Détermination des minéraux

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Rhodochrosite sur quartz et Hubnerite (variété Wolframite)
Cristal de sulfate de cuivre hydraté
Célestine de Madagascar
Fluorite

Préliminaire[modifier | modifier le wikicode]

Le présent ouvrage s'intéresse à la détermination des minéraux quand ils sont de taille dite macroscopique, c'est-à-dire présentant une dimension caractéristique supérieure à quelques millimètres, et présentant au moins quelques individus non enchassés dans un assemblage plus ou moins complexe, que l'on appelle une roche. Ces individus sont le plus souvent de formes géométriques définies par leur cristallographie, dont il résulte souvent une haute qualité esthétique une fois les échantillons nettoyés.

Malgré le titre, volontairement gardé court, ce livre ne présente pas les deux importants corpus de techniques de détermination des minéraux suivants :

  1. celles utiles aux pétrologues[note 1] sur le terrain, où généralement, ne se trouve aucun individu automorphe[note 2], et/ou où leurs tailles caractéristiques ne dépassent pas quelques millimètres, voire dans certains cas sont infra-millimétriques (roches volcaniques par exemple) ;
  2. celles pratiquables dans un local équipé après un traitement mécanique de préparation, pour obtenir une section polie, observable à la loupe binoculaire, ou/et au microscope réfléchissant (métallographique), voire une lame mince, étudiable sous microscope polarisant, permettant ainsi de s'intéresser notamment aux divers minéraux composant la roche choisie, aux relations de géométrie au sein de sa paragenèse[note 3], à diverses perturbations, mécaniques, chimiques, etc. subies par la roche et donc ses minéraux, et dans lesquelles roches, ils sont de tailles allant de quelques millimètres à quelques dizaines de microns.

Ces techniques encore très utilisées car très peu coûteuses, que ce soit pour l'initiation aux géosciences (lycée, université), pour le plaisir de la découverte pour des géologues amateurs, ou pour les travaux préliminaires de toutes sortes d'études de géosciences.[note 4]

Présentation du livre[modifier | modifier le wikicode]

Un minéral se caractérise par ses propriétés physico-chimiques, comme par ex. sa dureté (classée sur l'échelle de Mohs de 0 à 10), sa formule chimique et sa classe structurale. Les variations admises dans la composition font que les minéralogistes considèrent volontiers les minéraux comme des espèces minérales, se caractérisant certes par ses propriétés physiques (les plus « visibles » étant la symétrie, la couleur, la dureté, l'éclat, la trace et l'indice de réfraction) et chimiques, mais ne pouvant se confondre avec les éléments ou composés chimiques du chimiste.

Il faut noter qu’un certain nombre de tests sont destructeurs pour le minéral à identifier, si l’échantillon est limité, il est donc recommandé de n’avoir recours à ces tests qu’en dernier ressort et sur la partie de l’échantillon qui présente le moins d’intérêt minéralogique.

Un minéral se détermine grâce à un certain nombre de propriétés, plus ou moins simples à identifier. Ces propriétés sont les suivantes :

  • la dureté ;
  • la couleur ;
  • la trace ;
  • la transparence ;
  • l'éclat ;
  • le clivage et la cassure ;
  • la morphologie ;
  • la densité ;
  • la réactivité aux acides, bases et à l'eau ;
  • la radioactivité, la luminescence, la fluorescence ;
  • la couleur de la flamme.

Sommaire[modifier | modifier le wikicode]

À propos de ce livre[modifier | modifier le wikicode]

Ce livre est la reproduction de la page « La détermination des minéraux » publiée sous licence GFDL du site GéoWiki en sa version du 2 juillet 2009 à 18 h 15. Les auteurs originaux sont consignés dans l'historique :

La page « Minéraux par dureté » est issue de cette page, toujours de GéoWiki, en sa version du 5 juillet 2009 à 6 h 22, sous licence GFDL. Les auteurs originaux sont consignés dans l'historique :

La page « Minéraux par couleur » est une création originale.

Notes de bas de page[modifier | modifier le wikicode]

  1. Un·e pétrologue est une personne qui étudie les roches en conditions d'affleurement.
  2. Un individu est dit automorphe si sa forme résulte de ses géométries cristallines liées à sa cristallographie, signifiant qu'il a crû dans un environnement non-contraignant géométriquement, généralement en milieu fluide (liquide silicaté : au sein d'un magma ; liquide aqueux ou plus rarement gazeux, dans une géode, au bord d'une fumerolle). Dans le cas contraire, l'individu est dit xénomorphe.
  3. La paragenèse est l'assemblage minéralogique formateur de la roche dans ses conditions de genèse.
  4. Bien sûr, sont aussi omises les techniques professionnelles modernes qui requièrent des instruments trop coûteux pour des personnes même en amateures passionnées, même organisées en club.