Pathologie/Pathologie générale/Inflammation

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Le processus inflammatoire est un ensemble des modifications cellulaires et tissulaires produites chez les organismes multitissulaires après des lésions des cellules ou des tissus, quelle qu'en soit la cause.

C'est un phénomène ubiquitaire se déroulant de façon préférentielle dans le tissu conjonctif et qui normalement tend à limiter et à réparer les effets de l'agression. Il prend fin avec la réparation tissulaire ou la cicatrisation de la lésion. Il ne peut se dérouler que dans un tissu biologique vascularisé (donc pas dans certains tissus normalement avasculaires, comme le cartilage ou la cornée, qui est un épithélium malpighien spécialisé.

Les signes cliniques de l'inflammation dépendent du type de l'inflammation : la rougeur, l'œdème, l'augmentation de la chaleur locale, la douleur constituent les signes cardinaux hippocratiques connus depuis Hippocrate et Galien (« rubor, tumor, dolor, calor »).

Les causes de l'inflammation[modifier | modifier le wikicode]

Les causes de l'inflammation sont multiples. Elles déterminent des lésions cellulaires ou tissulaires qui vont déclencher l’inflammation. Ils sont appelés également agents pathogènes. Ce sont :

On note que la cause de l'inflammation peut être endogène (dysimmunité) ou exogène (comme les causes infectieuses ou toxiques.

Certaines causes déterminent des lésions dont les anomalies morphologiques sont particulières d'où la notion d'inflammation spécifique.

D'autre part, un même agent pathogène peut entraîner des réactions inflammatoires différentes selon l'hôte, d'où l'importance des facteurs liés à l'hôte (facteurs favorisants ou facteurs protecteurs).

Le déroulement du processus inflammatoire est toujours le même. Il évolue en trois stades successifs: - un stade caractérisé par les réactions vasculo-sanguines - un stade caractérisé par les réactions cellulaires (phase productive) - un stade de cicatrisation

Les réactions vasculosanguines et cellulaires sont le plus souvent intriquées.

Le siège de l'inflammation Les vaisseaux sont nécessaires à la réaction inflammatoire : c'est dans des tissus vascularisés qu'elle se déroule. Les tissus conjonctifs et épithéliaux jouent des rôles différents dans l'inflammation. Le conjonctif est le tissu réactif : sa microcirculation, ses histiocytes-macrophages, les substances fibrillaires qu'il contient (tels que les collagènes) le rendent particulièrement aptes à développer une inflammation qui aboutira à la cicatrisation (voir page 186). Les tissus épithéliaux peuvent jouer le rôle de barrière (la peau en est un bon exemple) mais ce sont souvent eux qui subissent les effets délétères du processus inflammatoire. La reconstruction du parenchyme lésé implique une régénération (voir page 198) qui n'est pas possible, ou est seulement limitée, dans certains organes comme le système nerveux.

Le processus inflammatoire, ou inflammation, est l'ensemble des modifications vasculaires, tissulaires et humorales produites chez les êtres vivants pluri-tissulaires, ou métazoaires, après des lésions des cellules ou des tissus, quelle qu'en soit la cause.


C'est un phénomène ubiquitaire se déroulant de façon préférentielle dans le ltissu conjonctif et qui normalement tend à limiter et à réparer les effets de l'agression. Il prend fin avec la réparation tissulaire ou la {{w|cicatrisation]] de la lésion. Il ne peut se dérouler que dans un tissu vascularisé (donc pas dans certains tissus normalement avasculaires, comme le cartilage, la cornée).



Les causes de l'inflammation sont multiples. Elles déterminent des lésions cellulaires ou tissulaires qui vont déclencher l’inflammation :

  • causes physiques (traumatisme, chaleur, froid, rayonnement, courant électrique, corps étranger exogène)

  • causes trophiques par défaut de vascularisation

  • causes chimiques (acides, bases, venins, toxines, corps étrangers endogènes, cristaux de cholestérol)

  • causes biologiques (bactéries, virus, parasites, champignons)

  • maladies auto-immunes, greffes, GVH.

L'agression tissulaire peut être endogène ou exogène. Les causes infectieuses (micro-organismes) ne constituent qu'une petite partie des causes de l'inflammation.

Certaines causes déterminent des lésions dont la morphologie est particulière d'où la notion d'"inflammation spécifique".

Un même agent pathogène peut entraîner des réactions inflammatoires différentes selon l'hôte, d'où l'importance des facteurs liés à l'hôte (facteurs favorisants ou facteurs protecteurs).


Le déroulement du processus inflammatoire est toujours le même. Il évolue en trois stades successifs:


  • un stade caractérisé par les réactions vasculo-sanguines

  • un stade caractérisé par les réactions cellulaires (phase productive)

  • un stade de cicatrisation


Les réactions vasculo-sanguines et cellulaires sont le plus souvent intriquées.

Les phases de l'inflammation

La réponse inflammatoire comporte différentes phases qui se succèdent dans le temps ou peuvent suivre une évolution parallèle. Classiquement, la réaction inflammatoire comporte plusieurs phases :