoquant la chute de l’Empire assyrien. La « Perse » est alors, au sud, une région vassale de l’empire mède, culturellement et linguistiquement proche. En -552, Cirus II fonde l’empire perse après avoir conquis l’empire mède.
III Du nom commun grec ancien Μῆδος / Mêdos (en), « Mède, habitant de Médie »; du nom propre et commun vieux perse 𐎶𐎠𐎭 / m-a-d / Māda (en), « Médie ; Mède, habitant de Médie »;
Ancien peuple qui vivait dans une région du nord-ouest de l’Iran. Bien qu’une place importante dans l’histoire du Moyen-Orient antique lui soit généralement reconnue, ce peuple n’a laissé aucune source textuelle permettant de reconstituer son histoire. Il n’est connu que par des sources extérieures, ainsi que par quelques sites archéologiques iraniens, qui sont supposés avoir été occupés par des Mèdes.
Les guerres dites médiques opposent les Grecs aux Perses de l’Empire achéménide au début du Vème siècle AEC. Elles sont déclenchées par la révolte des cités grecques asiatiques contre la domination perse et se conclurent par la victoire spectaculaire des cités grecques européennes conduites par Athènes ⤵️ et Sparte ⤵️.
NdA mythologie grecque
I Du nom propre Μοῦσα / Moûsa (en), « Muse »;
« Selon la plupart et les plus célèbres mythologues, les Muses sont filles de Jupiter [Zeus II] et de Mnémosyne III. Quelques poètes cependant, au nombre desquels est Alcman disent qu’elles sont filles d’Uranus VI et de la Terre. On n’est pas non plus d’accord sur leur nombre ; car les uns en admettent trois, les autres neuf. Cependant l’opinion de ceux qui en admettent neuf a prévalu, comme ayant été professée par les hommes les plus célèbres ; je veux parler d’Homère ⤵️, d’Hésiode et de plusieurs autres. [...] On les fait présider chacune aux diverses parties de la musique VIII [...] La plupart des mythologues disent qu’elles sont vierges, parce que les vertus acquises par l’éducation paraissent incorruptibles. Elles sont appelées Muses, parce qu’elles initient les hommes aux sciences ; c’est-à-dire qu’elles enseignent aux hommes des choses belles et utiles, qui sont hors de la portée des ignorants. Chacun de leurs noms est justifié.
Clio Ia a été ainsi appelée, parce que ceux qui sont chantés par les poètes acquièrent une grande gloire ;
Euterpe Ib, à cause du plaisir que les beaux-arts procurent à ceux qui les entendent ;
Thalie Ic, parce qu’elle rajeunit éternellement ceux qui sont loués par la poésie ;
Melpomène Id, parce que la mélodie s’insinue jusque dans le fond de l’âme ;
Terpsichore Ie, pour indiquer les jouissances que ceux qui sont initiés aux beaux-arts retirent de leurs études ;
Erato If, parce que les gens instruits sont recherchés et aimés de tout le monde ;
Polymnie Ig indique par son nom que les poètes ont acquis par leurs hymnes une gloire immortelle.
Uranie Ih, parce que ceux qu’elle instruit élèvent leurs pensées et leur gloire jusqu’au ciel.
Enfin, Calliope Ii, parce qu’elle a une belle voix, c’est-à-dire que les chants de la poésie sont applaudis par ceux qui les écoutent. »
Bibliothèque Historique de Diodore de Sicile, Tome Premier : Livre IV chapitre VII, traduite du grec par Ferdinand Hoeffer, Librairie Hachette et Cie, 1865.
Ia Du nom propre grec ancien Κλειώ / Kleiố; du verbe κλέω / kleô, « raconter, rendre célèbre, célébrer. (passif) être célèbre. »; causatif du verbe κλύω / klúô, « entendre. être renommé, réputé. ».
Ib Du nom propre grec ancien Εὐτέρπη / Eutérpê; de l’adjectif εὐτερπής / euterpês, « charmant, qui sait plaire »;
➥ de l’adverbe εὖ / eũ (en), « 1. Bien. 2. (Idée d’origine) Noblement. 3. Bien, régulièrement, justement. 4. Bien, avec bienveillance. 5. Heureusement. »; accusatif neutre de ἐύς / eús, « Bon, brave. »;
➥ + de τέρπω / térpô, « 1. Satisfaire. 2. Ravir, enchanter. 3. S’amuser, prendre plaisir. ».
Ic Du nom propre grec ancien Θαλία / Thalía ou Θάλεια / Tháleia (en); du verbe grec ancien θάλλω / thállō, « 1. Fleurir, germer. 2. Grandir, s’épanouir, prospérer. 3. Gonfler, abonder. ».
Id Du nom propre grec ancien Μελπομένη / Melpoménē (en); du participe féminin médiopassif (en) du verbe μέλπω / mélpō (en), « 1. Célébrer avec des chants et des danses. 2. Chanter sur la lyre ou la harpe. 3. Chanter, célébrer. ».
Ie Du nom propre grec ancien Τερψιχόρη / Terpsikhórē (en);
➥ du nom commun τέρψις / térpsis (en), « pleine jouissance, délice, allégresse, plaisir »;
➥ du verbe τέρπω / térpō (en), « 1. Ravir. 2. (voix passive et voix moyenne) Profiter, se délecter. »;
➥ + du suffixe nominal abstractif, d’action, de traitement ou de résultat -σῐς / -sis (en);
➥ + du nom commun χορός / khorós (en), « 1. piste de danse, danse en rond. 2. Danse accompagnée de chants, danse chorale. 3. Chœur, groupe de chanteurs et danseurs. 4. Fanfare, troupe, groupe. 5. Rangée. 6. Endroit pour danser. 7. (théâtre) Chœur. ».
If Du nom propre grec ancien Ἐρατώ / Eratṓ (en); de l’adjectif ἐρᾰτός / eratos, « 1. Aimable, charmant, joli. 2. Aimé. »; du verbe ἐράω / eráô (en), « 1. (interprété avec le génitif de personne ou avec un accusatif apparenté) Aimer (avec passion sexuelle), être amoureux de. 2. (sans référence sexuelle) Aimer chaleureusement (opposé à φιλέω (en)). 3. (interprété avec le génitif de chose ou avec un infinitif) Aimer ou désirer passionnément (faire quelque chose, lorsqu'il est interprété avec un infinitif). ».
Ig Du nom propre grec ancien Πολῡμνῐ́ᾱ / Polūmníā (en);
➥ du préfixe πολῠ- / polu- (en), « multi-, poly- »;
➥ + du nom commun ῠ̔́μνος / húmnos (en), « chant, hymne, ode (généralement à la louange des dieux ou des héros) »;
➥ + du suffixe nominal abstractif féminin -ῐ́ᾱ / -iā (en).
Ih Du nom propre grec ancien Οὐρᾰνῐ́ᾱ / Ouraníā (en);
➥ du nom propre Οὐρᾰνός / Ouranós VII;
➥ + du suffixe nominal abstractif féminin -ῐ́ᾱ / -iā (en).
Ii Du nom propre grec ancien Καλλιόπη / Kalliópē (en);
➥ du préfixe κᾰλλῐ- / kalli- (en), Se référant à la beauté de la racine du mot ci-joint;
➥ + du nom commun ὄψ / óps (en), « 1. (poétique) Voix. 2. (poétique) Mot. ».
II Du nom commun grec ancien Ζεύς / Zeús (en);
Dieu suprême dans la mythologie grecque, fils du titan Cronos IV et de la titanide Rhéa V, marié à sa sœur Héra ⤴️. Il a fait régurgiter ses frères et sœurs à son père Cronos, et avec eux, le renversa, lui et les autres Titans.
III Du nom propre grec ancien Μνημοσύνη / Mnēmosúnē; du nom commun μνημοσῠ́νη / mnēmosúnē (en), « la mémoire »;
➥ de l’adjectif μνήμων / mnḗmōn, « Souvenant, qui garde en mémoire »;
➥ + du suffixe nominal abstractif -σύνη / -súnē (en);
Titanide, fille d’Ouranos VI et de Gaïa VII, et déesse de la Mémoire. Elle a inventé les mots et le langage de la Terre entière, elle donna un nom à chaque chose, ce qui rendit possible le fait de s’exprimer. Avec Zeus II, elle conçut les neuf Muses, déesses inspiratrices des Arts.
IV Du nom propre grec ancien Κρόνος / Krónos; potentiellement du verbe κραίνω / krainô, « Achever, accomplir, réaliser. Régner, commander, diriger, être le chef, dominer. » (mais étymologie sujet à caution);
Plus jeune des Titans, fils d’Ouranos VI et de Gaïa VII, époux et frère de Rhéa V. Emprisonnés, lui et ses frères et sœurs, des entrailles de la Terre maternelle par Ouranos, il se délivra en émasculant ce dernier avec une faucille, donnée par Gaïa, lorsque la nuit venue, le Ciel descendit couvrir la Terre. Ouranos et Gaïa prophétisant alors la chute de Cronos par son propre fils, il engloutira ses propres enfants.
V Du nom propre grec ancien Ῥέᾱ / Rhéā (en);
Titanide, fille d’Ouranos VI et de Gaïa VII, épouse et sœur de Cronos IV, mère des dieux et déesses Hestia, Déméter, Héra ⤴️, Hadès, Poséidon et Zeus III. Sur le conseil de Gaïa, elle dupe Cronos en lui faisant avaler une pierre au lieu de son dernier enfant, Zeus, et cache celui-ci en Crète.
VI Du nom propre grec ancien Οὐρανός / Ouranós; antonomase du nom commun οὐρανός / ouranós (en), « Ciel voûté, sur lequel les étoiles étaient attachées et le soleil voyageait. Région au-dessus de cette voûte, demeure des dieux. (philosophie) Univers. Tout ce qui a la forme du ciel : plafond voûté, tente. »; vaste possibilité d’origine étymologique;
Divinité primordiale personnifiant le Ciel étoilé.
VII Du nom propre grec ancien Γαῖα / Gaîa; du nom commun γαῖα / gaîa, « La terre, comme partie de l’univers. La terre comme contrée, pays. La terre par opposition à l’eau : terrain, culture. »; doublet de même sens du nom commun γῆ / gê, « terre »; étymologie incertaine;
Divinité primordiale personnifiant la terre, unie à Ouranos VI, elle engendra les six Titans et les six Titanides, puis les trois Cyclopes et enfin les trois Hécatonchires.
VIII Du nom propre grec ancien μουσῐκή / mousikḗ (en), « les arts des Muses. »; ellipse de μουσικὴ τέχνη / mousikḕ tékhnē (en), « 1. Artisanat, compétence, commerce. 2. Art. 3. Ruse, astuce. 4. Moyens. »; de l’adjectif μουσικός / mousikós, « 1. De ou pour la musique, musical. 2. Doué en musique, musical. 3. Réalisé, accompli. 4. (nominalisé, masculin singulier) Musicien.ne. 5. (nominalisé, masculin singulier) Adepte des Muses, personne de lettres et d’accomplissement, érudit. 6. (nominalisé, féminin singulier ou neutre pluriel) Musique. »;
➥ du nom propre Μοῦσα / Moûsa (en), « Muse »;
➥ du suffixe adjectival -ικός / -ikós, « de ou se rapportant à, de la manière de ; -ique »;
La musique tient une place essentielle dans la vie sociale, politique et religieuse de la Grèce antique. Pour les Grecs, la musique est le plus beau des arts, en même temps qu’une science, objet des plus hautes spéculations philosophiques ; en ce sens, les Grecs lui ont accordé plus de valeur qu’aux arts majeurs que furent pour eux la poésie, la danse et la médecine.
Livre I — CLIO ⤴️
[modifier | modifier le wikicode]NdA conquêtes Achéménides
I Du nom propre grec ancien Ἀχαιμενίδης / Akhaimenídēs (en);
➥ du nom propre Ᾰ̓χαιμένης / Akhaiménēs (en), « Achéménès, le fondateur non attesté de la dynastie perse Achéménide »; du nom propre vieux perse 𐏃𐎧𐎠𐎶𐎴𐎡𐏁 / h-x-a-m-n-i-š / Haxāmaniš (en), « avoir l’esprit de quelqu’un d’allégeant, qui allège, soulage, est secourable »; du vieil iranien :
➥ du radical *haxā-, « celui qui est lié par allégeance, quelqu’un d’allégeant »;
➥ + du radical *mani-, « esprit, mentalité »;
➥ + du suffixe patronymique masculin -ῐ́δης / -ídēs (en), « fils de »;
Dynastie de rois ayant fondé et dirigé le premier des empires perses, qui a régné sur une grande partie du Moyen-Orient durant le Ier millénaire AEC.
II Du nom propre grec ancien Κῦρος / Kŷros, du nom propre vieux perse 𐎤𐎢𐎽𐎢𐏁 / ku-u-ru-u-š / Kuruš (en);
Fondateur attesté de l’Empire perse ⤴️ de la dynastie des Achéménides, régnant d’environ -559 à -529 ⏳. Son règne a été marqué par des conquêtes d’une ampleur sans précédent : après avoir soumis les Mèdes ⤴️, il a placé sous sa domination le royaume de Lydie III et les cités grecques d’Ionie ⤴️, puis l’Empire néo-babylonien.
(ca. -600 ou -576, Anshan, en Perse — -530, Pasargades, en Perse) ⏳
III Du nom propre grec ancien Λυδία / Lȳdíā;
➥ du nom propre Λυδός / Lydós (en), « Roi légendaire Lydos. Lydien, habitant de Lydie. »;
➥ + du suffixe nominal abstractif féminin -ῐ́ᾱ / -íā (en);
Royaume de l’Âge du Fer de l’ouest de l’Asie Mineure, ou Anatolie V, situé généralement à l’est de l’ancienne Ionie dans les provinces turques occidentales modernes d’Uşak, Manisa et des terres intérieures d’Izmir. Le royaume de Lydie a existé d’environ -1200 à -546. Dans sa plus grande étendue, au VIIème siècle AEC, il couvrait toute l’Anatolie occidentale. En -546, il devient une province de l’empire perse achéménide I, connue sous le nom de satrapie de Lydie (en) ou 𐎿𐎱𐎼𐎭 / Sparda (en) en vieux perse. En -133, il devient une partie de la province romaine d’Asie.
IV Du nom propre grec ancien Κροῖσος / Kroîsos (en); du nom propre lydien 𐤨𐤭𐤬𐤥𐤦𐤮𐤠𐤮 / krowiśaś (en), littéralement « le noble Karoś »;
➥ du nom propre 𐤨𐤠𐤭𐤬𐤮 / Karoś;
➥ + de la semi-voyelle -𐤥- / -w-;
➥ + du nom commun 𐤦𐤮𐤠𐤮 / iśaś (en), « maître, seigneur, noble »;
Roi de Lydie III, dernier souverain de la dynastie des Mermnades, vaincu par Cyrus le Grand II. Durant son règne, qui s’étend d’environ -561 à -547/-546, il conquiert la Pamphylie, la Mysie et la Phrygie jusqu’à l’Halys ⤵️ mais ne parvient pas à s’implanter plus à l’Est de son royaume.
(ca. -596 — ca. -546, Sardes, capitale de la Lydie) ⏳ (en).
V Du nom commun grec ancien ἀνατολή / anatolḗ (en), « S'élevant au-dessus de l’horizon (de tout corps céleste, en particulier du soleil). La direction du lever du soleil, l’Est »;
➥ du verbe ἀνατέλλω / anatéllō (en), « Lever. Faire grandir. Donner naissance à. Mettre en lumière. Se lever (pour le soleil et la lune) »;
➥ du préfixe ᾰ̓νᾰ- / ana- (en), « jusqu'à, vers le haut, vers le haut. (intensificateur) à fond, complètement. Indiquant une répétition ou une amélioration : re-, encore une fois. En arrière. »;
➥ du verbe τέλλω / téllō, « (poétique, crétois) accomplir, exécuter. Monter, s'élever (pour les étoiles). »;
➥ + du suffixe nominal -η / -ē (en);
Vaste territoire situé à l’extrémité occidentale de l’Asie. L’Anatolie occidentale a vu fleurir les civilisations de Troie du XVème au Xème siècles AEC, de Lydie III (du Xème au VIème siècles AEC), des colonies grecques qui s'étaient établies en Ionie, Éolide et Doride, et des royaumes en Bithynie, Paphlagonie, et dans les régions du Pont et de Cappadoce, qui, après avoir été longtemps indépendants, furent tous réunis à la Perse (-548).
Chapitre LXXIV
[modifier | modifier le wikicode]NdA Chapitre LXXIV
I Du nom commun grec ancien ἔκλειψῐς / ékleipsis (en), « 1. Disparition, abandon. 2. Particulièrement, disparition d’un astre : éclipse. »;
➥ du verbe ἐκλείπω / ekleípō (en), « 1. Laisser de côté, omettre, passer outre. 2. Délaisser, déserter, abandonner. 3. S’arrêter, cesser. 4. Échouer, manquer, être inférieur. 5. Laisser tomber (quelqu’un). 6. Mourir. 7. S’évanouir. 8. Partir. 9. Être laissé, rester. 10. (astronomie) Être éclipsé. »;
➥ du préfixe ἐκ- / ek- (en), « 1. Avec un sentiment d’éloignement : dehors, loin, hors. 2. Exprimer l’achèvement ou la totalité : complètement, totalement, finalement. »;
➥ + du verbe λείπω / leípō (en), « 1. Partir, laisser derrière. 2. Laisser seul, libérer. 3. (passif) Être laissé, rester, survivre. 4. (intransitif) Partir, disparaître. 5. Déserter, échouer. 6. Manquer, échouer. »;
➥ + du suffixe nominal abstrait ou d’action, de résultat ou de processus -σῐς / -sis (en);
II Du nom propre grec ancien Ἅλυς / Hálus (en);
Fleuve d’Anatolie ⤴️ qui se jette dans la mer Noire, et frontière naturelle entre le royaume lydien ⤴️ et l’empire achéménide ⤴️.
- Texte grec
- Traductions 🔍
NdA trad. par Pierre Giguet de 1913
I Du nom propre grec ancien Κυαξάρης / Kuaxárēs (en); du radical vieux médien (en) 𐎢𐎺𐎧𐏁𐎫𐎼 / *ʰUvaxštra-;
Fils de Phraortès (en), et souverain du royaume mède ⤴️ de -625 à -585. Avant qu’il ne se révolte et qu’il ne massacre leurs chefs ivres au cours d’un banquet, les Scythes II dominaient le royaume mède depuis 28 ans, après que son père fut tué lors d’une guerre contre l’Assyrie en -653 :
« CII. [...] Phraortes périt dans cette expédition avec la plus grande partie de son armée, après avoir régné vingt-deux ans. »
Ibid., Livre I - CLIO, chapitre CII.
(date de naissance indéterminée, à Ecbatane, au sud-ouest de Téhéran, — -585 ⏳, il mourrut peu de temps après la bataille de l’Éclipse).
II Du nom commun grec ancien Σκῠ́θης / Skúthēs (en), « Scythe, habitant de Scythie »;
Ensemble de peuples indo-européens d’Eurasie, en grande partie cavaliers et nomades.
III Des Scythes II expatriés, qui, par vengeance de s’être fait mal traité par Cyaxare I pour être revenu une fois sans gibier, lui ont fait manger un des enfants mèdes dont ils avaient la charge de leur apprendre la langue scythe et à tirer à l’arc. Ils fuirent à Sardes IV auprès d’Alyattes (cf chapitre LXXIII).
IV Du nom propre ancien grec Σάρδεις / Sárdeis (en); ultimement du nom propre lydien (en) 𐤳𐤱𐤠𐤭𐤣 / sfard (en);
Ancienne ville d’Asie mineure ⤴️, capitale de la Lydie ⤴️, sur la rivière Pactole, dans la vallée de l’Hermos. Après la chute de l’Empire lydien au VIème siècle AEC, la citadelle de Sardes résiste encore et n’est prise par Cyrus le Grand ⤴️ que par surprise, en -546.
V Du nom propre grec ancien Συέννεσις / Syennesis (en);
Roi et fondateur du royaume indépendent de Cilicie (en) VI en -612, avec la dissolution de l’empire néo-assyrien.
VI Du nom propre grec ancien Κῐλῐκῐ́ᾱ / Kilikíā (en);
Royaumes antiques d’Anatolie ⤴️, indépendant au VIIème siècle AEC, avec Tarse pour capitale.
VII Du nom propre grec ancien Λαβύνητος / Labúnētos (en), forme hellénisée de Nabonide; de l’akkadien 𒀭𒀝𒉎𒌇 / dNabû-naʾid (pt), « Le dieu Nabû (en) est loué » p.3;
Ambassadeur, puis dernier roi de l’empire néo-babylonien VIII, régnant de -556 à la chute de Babylone par l’empire achéménide ⤴️ de Cyrus le Grand ⤴️ en -539.
(ca. -620/-615 ⏳, à Harran, au sud-est de la Turquie, — potentiellement -522 ⏳, à Carmania (en), province actuelle iranienne de Kerman)
VIII Du nom propre grec ancien Βαβυλών / Babylṓn, « Babel. Babylone. »; de l’akkadien 𒆍𒀭𒊏𒆠 / bābili, « Babylone »;
Ville antique de Mésopotamie, et capitale du royaume babylonien, connaissant son apogée au VIème siècle AEC sous Nabuchodonosor II (règne de -605 — -562), et perdant son indépendance en -539, passant sous domination achéménide ⤴️ de Cyrus le Grand ⤴️.
IX Du nom propre ancien grec Ἀλυάττης / Aluáttēs (en); du lydien (en) 𐤥𐤠𐤩𐤥𐤤𐤯𐤤𐤮 / walweteś (en);
➥ de 𐤥𐤠𐤩𐤥𐤤 / walwe (en), « lion »;
➥ et du suffixe abstractif -𐤠𐤯𐤠 / -ata;
Roi de Lydie de la dynastie des Mermnades de -610 à -561, et père de Crésus ⤴️. Il a été le premier monarque à émettre des pièces de monnaie en électrum (et son fils Crésus a été le premier à émettre des pièces d’or). Alyattes est donc parfois mentionné comme l’initiateur de la monnaie.
(fl. seconde moitié du VIIème — première moitié du VIème siècles AEC)
X Du nom propre grec ancien Ἀρύηνις / Arúēnis (en); du lydien apparenté au Hittite (en) 𒂖 / arawanni-, « libre », par opposition à asservi, non libre;
Fille du roi Alyattes de Lydie IX et sœur du roi Crésus ⤴️ de Lydie.
XI Orthographié en grec ancien :
➥ Ἀστυάγης / Astyages (en) par Hérodote;
➥ Ἀστυϊγας / Astyigas (en) par Ctesias;
➥ Ἀσπάδας / Aspadas par Diodore de Sicile ⤵️;
de l’akkadien 𒅖𒌅𒈨𒄖 / Ištumegu;
Fils de Cyaxare I et dernier roi du royaume mède ⤴️ de -585 à -550. Il fut détrôné en -550 par son petit-fils Cyrus le Grand ⤴️ qu’il avait tenté de faire assassiner à la naissance à la suite d’un songe, où une vigne sortant du sein de sa fille Mandane (en) couvrait toute l’Asie (Ibid., Livre I - CLIO, chapitre CVIII.). Celle-ci avait été marié à un perse, nommé Cambyse, de "condition inférieure à un mède", à la suite d’un précédent songe d’Astyage, où « elle urinait en si grande abondance, que sa capitale et l’Asie entière en étaient inondées » (Ibid., Livre I - CLIO, chapitre CVII.).
(fl. seconde moitié du VIIème — première moitié du VIème siècles AEC)
XII La seule éclipse totale visible en Asie Mineure durant la seconde moitié du VIIème et la première moitié du VIème siècles AEC a eu lieu le 28 mai -584.

Les unités des intervalles de sa durée sont heures:minutes:secondes
(une animation est disponible ici).
| 1 Les savants sont divisés sur l’époque précise de cette éclipse. Mais les pères Petau et Hardouin, le chevalier Marsham, le président Bouhier et le père Corsini, clerc régulier des écoles pies, se sont déterminés pour l’éclipse qui parut le 9 juillet 4117. J’ai cru devoir l’adopter, parce qu’elle s’accorde mieux avec la chronologie que toutes les autres. La seule objection qu’on y puisse former, n’est que l’ombre passa au-dessus du Pont-Euxin par la Scythie et le Palus-Maeotis. Il est vrai que cette éclipse ne fut point centrale sur les bords de l’Halys ; cependant elle dut y être très considérable, et il n’est point étonnant qu’elle ait causé de l’épouvante à des nations plongées dans l’ignorance. (L.) |
| 2 Ce nom de Syennésis était commun aux rois de Cilicie ; du moins est-il sûr que quatre princes l’ont porté. Le nom de Labynète se rencontre souvent parmi les rois de Babylone. (BELLANGER.) |
Chapitre LXXV
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- Texte grec
- Traductions 🔍
Chapitre CLXX
[modifier | modifier le wikicode]NdA Chapitre CLXX
I Du nom commun grec ancien βουλευτήριον / bouleutếrion; de βουλευτής / bouleutês, « sénateur, conseiller »;
➥ du verbe βουλεύω / bouleúô, « délibérer, prendre conseil »; du nom commun βουλή / boulế, « Volonté. Décision, conseil. Conseil, sénat athénien. »; du verbe βούλομαι / boúlomai, « Vouloir, désirer, souhaiter. Vouloir bien, consentir à. »;
➥ + du suffixe nominal -τής / -tês;
Bâtiment où, dans les cités de la Grèce antique, se réunissait la boulè, le conseil, assemblée restreinte de citoyens chargés des affaires courantes de la ville.
II Du nom propre grec ancien Τέως / Téos (en);
Ville de l’Antiquité située sur la côte de l’Ionie au nord d’Éphèse et à environ 40 kilomètres au sud-ouest de l’actuelle İzmir, près du port de Sığacık (en) en Turquie.
III Du nom propre grec ancien Φοινίκη / Phoinī́kē (en); du nom et nom propre Φοῖνῐξ / Phoînix (en), « Phénicien, phénicienne, habitant/ethnonyme de Phénicie. »; dérivé de ou apparenté à l’homophone φοῖνιξ / phoînix (en), « Couleur pourpre de Tyr. Palmier. Datte (le fruit du palmier dattier). Phoenix, l’oiseau mythique dérivé de la mythologie égyptienne. (musique) Un instrument semblable à une guitare inventé par les Phéniciens. »; ethnonyme et homophone probablement empruntés à l’égyptien fnḫw / fenkhu (en), probablement terme pluriel pour « bûcherons » ou « charpentiers », qui désignerait les peuples du pays de Canaan dans la région du Levant au nord, qui fournissaient l’Égypte avec le bois de cèdre coupé de leurs forêts; dérivé de ou apparenté à l’égyptien bnw / benu, « le Bénou ou phénix, l’oiseau représentant l’âme – le bâ – de Rê qui le précède dans la barque solaire. »;
Peuple antique originaire des cités de Phénicie, région qui correspond approximativement au Liban actuel. À partir du VIIIème siècle AEC, les cités phéniciennes perdent leur autonomie, étant successivement dominées par les Assyriens, les Babyloniens ⤴️, les Perses ⤴️, les Macédoniens (Lagides et Séleucides), puis les Romains. Elles préservent cependant leur importance commerciale et poursuivent leur expansion. Parallèlement, les implantations phéniciennes de la mer Méditerranée occidentale tombent sous la coupe de la plus puissante d’entre elles, Carthage, phénomène qui aboutit à la création d’une civilisation spécifique, dite « carthaginoise » ou « punique ».
- Texte grec
- Traductions 🔍
NdA de trad. Pierre Giguet de 1913
I Du grec ancien Πανιώνιον / Paniônion; de l’adjectif Πανιώνιος / Paniônios, « De tous les Ioniens »;
➥ du nom commun Πανίωνες / Paníônes, « Tous les Ioniens »;
➥ du pronom indéfini πᾶς / pâs, « (Au singulier) Chaque, chacun; Tout entier, tout. (Au pluriel) Tous. »;
➥ + du nom commun et nom propre Ἴων / Íôn, « Ionien, habitant d’Ionie ⤴️. Ion, ancêtre mythique des Ioniens. »;
➥ + le suffixe adjectival -ιος / -ios;
Sanctuaire central, et point de rassemblement de la Confédération ionienne, dédié à Poséidon Héliconien, au cap Mycale.
II Du grec ancien Βίας / Bías (en);
Philosophe ⤴️, avocat et homme d’État grec du VIème siècle AEC, et fait partie des 4 unanimes des Sept sages de Grèce.
(ca. -600 ⏳, à Priène III — ca. -530 ⏳, Priène)
III Du nom propre grec ancien Πριήνη / Priḗnē (en);
Cité grecque d’Ionie ⤴️, dont les ruines sont bien conservées, située à l’embouchure du Méandre, à proximité du village moderne de Güllübahçe, dans le district de Söke, dans la province d’Aydın, en Turquie.
IV Du nom propre grec ancien Σαρδώ / Sardô (en);
Île de la mer Méditerranée et région italienne, qui se trouve à l’ouest de l’Italie continentale, au sud de la Corse. À partir du IXème et du VIIIème siècles AEC, Les Phéniciens constituent les premières colonies stables, occupant des sites le long de la côte, facilement accessibles, favorables aux échanges et au commerce. Puis, l’Empire carthaginois l’occupe de -535 à -239.
Livre II — EUTERPE ⤴️
[modifier | modifier le wikicode]NdA conquête Achéménide ⤴️ de l’Égypte
I Du nom propre grec ancien Αἴγυπτος / Aígyptos; du nom propre ancien égyptien 𓉗𓏏𓉐𓂓𓏤𓊪𓏏𓎛 / ḥwt-kꜣ-ptḥ, « (Spécialement) Temple du ka de Ptah à Memphis. (Par métonymie) Ville de Memphis. (Par métonymie) Égypte. »;
➥ de 𓉗𓏏𓉐 / ḥwt (en), « enclos »;
➥ + 𓂓𓏤 / kꜣ (en), « ka, composante immatérielle des dieux et des hommes sans équivalente dans les langues européennes contemporaines »;
➥ + 𓊪𓏏𓎛𓀭 / ptḥ, « Ptah, démiurge de Memphis, dieu des artisans, des artistes et des architectes. Dans la triade de Memphis, il est l’époux de Neith et deviendra tardivement celui de Sekhmet, il est le père de Néfertoum. »;
Ancienne civilisation pharaonique du nord-est de l’Afrique, concentrée le long du cours inférieur du Nil, prenant forme vers -3150 avec l’unification politique de la Haute-Égypte au sud et de la Basse-Égypte au nord, et se terminant avec l’annexion par l’Empire romain en -30. La première invasion perse a lieu durant la Basse époque. Cette dernière débute avec la réunification du pays par un roi originaire de Saïs, Psammétique Ier, et donc l’initiation de la XXVIème dynastie égyptienne dite saïte, en expulsant les Assyriens qui avaient chassés la XXVème dynastie pharaonique dite nubienne; et elle se termine avec l’invasion macédonienne d’Alexandre le Grand ⤴️. En -525, Cambyse II bat l’armée de Psammétique III lors de la bataille de Péluse (en), et initie ainsi la XXVIIème dynastie de pharaons dite achéménide.
II Du nom propre grec ancien Καμϐύσης / Kambū́sēs (en); du vieux perse 𐎣𐎲𐎢𐎪𐎡𐎹 / k-b-u-ji-i-y / Kaᵐbūjiya (en);
Fils de Cyrus le Grand ⤴️ et de Cassandane, et roi achéménide de l’empire perse de -529 à sa mort, il est connu pour avoir conquis l’Égypte et y avoir régné en pharaon.
(date et lieu de naissance indéterminé.e.s — -522 ⏳, à Agbatana (en))
Chapitre XX
[modifier | modifier le wikicode]NdA Chapitre XX
I Du nom propre grec ancien Νεῖλος / Neîlos; étymologie incertaine;
Fleuve d’Afrique ⤵️ issu de la rencontre, à Khartoum (capitale du Soudan actuel), du Nil Blanc (prenant sa source au lac Victoria) et du Nil Bleu (issu du lac Tana), et se jettant dans la Méditerranée en formant un delta au nord de l’Égypte.
- Texte grec
- Traductions 🔍
NdA trad. par Pierre Giguet de 1913
I ➥ Soit du nom grec ancien μελτέμι / meltémi (en), du turc ottoman ملتم / meltem (en), « un vent fort, sec, du nord et saisonnier dans la mer Égée; vent étésien »;
➥ Soit de l’adjectif grec ancien ἐτήσιος / etēsios, « annuel, qui dure un an »; du nom commun ἔτος / étos, « An, année »;
Vent puissant qui souffle périodiquement sur la Méditerranée orientale 📚 : la dénomination est durant l’antiquité généralisée à tous les vents qui soufflent pendant l’été.
II Du nom propre grec ancien Σῠρῐ́ᾱ / Suríā (en);
➥ du nom commun Σῠ́ρος / Súros (en) 📚; de l’akkadien 𒀭𒊬 / Aššur;
➥ + le suffixe nominal abstractif féminin -ῐ́ᾱ / -íā (en);
L’origine et l’utilisation du terme ont fait l’objet d’intérêt, à la fois parmi les écrivains anciens et modernes. Au début de l’usage grec, les termes Συρία / Suría et Ασσυρία / Assuría (en) étaient utilisés presque de manière interchangeable pour décrire l’Assyrie, une région englobant le nord de l’Irak moderne, le nord-est de la Syrie, le sud-est de la Turquie et la bordure nord-ouest de l’Iran. Cependant, sous l’empire romain, les termes Syrie et Assyrie sont utilisés comme noms pour des régions géographiques distinctes. La Syrie à l’époque romaine faisait référence à la région de la Syrie (le Levant occidental), tandis que l’Assyrie (Assuristan, Athura (en)) faisait partie de l’empire sassanide et n’a été que très brièvement sous contrôle romain (en 116-118, marquant le pic historique de l’expansion romaine).
III Du nom propre grec ancien Λῐβῠ́η / Libúē (en);
➥ du nom commun Λῐ́βῠς / Líbus (en); de Libou (Lebou, Ribou ou Rebou), une ancienne confédération libyque ayant vécu dans la partie Est de la Libye antique, comme les Mâchaouach (Mšwš), attestée dans les inscriptions égyptiennes du XIIIème AEC sous l’appellation rbw (en);
➥ + le suffixe nominal d’action -η / -ē;
La Libye antique désigne une ancienne région à l’Ouest du Nil ⤴️ correspondant à l’Afrique ⤵️ du Nord-Ouest, territoire des Libyens anciens, ancêtres des Berbères modernes.
NdA trad. par Pierre Saliat de 1864
I Du nom propre latin Āfrica (en); de Āfrī; génitif singulier de Āfer (en), habitant du pays de Carthage :
➥ Soit du punique ou du phénicien 𐤏𐤐𐤓 / ʿpr /ʿafar/, « poussière »;
➥ Soit du berbère ⵉⴼⵔⵉ / ifri, « caverne »; pluriel de ifran, en référence aux habitants des cavernes de Tunisie;
➥ Soit mot composé, signifiant « sans froid/frisson » :
➥ du préfixe grec ancien ἀ- / a- (en), « 1. Préfixe privatif, aussi appelé alpha privatif (en) (en grec ancien ἄλφα στερητικόν / álpha sterētikón), pour exprimer la négation ou l’absence. 2. Préfixe copulatif (en), en grec ancien α ἀθροιστικόν / a athroistikon (en), pour exprimer l’union ou la ressemblance. 3. Préfixe augmentatif ou intensif, en grec ancien α ἐπιτατικόν / a epitatikón, pour renforcer la force des composés. 4. Préfixe prosthétique ou euphonique pour adoucir la prononciation devant deux consonnes. »
➥ + du nom commun φρίκη / phríkē, « frisson »;
➥ Soit du latin aprica, « ensoleillé »; de l’adjectif aprīcus (en);
➥ du verbe aperiō (en), « 1. (littéralement) découvrir, mettre à nu, révéler, dégager. 2. (au sens figuré) rendre visible, découvrir, montrer, révéler, mettre à nu. »;
➥ + suffixe adjectival -cus.
Les Grecs de l’Antiquité appelaient le continent africain Λιβύη / Libúē ⤴️, « Libye » fin p.40. Jusqu’à Ptolémée, l’Afrique était considéré de loin comme le plus petit des trois continents, ou était regroupé aussi parfois avec l’Europe, en opposition avec l’Asie fin p.41.
Chapitre CIX
[modifier | modifier le wikicode]NdA Chapitre CIX
I Du nom commun grec ancien γεωμετρία / geōmetría, « Arpentage, mesure de la superficie des terres, en particulier des terrains agricoles. Géométrie. »;
➥ de γεωμέτρης / geômétrês, « arpenteur »;
➥ de γῆ / gê, « Terre. Terre, élément opposé à l’eau, au feu. Terre où vit l’homme, le monde, l’univers. Partie de la terre, pays, contrée. Terre comme élément producteur, productions nées de la terre, sol. Terre, poussière. Terre, minerai. »; étymologie incertaine;
➥ + du verbe μετρέω / metréô, « Mesurer, prendre la mesure. Compter. »; dénominal du nom commun μέτρον / métron, « Mesure. Instrument pour mesurer. Quantité mesurée ou espace mesuré, développement mesuré. Juste mesure. »;
➥ + du suffixe nominal féminin -ία / -ía;
L’objet de la géométrie concerne la connaissance des relations spatiales. Dans l’Égypte antique, les problèmes de géométrie, présents notamment dans le Papyrus Rhind, servent à évaluer des quantités numériques, en particulier des calculs de longueurs, d’aires et de volumes. Mais, au regard des prouesses techniques et architecturales réalisées très tôt dans leur histoire, il apparait que la géométrie fut sans doute leur domaine de prédilection et cette science associée à l’architecture, fit la grande réputation des Égyptiens. C’est l’une des raisons pour lesquelles leur pays accueillit en pèlerinage les savants de la Grèce antique.
- Texte grec
- Traductions 🔍
NdA trad. par Pierre Giguet de 1913
I Du nom propre grec ancien Σέσωστρις / Sésōstris (en);
Roi de l’Égypte ancienne qui, selon Hérodote, a mené une expédition militaire dans certaines parties de l’Europe. Dans l’Ægyptiaca (Histoire de l’Égypte) de Manéthon, un pharaon appelé "Sésostris" occupait la même position que le pharaon connu Sésostris III de la douzième dynastie, et son nom pourrait être une déformation de Senusret/Senwosret/Senwosri. Il est probable que le Sésostris d’Hérodote soit basé sur Sésostris III, avec potentiellement des ajouts de souvenirs d’autres pharaons homonymes de la même dynastie, ainsi que de Séthi Ier et Ramsès II de la XIXème dynastie, beaucoup plus tardive.
II Du nom commun grec ancien γνώμων / gnōmōn (en) 📚, « (Choses) Indicateur : • Aiguille d’un cadran solaire; • Règle en équerre, équerre; • Gnomon, parallélogramme complémentaire d’un autre parallélogramme ou d’un triangle; • Les cinq premiers nombres impairs dans la doctrine pythagoricienne. »;
➥ du verbe γιγνώσκω / gignṓskō (en), « (Au propre) Apprendre, connaître. Se rendre compte. Comprendre, reconnaître. (Par suite) Se faire une opinion, juger, penser. Prendre une décision, décider, résoudre. Connaître, avoir des relations intimes. Faire connaitre, rendre connu, célébrer. »;
➥ + du suffixe nominal (et adjectival) d’agent -μων / -mōn (en);
• Un gnomon est un instrument astronomique qui visualise par son ombre les déplacements du Soleil sur la voute céleste.
• En géométrie, un gnomon est une figure plane formée en enlevant un parallélogramme d’un coin d’un plus grand parallélogramme.
• Étant donnée une suite de nombres figurés, le gnomon est une disposition de points dans un plan, représentant un nombre, et formant un modèle qui permet d’obtenir par juxtaposition à la figure correspondant à un nombre figuré de la suite, la figure d’un nombre de rang suivant. Ce procédé est décrit dans l’article sur les nombres figurés, dans lequel des nombres carrés sont construits à partir du gnomon d’un nombre impair.
(-428/-427 ⏳, Athènes — -348/-347 ⏳, Athènes) 📚 🔍

Portrait de Platon. Marbre blanc à grain fin ? (hauteur 34 cm), copie romaine du Ier siècle EC du portrait exécuté par Silanion pour l’Académie d’Athènes vers -370 (en).
Provenance : aire sacrée du Largo Argentina, Rome.
Exposition : Second étage de la Centrale Montemartini, Sala Macchine 🔍.
NdA Platon
I Du nom propre grec ancien Πλάτων / Plátôn (en); de l’adjectif πλατύς / platús (en), « 1. Large. 2. Plat, de niveau. 3. Large d'épaules. 4. Bien avancé (des saisons). 5. Large, fort. 6. Diffusé. 7. Répandu, fréquent. 8. (substantif féminin) • Rue (généralement d’une rue principale); • Plat de la main; • Type de plat ou de tasse; • Large bande ou bordure. 9. Salé, saumâtre. ».
II Du nom commun grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, « (politique, indénombrable) démocratie, régime populaire; (dénombrable) un gouvernement démocratique »;
➥ de δῆμος / dêmos (en), « 1. Quartier, pays, terre : • Les habitants d’un quartier ou d’un pays. 2. Les gens ordinaires : • (rare) Roturier. 3. Citoyens libres, peuple souverain : • gouvernement populaire, démocratie; • Assemblée populaire. 4. Canton, commune; dème. 5. Nom pour une prostituée. 6. Faction dans un cirque. »;
➥ + du suffixe -κρατία / -kratía (en);
➥ du nom commun κρᾰ́τος / krátos, « Puissance, force. Acte de force, acte de bravoure. (au pluriel) actes de violence. Domination, pouvoir »;
➥ du suffixe nominal abstractif féminin -ῐ́ᾱ / -íā (en);
Régime politique mis en place progressivement dans la cité d’Athènes dans la Grèce antique autour du Vème siècle AEC. Bien que la démocratie athénienne soit aujourd’hui considérée comme ayant été une forme de démocratie directe, elle faisait coïncider plusieurs organisations politiques très différentes :
• La Boulè regroupant environ 500 citoyens tirés au sort, est chargés de recueillir les propositions de loi présentées par les citoyens, puis de préparer les projets de loi.
• l’Ecclésia est l’Assemblée des citoyens qui :
− vote des lois, le budget, la paix ou la guerre, l’ostracisme,
− tire au sort les Bouleutes (membres du conseil), les Héliastes ? (membres des tribunaux), les 10 Archontes (magistrats dirigants)
− et élit les 10 Stratèges (magistrats militaires).
• La Magistrature, comprenant environ 700 magistrats (choisis par élection, désignation, ou par tirage au sort), gèrent les affaires courantes et veillent à l’application des lois. Ils doivent exercer leur pouvoir de manière collégiale, aucune magistrature n’étant légalement en état de développer un pouvoir personnel, ce qui est censé éviter le retour à la tyrannie.
• L’Aréopage, composé d’environs 150 anciens archontes avant qu’ils ne fussent tirés au sort, a pour but premier de conserver les lois, c’est-à-dire de veiller au respect de la constitution, et a donc à cette fin des pouvoirs judiciaires très étendus.
• L’Héliée, composé de 6 000 citoyens, toujours âgés de plus de 30 ans et répartis en dix classes de 500 citoyens (1 000 restant en réserve) tirés au sort chaque année, est le tribunal populaire.
III Du nom propre grec ancien Ἀθῆναι / Athênai; pluriel de Ἀθήνη / Athḗnē, « (Mythologie) Athéna »;
Une des plus anciennes villes au monde, avec une présence humaine attestée dès le Néolithique. Fondée vers -800 par le synœcisme de plusieurs villages — à l’initiative de Thésée, selon Thucydide HdlGdP l.II. §15 —, la cité domine la Grèce au cours du Ier millénaire AEC. Elle connaît son âge d’or au Vème siècle AEC, dirigée par le stratège Périclès ⤵️ : principale puissance militaire de Grèce, à la tête d’une vaste alliance de cités, appelée Ligue de Délos, elle est également le cœur culturel de la Méditerranée.

IV Du nom propre grec ancien Ἀκᾰδημῐ́ᾱ / Akadēmíā (en), étymologie incertaine; potentiellement de Ἀκάδημος / Akádēmos ou de Ἑκάδημος / Hekádēmos, un héro athénien qui aurait sauvé Athènes en révélant l’emplacement d’Hélène, enlevée par Thésée.
École philosophique fondée à l’extérieur des murs de la ville d’Athènes III par Platon vers -387, et qui a perduré jusqu’en -86. L’Académie est située à l’extrémité ouest de la ville d’Athènes, et à proximité de la rivière Céphèse (Cephisos sur le plan d’Athènes), elle est maintenant recouverte par la route nationale à l’ouest et s’étend jusqu’à Kolonos Hippios au nord, cette zone faisait autrefois partie de l’ancienne oliveraie sacré 🔍 pp.24-26.
V Du nom propre grec ancien Σωκρᾰ́της / Sōkrátēs;
➥ de l’adjectif σῶς / sôs (en), « sain et sauf, bien vivant »;
➥ + κράτος / krátos (en), « 1. Puissance, force. 2. Acte de force, acte de bravoure. 3. (au pluriel) Actes de violence. 4. Domination, pouvoir. »;
➥ + le suffixe nominal de troisième déclinaison (en) -ης / -ēs (en);
Philosophe, citoyen de la démocratie II athénienne III, connu comme l’un des créateurs de la philosophie morale. Socrate n’a laissé aucun écrit, sa pensée et sa réputation se sont transmises par des témoignages indirects. Ses disciples, Platon I et Xénophon VI, ont notablement œuvré à maintenir l’image de leur maître, qui est mis en scène dans leurs œuvres respectives.
(-469/-468, Alopèce, dème de l’Athènes antique, en Attique — -399, condamné à mort, par ingestion de ciguë, par le tribunal de l’Héliée ⤴️, à Athènes) ⏳ 🔍
VI Du nom propre grec ancien Ξενοφῶν / Xenophôn;
➥ de l’adjectif ξένος / xénos, « 1. Étranger, qui n’est pas du pays. 2. Étranger à une chose, qui ne connaît pas quelque chose. 3. Étrange, insolite, étonnant, surprenant. »;
➥ + du nom commun φωνή / phōnḗ, « 1. Son. 2. (En particulier) Son de la voix humaine, cri. 3. Son articulé, voyelle. 4. Discours. »;
Citoyen athénien, historien ⤴️, chef militaire et philosophe, élève de Socrate V.
(ca. -430/-425 ⏳, Erchia, dème de l’Athènes antique, en Attique — post -355 ⏳, lieu de décès indéterminé) 🔍
| Manuscrits |
|
NdA Protagoras
I Du nom propre grec ancien Πρωταγόρας / Prōtagóras;
➥ de l’adjectif πρῶτος / prôtos, « 1. Premier. 2. Premier dans l’ordre. 3. Primaire, primitif, simple. 4. (Mathématiques) Premier, indivisible. 5. (Politique) Relatif à la tête de la société, de la hiérarchie. »; Traditionnellement considéré comme le superlatif de πρό / pró (en), « 1. (de place) avant, devant : • (avec des verbes de mouvement); • avant, devant, dans le but de protéger ou de garder; • plus loin, en avant. 2. (du temps) avant : (chez les écrivains ultérieurs, avec des chiffres). 3. (dans d’autres relations) : • (de préférence) avant, plus tôt, plutôt que; • (de cause ou de motif) pour, hors de, à partir de »;
➥ + ἀγορᾱ́ / agorā́, « 1. Assemblée. 2. Discours devant une assemblée. 3. Lieu de réunion. 4. Place publique. 5. Lieu où siège un tribunal. 6. Marché. »;
Penseur présocratique ⤴️, enseignant et sophiste II autoproclamé :
« [...] je déclare ouvertement que je suis un sophiste et un éducateur, et j’estime ma précaution meilleure que la leur, ma franchise plus sûre que leur dissimulation. Je prends d’autres précautions, d’ailleurs, si bien (les dieux me pardonnent !) que je n’ai jamais souffert aucun inconvénient de ma profession de sophiste. »
Protagoras, §317b, de Platon ⤴️.
Renommé de son vivant, Protagoras est resté célèbre pour son agnosticisme avoué :
« Quant aux dieux, je ne puis dire s’ils existent ou non ; bien des raisons m’en empêchent, entre autres l’obscurité de la question et la brièveté de la vie humaine. »
Vies et Doctrines des Philosophes, Livre IX, Chapitre VIII. Protagoras - ΠΡΩΤΑΓΟΡΑΣ, de Diogène Laërce.
et un certain relativisme :
« L’homme [...] est la mesure de toutes choses, de l’existence de celles qui existent, et de la non-existence de celles qui n’existent pas. »
Théétète, §152a, de Platon.
(ca. -490, Abdère, cité grecque de la Thrace antique, située près de l’embouchure du fleuve Nestos, en face de l’île de Thasos — ca. -420, potentiellement mort lors d’un naufrage en mer ionienne) ⏳ 🔍
II Du nom commun grec ancien σοφιστής / sophistès (en), « Un maître de son art. Celui qui est sage, prudent, philosophe. Enseignant, tuteur. (argot, péjoratif) Celui qui profite d’une fausse sagesse : tricheur, escroc. »;
➥ du verbe σοφίζω / sophízô (en), « 1. Rendre sage, instruire : • (passif) Devenir sage, intelligent, habile; • (moyen) M’enseigner, apprendre. 2. (moyen) Pratiquer un art, être subtil, spéculer : • (avec accusatif) Concevoir habilement; • (avec accusatif de personne) Tromper. »;
➥ de l’adjectif σοφός / sophós (en), « 1. Ingénieux, habile, rusé, capable. 2. Intelligent, sage, prudent. »; étymologie indéterminée;
➥ + du suffixe verbal -ίζω / -ízō (en);
➥ + du suffixe nominal d’agent -τής / -tḗs (en);
Terme désignant à l’origine un orateur et un professeur d’éloquence de la Grèce antique, dont la culture et la maîtrise du discours en font un personnage prestigieux dès le Vème siècle AEC (en particulier dans le contexte de la démocratie athénienne ⤴️), et en opposition duquel la philosophie ⤴️ va en partie se développer. Leurs détracteurs (dont le plus célèbre fut Platon) estiment que, n’ayant en vue que la persuasion d’un auditoire, les sophistes développent des raisonnements dont le but est uniquement l’efficacité persuasive, et non la vérité :
« Ainsi, dans la contradiction, l’imitation selon l’opinion dans le genre ironique, imitation dépendante de la fantasmagorie, comprise elle-même dans l’art de faire des simulacres, non pas l’art divin, mais l’art humain, qui produit des prestiges à l’aide des discours, telle est “ la race et le sang ” du vrai sophiste : on peut le dire en toute assurance. »
Le Sophiste, Platon, §268d.
Chapitre CCCXLIII.
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- Texte grec
Τοῦτο οὖν αὐτὸ καὶ τῶν νῦν εἰσὶν οἳ κατανενοήκασι καὶ τῶν πάλαι, ὅτι τὸ λακωνίζειν (en) πολὺ μᾶλλόν ἐστιν φιλοσοφεῖν (« aimer la sagesse ») ἢ φιλογυμναστεῖν (« aimer la gymnastique »), εἰδότες ὅτι τοιαῦτα οἷόν τ' εἶναι ῥήματα φθέγγεσθαι [343a] τελέως πεπαιδευμένου ἐστὶν ἀνθρώπου. Τούτων ἦν καὶ Θαλῆς ὁ Μιλήσιος καὶ Πιττακὸς ὁ Μυτιληναῖος καὶ Βίας ὁ Πριηνεὺς καὶ Σόλων ὁ ἡμέτερος καὶ Κλεόβουλος ὁ Λίνδιος καὶ Μύσων ὁ Χηνεύς, καὶ ἕβδομος ἐν τούτοις ἐλέγετο Λακεδαιμόνιος Χίλων. Οὗτοι πάντες ζηλωταὶ καὶ ἐρασταὶ καὶ μαθηταὶ ἦσαν τῆς Λακεδαιμονίων (en) παιδείας (en), καὶ καταμάθοι ἄν τις αὐτῶν τὴν σοφίαν τοιαύτην οὖσαν, ῥήματα βραχέα ἀξιομνημόνευτα ἑκάστῳ εἰρημένα· οὗτοι καὶ κοινῇ συνελθόντες [343b] ἀπαρχὴν τῆς σοφίας ἀνέθεσαν τῷ Ἀπόλλωνι εἰς τὸν νεὼν τὸν ἐν Δελφοῖς, γράψαντες ταῦτα ἃ δὴ πάντες ὑμνοῦσιν, γνῶθι σεαυτόν (« Connais-toi toi-même ») καὶ μηδὲν ἄγαν (« Rien de trop »).
- Traductions
« Beaucoup d’observateurs, dans le passé comme de nos jours, ont compris que laconiser I consistait bien moins à cultiver la gymnastique II que la philosophie ⤴️, se rendant compte que prononcer des mots de cette sorte ne pouvait être que le fait d’un homme parfaitement élevé. De ce nombre furent Thalès de Milet, Pittacos III de Mitylène, Bias ⤴️ de Priène ⤴️, notre Solon IV, Cléobule V de Lindos VI, Myson de Chénée VII, et un septième, dit-on, Chilon VIII 🔍 de Lacédémone IX. Tous ces hommes furent des admirateurs passionnés et des disciples de l’éducation lacédémonienne 1; et ce qui prouve bien que leur science était de même sorte, ce sont les mots brefs et mémorables prononcés par chacun d’eux lorsque, s’étant réunis à Delphes X, ils voulurent offrir à Apollon, dans son temple, les prémices de leur sagesse, et qu’ils lui consacrèrent les inscriptions que tout le monde répète, « Connais-toi toi-même » (γνῶθι σεαυτόν) et « Rien de trop » (Μηδὲν ἄγαν).
| 1. La liste des Sept Sages est quelque peu flottante, et Platon substitue ici Myson à Périandre XI de Corinthe XII. Mais les personnages que la légende y a fait entrer ont comme trait commun d’être des maîtres de sagesse pratique (plusieurs avaient été des hommes d’état) ; leur groupement est surtout intéressant comme signe de l’esprit positif et réaliste qui apparaît au VIe siècle. |
NdA trad. par Pierre Giguet de 1913
I Du verbe grec ancien Λακωνίζω / Lakônízô, « Laconiser, se comporter comme les Spartiates. » :
➥ du nom commun Λάκων / Lákôn, « Laconien, de Laconie »;
➥ + de suffixe verbal -ίζω / -ízō.
Imiter les habitudes des Lacédémoniens, c’est-à-dire parler d’une manière concise, à l’image du peuple Spartiate dans la Grèce antique dont c’était la réputation.
II De l’adjectif grec ancien γυμναστικός / gumnastikós, « Gymnastique, d’exercice physique »;
➥ du nom commun γυμναστής / gumnastês, « Entraineur d’athlètes »; + le suffixe adjectival -ικός / -ikós.
➥ du verbe γυμνάζω / gumnazô, « S’entrainer, faire de la gymnastique. »; + le suffixe nominal -τής / -tês.
➥ de l’adjectif γυμνός / gumnós (en), « 1. Nu : • Non vêtu; • Non couvert (en parlant de choses). 2. Légèrement vêtu : • Sans manteau; • Sans armure, sans armes. »; + le suffixe verbal -άζω / -ázô.
Le Gymnase désigne l’ensemble des équipements sportifs dont dispose chaque cité pour les exercices du corps. C’est un lieu public, placé sous la surveillance d’un gymnasiarque : à Athènes, il s’agissait d’un citoyen élu par sa tribu pour un temps déterminé, et chargé de subvenir aux frais d’entretien des gymnases, de payer les maîtres d’exercices et d’assurer le service des jeux gymniques comme les courses aux flambeaux, les lampadédromies, pour les fêtes et cérémonies. Les athlètes s’entraînaient totalement nus depuis le VIIIème siècle AEC. Cet usage a été présenté par Thucydide comme une innovation spartiate, au même titre que l’usage de l’embrocation HdlGdP, l.I, §.VI.. Initialement destiné à l’entraînement physique, le gymnase est une institution civique qui joue un rôle essentiel dans la formation de la jeunesse. Cet édifice public et urbain est attesté dans les cités de Grèce dès le VIème siècle AEC.
De plus, la gymnastique est étymologiquement liée à la notion de nudité, d’absence d combat. En effet, les Jeux Panhelléniques était l’occasion d’une trève sacrée, l’Écéchéirie, proclamée afin de permettre aux athlètes et aux spectateurs d’y participer et d’y assister en toute sécurité. Par ailleurs, les Jeux Olympiques étaient, initialement, pratiqués habillés, et Pausanias avance 2 raisons afin d’expliquer les raisons de l’apparition de la nudité chez les athlètes et leurs entraîneurs 🔍 :
« Le tombeau d’Orsippus est auprès de celui de Coræbus. Cet Orsippus, contre l’usage ancien des Athlètes, qui portoient toujours une ceinture dans les jeux publics, gagna tout nu le prix de la course aux jeux Olympiques. On raconte que dans la suite étant devenu général des Mégaréens, il augmenta leur territoire aux dépends de leurs voisins. Je crois qu’il laissa volontairement tomber sa ceinture , sachant bien qu’il étoit plus facile de courir entièrement nu , qu’avec une ceinture. »
Pausanias, Description de la Grèce, Livre I - Attique, chapitre XLIV, traduction nouvelle avec le texte grec collationné sur les manuscrits de la bibliothèque du roi par M. Clavier, chez J.-M. Eberhart, 1814
(édition de 1821 également disponible ici)
Selon Denys d’Halicarnasse, dans ses Antiquités romaines, livre VII, chap. XIII, §V, Acanthus de Lacédémone IX fut le premier qui mit bas tous ses habits pour courir nu dans les jeux olympiques la première année de la quinzième olympiade 🔍.
« On trouve sur la route d’Olympie, avant de traverser l’Alphée, une montagne qui, du côté de Scillonte, a des rochers très hauts et très escarpés ; on la nomme le mont Typaeos (el). La loi veut chez les Éléens ⤵️, qu’on précipite du haut de cette montagne les femmes qu’on surprend aux jeux Olympiques, ou qui osent seulement traverser l’Alphée pendant les jours où cela leur est défendu. Callipatira est, disent-ils, la seule femme qui s’y soit laissé prendre ; d’autres la nomment Phérénice, et non Callipatira. Son mari étant mort avant elle, elle prit tout l’ajustement d'un maître de gymnastique, et conduisit son fils à Olympie pour combattre dans les jeux. Pisirodos (c’était le nom du jeune homme) ayant remporté le prix, Callipatira, en franchissant la barrière qui tient renfermés les maîtres de gymnastique, laissa reconnaître son sexe. On la renvoya cependant sans la punir, par considération pour son père, ses frères et son fils, qui avaient tous été couronnés aux jeux Olympiques; mais on rendit une loi portant que désormais les maîtres de gymnastique ne se présentassent que nus à ces exercices. »
Ibid., Livre V - Elide, chapitre VI, traduction nouvelle avec le texte grec collationné sur les manuscrits de la bibliothèque du roi par M. Clavier, chez J.-M. Eberhart, 1814
(édition de 1821 également disponible ici)
III Du nom propre grec ancien Πιττᾰκός / Pittakós (en).
Homme d’État et général grec. Il fut choisi comme aisymnète de la ville de Mytilène pour y restaurer l’ordre et renverser les ennemis de la cité qui avaient à leur tête Antiménide et le poète Alcée Arist. Polit. l.III. c.IX. §5.. Il figure au nombre des « Sept sages » de l’Antiquité Platon HM. §281c., Protag. §343c., Rép. §335e..
(ca. -650 ⏳, Mytilène, dès l’Antiquité, principale cité de l’île de Lesbos — ca. -570 ⏳)
IV Du nom propre grec ancien Σόλων / Sólōn (en).
Homme d’État, législateur et poète athénien. Souvent considéré comme ayant instauré la démocratie à Athènes, il a joué un rôle politique important, étant à l’origine d’une série de réformes qui accrurent considérablement le rôle de la classe populaire dans la politique athénienne. Il figure au nombre des « Sept sages » de l’Antiquité Platon Timée l.XII. §20e.
(-638 ⏳, à Athènes — -559 ⏳, à Athènes)
V Du nom propre grec ancien Κλεόβουλος / Kleóboulos (en);
➥ de κλέος / kléos (en), « 1. Rumeur, rapport. 2. Bon rapport, renommée, gloire. 3. (rare) Mauvais rapport, discrédit. »;
➥ + du nom commun βουλή / boulḗ ⤴️, « Volonté, vouloir. Décision, conseil. Conseil, sénat athénien. »;
➥ + du suffixe nominal de résultat ou d’action -ος / -os (en);
Philosophe et politicien de la Grèce antique, tyran de Lindos, l’une des trois cités de l’île de Rhodes.
(ca. -630 ⏳, à Lindos — ca. -560 ⏳, lieu de décès indéterminé)
VI Du nom propre grec ancien Λίνδος / Líndos (en);
Une des plus importantes cités de l’île de Rhodes, située sur la côte est.
VII Du nom propre grec ancien Μύσων ὁ Χηνεύς / Músôn o Khêneús;
« Myson, fils de Strymon, suivant Hermippe, cité par Sosicrate, est mis au nombre des sept sages. Il était originaire de Chénée, bourg de l’Oeta (en) ou de la Laconie. Son père exerçait, dit-on, la tyrannie. On prétend aussi qu’Anacharsis ⤵️ ayant demandé à l’oracle d’Apollon quel homme était plus sage que lui, reçut de la prêtresse cette réponse déjà citée plus haut à propos de Chilon VIII, dans la vie de Thalès :
Je déclare que Myson , de Chénëe sur l’Oeta, l’emporte sur toi par la sublimité du génie.
Anacharsis, vivement piqué par cet oracle, se rendit dans le bourg désigné et trouva Myson occupé à réparer , en été, le manche de sa charrue. Il lui dit alors : « Myson ce n’est pas la saison de labourer. — Sans doute, reprit Myson, mais c’est celle de s’y préparer. ». D’autres prétendent que l’oracle était ainsi conçu :
Je déclare que Myson l’Étéen, etc....
Et ils se demandent ce que signifie ce mot Étéen. Suivant Parménide ⤵️, Étée est un bourg de Laconie, où était né Myson. Sosicrate prétend, dans les Successions [des philosophes] (en) que son père était d’Étée et sa mère de Chénée. Eutyphron, fils d’Héraclide de Pont, dit qu’il était Crétois, Étée étant une ville de Crète. Enfin Anaxilaus le dit originaire d’Arcadie.
Hipponax ⤵️ parle de lui en ces termes : « Myson, qu’Apollon a déclaré le plus sage des hommes ! ». »
Diogène de Laerte, Livre I, chapitre IX. MYSON - ΜΥΣΩΝ
VIII Du nom propre grec ancien Χίλων / Khílōn ou Χείλων / Kheílōn (en);
Philosophe présocratique ⤴️ :
• Selon Hérodote ⤴️ Hist. l.I — Clio. c.LIX., originaire de Lacédémone IX et contemporain du roi de Lydie ⤴️ Crésus ⤴️ (règne de -561 à -547/-546);
• Selon Alcidamas, cité par Aristote Rhét. l.II. c.XI., il était membre du sénat lacédémonien;
• Selon Pamphila, sur le témoignage de Sosicrate, citée par Diogène Laërce l.I — Chilon., il fut premier éphore pendant qu’Euthydème (en) était archonte, vers la 56ème olympiade 🔍.
IX • Du nom propre grec ancien Λᾰκεδαίμων / Lakedaímōn (en);
➥ de Λάκων / Lákōn (en), « 1. (nom propre) Un laconien, habitant de Laconie ou de Lacédémone, un lacédémonien. 2. (utilisation adjectivale) De ou lié aux Laconiens. 3. Jet de dés. »;
➥ + du nom commun δαίμων / daímōn (en), « 1. Dieu, déesse : • Pouvoir divin, divinité; • Esprit gardien (génie (en) latin), et donc son destin, sa destinée, sa fortune. 2. Âme défunte. »;
➥ du verbe δαίομαι / daíomai (en); première personne du singulier du présent médiopassif de l’indicatif du verbe δαίω / daíō (en), « 1. (transitif) Allumer, enflammer, mettre le feu. 2. (transitif) Brûler. 3. (passif) Brûler, flamber. »;
➥ + le suffixe nominal (et adjectival) d’agent -μων / -mōn (en);
➥ ou + du nom commun δᾶμος / dâmos (en); forme dorique du nom commun δῆμος / dêmos (en), « 1. Quartier, pays, terrain : les habitants d’un quartier ou d’un pays. 2. Personne ordinaire : (rare) Roturier. 3. Citoyens libres, peuple souverain : • Gouvernement populaire, démocratie; • Assemblée populaire. 4. Canton, commune; dème. 5. Nom pour une prostituée. 6. Faction dans un cirque. »;
• Mais aussi en grec ancien Σπᾰ́ρτη / Spártē (en);
Ancienne ville grecque du Péloponnèse située sur l’Eurotas, dans la plaine de Laconie (en), entre les montagnes Taygète et Parnon, elle est l’une des cités-États les plus puissantes de la Grèce antique, avec Athènes et Thèbes. Originellement les deux termes avaient une signification différentes :
« Privé d’enfants mâles, il [Eurotas] laissa son royaume à Lacédémon, qui avait pour mère Taygète dont la montagne a pris le nom : et pour père, Jupiter, suivant l’opinion commune. Lacédémon avait épousé Sparte, fille d’ Eurotas. Lorsqu’il fut monté sur le trône, il changea d’abord le nom du pays et de ses habitants, en leur faisant prendre le sien. Il fonda ensuite une ville, et, lui imposant le nom de sa femme, l’appela Sparte : c’est celui que cette cité porte encore. »
Pausanias, Description de la Grèce, Livre III - Laconie
X Du grec ancien Δελφοί / Delphoí (en); pluriel de δελφύς / delphús, « matrice, giron, creux, utérus »; qui a donné « cochon » (δέλφος / délphos), « dauphin, cochon de mer » (δελφίς / delphís);
Site d’un sanctuaire panhellénique (honoré par les Grecs issus de différentes cités), situé au pied du mont Parnasse, en Phocide, où parle l’oracle d’Apollon à travers sa prophétesse, la Pythie qui était assise dans une salle du temple d’Apollon et parlait au nom du dieu. Delphes abrite également l’Omphalos, symbole du centre du monde matérialisé par une pierre sacrée ou bétyle.
XI Du nom propre grec ancien Περῐ́ᾰνδρος / Períandros (en);
➥ de la préposition περῐ́ / perí (en), « 1. (+ génitif) À propos de, concernant, à cause de. 2. (+ datif) Autour, pour, environ. 3. (+ accusatif) Autour (à la fois dans le sens circulaire et dans le sens de la proximité), près, à propos. »;
➥ + du nom commun ἀνήρ / anḗr (en), « 1. Homme (mâle adulte). 2. Mari. 3. Être humain, par opposition à un dieu. »;
➥ + le suffixe nominal de résultat ou d’action -ος / -os (en);
Fils du tyran Cypsélus, et second tyran de Corinthe XII;
(fl. seconde moitié du VIIème — première moitié du VIème siècles EC)
XII Du nom propre grec ancien Κόρῐνθος / Kórinthos (en); du nom commun κόρῠς / kórus (en), « casque »;
Cité-État située sur l’isthme de Corinthe, l’étroite bande de terre qui relie le Péloponnèse à la Grèce continentale, entre Athènes ⤴️ et Sparte IX.
| 1 Voyez sur Myson, Diogène de Laerte, I, 106. — Chêne était un bourg du mont Oéta. Myson occupe ici parmi les sept sages la place de Périandre. |
NdA République
I Du nom commun latin rēspūblica (en);
➥ du nom commun rēs (en), « 1. Chose, objet, affaire (sens vague précisé par un adjectif). 2. Fait, ce qui est fait, réalité. 3. Le faire : art, profession, métier, carrière. 4. Le faire : travail, soin, occupation, peine, difficulté. 5. Fait, événement, affaire, action, entreprise, exécution, combat, opération (militaire) ; hauts faits, exploits. 6. Faits historiques, la geste, l’histoire. 7. Circonstance, occasion; situation, cas, condition, position, état des choses. 8. Avoir, biens, propriété, fortune, richesses. 9. Utilité, intérêt, avantage, profit. 10. Affaire, rapport, relation, commerce. 11. Faits dont on parle : sujet, débat, point de discussion, question, litige, contestation, procès. 12. Motif, raison, cause; but, fin. 13. Moyen, manière. 14. État, puissance, pouvoir, par ellipse du composé res publica, respublica »;
➥ de l’adjectif latin pūblĭcus (en), « 1. Étatique, qui concerne l’État, qui se fait au profit de l’État, qui se fait aux frais de l’État. 2. Qui est à l’usage de tous, public, commun, universel, général. 3. Banal, ordinaire, commun, mauvais, vulgaire, bas, trivial. »;
Livre X
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Chapitre DC.
[modifier | modifier le wikicode]NdA Chapitre DC
I Du nom propre grec ancien Ὅμηρος / Hómēros (en); identique à ὅμηρος / hómēros (en), « gage, engagement, caution, sûreté, otage »;
Légendaire aède, dont la paternité des deux poèmes épiques, l’Iliade et l’Odyssée, œuvres fondatrices de la littérature grecque antique, lui sont attribués, et dont l’existence est débattue.
(fl. fin du VIIIème siècle AEC)
- Texte grec
Ἀλλὰ δή τις πόλεμος ἐπὶ ῾Ομήρου ὑπ’ ἐκείνου ἄρχοντος ἢ συμβουλεύοντος εὖ πολεμηθεὶς μνημονεύεται;
Οὐδείς.
Σωκράτης
Ἀλλ’ οἷα δὴ εἰς τὰ ἔργα σοφοῦ ἀνδρὸς πολλαὶ ἐπίνοιαι καὶ εὐμήχανοι εἰς τέχνας ἤ τινας ἄλλας πράξεις λέγονται, ὥσπερ αὖ Θάλεώ τε πέρι τοῦ Μιλησίου καὶ Ἀναχάρσιος τοῦ Σκύθου;
Γλαύκων
Οὐδαμῶς τοιοῦτον οὐδέν.
Σωκράτης
[600a] Ἀλλὰ δὴ εἰ μὴ δημοσίᾳ, ἰδίᾳ τισὶν ἡγεμὼν παιδείας αὐτὸς ζῶν λέγεται ῞Ομηρος γενέσθαι, οἳ ἐκεῖνον ἠγάπων ἐπὶ [600b] συνουσίᾳ καὶ τοῖς ὑστέροις ὁδόν τινα παρέδοσαν βίου ῾Ομηρικήν, ὥσπερ Πυθαγόρας αὐτός τε διαφερόντως ἐπὶ τούτῳ ἠγαπήθη, καὶ οἱ ὕστεροι ἔτι καὶ νῦν Πυθαγόρειον τρόπον ἐπονομάζοντες τοῦ βίου διαφανεῖς πῃ δοκοῦσιν εἶναι ἐν τοῖς ἄλλοις;
Γλαύκων
Οὐδ’ αὖ, ἔφη, τοιοῦτον οὐδὲν λέγεται. Ὁ γὰρ Κρεώφυλος, ὦ Σώκρατες, ἴσως, ὁ τοῦ ῾Ομήρου ἑταῖρος, τοῦ ὀνόματος ἂν γελοιότερος ἔτι πρὸς παιδείαν φανείη, εἰ τὰ λεγόμενα περὶ ῾Ομήρου ἀληθῆ. Λέγεται γὰρ ὡς πολλή τις ἀμέλεια περὶ [600c] αὐτὸν ἦν ἐπ’ αὐτοῦ ἐκείνου, ὅτε ἔζη.
- Traductions
« [600] Mais quelle guerre mentionne-t-on, à l’époque d’Homère ⤴️, qui ait été bien conduite par lui, ou par ses conseils ?
« Aucune.
Socrate
« Cite-t-on alors de lui, comme d’un homme habile dans la pratique, plusieurs inventions ingénieuses concernant les arts ou les autres formes de l’activité, ainsi qu’on le fait de Thalès de Milet et d’Anacharsis II le Scythe 1 ?
Glaucon d’Athènes
« Non, on ne cite rien de tel.
Socrate
« Mais si Homère n’a pas rendu de services publics dit-on au moins qu’il ait, de son vivant, présidé à l’éducation de quelques particuliers, qui l’aient aimé au point de s’attacher à sa personne, et qui aient transmis à la [600b] postérité un plan de vie homérique, comme ce fut le cas de Pythagore III, qui inspira un profond attachement de ce genre 2, et dont les sectateurs nomment encore aujourd’hui pythagorique le mode d’existence par lequel ils semblent se distinguer des autres hommes ?
Glaucon d’Athènes
« Non, là encore, on ne rapporte rien de pareil; car Créophyle 3 IV, le compagnon d’Homère, encourut peut-être plus de ridicule pour son éducation que pour son nom, si ce qu’on raconte d’Homère est vrai. On dit, en effet, que [600c] ce dernier fut étrangement négligé de son vivant par ce personnage.
2 E. Rôhde fait justement remarquer que si Pythagore parvint à imposer une règle de vie à de nombreux disciples, qui formèrent, comme on sait, une sorte de confrérie, il le dut moins au prestige de sa philosophie - la mystique des nombres - qui n’était pas absolument nouvelle, qu’à son vigoureux ascendant personnel : « Il fut pour les siens un modèle, un exemple, un guide qui les força à le suivre et à se faire ses émules. Personnalité centrale autour de laquelle toute une communauté se rassembla comme par une intime nécessité. De bonne heure ce fondateur de religion apparut comme un surhomme, unique, incomparable… Et dans le souvenir de ses adhérents, Pythagore devint un saint, un dieu à figure humaine, de qui la légende racontait des miracles. » (Psyché, trad. A. Reymond, p. 395). Voy. également les pp. 394-403 de cette même traduction (pp. 430-464 de l’éd. allemande de 1894).
3 Certains auteurs, dit le Scoliaste de la République, rapportent que Créophyle était le gendre d’Homère. Son nom, dont Glaucon souligne ici le ridicule, signifie fils de la viande.
NdA trad. par Robert Baccou de 1936
I Du nom propre grec ancien Γλαύκων / Glaúkōn (en);
➥ de l’adjectif γλαυκός / glaukós (en), « 1. Brillant, lumineux. 2. Bleu-vert ou bleu-gris. 3. (de la couleur des yeux) Bleu clair ou gris. »;
➥ + le suffixe -ων / -ōn (en);
Philosophe ⤴️ et musicien, élève de Socrate.
(fl. fin du Vème siècle AEC, dème de Collytos — lieu de décès indéterminé) 🔍
II Du nom propre grec ancien Ἀνάχαρσις / Anácharsis;
Prince scythe qui, selon la légende, visita la Grèce à l’époque archaïque, où il se fit remarquer par sa sagesse.
(ca. -600, à Scythie ⤴️ — mort d’une flèche tirée par son frère Saulius, roi des Scythes, pour avoir pratiqué des coutumes étrangères et avoir eu commerce avec les Grecs Hérod. Hist. l.IV — Melpomène. §§LXXVI.-LXXVII.) 🔍
III Du nom propre grec ancien Πῡθᾰγόρᾱς / Pūthagórās (en) :
« Aristippe de Cyrène ⤵️ prétend, dans le traité sur les Physiologues, qu’il fut surnommé Pythagore parce qu’il révélait la vérité à l’égal d’Apollon Pythien. »
Diogène de Laerte, Livre VIII, chapitre I. PYTHAGORE - ΠΥΘΑΓΟΡΑΣ
➥ du nom commun Πῡθῐ́ᾱ / Pūthíā (en), « Pythie, l’oracle du temple d’Apollon à Delphes ⤴️. »;
➥ du nom propre Πῡθώ / Pūthṓ (en), « 1. Pythô ; l’ancien nom de Delphes. 2. Python, le serpent monstrueux qui aurait été tué par Apollon Pythien à Delphes. »;
➥ + du suffixe adjectival féminin -ῐος / -ios (en);
➥ du verbe ἀγορεύω / agoreúō, « 1. Parler devant une assemblée. 2. Haranguer. 3. Proclamer. 4. Dire (en public). »; Dénominal de ἀγορά / agorá, « assemblée »; Déverbal de ἀγείρω / ageírô, « assembler, grouper »;
Maître de sagesse charismatique et philosophe présocratique, fondateur controversé d’une communauté mi-philosophique mi-politique en Italie du Sud, caractérisée par son mode de vie particulier. Son nom est lié à l’introduction de la croyance en la métempsycose dans le monde grec, mais aussi aux mathématiques, à la philosophie des nombres et à la notion d’harmonie céleste - notions ou domaines qui furent approfondis davantage par ses disciples et épigones (penseurs reprenant et prolongeant les idées d’un mouvement passé), les pythagoriciens. Devenue vite légendaire, sa figure inspira plusieurs philosophes, notamment de matrice platonicienne, et sa pensée connut une réception particulièrement longue et variée à travers les siècles.
(ca. -570, à Samos, île grecque de la mer Égée située à 40km au nord-ouest de Milet ⤴️ — ca. -495/-480, à Métaponte, dans la région historique de Lucanie de la Grande-Grèce, actuelle région de la Basilicate du sud de l’Italie) 🔍
IV Du nom propre grec ancien Κρεώφυλος / Kreṓphulos;
➥ du nom commun κρείων / kreíōn (en), « seigneur, maître, dirigeant »;
➥ du nom commun φῡλή / phūlḗ (en), « 1. Une union d’individus dans une communauté. 2. Une union basée sur la filiation : tribu, clan. 3. Une union basé sur la localisation : comté. 4. Une division de soldats. »; du verbe φύω / phúō (en), « 1. (transitif) Faire naître, produire, générer, faire croître. 2. (transitif) Engendrer, porter, donner naissance à. 3. (intransitif) Grandir, surgir. 4. (intransitif, présent) Devenir [+adjectif]. 5. (copulatif) Être par nature [+adjectif]. 6. (intransitif) être naturellement disposé à, enclin [+infinitif = faire]. 7. (impersonnel) C’est naturel, ça arrive naturellement [+infinitif = ça …]. 8. Être son lot naturel [+datif = celui de quelqu’un]. »;
Poète grec archaïque, contemporain d’Homère.
« Mais fait-on mention d’une guerre qui ait eu lieu de son temps et qu’il ait heureusement conduite par lui-même ou par ses conseils ?
Glaucon d’Athènes
« D’aucune.
Socrate
« Mais le donne-t-on pour un homme habile dans les travaux et cite-t-on de lui mainte invention ingénieuse dans les arts ou dans tout autre domaine d’activité, comme on le fait de Thalès de Milet et d’Anacharsis le Scythe 1 ?
Glaucon d’Athènes
« On n’en cite rien de tel.
Socrate
« Mais ce qu’il n’a point fait pour les États, l’a-t-il fait pour les particuliers ? en est-il dont il passe pour avoir dirigé lui-même l’éducation pendant sa vie, qui l’aient aimé pour ses leçons et qui aient transmis à la postérité un plan de vie homérique, comme Pythagore qui fut extraordinairement aimé pour cela, et dont les sectateurs suivent encore aujourd’hui un régime de vie qu’ils appellent pythagorique, régime qui les distingue de tous les autres hommes ?
Glaucon d’Athènes
« On ne rapporte non plus, dit-il, aucun souvenir de ce genre ; car Créophyle 2, le disciple d’Homère, Socrate, est moins ridicule peut-être pour son nom que pour son éducation, s’il en faut croire ce qu’on dit sur Homère. On dit en effet qu’il fut étrangement négligé de son vivant par ce personnage.
2 Platon parle de Créophyle comme d’un ami ou d’un disciple d’Homère ; d’autres, y compris le scholiaste, prétendent qu’il était son gendre. Le poème épique de la Prise d’Œchalie est attribué à Créophyle par Callimaque ⤵️ ; selon une autre tradition, Créophyle reçut le poème d’Homère lui-même en récompense de son hospitalité. Son nom signifie : Carnigena, fils de la viande.
« Fait-on mention de quelque guerre heureusement conduite par Homère lui-même ou par ses conseils ?
Glaucon d’Athènes
« Nullement.
Socrate
« Ou bien encore, ce qu’aurait dû faire un homme habile, s’est-il signalé par beaucoup d’inventions utiles dans les arts ou autres métiers, comme on le dit de Thalès de Milet, et du Scythe Anacharsis 1 ?
Glaucon d’Athènes
« On ne raconte de lui rien de semblable.
Socrate
« Si Homère n’a rendu aucun service au public, en a-t-il du moins rendu aux particuliers ? Dit-on qu’il ait présidé pendant sa vie à l’éducation de quelques jeunes gens qui se soient plu à l’accompagner, et qui aient transmis à la postérité un plan de vie Homérique, comme Pythagore, à ce qu’on dit, fut recherché pendant sa vie dans le même but, à ce point que l’on distingue encore aujourd’hui entre tous les autres hommes ceux qui suivent le genre de vie appelé par eux-mêmes Pythagorique ?
Glaucon d’Athènes
« Non, Socrate, on ne dit rien de pareil d’Homère. Créophyle 2, son compagnon, a dû être encore plus ridicule pour ses mœurs que pour le nom qu’il portait. On dit en effet qu’Homère, pendant sa vie même, fut étrangement négligé par ce personnage.
2 Le nom de Créophyle se compose des mots viande et race. Il paraît qu’il circulait dans l’antiquité des traditions peu honorables pour ce personnage, auxquelles Platon fait ici allusion. Il en est parvenu jusqu’à nous quelques-unes, fort incohérentes, sur ses relations avec Homère, soit comme son gendre ou son hôte, soit comme ayant reçu en don un de ses poèmes, qu’il aurait, après la mort de l’auteur, publié sous son propre nom. Voyez Fabricius, Bibl. Gr., I, 4.
(également disponible ici et là)
NdA Théétète
I Du nom propre grec ancien Θεαίτητος / Theaítētos (en);
➥ de l’adjectif θεός / theós (en), « divin » ou du nom, « 1. une divinité, un dieu. 2. titre de souverain. 3. Parfois féminin (ἡ θεός) : une déesse. »;
➥ + l’adjectif αἰτητός / aitētós (en), « demandé, requis »;
➥ du verbe αἰτέω / aitéō (en), « 1. (généralement transitif (en)) Demander, implorer, exiger, mendier [+accusatif = quelque chose], [+deux accusatifs = quelque chose de quelqu’un] ou avec objet omis. 2. (moyen (en), transitif) Demander pour soi-même, pour son propre usage ou but, réclamer. 3. (passif, de personnes) Se faire mendier une chose. »;
➥ + le suffixe adjectival -τος / -tos (en).
Mathématicien II grec dont l’œuvre nous est transmise par Platon ⤴️, son condisciple auprès de Socrate, et élève du mathématicien Théodore ⤵️ de Cyrène ⤵️.
(ca. -415, Athènes ⤴️ — ca. -394 ou -369 ⏳, mort des suites d’une dysenterie Plat. Théét. 142a,b. contractée soit (opinion dominante au XIXème siècle EC) lors de la de la bataille de Némée (-394), au début de la guerre de Corinthe, où les hoplites athéniens furent engagés au sein de la coalition anti-spartiate; soit (opinion dominante actuelle) lors de la bataille que livrèrent les Athéniens, alliés aux Lacédémoniens, pour défendre Corinthe contre une attaque des Thébains (-369)) 🔍
II Du nom commun grec ancien μαθηματικός / mathematikos (en), « 1. mathématicien.ne. 2. (école pythagoricienne) Étudiant avancé. »;
➥ du nom commun μάθημα / máthēma, « 1. Étude, science, connaissance, chose apprise. 2. (Au pluriel) Les sciences mathématiques. »;
➥ dérivé du verbe μανθάνω / manthánô, « 1. Apprendre : • Étudier, s’instruire ; • (à l’aoriste et au parfait) Avoir appris, s’être habitué à, avoir coutume de ; • Apprendre par cœur ; • S’informer de ; (aoriste) Être informé de, avoir appris, savoir. 2. S’apercevoir de : • Remarquer ; • (aoriste 2) Avoir remarqué, se rendre compte. 3. (par suite) Comprendre. »);
➥ du suffixe nominal neutre, sur base verbale, -μα / -ma;
➥ + du suffixe adjectival -ικός / -ikós, « -ic »;
Discipline théorique issue de la période archaïque, et développée tout au long des périodes hellénistique et romaine, qui se différencie de celle des civilisations précédentes par l’utilisation de raisonnement déductif (en) comme preuve.
(fin du VIIème siècle AEC — VIème siècle EC, sur les rives de la Méditerranée)
Chapitre CLXXIV.
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- Texte grec
Ὥσπερ καὶ Θαλῆν ἀστρονομοῦντα, ὦ Θεόδωρε, καὶ ἄνω βλέποντα, πεσόντα εἰς φρέαρ, Θρᾷττά τις ἐμμελὴς καὶ χαρίεσσα θεραπαινὶς ἀποσκῶψαι λέγεται ὡς τὰ μὲν ἐν οὐρανῷ προθυμοῖτο εἰδέναι, τὰ δ' ἔμπροσθεν αὐτοῦ καὶ παρὰ πόδας λανθάνοι αὐτόν. ταὐτὸν δὲ ἀρκεῖ σκῶμμα ἐπὶ πάντας ὅσοι ἐν φιλοσοφίᾳ διάγουσι. τῷ γὰρ ὄντι τὸν τοιοῦτον ὁ μὲν πλησίον καὶ ὁ γείτων λέληθεν, οὐ μόνον ὅτι πράττει, ἀλλ' ὀλίγου καὶ εἰ ἄνθρωπός ἐστιν ἤ τι ἄλλο θρέμμα· τί δέ ποτ' ἐστὶν ἄνθρωπος καὶ τί τῇ τοιαύτῃ φύσει προσήκει διάφορον τῶν ἄλλων ποιεῖν ἢ πάσχειν, ζητεῖ τε καὶ πράγματ' ἔχει διερευνώμενος. μανθάνεις γάρ που, ὦ Θεόδωρε· ἢ οὔ;
- Traductions
L’exemple de Thalès te le fera comprendre, Théodore I. Il observait les astres et, comme il avait les yeux au ciel, il tomba dans un puits. Une servante de Thrace II, fine et spirituelle, le railla, dit-on, en disant qu’il s’évertuait à savoir ce qui se passait dans le ciel, et qu’il ne prenait pas garde à ce qui était devant lui et à ses pieds. La même plaisanterie s’applique à tous ceux qui passent leur vie à philosopher ⤴️. Il est certain, en effet, qu’un tel homme ne connaît ni proche, ni voisin ; il ne sait pas ce qu’ils font, sait à peine si ce sont des hommes ou des créatures d’une autre espèce; mais qu’est-ce que peut être l’homme et qu’est-ce qu’une telle nature doit faire ou supporter qui la distingue des autres êtres, voilà ce qu’il cherche et prend peine à découvrir. Tu comprends, je pense, Théodore; ne comprends-tu pas ?
NdA trad. par Émile Chambry de 1967
I Du grec ancien Θεόδωρος (en) ὁ Κυρηναῖος (en) / Theódoros ὁ Kirinaῖos;
➥ de l’adjectif θεός / theós (en), « divin » ou du nom, « 1. une divinité, un dieu. 2. titre de souverain. 3. Parfois féminin (ἡ θεός) : une déesse. »;
➥ + du nom commun δῶρον / dôron (en), « 1. Cadeau. 2. La largeur de la main. »;
Géomètre ⤴️ et mathématicien ⤴️, maître du jeune Théétète ⤴️, célèbre pour sa contribution de l’énonciation du critère de l’incommensurabilité, et donc de la découverte des nombres irrationnels.
(ca. -470/-465 ⏳, à Cyrène ⤵️ — post. -399 ⏳, à Cyrène) 🔍
II Du nom propre grec ancien Θρᾴκη / Thrā́ikē (en); du nom commun Θρᾷξ / Thrâix (en), « un Thrace, un habitant de Thrace »;
+ le suffixe nominal d’action -η / -ē (en);
Territoire situé entre les rivières Margos (Morava serbe) et Axios (Vardar) à l’ouest, la mer Égée au sud, le Pont-Euxin (la mer Noire) à l’est et les Carpates, ainsi que dans le nord-Ouest de l’Asie mineure. Les Thraces (XXXème — IIème siècles AEC) constituaient un ensemble de peuples de langues paléo-balkaniques partageant un ensemble de croyances, un mode de vie et une même langue souche avec des variantes et dialectes.
(également disponible ici)
NdA trad. par Victor Cousin de 1824
I Du nom commun grec ancien ἀστρονομία / astronomía (en);
➥ du nom commun ἄστρον / ástron (en), « corps céleste, astre, constellation, étoile »; du nom commun ᾰ̓στήρ / astḗr (en);
➥ + νόμος / nómos, « 1. Utilisation, personnalisé. 2. Loi, ordonnance. 3. Mélodie, tension. 4. (musique) Ancien type de chanson. 5. Sorte de pièce de monnaie. 6. Cours de maçonnerie. »; du verbe νέμω / némō (en), « 1. Distribuer, dispenser. 2. (des bergers) Faire paître leurs troupeaux, conduire au pâturage, s’occuper. »;
L’astronomie grecque est en partie caractérisée par la recherche d’explications rationnelles et physiques aux phénomènes célestes. Elle a été influencée par les Babyloniens et, dans une moindre mesure, par l’astronomie égyptienne. La plupart des constellations de l’hémisphère nord, le nom de plusieurs étoiles et le concept même de « planète », la mesure de l’inclinaison du plan de l’écliptique, et les premiers systèmes héliocentriques dérivent de l’astronomie grecque.
(-384, à Stagire, cité grecque de la péninsule Chalcidique, au nord de la mer Égée — -322, à Chalcis, cité grecque de l’île d’Euboea, à l’ouest de la mer Égée) ⏳ 📚 🔍 ➕ ➕➕

Portrait d’Aristote. Marbre Pentélique, copie romaine de période impériale (Ier ou IIème siècle EC) d’un bronze perdu réalisé par Lysippe II de Sicyone.
Provenance : Collection de la Villa Borghèse; acheté au prince Borghèse en 1807.
Exposition : Département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre, Salle 344 - Art grec classique et hellénistique 🔍 ➕.
NdA Aristote
I Du grec ancien Ἀριστοτέλης / Aristotélēs (en);
➥ du superlatif ἄριστος / áristos (en), « le meilleur/plus »;
➥ + τέλος / télos (en), « achèvement, réalisation, accomplissement »;
➥ + le suffixe adjectival et nominal -ης / -ēs (en).
II Du nom propre grec ancien Λῡ́σῐππος / Lū́sippos (en);
➥ du verbe λῠ́σῐς / lúsis (en), « 1. Délier, libérer, rançonner. 2. Délivrance de la culpabilité par des rites expiatoires. 3. Rachat d’hypothèque ou de nantissement. 4. Séparation. 5. Vidange, évacuation. 6. Solution (à une difficulté ou à un problème). 7. Rémission de la fièvre. »;
➥ du verbe λύω / lúō (en), « 1. Lâcher, desserrer, délier. 2. Ralentir, ramollir. 3. Détendre. 4. Libérer. 5. Racheter, compenser les défauts ou les mauvais aspects de (quelque chose). 6. Dissoudre, trancher (de façon brutale et avec force). 7. Briser (casser), détruire. 8. Abroger, annuler. 9. Expier, amender. 10. Profiter, être utile. »;
➥ + le suffixe nominal abstractif ou d’action, de résultat ou de processus -σις / -sis (en);
➥ + du nom commun ῐ̔́ππος / híppos (en), « 1. Un cheval, (féminin) une jument. 2. (féminin) Cavalerie, cavaliers. »;
➥ + le suffixe nominal de résultat ou d’action -ος / -os (en);
Sculpteur et bronzier grec, portraitiste attitré d’Alexandre le Grand ⤴️, père et maître de Daippos, Boédas, Euthycratès.
III Du grec ancien Λύκειον / Lúkeion; nom tiré du temple voisin d’Ἀπόλλων Λύκειος / Apollôn Lúkeios, « Apollon Lycien »; l’épithète Λύκειος / Lúkeios pourrait venir de λύκος / lúkos, « loup », avec le sens de « louvier, chasseur de loups »; ou de λύκη / lúkê, « lumière », avec le sens de « lumineux »;
École philosophique fondée par Aristote I à Athènes ⤴️ en -335 ⏳, qui pris fin avec Andronicos de Rhodes ⤵️ en -47 ⏳. Le Lycée est situé à l’est d’Athènes, encadré par les rivières Éridanos et Ilissos (cf. le plan d’Athènes ⤴️).
💡 Des travaux entrepris en 1996 pour l’édification d’un musée d’art moderne, en plein centre d’Athènes, ont mis au jour les vestiges du Lycée d’Aristote, ceux du temple consacré à Apollon lycien, ainsi que les ruines de la palestre où les jeunes gens s’entraînaient à la lutte. 💡
NdA Politique
I De l’adjectif grec ancien Πολῑτῐκός / Polītikós (en), « 1. Civique, constitutionnel, public. 2. Social. »;
➥ du nom commun πολίτης / polítēs (en), « 1. Citoyen, homme libre. 2. Concitoyen, compatriote. »;
➥ du nom commun πόλις / pólis (en), « 1. Ville : • La citadelle athénienne; • Sa ville ou son pays. 2. Tout un pays, comme dépendant et appelé d’après sa ville : Cité-état. 3. Communauté : • L’état; • Le droit de citoyenneté. 4. Un type de jeu de plateau. »;
➥ + le suffixe nominal masculin -ῑ́της / -ī́tēs (en);
➥ + le suffixe adjectival -ικός / -ikós (en);
Étude de la vie de la Polis, qui n’est pas une cité-État, le mot « État » étant anachronique, mais une communauté de citoyens libres et autonomes. La cité représente avant tout une structure humaine et sociale, et non une organisation administrative : il n’y a pas d’État indépendamment d’une communauté humaine concrète.
Livre I
[modifier | modifier le wikicode]NdA Livre I
I En grec ancien κοινωνία πολιτικη ⤴️ / koinōnia politikē;
➥ du verbe κοινωνέω / koinônéô, « 1. Être en communauté avec, avoir en commun avec, prendre part à. 2. Avoir des relations intimes. 3. Avoir un caractère commun ou du rapport avec. 4. Mettre en communauté, associer. 5. Communiquer, faire part. »;
➥ dénominal de κοινωνός / koinônós, « 1. Participant. 2. Partenaire, compagnon. »; du verbe κοινόω / koinóô, « 1. Communiquer. 2. Rendre commun à, communiquer à. 3. Communiquer, faire savoir. 4. Mettre en communication, unir. 5. Rendre commun à tous, prostituer, profaner, souiller. 6. Unir, assembler, ajuster (une pièce d’une construction). 7. (Moyen) Communiquer, mettre en commun. »;
➥ de l’adjectif κοινός / koinós, « 1. (En particulier) Commun à tous, public. 2. Communiqué, publié. 3. Qui participe de deux caractères ou attributs. 4. Qui participe à, qui est en communauté. 5. Qui est d’origine commune, de même race, de même nature. 6. Qui se prête à tous également : • Social, affable; • Équitable, impartial; • Accessible. ».
II En grec ancien οἶκος / oîkos, « 1. Maison ou lieu d’habitation : • Pièce, chambre; • Maison de réunion, salle; monument; • Volière; • (astrologie) Domicile d’une planète; 2. Succession, héritage; 3. Maison ou famille régnante. »;
L’ensemble des biens et des êtres rattachés à un même lieu d’habitation et de production. Il s’agit à la fois d’une unité familiale élargie — des parents aux esclaves — et d’une unité de production agricole et pastorale. L’art de « gérer un oikos » — l’« oikonomíā », ou économie III — revêt une importance particulière dans la Grèce antique :
« Eh bien, dit Socrate ⤴️, le nom d’économie nous a paru être celui d’une science, et cette science, nous l’avons définie celle par laquelle les hommes font prospérer une maison. Une maison est pour nous la même chose que toute espèce de possession, et nous avons appelé possession ce qui pour chacun est utile à la vie ; enfin le mot utile, nous l’avons appliqué à tous les objets dont on sait user.
[...]
Nous avons ensuite prouvé qu’il n’y a pas pour un homme beau et bon de profession ni de science au-dessus de l’agriculture, qui procure aux hommes le nécessaire. Car cette profession est la plus facile à apprendre et la plus agréable à exercer; elle donne au corps la plus grande beauté, la plus grande vigueur, et aux âmes assez de loisir pour songer aux amis et à la chose publique. L’agriculture nous a paru encore exciter les hommes à devenir courageux, vu que c’est en dehors des remparts qu’elle fournit le nécessaire et la nourriture à ceux qui l’exercent. Voilà pourquoi, dans tous les États, c’est la profession la plus honorée, parce qu’elle donne à la société les citoyens les meilleurs et les mieux intentionnés. »
Œuvres complètes de Xénophon ⤴️, De l’économie, Chapitre VI.
III Du nom commun grec οἰκονομῐ́ᾱ / oikonomíā (en), « 1. La gestion d’un ménage ou d’une famille, d’élevage : • (d’un État) Administration, gestion; • (d’un poème) Arrangement. 2. Les recettes publiques d’un État. »;
➥ du nom commun οἰκονόμος / oikonómos (en), « 1. Celui qui gère un ménage, le maître de la maison. 2. Un intendant d’une propriété, d’un domaine. 3. Un gestionnaire, un administrateur. 4. Un surintendant des finances publiques, trésorier d’une ville. »;
➥ du nom commun οἶκος / oîkos ⤴️;
➥ + du nom commun νόμος / nómos (en), « 1. Utilisation, coutume. 2. Loi, ordonnance. 3. Mélodie, tension. 4. (musique) Type ancien de chanson. 5. Sorte de pièce de monnaie. »;
➥ du verbe νέμω / némō (en), « 1. Distribuer, compter, diviser par un nombre. 2. (des bergers) Faire paître un troupeau, se rendre au pâturage. ».
Chapitre IV.
[modifier | modifier le wikicode]NdA Chapitre IV
I Du nom propre grec ancien Χῐ́ος / Khíos (en);
Île grecque de la mer Égée, proche (en) de la Turquie, et originalement une des douze cités grecques de la Confédération ionienne Herod. Hist. l.I. c.CXLII-CXLIX, ligue religieuse (ou Amphictyonie) chargée du culte de Poséidon Helikonios au sanctuaire du Panionion ⤴️, au cap Mycale, et politique des Grecs d’Asie mineure contre les Perses.
- Texte grec
- Traductions
| § 5. Thalès de Milet, chef de l’école ionienne, né vers 640 av. J.-C., et mort dans une vieillesse fort avancée ; il était contemporain de Solon, et, comme lui, rangé parmi les sept sages. Voir Platon, Rép., liv. X, p. 245, trad. de M. Cousin. Voir aussi Diogène de Laërte, liv. I. Vie de Thalès, p. 9, § 38, édit. Firmin Didot. |
| — Cicéron (de Divin , lib. I, cap. III) raconte le même trait. Il est probable qu’il l’avait emprunté à Aristote, dont il connaissait certainement l’ouvrage. |
| § 8. Denys l’Ancien, qui régna de 406 à 367 av. J.-C. |
| — Pour les chefs des États. Presque tous les gouvernements modernes, et nous pourrions citer le nôtre en particulier, sont de l’avis d’Aristote, et ils demandent une partie de leurs ressources au monopole. |
NdA trad. par J. Barthélemy-Saint-Hilaire de 1874
| (1) Cicéron (De Divinat, I.i, c. 49) rapporte la même anecdote en ces termes: Qui (Thales scil.) ut objurgatores suos convinceret, ostenderet que etiam philosophum, si ei commodum esset, pecuniam facere posse, omnem oleam, antequam florere cœpisset, in agro Milesio coemisse dicitur. Animadverterat fortasse quadam scientid olearum ubertatem fore. |
| (2) On trouve, parmi les ouvrages d’Aristote, un petit traité intitulé Œconomica, qui n’est certainement pas de ce philosophe, et dont l’auteur a recueilli un nombre assez considérable d’exemples de ce genre d’industrie, et d’autres traits de violence ou de fourberie encore plus odieux, attribués à des rois, princes, ou républiques. « De quoy (dit L. Leroi, dans ses « notes sur cet endroit de sa traduction) n’est besoing escrire « livres, parce que ès cours des rois, et ès maniemens des au- « tres gouvernemens, se trouvent toujours assez de tels inven- « teurs, voire plus, bien souvent, qu’il ne seroit besoing : à la « grande foulle et oppression des subjects, et peu d’avantage « des seigneurs, qui ne s’en enrichissent guères, despendant « tout à la mesure qu’ils aient, apportant la facilité de recou- « vrer facilité de despendre. » |
NdA Métaphysique
I Du grec ancien Μετᾰ́ φυσικά / Metá phúsiká;
➥ de μετᾰ́ / metá (en) :
— préposition, « 1. (+ génitif) : • Au milieu de, parmi, entre, avec; • En commun, avec, à l’aide de; • Concernant ses relations/transactions avec; • (rare) En même temps. 2. (+ datif, uniquement en poésie, généralement épique) : • Entre parmi; • D’ailleurs, au-delà. 3. (+ accusatif) : • Comme un mouvement vers : dans la poursuite de; • De séquence ou de succession : (d’un lieu) Après, derrière; (temps) après; (valeur, rang) Suivant, après; • Après, selon; • Parmi, entre. »;
— adverbe, « 1. Parmi eux, avec eux. 2. Ensuite. 3. Après. »;
➥ de nominatif, vocatif et accusatif pluriels neutres φυσικά / phúsiká; de l’adjectif φυσικός / phusikós (en), « 1. Naturel, produit ou causé par la nature, inné, natif. 2. Physique, ayant à voir avec l'étude du monde matériel. »;
➥ du nom commun φύσις / phúsis (en), « 1. Origine, naissance. 2. Nature, qualité, propriété. 3. Plus tard, la nature de sa personnalité : tempérament. 4. Forme, silhouette. 5. Ce qui est naturel : la nature. 6. Type, genre. 7. La nature, en tant qu’entité, en particulier de puissance productive. 8. Créature. »;
➥ du verbe φύω / phúô, « 1. (Transitif) Produire, générer, faire grandir. 2. (transitif) Engendrer, enfanter, donner naissance à. 3. (intransitif) Grandir, surgir, jaillir. 4. (intransitif, présent) Devenir [+adjectif]. 5. (intransitif, aoriste et parfait). 6. (copulatif) Être par nature [+adjectif]. 7. (intransitif) Être naturellement disposé à, enclin [+infinitif = faire]. 8. (impersonnel) C’est naturel, cela arrive naturellement [+infinitif = que ...]. 9. Être son lot naturel [+datif = quelqu’un]. »;
➥ + le suffixe nominal abstractif ou d’action, de résultat ou de processus -σῐς / -sis (en);
➥ + le suffixe adjectival -ικός / -ikós (en), « de ou se rapportant à, à la manière de; -ique »;
Aristote n’employe jamais ce terme, mais plutôt « philosophie première » ⤴️, la science de l'être en tant qu'être aussi appelé ontologie. La préposition grecque μετά n’est toutefois pas précise, et a plusieurs significations différentes. Ce serait avec le sens « après » qui semble expliquer l’apparition du mot. En effet, ses écrits sont rassemblés par Andronicos II de Rhodes III vers -60, qui publie la Métaphysique après la Physique. Le sens du mot méta-physique est donc alors purement éditorial. Le terme commence à changer de sens lorsque les platoniciens et néoplatoniciens ont voulu y voir le nom d’une discipline qui porte sur les réalités au-delà de la physique, conformément à ce que Platon avait mis en place avec sa théorie des Idées.
II Du nom propre grec ancien Ἀνδρόνικος / Andrónikos (en);
➥ du nom commun ἀνδρός / andrós (en); génitif singulier de ἀνήρ / anḗr (en), « 1. Homme (mâle adulte). 2. Mari. 3. Être humain, par opposition à un dieu. »;
➥ + du nom commun νῑ́κη / nī́kē (en), « L’acte de gagner : victoire, succès [+génitif = terminé, dans quelque chose] : • Choses gagnées dans la victoire, fruits de la victoire; • Le dessus, l’avantage. »;
➥ + le suffixe nominal de résultat ou d’action -ος / -os (en);
Philosophe péripatéticien et supposément le dernier scholarque ⤵️ du Lycée ⤴️ de -58 à -47.
(fl. Ier siècle AEC, Rhodes — lieu de décès indéterminé) 🔍
III Du nom propre grec ancien Ῥόδος / Rhódos (en);
Île grecque la plus grande du Dodécanèse, bordée au nord-ouest par la mer Égée et au sud-est par la mer Méditerranée, et dont le colosse est une des Sept Merveilles du monde, située à l’entrée du port de la ville du même nom.
Livre Α I
[modifier | modifier le wikicode]NdA Alpha majuscule
I Du grec ancien Aλφα (en) το μειζον (en) / álpha to meîzon, « Alpha majuscule »;
➥ du phénicien 𐤀 (en), la première lettre de l'abjad II phénicien, appelée aleph; du Proto-Cananéen
, du Proto-Sinaïtique
, de l’egyptien 𓃾 representant une tête de bœuf, d’où le nom de la lettre phénicienne 𐤀𐤋𐤐 / ʾlp, « tête de bétail »;
➥ de l’adjectif μείζων / meízōn (en), « 1. Meilleur, plus large, plus long, plus grand, plus vieux. 2. Trop bien. »;
Le livre I ou Alpha décrit la « philosophie première », qui est une connaissance des premiers principes ou causes des choses. Les sages sont capables d’enseigner parce qu’ils connaissent le pourquoi des choses, contrairement à ceux qui savent seulement que les choses sont d’une certaine manière en fonction de leur mémoire et de leurs sensations. En raison de leur connaissance des causes et des principes premiers, ils sont mieux placés pour commander que pour obéir. Le livre Alpha passe également en revue les philosophies antérieures de Thales à Platon, en particulier leur traitement des causes.
II du nom commun arabe أبجد / abjad (en), « alphabet »; des quatre premières lettres de l’alphabet arabe disposées dans l’ancien style, qui est similaire à l’ordre grec et hébreu : أ / alif (en), « a » + ﺏ / bâ (en), « b » + ﺝ / ǧīm (en), « g » + ﺩ / dāl (en), « d ».
Chapitre III.
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- Texte grec
- Traductions
| § 9. Qu’il est produit et qu’il devient II n’y a qu’un seul mot dans le texte. L’idée de Devenir implique nécessairement l’idée d’existence; pour devenir quelque chose, il faut d’abord être. — Des autres êtres, soit animés, soit inanimés. Sous toutes les modifications, il y a quelque chose qui subsiste et ne change pas, comme le dit le § suivant. C’est ce qu’on appelle la Substance. § 10. Une nature. C’est le mot même du texte ; on pourrait traduire aussi : « Une substance naturelle ». Cette dernière ve-sion s’accorderait peut-être mieux avec ce qui suit. § 11. Le nombre... ou la nature spéciale... Voir la même pensée, Traité de l’Âme, liv. I, ch. ii, § 9, p. 114 de ma traduction. § 12. Thalès. Thalès passe pour le plus ancien des philosophes grecs; il serait impossible de préciser le temps où il a vécu ; mais on peut rapporter son existence d’une manière approximative à l’an 600 avant J.-C. C’est près de trois siècles avant Aristote. Le premier témoignage sur Thalès est celui d’Hérodote, liv. I, ch. CLXX, p. 56, édition Firmin-Didot ; Hérodote faisait descendre Thalès d’une famille phénicienne établie à Milet. Voir sur Thalès la Philosophie des Grecs, de H. Ed. Zeller, t. I, p. 165 et suiv. |
— La nourriture de tous les êtres est toujours humide. Il est vrai qu’il y a une partie des aliments qui est humide ; mais il y en a aussi une bonne partie qui est sèche, et l’observation de Thalès ne serait pas exacte. — La chaleur même vient de l’humidité. Il n’y a pas à s’arrêter beaucoup à ces explications physiques. Dans le Traité de l’âme, liv. 1, ch. ii, § 18, p. 118 de ma traduction, Aristote prête une partie de ces doctrines sur l’eau non point à Thalès, mais à Hippon ; voir plus bas, § 16. § 13. Les germes de tous les êtres sont de nature humide. Voir le Traité de l’âme, loc. cit. § 14. Aux plus anciens philosophes. Il n’y a guère avant Thalès d’autres philosophes que les Théologues, dont il est question un peu plus bas ; mais ici la contexture de la phrase semble distinguer les uns et les autres, quoique des traducteurs paraissent les avoir confondus. § 15. Antique et vieille idée. Les deux épithètes sont dans le texte. Cette idée est celle des Théologues et des poètes qu’Aristote vient d’indiquer, et qui étaient de quatre ou cinq siècles antérieurs à Thalès lui-même. |
NdA trad. par Jules Barthélemy-Saint-Hilaire de 1879
I Du nom propre grec ancien Ὠκεανός / Ōkeanós (en);
Titan, fils d’Ouranos ⤴️ et de Gaïa⤴️, frère et époux de Téthys II.
II Du nom propre grec ancien Τηθύς / Tēthús (en); potentiellement apparenté à τήθη / tḗthē, « grand-mère »;
Déesse marine archaïque, benjamine des Titanides, fille d’Ouranos et de Gaïa, sœur et épouse d’Océan I.
III Du nom propre grec ancien Στύξ / Stúx; du verbe στυγέω / stugéō, « détester, haïr »;
Océanide, fille aînée d’Océan II et de Téthys II, ou une déesse, fille d’Érèbe IV et de Nyx V selon d’autres traditions. Elle personnifie le Styx, l’un des fleuves et points de passage des Enfers.
IV Du nom propre grec ancien Ἔρεβος / Érebos;
Frère et époux de Nyx V, divinité primordiale et infernale née du Chaos, personnifiant les ténèbres, l’obscurité des Enfers.
V Du nom propre grec ancien Νύξ / Nýx; du nom commun νύξ / nýx, « 1. Nuit, par opposition au jour. 2. (Par extension) La nuit. 3. (En général) Obscurité, ténèbres. »;
Déesse primordiale de la Nuit personnifiée.
| 1 De Milet, 600 ans avant J.-C. — 2 Orphée, Musée, Eumolpe et les anciens poètes. — 3 Homère, Hésiode, passim. — 4 Le raisonnement est facile à compléter. Donc le serment est ce qu’il y a de plus ancien. Or, le serment se jure par le Styx, par l’eau ; donc l’eau est ce qu’il y a de plus ancien. |
| (1) Rapport du système d’Aristote à celui de Thalès, de ὕδωρ à l’ὑγρόν, considéré comme le principe même du chaud, τὸ θερμὸν, et par conséquent comme principe unique. Histor. Animal. I, 4, Bekk. I, 489. De partibus animal. II, 3, Bekk. I, 649. Meterol. IV, 4. De longitudine et brevitate vitæe, 5, Bekk. I, 240. |
| (2) En effet les prêtres de l’Ionie ⤴️ n’avaient pas le système physique de Thalès, et pourtant la mythologie de ces prêtres qui faisaient de l’Océan et de Téthys les auteurs de toutes choses, est le fond primitif d’où plus tard est sorti le système de Thalès á l’insu de Thalès lui-même. La mythologie, non seulement précède, mais enferme déjà la philosophie à l’insu de l’une et de l’autre. |
NdA Du ciel
I En grec ancien Περὶ οὐρανοῦ / Peri ouranoû;
➥ de la préposition περί / perí (en), « 1. (+ génitif) À propos de, concernant, à cause de. 2. (+ datif) Autour, pour, environ. 3. (+ accusatif) Autour (à la fois dans le sens circulaire et dans le sens de la proximité), près, à propos. »;
➥ du nom commun οὐρανοῦ / ouranoû (en); génitif singulier de οὐρανός / ouranós (en), « 1. Le ciel voûté, sur lequel les étoiles étaient attachées et le soleil voyageait : ciel. 2. La région au-dessus de cette voûte, la demeure des dieux. 3. (philosophie) L’univers. 4. Tout ce qui a la forme du ciel : plafond voûté, tente. ».
Livre II
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Chapitre XIII.
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- Texte grec
-εἴ περ ἀπείρονα γῆς τε βάθη καὶ δαψιλὸς αἰθήρ,
-ὡς διὰ πολλῶν δὴ γλώσσης ῥηθέντα ματαίως
-ἐκκέχυται στομάτων, ὀλίγον τοῦ παντὸς ἰδόντων.
Οἱ δ´ ἐφ´ ὕδατος κεῖσθαι. Τοῦτον γὰρ ἀρχαιότατον παρειλήφαμεν τὸν λόγον, ὅν φασιν εἰπεῖν Θαλῆν τὸν Μιλήσιον, ὡς διὰ τὸ πλωτὴν εἶναι μένουσαν ὥσπερ ξύλον ἤ τι τοιοῦτον ἕτερον (καὶ γὰρ τούτων ἐπ´ ἀέρος μὲν οὐθὲν πέφυκε μένειν, ἀλλ´ ἐφ´ ὕδατος),
(également disponible ici et là)
- Traductions
» Les fondements du globe et l’éther impalpable,
» Dont on nous parle tant, ne sont que de vains mots,
» Répétés sans raison par la langue des sots. »
D’autres philosophes font reposer la terre sur l’eau. La plus ancienne opinion de ce genre que nous ait transmise la tradition, est celle de Thalès de Milet, qui a dit, assure-t-on, qu’elle restait immobile, parce qu’elle surnageait comme un morceau de bois flottant ou quelqu’autre matière analogue, attendu que dans l’ordre de la nature les corps ne flottent pas sur l’air, mais sur l’eau.
| § 7. Se sont occupés : le texte n’est pas aussi explicite. — Plus étranges, le mot grec est précisément : « plus absurdes. » — Infini... sans fin, cette répétition est dans le texte, où elle est même encore plus marquée. — Xénophane de Colophon, Aristote a fait un traité spécial sur le système de Xénophane; et il y rappelle cette théorie sur la profondeur infinie de la terre; voir l’édition de Berlin, page 976, a, 32 ; voir aussi l’étude de M. V. Cousin sur Xénophane, pages 32 et 33, édition de 1847. — Empédocle lui-même, voir les fragments d’Empédocle, édition de Firmin Didot, page 53, colonne 1. — Font reposer la terre sur l’eau, il restait alors à savoir sur quoi reposait l’eau, comme il est dit un peu plus bas, au § 8. — Thalès de Milet, voir sur Thalès, le 1er livre de la Métaphysique, ch. 3, page 134, traduction de M. V. Cousin. — Ou quelqu’autre matière analogue, c’est-à-dire plus légère que l’eau. |
(également disponible ici)
NdA trad. par J. Barthélemy-Saint-Hilaire de 1866
I Du nom propre grec ancien Ξενοφάνης / Xenophánēs (en); littéralement « avoir une apparence étrange »;
➥ de ξένος / xénos (en) :
— adjectif, « 1. Étranger. 2. Étrange, insolite. »;
— nom commun, « 1. Des parties donnant ou recevant l’hospitalité : hôte et bien plus souvent invité. 2. Étranger. 3. Celui qui est employé : ouvrier salarié, mercenaire. 4. Étranger. »;
➥ + φαίνω / phaínō (en), « 1. (transitif) Faire apparaître, mettre en lumière; montrer, dévoiler, révéler : • (transitif) Faire connaître, révéler, divulguer; • (du son); • (transitif) Montrer, exposer; • (transitif) Dénoncer. 2. (intransitif) Briller, éclairer. 3. (passif) apparaître; briller : • Venir à l’existence; • À venir; • (verbe copulatif ou de contrôle) apparaître (être) : a. (φαίνεται comme interjection) oui ; ainsi il apparaît; Apparemment; b. (tardif, impersonnel) il semble. »;
➥ + le suffixe adjectival -ης / -ēs (en);
Philosophe présocratique ⤴️, poète et précurseur de l’école éléatique IV. Il rejette la conception des divinités telles que présentées par Homère ou Hésiode, refusant l’anthropomorphisme des dieux et n’acceptant pas l’idée de comparaison entre dieux et humains. Sa conception est celle d’un Dieu unique et parfait. 🔍.
(fl. début du VIème, Colophon II — début du Vème siècles AEC, Syracuse) 🔍
II Du nom propre grec ancien Κολοφών / Kolophṓn (en); du nom commun κολοφών / kolophṓn (en), « 1. Un sommet. 2. (Figuré) Achèvement, couronnement . 3. Un type de jeu de balle. »;
Cité grecque d’Ionie ⤴️, située au nord-ouest d’Éphèse, et au sud-est de Lébédos.
III Du nom propre grec ancien Ἐμπεδοκλῆς / Empedoklês (en);
➥ de l’adjectif ἔμπεδος / émpedos (en), « 1. Debout fermement en place, non renversé, intact. 2. Maintenu en place, stable. 3. En place, non déplacé. 4. Sûr, intact. 5. Non pourri, frais. 6. Non affaibli, non endommagé, conservant sa vigueur. 7. Non diminué en esprit. 8. Bien équilibré. 9. Entretenue avec une vigilance incessante. 10. Sécurisé, non susceptible de confiscation. 11. Assuré, certain, jamais défaillant. 12. Assuré, être attendu avec certitude. 13. En succession infaillible. 14. Offrant un témoignage sûr, sans équivoque. »;
➥ du préfixe ἐμ- / em-; du préfixe ἐν- / en- (en) dont la consonne change devant [β, μ, π, φ, ψ]; de la préposition ἐν / en (en), « 1. (lieu) (avec datif) Dans, sur, à ; (avec datif pluriel) Parmi : • (elliptique, avec génitif) Dans la maison ou le pays de; • Entouré par; porter (des habits). 2. (temps) Dans, à, ou pendant le temps de. »;
➥ + du nom commun πούς / poús (en), « 1. Pied. 2. Jambe. 3. (unité de mesure) Ancienne unité de longueur grecque : pied grec ou pous (en). »;
➥ + le suffixe de prénoms -κλῆς / -klês (en);
➥ du nom commun κλέος / kléos, « 1. Rumeur, rapport. 2. Bon rapport, renommée, gloire. 3. (rare) Mauvais rapport, discrédit. »;
➥ + le suffixe adjectival -ης / -ēs (en);
Philosophe présocratique ⤴️ grec, membre de l’école éléatique IV, connue pour être l’un des premiers à avoir tenté de découvrir l’arkhè du cosmos, en proposant deux principes qui règnent cycliquement sur l’univers, l’Amour (force d’unification et de cohésion) et la Haine (force de division et de destruction), et qui engendrent les quatre éléments dont sont composées toutes les choses matérielles.
(ca. -484/-483, Agrigente — ca. -424/-423, lieu de décès indéterminé) ⏳ 🔍
IV Du gentilé grec ancien Ἑλεάτης / Eleátês, « 1. (Géographie) Habitant.e d’Élée. 2. Partisan du courant philosophique créé dans cette ville, l’École éléatique. » ;
➥ du toponyme Ἑλέα / Eléa, « cité grecque de la côte tyrrhénienne, en Campanie, près du golfe de Salerne ».;
➥ + le suffixe formant les gentilés -άτης / -átês.
École philosophique présocratique ⤴️ dont étaient membres Xénophane I de Colophon II, Parménide ⤵️ d’Élée, Empédocle III et Zénon V d’Élée.
V Du nom propre grec ancien Ζήνων / Zḗnōn (en); dérivé de Ζεύς / Zeús ⤴️;
Philosophe présocratique ⤴️, disciple de Parménide ⤵️ d’Élée et membre de l’école éléatique IV.
NdA De l’âme
I En grec ancien Περὶ ⤴️ Ψυχῆς / Peri psychès;
➥ du nom commun ψῡχῆς / psūkhês (en); génitif singulier de ψυχή / psūkhḗ (en), « 1. Le principe d’animation d’un corps humain ou animal, esprit vital, âme, vie (le principe d’animation de la vie) : • (poétique) Souffle de vie, sang de vie ("le principe animant de la vie" dans l’interprétation corporelle); • (philosophie, depuis les premiers physiciens) Principe d’animation dans les substances primaires, source de vie et de conscience. 2. Existence animée, considérée comme une possession, sa vie. 3. L’esprit ou l’âme considéré comme distinct du corps et le quittant à la mort (la partie immortelle d’une personne) : • Un esprit désincarné, une ombre ou un fantôme (l’esprit d’une personne décédée). 4. Esprit (attitude animée), soi conscient, personnalité comme centre des émotions, des désirs et des affections, cœur : • (philosophie, d’après Platon) L’esprit de l’univers, le principe immatériel du mouvement et de la vie. 5. L’esprit (siège ou organe de la pensée), (la faculté de) raison. 6. (rare, étendu du sens "âme") Papillon. »;
➥ du verbe ψῡ́χω / psū́khō (en), « 1. Respirer, souffler. 2. Refroidir, rendre froid. 3. (transitif) Sécher. »;
➥ + le suffixe nominal d’action -η / -ē (en).
Livre I
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Chapitre II.
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- Texte grec
(également disponible ici et là)
- Traductions
NdA trad. par Edmond Barbotin de 1966
I Du nom propre Ἀναξᾰγόρᾱς / Anaxagórās (en);
➥ du nom commun ᾰ̓́ναξ / ánax (en), « 1. Seigneur, roi : • (des hommes); • (des dieux, souvent Apollon et Zeus). 2. Maître, propriétaire. »;
➥ + du nom commun ᾰ̓γορᾱ́ / agorā́ (en), « 1. Assemblée, en particulier une assemblée du peuple (par opposition à un conseil, βουλή / boulḗ). 2. Le lieu de rassemblement. 3. Discours. 4. Marché, place du marché. 5. Choses vendues au marché, provisions, approvisionnements. 6. Vente. 7. L’heure du marché : midi. »;
➥ + le suffixe adjectival -ης / -ēs (en);
Philosophe ⤴️présocratique ⤴️.
| § 13. Comme nous l’avons déjà dit, plus haut , § 5. Aristote ne fait guère que répéter ici ce qu’il a déjà dit sur Anaxagore. Voir la note relative au § 9. il semble qu’Aristote ne partage pas l’opinion de Socrate sur le vice du système d’Anaxagore. Voir le Phédon. p. 278, trad. de M. Cousin. |
| § 14. Thalès aussi. Philopon blâme Aristote d’avoir ici rapporté l’opinion de Thalès; car il s’agit dans ce passage des philosophes qui ont confondu l’âme avec les principes qu’ils reconnaissaient aux choses, et Aristote revient à l’idée de mouvement dont il n’est plus question. La critique est vraie et cette pensée pouvait être mieux placée. |
Chapitre V.
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- Texte grec
§ 16. (Εἰ δὲ δεῖ τὴν ψυχὴν ἐκ τῶν στοιχείων ποιεῖν, οὐθὲν δεῖ ἐξ ἁπάντων· ἱκανὸν γὰρ θάτερον μέρος τῆς ἐναντιώσεως ἑαυτό τε κρίνειν καὶ τὸ ἀντικείμενον. Καὶ γὰρ τῷ εὐθεῖ καὶ αὐτὸ καὶ τὸ καμπύλον γινώσκομεν· κριτὴς γὰρ ἀμφοῖν ὁ κανών, τὸ δὲ καμπύλον οὔθ' ἑαυτοῦ οὔτε τοῦ εὐθέος.)
§ 17. Καὶ ἐν τῷ ὅλῳ δή τινες αὐτὴν μεμῖχθαί φασιν, ὅθεν ἴσως καὶ Θαλῆς ᾠήθη πάντα πλήρη θεῶν εἶναι.
(également disponible ici et là)
- Traductions
Certains autres penseurs déclarent que l’âme est mêlée à l’univers entier : peut-être est-ce l’origine de l’opinion de Thalès que tout est plein de dieux.
§ 16. S’il faut d’ailleurs composer l’âme avec les éléments, il ne faut pas du moins la composer avec tous. En effet, il suffit d’une des deux parties de l’opposition, pour juger et cette partie même et l’opposé. Ainsi, par le droit , nous connaissons et le droit lui-même et la courbe. Le juge de tous les deux, c’est la règle, tandis que le courbe ne peut être la mesure ni de lui-même ni du droit.
§ 17. Quelques uns ont cru que l’âme est mêlée dans tout l’univers, et c’est là peut-être ce qui a fait penser à Thalès que tout est plein de dieux.
| § 15. Dans les vers appelés Orphiques. Le mot appelés prouve qu’Aristote ne croyait pas que ces vers fussent réellement d’Orphée (en grec ancien Ὀρφεύς / Orpheús). Le même doute est exprimé encore dans le traité de la Génération des animaux. liv. II. chap. 1, p. 734, a . 19, édit. de Berlin. — Vient de l’univers. Le texte dit « du tout. » Voir aussi sur cette opinion d’Aristote, relative à Orphée, Cicéron, de Natura deorum, liv. 1, chap. 38. — Pour les plantes. Aristote reconnaît une âme dans les plantes, l’âme nutritive. Voir plus loin, liv. Il, chap. 2, § 3. |
| § 16. Pour juger et cette partie même. Le texte dit mot à mot . « Et pour que cette partie se juge elle-même. » La traduction que j’ai adoptée me semble plus claire. M. Trendelenbourg rappelle ce principe de Spinoza qui est tout-à-fait identique à celui d’Aristote « Verum sui index et falsi. » — La mesure ni de lui-même ni du droit. Il a donc peut-être eu tort de dire plus haut d’une manière générale qu’une des deux parties de l’opposition est suffisante. |
| § 17. Quelques uns ont cru que l’âme est mêlée dans tout l’univers. C’est ainsi que Simplicius comprend ce passage, qui semblerait alors s’adresser aux théories du Timée; mais Philopon admet un autre sens que le texte peut donner aussi « Que l’âme est dans tout corps, et que l’âme se trouve mêlée aux éléments qui composent tous les corps. » Je préfère le premier sens comme étant plus d’accord avec ce qui suit. |