Peeragogy Handbook V1.3/Vue d'ensemble

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Suivi de l'avancement de la traduction[modifier | modifier le wikicode]

Etat d'avancement de la traduction

En cours

Traducteurs @elvirebornand
Relecteurs @AngyRegg
Chapitre original https://drive.google.com/file/d/0B-0_cGDJeg-fZzQ4SjAtTFZMN3c/view?usp=sharing
Date de début de la traduction nov 2014

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Vue d'ensemble de l'apprentissage par les pairs[modifier | modifier le wikicode]

L'objectif du Manuel de Pairagogie est de consolider des techniques concrètes d'apprentissage par les pairs que vous pourrez appliquer sur le terrain. Nous vous suggérons de parcourir le Manuel, d'essayer quelques-unes des suggestions et de voir si cela vous convient. Nous vous invitons ensuite à partager vos expériences, à demander des retours et à travailler avec nous à l'amélioration du Manuel et de ce champ que nous appelons avec affection la "pairagogie".

Dans ce chapitre du Manuel de Pairagogie, nous autres "pairagogues" avons résumé deux années d'enquête et de discussion sur les recherches et les idées les plus importantes et applicables au terrain. Même si les recherches formelles et les expérimentations sur les systèmes d'apprentissage collaboratifs, connectés et partagés n'ont pas manqué par le passé, on note néanmoins de nouveaux frémissements parmi les penseurs de l'éducation qui suggèrent que les stratégies d'apprentissage par les pairs, comme celles mentionnées dans ce chapitre, lorsqu'elles sont associées à de nouvelles plateformes et technologies, peuvent avoir un impact très fort sur l'évolution des institutions éducatives. Nous avons pu constater par nous-mêmes comment les techniques d'apprentissage par les pairs pouvaient aider toute personne qui le désire à devenir un meilleur éducateur informel.

Une approche théorique[modifier | modifier le wikicode]

Les interactions entre les dimensions individuelles et collectives[modifier | modifier le wikicode]

La dimension "personnelle" appuie la dimension du "pair". Nous pouvons en connaissance de cause faire vivre et grandir des réseaux adaptatifs d'information ainsi que des soutiens et inspirations qui font de nous des apprenants plus efficaces. C'est ce que l'on nomme le réseau personnel d'apprentissage. Nous vous proposons des tuyaux sur la manière de construire ces réseaux et nous vous expliquons également comment de solides réseaux personnels d'apprentissage peuvent contribuer à des réseaux d'apprentissage par les pairs, le premier type de réseau pouvant d'ailleurs évoluer vers le second.

La dimension du "pair" appuie la dimension "personnelle". Lorsque nous travaillons ensemble pour développer des stratégies partagées pour orienter nos efforts collectifs au sein des projets de groupe, nous en retirons le plus souvent une source d'enseignement. Plus encore, si nous acceptons de demander de l'aide et offrons notre aide aux autres, l'apprentissage de chacun s'en trouve décuplé. La conscience de la manière dont fonctionne l'apprentissage interpersonnel est une dimension importante de la construction d'une stratégie efficace d'apprentissage personnel.

L'apprentissage par les pairs : perspective historique[modifier | modifier le wikicode]

Comme vous l'avez sous doute compris, notre nouveau terme de "pairagogie" est dérivé du mot "pédagogie", qui désigne l'art, la science ou la profession d'enseigner. Le mot pédagogie a une origine quelque peu problématique : il nous vient d'une tradition de la Grèce antique qui consistait à faire superviser un enfant (paidos) par un esclave (agogos). Les visions des philosophes grecs divergeaient, semble-t-il, quant à la meilleure manière pour les individus d'accéder au savoir (et plus encore à la sagesse). Socrate, qui insistait sur le fait qu'il n'était pas un sage, insistait également sur le fait que ces interlocuteurs devaient se joindre à lui, en tant que pairs, dans son exploration du savoir. Ainsi Platon, le plus célèbre de ses interlocuteurs et l'auteur connu des dialogues socratiques, dans une inclination pédagogique modeste mais claire, a fait dire ceci à Socrate dans sa célèbre allégorie de la caverne.

Socrate : "Cette image s’applique intégralement à ce dont nous parlions. Ce que nous connaissons par la vision ressemble au séjour dans la grotte. L’ascension et la contemplation des choses d’en haut correspondent à la montée de l’âme vers l’intelligible. Parmi tout ce que l’on peut connaître, le terme ultime est l’idée du Bien. Il est pénible de la percevoir ; pourtant, lorsqu’on la connaît, on ne peut que conclure qu’elle est la cause de tout ce qui est juste et beau. Elle produit la lumière dans le monde visible ; elle produit vérité et intelligence dans l’intelligible. Quiconque veut agir sensément, dans sa vie personnelle ou dans la vie publique, se doit de la connaître."

Au cours des derniers siècles, de nombreux théoriciens de l'éducation et réformateurs se sont attaqués à l'effectivité de ce qui était devenu le modèle traditionel de l'enseignant-dominant. John Dewey est le plus célèbre des réformateurs précurseurs de l'éducation aux États-Unis, il a défendu de nouvelles techniques expérimentales d'apprentissage. Dans son livre de 1916, Démocratie et Éducation [NOTE 1], Dewey écrit : "L'éducation ne consiste pas à "enseigner" et "être enseigné", c'est un processus actif et constructif". Le psychologue soviétique Lev Vygotsky, un autre tenant de l'apprentissage constructiviste, a développé le concept de "zone proximale de développement". Dans son livre, Pensée et langage [NOTE 2], il apporte des preuves en faveur des activités de résolution de problème comparées aux exercices isolés, les trouvant plus collaboratives et pertinentes sur la dimension sociale.

Dans les dernières décennies les choses ont évolué rapidement. Dans Connectivisme : une théorie de l'apprentissage à l'ère digitale [NOTE 3], George Siemens démontre que la technologie a changé notre manière d'apprendre et explique comment ceci à compliqué l'usage des théories de l'apprentissage traditionnelles, voire en a montré les limites. Le paradigme de la théorie du connectivisme est que les connexions qui nous permettent d'apprendre dans le futur sont plus importantes que ce savoir dont nous disposons dans le présent. La technologie peut remplacer, jusqu'à un certain point et dans des contextes spécifiques, le "comment faire" par le "où regarder".

Si vous voulez de plus amples détails sur l'histoire, les théories et les expériences liées à l'apprentissage par les pairs, nous avons réalisé un état de l'art approfondi. Nous l'avons transposé sur une page wikipédia que vous pouvez lire aussi bien qu'éditer.

De l'apprentissage par les pairs à la pairagogie[modifier | modifier le wikicode]

L'idée que nous avions besoin d'une nouvelle théorie (que nous avons initialement nommée "paragogy" [NOTE4]) a émergé des défis auxquels l'apprentissage par les pairs nous a confronté dans la pratique. Notre objectif était de comprendre comment les groupes et les organisations pouvaient s'améliorer en se mettant au service des intérêts des participants tout en permettant à ces derniers, dans le même temps, d'apprendre et de devenir de meilleurs contributeurs.

La construction de la notion de "paragogy" a commencé par la proposition d'un ensemble de principes qui décrivaient comment des pairs produisaient un apprentissage par les pairs ; ces principes sont décrits un plus plus loin. Nous les avons conçus en opposition à un ensemble de lignes directrices proposées par Malcolm Knowles et destinées aux éducateurs adultes [5]. Les principes de la "paragogy" sont centrés sur la manière dont les co-aprrenants façonnent ensemble leur contexte d'apprentissage. Dans ce cadre, il est probable que cela se fasse à terme sans éducateur. Et pour cette raison, la production par les pairs de l'apprentissage par les pairs est d'un grand intérêt pour les éducateurs innovants, quel que soit l'apprentissage concerné. Pour cela, vous n'avez pas besoin que votre métier comprenne les mots "enseignant", "formateur" ou "éducateur". Il suffit de poser les bonnes questions.

C'est cela que les principes des "paragogy" contribuent à rendre plus explicite. Ils plaident pour une approche de l'apprentissage par les pairs dans laquelle :

  1. Le contexte différent permet de faire "bouger les lignes".
  2. Le méta-apprentissage est l'élément structurant le savoir.
  3. Les pairs apportent un "feedback" qui sans eux n'existerait pas.
  4. L'apprentissage est réparti et non linéaire.
  5. Vous allez au bout du rêve si vous pouvez et ensuite vous vous réveillez.

Si certains de ces principes semblent un peu éphémères, ils gagnent à être abordés comme un ensemble de dimensions décrivant les changements qui peuvent advenir dans la production par les pairs de l'apprentissage par les pairs.

  1. Changement de la nature de l'espace d'apprentissage
  2. Changement de ce que chacun sait de lui-même
  3. Changement de perspective pour chaque pair
  4. Changement des contenus ou des connexions entre les pairs
  5. Changement des objectifs.

Maintenant que nous avons relié l'idée de "paragogy" à un champ centré sur les changements pouvant advenir lorsque les pairs produisent de l'apprentissage par les pairs, il est temps de révéler que le secret du succès se cache en pleine lumière : le mot "paragogy" signifie "production " en grec. Nous nous intéressons particulièrement à la manière dont les travaux collaboratifs et d'apprentissage par les pairs ont permis le développement de logiciels open source et ont aidé à bâtir des ressources telles que Wikipédia. Mais en fait, cela marche aussi bien pour des projets autonomes des espaces officiels de hackers / mares aux garages et cabanes dans les arbres. Des projets comme STORYCORPS montrent que les média contemporains ajoutent de nouvelles possibilités aux anciennes stratégies d'enseignement, d'apprentissage et de partage.

Le mot "pairagogie" a été imaginé pour rendre ces idées immédiatement compréhensibles y compris aux personnes ne partageant pas la culture "geek". La pairagogie concerne les pairs apprenant ensemble et s'enseignant les uns aux autres. En fait, les deux mots peuvent être considérés comme des synonymes. Si vous souhaitez aborder les choses du point de vue du théoricien, vous pouvez utiliser le mot "paragogy". Si vous souhaiter emprunter le point de vue du praticien, conservez pairagogie.

Références[modifier | modifier le wikicode]

Dewey, J., 2011, Démocratie et éducation, Paris, Armand Colin.  

Vygotsky, L. S., 2003, Pensée et langage, Paris, La Dispute.  

Siemens, G., 2005, "Connectivism: A learning theory for the digital age", International Journal of Instructional Technology and Distance Learning, vol. 2, n°1, p. 3-10. http://www.itdl.org/Journal/Jan_05/article01.htm lien consulté le 14/12/14.  

Corneli, J. and Danoff, C. J., 2011, Paragogy: Synergiz- ing individual and organizational learning, Wikiversity, http://en.wikiversity.org/wiki/User:Arided/ParagogyPaper, lien consulté le 14/12/14.  

Knowles, M. S., 1980, The modern practice of adult education: From pedagogy to andragogy, Chicago, Follett.  

Corneli, J. and Mikroyannidis, A., 2011, "Personalised Peer-Supported Learning: The Peer-to-Peer Learning Environment (P2PLE)", Digital Education Review, n° 20, p.14-23.   

Qu'est-ce qui est le plus "fun" : faire du skateboard ou de la physique ?[modifier | modifier le wikicode]

Prenez connaissance de ces différents scénarios pédagogiques :

  1. Un soir, tard, un petit groupe d'étudiants résolus à réussir l'examen de physique du lendemain se retrouvent à la bibliothèque. Ces étudiants s'écartent quelque temps de leur objectif initial en échangeant des potins sur les flirts et les fêtes, en apprenant d'autres cours et en échangeant des photos. Puis l'un des membres du groupe, puis un autre, prennent l'initiative et les étudiants, en groupe, finissent par se concentrer à nouveau sur la tâche prévue. Ils révisent pendant plusieurs heures, malgré la monotonie de la tâche, et le jour suivant ils passent l'examen avec succès.
  2. Un jeune "skateboarder" passe des heures à endurer la douleur physique des chutes pour percer le mécanisme qui permet de faire flotter un skateboard dans les airs pendant une fraction de seconde. A force de répétitions et de succès il parvient à une compréhension profonde du principe physique qui permet de réaliser la figure. Ce même étudiant ne peut pas se concentrer plus de cinq minutes pendant un cours et passe encore moins de temps sur ses devoirs avant d'abandonner.

Les participants d'un apprentissage par les pairs réussissent s'ils sont motivés à apprendre. De prime abord, faire du skate est quelque chose d'intrinsèquement motivant, cette motivation intrinsèque vient du respect que les jeunes obtiennent de leurs pairs lorsqu'ils réussissent une figure. Dans la plupart des cas, la motivation première d'apprentissage de la physique est extrinsèque, elle provient des attentes des parents et de la société et porte sur le fait que l'étudiant excelle et assure son avenir en entrant dans une bonne université.

L'apprenant peut très bien avoir une motivation intrinsèque à obtenir un bulletin élogieux, mais ce ne sera pas pour la joie d'apprendre la physique ou la chimie mais pour avoir une bonne note dans son dossier scolaire. Dit autrement, qu'est-ce qui fait le bonheur d'un apprenant qui aime la science ? Peut-être qu'il tient au respect, au pouvoir et au prestige qui sont liés à l'annonce d'une grande découverte; ou peut-être est-ce le sentiment que le travail accompli profite au plus grand nombre ou à la prospérité de l'humanité; ou peut-être est-ce le fait d'être enthousiasmé en pensant aux atomes qui s'associent pour former de nouveaux composants.

L'apprenant s'ennuie fréquemment dans les situations d'apprentissage dans lesquelles la motivation est extrinsèque. Etre forcé de faire quelque chose (c'est-à-dire ne pas choisir de faire), que ce soit par ses parents ou par la société, amoindrit en fait les chances de succès de l'individu concerné. Si la joie tirée d'une situation est parfaitement évidente, chercher à découvrir ce qui rend l'apprentissage joyeux pour un groupe d'individus peut s'avérer très difficile. le plus souvent il n'y a pas de réponses toutes faites qui s'applique aux contextes d'apprentissage. Néanmoins, identifier les facteurs qui peuvent rendre l'apprentissage ennuyeux ou joyeux est un bon début. Peut-être qu'apprendre certaines compétences ou sujets est intrinsèquement ennuyeux et que, quoi qu'il en coûte, nous devons l'accepter.

Schémas d'apprentissage[modifier | modifier le wikicode]

Une des manières d'envisager la joie de l'apprentissage est de considérer qu'apprendre - et être conscient d'apprendre - de nouveaux schémas est "fun". Jürgen Schmidhuber a écrit : "Un [...] apprenant maximise la joie potentielle en trouvant ou créant des données qui sont plus facilement compressibles d'une manière compréhensible mais encore inconnue, comme au travers de blagues, de chansons, de peintures ou d'observations scientifiques obéissant à des lois non publiées". [NOTE]. Ainsi le "skateboarder" apprécie de découvrir de nouveaux schémas, c'est-à-dire de nouvelles figures qui peuvent être appréhendées. (En passant, sachez que quelques personnes comme le mathématicien William Stein ont trouvé le moyen de combiner amour de la science et du skate).

Apprenant, connais-toi toi-même : une technique d'auto-évaluation[modifier | modifier le wikicode]

L'apprentissage conçu et acquis par chaque participant d'un processus d'apprentissage par les pairs dépend du sens aiguisé de la conscience de soi. Quand vous vous demandez : "Qu'ai-je à offrir ?" et "Que puis-je en tirer?", nous pensons que vous en ressortez des réponses intéressantes. Dans l'apprentissage par les pairs, que vous ayez à l'esprit un objectif pratique ou non, vous êtes aux commandes, et cette manière d'apprendre est généralement "fun". En effet, comme nous allons le voir ci-dessous, il existe des liens étroits entre le jeu et l'apprentissage.Nous pensons que l'on peut améliorer l'expérience de co-apprentissage en adoptant un état d'esprit joueur. Ainsi, quelques uns de nos meilleurs moments où sein du Projet Pairagogie ont été parsemé d'humour et de badinage. Nous avons donc montré qu'une stratégie clef du succès de l'apprentissage par les pairs est de s'engager dans une réflexion réflexive sur ses motivations et ses compétences. Dans cet exercice, sont pris en compte le contexte d'apprentissage, le timing et les séquences des activités d'apprentissage, le renforcement social et la récompense visible. Dans une perspective paralogique l'apprentissage est plus effectif lorsqu'il renferme une forme de réjouissance ou de satisfaction ou lorsqu'il conduit à une réalisation concrète.

Lorsqu'il a rejoint le Projet Pairagogie, Charles Jeffrey Danoff a fait une brève auto-évaluation de ce qui le fait s'intéresser à un apprentissage:

  1. Le contexte : je crains moins les conséquences liées à un futur incertain que celles relevant d'un contexte particulier.
  2. Timing et séquençage : je prends plaisir à l'apprentissage quand j'étudie quelque chose qui me permet d'une manière ou d'une autre de remettre à plus tard une autre tâche.
  3. Renforcement social : avoir des tuyaux de mes pairs sur la manière de passer les bosses avec mon snowboard était beaucoup plus fun pour moi que de voir mon père me montrer la bonne manière de lustrer les sièges en cuir de la voiture le jour des corvées.
  4. L'éveil expérimental : au lycée, ce n'était pas fun de s'assoir et de rédiger un journal de lecture de 30 pages de Frankenstein. Cependant ce type d'expériences passées me permet aujourd'hui de trouver du plaisir à l'écriture et c'est plaisant d'apprendre à améliorer mon style.

Nous allons explorer plus en détail les modèles d'apprentissage par les pairs dans la section consacrée aux pratiques.

Reference

  1. Schmidhuber J., 2010, Formal theory of creativity, fun and intrinsic motivation. Autonomous Mental Development (IEEE), 2(3), p.230-247. 

De quelle forme d'aide avez-vous besoin ?[modifier | modifier le wikicode]

Les réseaux d'apprentissage personnel sont des collections de personnes et de ressources (et les relations entre eux) que les individus cultivent afin de façonner leur propres réseaux d'apprentissage publics ou privés : des sources d'information vivantes, croissantes et dynamiques, un appui et une inspiration qui soutient les auto-apprenants.

Howard Rheingold : "Quand j'ai commencé à utiliser les médias sociaux dans ma classe, j'ai cherché à en apprendre plus auprès d'éducateurs plus expérimentés. Dans un premier temps, j'ai lu leurs blogs et leurs tweets et j'ai essayé de les commenter de manière utile. Quand j'ai commencé à mieux identifier qui savait quoi dans le champ des média sociaux en éducation, j'ai recentré mon attention sur ceux qui étaient parmi eux les mieux informés et les plus aventureux. J'ai accordé mon attention aux personnes à qui les plus savants des éducateurs portés sur les média sociaux accordaient leur attention. J'ai ajouté et soustrait des voix à mon réseau, écouté et suivi, puis commenté et lancé des conversations. Quand je trouvais quelque chose susceptible d'intéresser les amis et étrangers desquels j'apprenais, je partageais mes pensées sur l'apprentissage sur mon blog et twitter. Je posais des questions, demandais de l'aide et finalement j'ai commencé à apporter des réponses et de l'aide à ceux qui semblaient en savoir moins que moi. Les enseignants auprès de qui j'ai appris ont un nom pour ce que je faisais " construire un Réseau Personnel d'Apprentissage (RPA)". J'ai donc commencé à chercher des personnes qui parlaient de la façon dont se construisent les RPA, comme les enthousiastes les nomment, et apprendre d'elles."

Liens forts et liens faibles[modifier | modifier le wikicode]

Votre RPA contiendra des personnes et des sites que vous consultez souvent _ soit vos principales sources d'information et d'apprentissage_ vos "liens forts". Vos "liens faibles" concernent les personnes et les sites que auxquels vous n'accordez pas beaucoup de bande passante ou de temps. Ils pourront cependant devenir forts plus tard, lorsque votre réseau grandira ou que vos intérêts s'élargiront. C'est une voie à double sens _ il est très important que vous partagiez ce que vous apprenez et découvrez avec les personnes de votre réseau, si vous voulez voir votre réseau s'élargir, il ne faut pas faire que prendre.

[INSERTION FIGURE]

Les réseaux d'apprentissage par les pairs[modifier | modifier le wikicode]

Lorsque vous réunissez votre groupe d'apprentissage par les pairs, vous allez, d'une manière ou d'une autre, développer et partager des "profils pairagogiques" en mettant en avant ce que vous voulez apprendre et les domaines dans lesquels cela vous intéresse d'enseigner aux autres. Si vous vous présentez, vous-même et votre projet, d'une manière engageante et réfléchie, cela vous aidera à construire des connexions effectives.

Les réseaux ayant ce type de connexions peuvent couvrir différents sujets, traverser une ville ou des frontières nationales. La Pairagogie aide à donner du sens à l'idée de "réseaux d'apprentissage" qui existe depuis au moins les années 1970. La plupart de théories pédagogiques auront un sens pour quiconque prévoit avec soin un programme d'apprentissage individuel, la pairagogie fait sens pour les communautés d'apprentissage auto-organisées qui opèrent à plus large échelle.

Comment devons-nous structurer les choses[modifier | modifier le wikicode]

Du syllabus et du curriculum aux programme d'apprentissage personnels et par les pairs[modifier | modifier le wikicode]

L'effectivité de la pairagogie s'explique pour partie par le fait que le syllabus ou le curriculum, et plus globalement le programme d'apprentissage, sont développés par les personnes en cours d'apprentissage. Vous ne vous évanouirez pas de stupeur en prenant connaissance des lectures conseillées si vous avez participé à leur écriture.

Disposer de son propre programme au début de l'apprentissage aide chaque participant à identifier ses propres inclinations et capacités et à les mettre en pratique dans un cadre de pairs. Vous pouvez vous poser les questions suivantes pour développer votre programme personnel :

  1. Qu'ai je le plus besoin d'apprendre dans le temps qui m'est imparti ?
  2. De quelles manières est ce que j'apprends le mieux, quelles activités d'apprentissage vont répondre à mes besoins d'apprentissage, de quelle aide vais-je avoir besoin et combien de temps cela va -t-il me prendre ?
  3. Que vais-je mettre dans mon portfolio personnel pour démontrer mes progrès d'apprentissage et mes réussites ?

Tôt dans ce processus, le groupe de pairs apprenants doit se réunir pour développer le programme d'apprentissage par les pairs. Dans le Peeragogy Project, nous avons utilisé des réunions en direct et des forums pour discuter une version collective des questions posées ci-dessus. Les besoins personnels d'apprentissage et les compétences étaient aussi diffusés via ces plateformes, mais la clé de la réussite commune était un programme initial du projet. Au départ, cela a pris la forme de l'écriture des contours du contenu des chapitres du manuel ainsi que d'une division du travail.

Rien n'était gravé dans le marbre et autant le groupe de pairs que chaque participant individuel a continué à développer, implémenter, évaluer et ajuster leurs objectifs au fil du développement du projet.