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Cynologie/Ascaridiose

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L’ascaridiose est une parasitose cosmopolite résultant de l'infestation de l'animal par Ascaris lumbricoides, un nématode de grande taille (de 20 cm de long sur 5 mm de diamètre). Il fait partie des helminthiases ou infection par vers intestinaux.

Épidémiologie

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La prévalence de l'ascaridiose est très variable selon les régions : si elle tend à disparaître des régions tempérées, où elle fut d'ailleurs habituellement bénigne, elle continue à sévir, à des taux importants, dans les pays chauds du tiers-monde. La contamination se fait par voie digestive lors de l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés. La présence du ver ne semble pas provoquer de réaction immunitaire protectrice et les ré-infestations sont communes. Même si la maladie est peu grave par elle-même, elle entraîne un affaiblissement de l'organisme en majorant la dénutrition, le rendant moins apte à se défendre contre d'autres maladies. La présence de plusieurs parasites intestinaux (ankylostome, trichocéphalose) est courante.

Deux tableaux cliniques se succèdent dans l'ascaridiose, le premier traduisant la migration des larves, le second, l'action pathogènes des adultes.

La période d'invasion, pendant les migrations organiques des larves, passe souvent inaperçue, sauf dans les zones de grande endémie ; dans ce cas, infestations massives et ré-infestations aboutissent à un tableau clinique d'affection broncho-pulmonaire avec toux sèche quinteuse et syndrome de Löffler typique, simulant trop souvent une tuberculose.

La période d'état est celle du parasitisme intestinal par les vers adultes ou ascaridiose proprement dite. Ici encore, dans les régions à bonne hygiène et taux d'infestation faible, le porteur sain est la règle. Pourtant, chez l'animal ou le sujet sensible, des troubles divers, mais non pathognomoniques, sont notés : troubles nerveux (insomnie), troubles digestifs (ballonnements, pesanteur gastrique, haleine sûre, troubles de l'appétit et du transit).

Dans les zones de grande endémie, régions chaudes à mauvaise hygiène, aboutissent souvent à des manifestations cliniques dramatiques : tableaux de sub-occlusion ou d'occlusion ; hépatites, cholécystites et pancréatites par migrations canaliculaires et sur-infections ; péritonites par perforation ; atteintes nerveuses, méningées ; atteintes sévères de l'état général par toxi-infections secondaires aboutissant à la mort. En dehors de cette morbidité propre, la présence insoupçonnée d'ascaris peut grever toute intervention chirurgicale de la sphère abdominale, soit mécaniquement par disjonction des sutures, occlusion ou volvulus, soit par choc toxique lors de la lyse post-mortem des parasites.

Le diagnostic, évident quand le malade rejette un ascaris (habituellement avec les selles, mais parfois aussi par la bouche ou le nez), n'est pas fait habituellement cliniquement, mais par le laboratoire, qui découvre les œufs mamelonnés caractéristiques dans les selles, et par la radiographie abdominale après transit barité, qui montre souvent les vers dont l'intestin, opacifié par la barite déglutie, est bien visible.

Antihelmintiques : Ivermectine, L-tétramisole (Solaskil*), pamoate de pyrantel (Combantrin*) et fluoromébendazole (Flubendazole*).

  • prophylaxie générale :
    • lutte contre le péril fécal, mesures sanitaires, interdiction de l'épandage des engrais qui ont été infectés, hygiène de l'eau ;
    • traitement de masse envisagé ;
  • prophylaxie individuelle :
    • hygiène manuelle, hygiène de l'eau (ébullition), lavage des crudités.
Ascaris (Ascaris lumbricoides) femelle (selon l'anneau sombre en bas d'image : la ceinture génitale).

L’Ascaris (Ascaris lumbricoides) est un ver rond parasite, qui provoque l’ascaridiose. Ascaris lumbricoides est le plus grand des nématodes (vers ronds). Il s’agit d’un parasite de l’intestin d'animaux carnivores, même petits, comme le chat. Les femelles adultes ont 20 à 35 cm de longueur, les mâles adultes de 15 à 30 cm. Ascaris lumbricoides est cosmopolite, mais est plus fréquent dans les zones tropicales et subtropicales, ainsi que celles avec une hygiène inadéquate. Sa présence à l'état adulte dans l'intestin grêle provoque l'ascaridiose.

Répartition géographique et importance

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La prévalence de l'ascaridiose est très variable selon les régions : si elle tend à disparaître des régions tempérées, où elle fut d'ailleurs habituellement bénigne, elle continue à sévir, à des taux importants, dans les pays chauds du tiers-monde.

Les vers adultes vivent dans le gros intestin. Une femelle peut produire environ 200 000 œufs par jour, qui sont dispersés par les selles. Les œufs non fécondés peuvent être ingérés, mais ne sont pas infectieux. Les œufs fécondés évoluent en embryons, et deviennent infectieux après un délai de dix-huit jours à plusieurs semaines, en fonction des conditions de l’environnement (optimum : humidité, chaleur, sol infecté). Après l’ingestion d'œufs infectieux, les larves éclosent, envahissent la muqueuse intestinale, et sont transportées par la veine porte, puis par la circulation systémique jusqu’aux poumons. Les larves poursuivent leur maturation dans les poumons (10 à 14 jours), pénètrent les parois alvéolaires, remontent l’arbre bronchique jusqu’à la gorge, et sont avalées. Après avoir atteint l’intestin grêle, elles s'y développent pour évoluer en vers adultes. Il s’écoule de deux à trois mois entre l’ingestion des œufs infectieux et l’oviposition de la femelle adulte. Les vers adultes peuvent vivre une à deux années.

Le cycle évolutif est direct, à un seul hôte, l'œuf, très résistant, évolue dans le milieu extérieur, s'embryonne en trois semaines au moins, et devient infectieux. Dégluti comme souillure de l'eau, des légumes ou des fruits, il contamine le sujet neuf.

Deux faits sont à noter :

  • l'auto-infestation est impossible, l'œuf n'étant pas embryonné au moment de son expulsion avec les selles ;
  • l'œuf embryonné infectieux, efficacement protégé par sa coque épaisse, garde très longtemps son pouvoir pathogène, particulièrement dans l'engrais.

L'ascaris sécrète au moins deux types de molécules, dont l'une le protège contre le suc gastrique (inhibiteur de pepsine), et l'autre inhibe la prolifération des lymphocytes (phosphorylcholine).

Le ver adulte ressemble à un gros ver de terre, ou lombric. La femelle atteint 25 à 30 cm et son extrémité est en forme de pointe mousse ; le mâle moitié moins grand, se reconnaît à son extrémité postérieure enroulée en crochet. La couleur varie du rosé au blanc crème.

Une fois fécondée, la femelle pond dans l'intestin une moyenne de 200 000 œufs par jour ; l’œuf, émis avec les selles, a un aspect caractéristique : ellipsoïde, recouvert d'une carapace mamellonée, il mesure 60 µm sur 40 µm et n'est pas embryonné. Libérée par la digestion dans le duodénum, la larve en traverse la paroi et, par voie circulatoire, gagne le foie, le cœur droit, le poumon ; passée dans l'alvéole, elle remonte l'arbre bronchique, arrive au carrefour aéro-digestif, est déglutie et cette fois, arrivée dans l'intestin grêle, elle y demeure et évolue en adulte. Les premiers œufs apparaissent dans les selles huit à dix semaines après l'ingestion infectante.

Dipylidium caninum

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Un groupe d'œufs de Dipylidium caninum

Dipylidium caninum est un ténia de taille moyenne, parasite habituel du chien, qui vive dans l'intestin grêle en déterminant un tæniasis : la dipylidiose.

Immédiatement reconnaissable à son aspect, l'adulte, long de 30 à 50 cm, de couleur rosâtre, est formé d'une chaîne moniliforme d'anneaux en graines de courge, à pores génitaux bilatéraux, précédée d'un cou très court et d'un minuscule scolex à quatre ventouses et rostre rétractile muni de plusieurs rangs de crochets.

Les anneaux gravides de l'adulte, fixés dans l'intestin grêle du chien, libèrent dans la lumière des œufs sphériques, réunis par groupe de 10 à 12 dans des capsules ovigères qui sont rejetées dans le milieu extérieur avec les matières fécales. L'hôte intermédiaire est un insecte (la puce du chien en particulier) qui héberge la larve cysticercoïde infectieuse "en attente". Le cycle se boucle quand le chien, en croquant une puce infectée, libère puis déglutit la larve infectieuse qui se fixe à la muqueuse de grêle et bourgeonne pour donner un nouvel adulte.

Il se fait par découverte dans les selles des capsules ovigères et se trouve bientôt confirmé par l'expulsion du ver. N'importe quel ténifuge suffit à détacher le ver et à provoquer son évacuation. On peut utiliser la Niclosamide qui est considérée comme le traitement de choix pour tous les plathelminthes.