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Cynologie/Parvovirus

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Parvorirus (dans le sang)

La famille des Parvoviridae, découverts dans les années 1960, appartient au Groupe II (virus à ADN à simple hélice). Cette famille comprend le plus petit virus connu et certains qui comptent parmi les plus résistants dans l'environnement. Ils affectent des vertébrés, mais aussi des insectes.

Les Parvoviridae ont un génome consistant en un ADN simple brin protégé par une capside en forme d'icosaèdre.

Le parvovirus B19 a été le premier découvert. Il est connu pour causer chez l'animal un exanthème dit « cinquième maladie » (érythème infectiosum), mais il a été associée à d'autres maladies, dont l'arthrite. C'est un virus non enveloppé qui présente un risque théorique (risque « mal » maîtrisé, demandant une vigilance constante).

Ces virus infectent des animaux (carnivores domestiques et sauvages, tels que chiens, chats, mustélidés, renards, loups, coyote, raton laveur, ours...) et l'Homme. Ces virus semblent présents dans le monde entier. Les infections symptomatiques semblent plus fréquentes en fin de printemps et en début d'été.

Transmission, cycle de vie

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L'ingestion de particules virales issues d'excréments d'un animal infecté semble être la cause d'infection la plus commune, plutôt que par contact direct avec un animal. Les parvovirose sont résistants (au froid notamment) et survivent plusieurs mois (voire plus d'un an) dans les milieux frais et humides et à l'abri de la lumiière. Des cas documentés montrent que les oiseaux, rats, mouches et des objets inanimés ont été impliqués dans la transmission de Parvovirus.

Chez l'animal âgé de plus de 4 semaines :

  • Après avoir pénétré l'organisme, le virus commence sa réplication dans les tissus lymphoïdes.
  • Il se répand dans l'organisme via les vaisseaux sanguins et lymphatiques.
  • Il cible des cellules se divisant rapidement dans l'organisme, dont celles des parois intestinales.
  • Il endommage les parois intestinales (les cellules ne peuvent plus s'y régénérer). Des tissus fluides et du sang sont perdus dans l'intestin, entraînant une diarrhée contenant souvent du sang et des muqueuses.
  • Cette perte de liquide entraîne une déshydratation, et une éventuelle intoxication de l'organisme à partir de toxines normalement contenues dans l'intestin.
  • Les animaux qui survivent à cette phase initiale peuvent espérer une guérison complète (régénération des cellules).

Chez l'animal âgé de moins de 4 semaines :

  • L'intestin ne semble pas infecté, mais ce sont le cœur ou le cerveau qui sont infectés (respectivement observé chez des chatons et des chiots).
  • L'immunité peut être transmise de la mère à sa progéniture (observé chez le chien).
  • Après exposition au virus, l'animal survivant conserve une immunité naturelle qui semble persister toute sa vie.
  • Les Parvoviroses ne semblent pas avoir d'effets majeurs sur la dynamique de population de la faune sauvage, sauf dans les petites populations isolées vivant dans des milieux touchés par la fragmentation écologique ou réellement insularisés (îles).

Indices et symptômes

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  • 4 à 5 jours après l'exposition, les animaux infectés donnent des signes de pâleur (anémie due à la perte de sang), de déshydratation, dépression ou fatigue et manque d'appétit. Ce stade est suivi de fièvre, vomissements et de diarrhées aqueuses, pâteuses ou à consistance de gruau, nauséabondes et contenant souvent du sang et des muqueuses.
  • Les animaux qui remangent dans les 3-4 jours après l'infection survivent habituellement. La plupart des animaux qui meurent de l'infection le font dans les 4-5 jours. Mais ils peuvent continuer à excréter le virus durant 15 jours au maximum.

Viandes comestibles ?

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  • La viande de carnivores infectés (chien, chat, coyote…) n'est généralement pas consommée (avec des exceptions dans certains pays).
  • Si un animal est suspecté d'être infecté par le parvovirus, il convient de veiller à éliminer ses intestins (où des particules infectieuses peuvent encore être présentes et contaminer l'environnement local).
  • Les zones contaminées par des matières fécales contenant un parvovirus doivent être désinfectées (eau de Javel).

Dénomination des infections

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Elles sont appelées

  • parvovirose pour les chiens, les anatidés, les porcs,
  • virus minute pour le chien,
  • typhus pour les félins.
  • Les Parvoviroses sont confirmées par analyse des excréments ou lors d'autopsies de l'appareil digestif.

La parvovirose canine est une maladie infectieuse du chien due au parvovirus canin (avec ses deux variants antigéniques). Cet agent cause en particulier chez les chiots et chez les chiens âgés une gastro-entérite dont l'issue peut être fatale, par suite de l'état de choc qu'elle induit (à titre d'information, c'est un virus proche de celui du parvovirus félin à l'origine du typhus, autre nom de la parvovirose féline). Il existe aussi un parvovirus canin de type 1, appelé virus minute (MVC pour Minute Virus of Canine) responsable d'avortements (mortalité embryonnaire) et de mortalité néonatale ou chez le jeune chiot dans les 2 premiers mois de sa vie. Elle a été diagnostiquée les premières fois aux États-Unis et en Australie en 1978 à partir des premières épizooties de parvovirose canine dans des élevages américains, a rapidement évolué sous la forme de ses 2 variants antigéniques entre 1979 et 1985. Depuis ils sont régulièrement isolés sur des chiens non-vaccinés présentant une gastro-entérite.

Les parvovirus canins (CPV pour Canine ParvoViruses) sont des virus très résistants dans le milieu extérieur (plusieurs mois à température ambiante) ; aussi il n'est pas aisé de s'en débarrasser, d'autant que les animaux vaccinés et guéris peuvent en être porteurs sans développer les signes cliniques. Virologiquement, c'est un virus apparenté au parvovirus félin, agent du typhus félin (panleucopénie féline).