Phytosociologie/Classes CATMINAT de végétation en France

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Les classes de végétations en France[modifier | modifier le wikicode]

Il existe plusieurs classifications des végétations, qui pour certaines définissent proprement des classes phytosociologiques (catégorisation CATMINAT), pour d'autres s'appuient sur ces classifications en envisageant une catégorisation plus large, comme Corine Biotope, qui «pour prendre en compte l’importance de la faune et le rôle des communautés dans le façonnement du paysage, et pour accorder une place convenable aux types d’habitat plus anthropogéniques ou zoogéniques, [a] incorporé une large proportion de références aux formes physiques, intégré des écosystèmes et des faciès phytosociologiquement non significatifs»[1].

Les classes CATMINAT[modifier | modifier le wikicode]

Comme l'indique l'article Phytosociologie synusiale, La typologie CATMINAT (CATalogue des MIlieux NATurels) «est un programme permanent se fixant pour objectif la description des milieux naturels de la France métropolitaine et de ses marges, dans une optique phytosociologique synusiale et hiérarchisée». Elle définit 16 clefs de détermination primaires qui se déclinent en une ou plusieurs clefs secondaires[2].

Premières clefs de détermination[modifier | modifier le wikicode]

01/ : Eaux marines océaniques et littorales à végétation aquatique essentiellement algale.

02/ : Littoral maritime à végétation aérienne, supportant le sel, parfois épisodiquement submergée.

03/ : Eaux continentales à sublittorales, douces à saumâtres, en nappes libres et affleurantes, des lacs, étangs, mares, fleuves et rivières, d'origines naturelles ou créés par l'homme.

04/ : Zones humides plus ou moins amphibies, des bords de lacs, d'étangs, de rivières, sources et dépressions diverses, à végétation herbacée basse plus ou moins éparse, ne recouvrant pas totalement le sol.

05/ : Zones humides, parfois amphibies, des bords de lacs, étangs, fleuves, rivières, torrents, sources, dépressions diverses, à végétation herbacée haute (roselières, cariçaies, mégaphorbiaies), recouvrant généralement complètement le sol.
(voir aussi le 06/ "Tourbières" pour les tremblants de colonisation des bords de lacs tourbeux).

06/ : Tourbières hautes, tourbières basses et tremblants, prairies tourbeuses.
(voir aussi le 05/3.2.1 pour les cariçaies aquatiques, les cladiaies et roselières des sols tourbeux à pH neutre et les 14/4 et 14/5 pour les landes à chaméphytes).

07/ : Parois plus ou moins verticales des murs et rochers non marins ; éboulis.

08/ : Dalles rocheuses horizontales et sables plus ou moins stabilisés, zones à sols très superficiels généralement de faible niveau trophique et supportant la sécheresse.

09/ : Pelouses, steppes et ourlets développés sur des sols riches en calcium, secs, assez superficiels et généralement pauvres en azote.

10/ : Pelouses, ourlets et herbes vivaces des coupes forestières sur sols acides.

11/ : Pelouses permanentes des étages alpin à subalpin.

12/ : Prairies eurosibériennes des sols moyennement riches à riches en azote, subissant des pratiques agricoles variées (fertilisation, amendement, fauche, pâturage, jachère, semis...).

13/ : Cultures, friches, coupes forestières à sols perturbés, lieux plus ou moins rudéralisés, et zones naturelles de caractères écologiques similaires (pieds de falaises, ourlets dunaires...). L'enrichissement trophique est lié aux animaux, aux actions de l'homme, à la fixation symbiotique d'azote, ou à la minéralisation active dans le sol consécutive aux éclaircies et aux remontées de nappe d'eau.

14/ : Landes et garrigues à plantes vivaces ligneuses (sous-arbrisseaux chaméphytiques de quelques décimètres de hauteur).

15/ : Haies arbustives, halliers, fruticées, maquis, matorrals, buissons, pré-manteaux et manteaux externes et de coupes forestières (lisières arbustives), souvent linéaires mais parfois en nappes spatiales, ou plus ou moins éclatés, constituées d’arbustes et d’arbrisseaux.

16/ : Végétations arborescentes et herbacées intraforestières, des forêts, bois et bosquets arborescents.

Les classes Corine Biotope[modifier | modifier le wikicode]

L'article qui lui est consacré le rappelle, «Corine Biotope est une typologie des habitats naturels et semi-naturels présents sur le sol européen [...]. Le programme a abouti en 1991 à la proposition d'une typologie arborescente à six niveaux maximum, basée sur la description de la végétation». Ci-après, les classes principales et les scondaires[3].

Classes Corine primaires et secondaires[modifier | modifier le wikicode]

  • 1 - Habitats littoraux et halophiles
    • 11 - Mers et océans
    • 12 - Bras de mer
    • 13 - Estuaires et rivières tidales (soumises à marées)
    • 14 - Vasières et bancs de sable sans végétations
    • 15 - Marais salés, prés salés (schorres), steppes salées et fourrés sur gypse
    • 16 - Dunes côtières et plages de sable
    • 17 - Plages de galets
    • 18 - Côtes rocheuses et falaises maritimes
    • 19 - Ilots, bancs rocheux et récifs
  • 2 - Milieux aquatiques non marins
    • 21 - Lagunes
    • 22 - Eaux douces stagnantes
    • 23 - Eaux stagnantes, saumâtres et salées
    • 24 - Eaux courantes
  • 3 - Landes, fruticées, pelouses et prairies
    • 31 - Landes et fruticées
    • 32 - Fruticées sclérophylles
    • 33 - Phryganes
    • 34 - Pelouses calcicoles sèches et steppes
    • 35 - Pelouses silicicoles sèches
    • 36 - Pelouses alpines et subalpines
    • 37 - Prairies humides et mégaphorbiaies
    • 38 - Prairies mésophiles
  • 4 - Forêts
    • 41 - Forêts caducifoliées
    • 42 - Forêts de conifères
    • 43 - Forêts mixtes
    • 44 - Forêts riveraines, forêts et fourrés très humides
    • 45 - Forêts sempervirentes non résineuses
  • 5 - Tourbières et marais
    • 51 - Tourbières hautes
    • 52 - Tourbières de couverture
    • 53 - Végétation de ceinture des bords des eaux
    • 54 - Bas-marais, tourbières de transition et sources
  • 6 - Rochers continentaux, éboulis et sables
    • 61 - Eboulis
    • 62 - Falaises continentales et rochers exposés
    • 63 - Neiges et glaces éternelles
    • 64 - Dunes sableuses continentales
    • 65 - Grottes
    • 66 - Communautés des sites volcaniques
  • 8 - Terres agricoles et paysages artificiels[4].
    • 81 - Prairies améliorées
    • 82 - Cultures
    • 83 - Vergers, bosquets et plantations d'arbres
    • 84 - Alignements d'arbres, haies, petits bois, bocage, parcs
    • 85 - Parcs urbains et grands jardins
    • 86 - Villes, villages et sites industriels
    • 87 - Terrains en friche et terrains vagues
    • 88 - Mines et passages souterrains
    • 89 - Lagunes et réservoirs industriels, canaux

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. Repris du document Word disponible sur cette page
  2. Les détails concernant ces classes sont disponibles dans les catalogues au format ZIP Baseflor et Baseveg
  3. Pour une description détaillée, voir le document déjà indiqué accessible sur cette page.
  4. Le catalogue précise: «Surfaces cultivées ou construites sous l'influence prédominante de l'activité humaine ; la couverture de végétation naturelle a été totalement remplacée en raison des pratiques agricoles, de l'urbanisation ou de l'industrialisation. Une flore et une faune naturelle subsistent principalement dans des régions de cultures extensives et traditionnelles. Des plantes sauvages peuvent pousser entre les cultures, dans les haies, le long des routes, sur des murs et sur des terrains en friche. De nombreux animaux, durant les derniers millénaires, se sont adaptés à ces habitats créés par l'homme. (Fuller, 1982; Philipps, 1986; Way and Greig-Smith, 1986; Ellenberg, 198; de Rougemont, 1989; Morrison, 1989; Noirfalise, 1989; Oberdorfer, 1990)».