Affaire Priore/Le Comité de soutien

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Le Comité de Soutien de la découverte d'Antoine Priore
de Gujan-Mestras


L'Affaire Priore
Affaire Priore
CHAPITRES
ANNEXES
Notes de synthèse
Le rapport Bernard-Latarjet Les souris anglaises La commission de 1960 La commission de 1969
L'Académie des sciences Leroy-Somer S.O.V.I.R.E.L. Les finances de l'Affaire Priore
La D.R.M.E. et la D.G.R.S.T. I.N.S.E.R.M. La thèse universitaire d'Antoine Priore Le Comité de soutien d'Antoine Priore
Diverses rumeurs La Mairie de Bordeaux La Presse, Radio et T.V. Le laboratoire P.I.O.M.


Introduction[modifier | modifier le wikicode]

Le Comité de Soutien de la Découverte d’Antoine PRIORE est une association (loi 1901) dont le siège social est à la mairie de Gujan-Mestras (Gironde). Elle fût fondée en 1983 par Daniel Mourgues, le Dr P. Monnier, M. l’abbé Jacques Ducrot, le Dr Henri Dagréou, M Chauvin et d’autres personnalités de la ville de GUJAN-MESTRAS.

Le but de l’association est:

«   De défendre et de soutenir la découverte de Monsieur Antoine PRIORE, de susciter et de promouvoir toute activité favorable à la reconnaissance de l’efficacité de l’invention de PRIORE. »

En avril 1983 l’abbé Ducrot[1]) fait circuler une note d’information décrivant le but du futur Comité. Le Dr Monnier dans une lettre ouverte[2] invite les membres de l’association à écrire "en masse" aux députés, sénateurs etc.

La réunion constitutive[3]) et l’élaboration des statuts[4] a eu lieu le 25 mai et l’enregistrement[5] à la préfecture le 2 juin. Un article paru dans Sud-Ouest[6] annonce la création de l’association et l’existence d’une pétition[7] qui sera adressée au Président de la république.

Les membres fondateurs de l’association connaissaient tous le Pr Pautrizel et ses travaux. En plus, le Dr Dagréou avait lui-même travaillé avec Antoine Priore dans les années 60. Il traitait de nombreuses malades du cancer, y compris sa propre femme[8], avec l’appareil d’Antoine PRIORE. Fort de cette expérience, le Dr Dagréou avait acquis l’intime conviction qu’une voie nouvelle dans le traitement du cancer était à la portée de la médecine. Il semble que le désir de former le comité a été la conséquence du décès d’un jeune homme de Gujan-Mestras, malade du cancer, associé à la conviction qu’un appareil Priore en fonctionnement aurait pu faire quelque chose pour lui...

Les fondateurs du comité estimaient que le développement de l'appareillage Priore était dans une impasse totale, qu'il ait lieu chez LEROY-SOMER, à Floirac ou à l'Université. Ils ont donc décidé d’agir eux-mêmes, selon leurs consciences et selon leurs cœurs en utilisant les moyens à leur disposition:

  • Distribution de tracts d’information sur la découverte d’Antoine Priore dans la région du bassin d’Arcachon pendant les périodes estivales.
  • Organisation de conférences décrivant les résultats biologiques obtenus avec les appareils d’Antoine Priore.
  • Organisation d’une pétition nationale destinée au Président de la république, demandant que les pouvoirs publics agissent pour débloquer la situation.
  • Envoi d'informations sur le dossier Priore à chaque député, à chaque sénateur et à de nombreuses « personnalités ».

Malheureusement, les membres du comité n’avaient pas accès à l’ensemble du dossier. Parfois les propos exprimés dans leurs documents sont erronés ou exagérés, parfois des actions bien intentionnées sont maladroites.

Cependant, comme nous le verrons par la suite, le Comité de soutien a parfaitement joué son rôle d’aiguillon auprès des autorités politiques et universitaires. Son action a manifestement contribué à éviter que le dossier Priore ne s'enfonce dans l'oubli totale.

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Les premières actions[modifier | modifier le wikicode]

La première action du Comité fut d’organiser une réunion[1] d’information le 2 juillet 1983 à GUJAN-MESTRAS avec l’équipe du Pr Pautrizel. Puis le comité a distribué partout en France un tract[2] intitulé «Ceci vous concerne !» et qui décrivait la possibilité d’une voie nouvelle dans la lutte contre le cancer par le rayonnement Priore.

Entre juillet 1983 et la fin 1984 plus de 200 000  tracts auront été distribués. Très rapidement le nombre d’adhérents de l’association s’approche du millier[3].

  • L’intérêt suscité par leur travail auprès des estivants a incité le comité à organiser une autre conférence à Arès le 25 juillet, et à émettre d’autres tracts en août[4].
  • Le Pr Pautrizel donna une conférence à Bordeaux[5] le 4 octobre ; le Dr Dagréou en donna une au C.H.U. d'Angoulême ; Mme P. Chateaureynaud en donna une autre à Lourdes, etc.
  • Des manifestations d’information furent organisées avec succès en 1984 à Coutras[6], à St. Vivien de Médoc[7], à Soulac, à Dax[8] et à Tulle[9], soit avec des membres de l’équipe du Pr Pautrizel, soit avec J-M. Graille. Il y eut aussi de nombreuses interventions dans diverses radios libres de la Région.

A son apogée l’association comptait deux mille membres.

Un rapport détaillé des activités du Comité avec son bilan financier pour la période 1983-1984 se trouve dans le document[10]. Pour la période 1984-1985 un bilan est donné dans le compte rendu[11] de l’assemblée générale du 30 mars 1985.

Un aperçu des activités des responsables du Comité (D. Mourgues, l’abbé J. Ducrot et E. Bidault) pour les années 1983-2000 se trouve dans Calendrier du Dossier PRIORE. Dans la présente ‘Note’ nous résumons les plus importants aspects des actions du comité.

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La Pétition Nationale[modifier | modifier le wikicode]

Un des premiers objectifs du comité de soutien fut de présenter une pétition au Président de la république, demandant son intervention. La formulation de la pétition[1] était simple:

« Monsieur le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Monsieur le MINISTRE DE LA SANTÉ Le journal Sud-Ouest a consacré plusieurs articles à "l'affaire Priore" et a fait état d'une Commission habilitée à apprécier l'importance de ces travaux. Aucun résultat n'a été rendu public.

Nous sommes très nombreux à souhaiter que rien ne soit négligé dans le domaine de la recherche contre le cancer et que toute la lumière soit faite sur cette question.

Nous nous adressons à vous afin que cette voie de recherche ne reste pas dans l'ombre alors qu'elle a donné des résultats expérimentaux incontestables.

Souvenons-nous de Pasteur.  NOM Adresse Signature  »


Entre mai 1983 et mai 1984, grâce à un travail acharné de sensibilisation (Tracts, conférences, comités locales etc.) plus de 140 000 personnes ont signé cette pétition.

Au moment de présenter la pétition au Président de la république, François Mitterrand, le comité de soutien rencontra un écueil de taille. En effet, le président du comité commença par écrire[2] à François Mitterrand, mais sa lettre resta sans réponse. L’abbé J. DUCROT[3] écrit également au Président le 7 mai 1984, ainsi que au maire de Gujan-Mestras, M. Bezian, en sollicitant un rendez-vous pour que le comité remette sa pétition.

La réponse[4] de la Présidence de la république, du 16 mai, fait état du refus de recevoir le comité. Celui-ci doit s’adresser au ministre de la santé.

Même la requête de D. MOURGUES[5], pour savoir qui recevrait la pétition, resta sans réponse.

Alors commença un va et vient entre le comité et divers ministères: En juin 1984[6], en janvier 1985[7], en novembre et décembre 1985[8], puis en janvier 1986[9]), H. Curien était alors ministre de la recherche. Une autre demande[10] fut faite auprès de François Mitterrand, appuyée[11] par Philippe Madrelle (sénateur) et Pierre Garmendia (député). La réponse[12] de Jean Glavany (chef de cabinet du président) le 24 mars 1986, fut de mettre la demande en attente, mais elle restera finalement sans suite. En septembre 1986, puis en janvier 1987, François Mitterrand est encore sollicité par le comité[13] sans plus de succès[14]. Le comité commence alors à envoyer les feuilles des 140 000 signataires de la pétition à l’Élysée par petits paquets, sans jamais recevoir la moindre réponse. Le 18 septembre 1987, E. Bidault[15] demande à la présidence de transférer les feuilles de la pétition au ministère de la santé (Mme Michèle Barzach).

La demande formulée dans la pétition était assez anodine. On peut se demander pourquoi la Présidence de la république ne l’a pas fait accepter par un haut fonctionnaire avec les politesses d’usage, pour la classer ensuite comme bien d’autres.

Une explication, a priori invraisemblable, mais a posteriori plausible, est que la pétition du « comité de soutien pour la découverte d’Antoine PRIORE » venait piétiner un « Secret d’État » !

Comme nous le verrons ci-dessous, les activités du comité auprès des députés et sénateurs ont mis le monde politique plus au moins au courant d’un ‘traitement miracle du cancer’ par le rayonnement Priore. Or, en 1984 la maladie cancéreuse de François Mitterrand venait d’être déclarée par lui comme « Secret d’État ». Déjà quelques rumeurs concernant sa santé circulaient parmi les journalistes et pour ne pas les alimenter, il semble que le Président, qui avait pris ses dispositions pour son traitement, ne voulait en aucun cas que son nom soit lié à l’affaire Priore. (Lors d’un entretien entre Mme Danièle Mitterrand[16], le Pr Pautrizel[17], Mme P. Chateaureynaud et le Dr J-P. Daulouède[18], le 14 mai 1986, l’épouse du Président leur déclara que «l’affaire Priore» restera bloquée au niveau de la présidence, mais qu’elle n’avait pas l’autorisation de leur dire pourquoi.) Cette hypothèse est développée avec plus de détails dans notre note[19].

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Contacts avec des députés, des ministres et autres personnalités[modifier | modifier le wikicode]

Devant le refus de la Présidence de la république de recevoir leur pétition, le comité a adopté la stratégie[1] du contact direct pour sensibiliser les élus de la nation, les ministres et un certain nombre de ‘personnalités’ du monde médical et du monde commercial.

Aucune des personnalités du monde commercial n’a donné suite aux demandes de mécénat.

Tous les élus recevaient, à intervalles réguliers, des tracts, des cartes, des lettres ouvertes sur l’affaire Priore. Beaucoup d'entre eux ignoraient cette correspondance, certains manifestaient leur agacement, d'autres répondaient en demandant un complément d’information. Un résumé des réponses et des ‘non-réponses est donné dans le tract[2].

Quelques Députés ont cru bon de poser des questions écrites à divers ministres, dont les réponses furent publiées dans Le Journal Officiel de la République. Le lecteur peut se référer à la partie du document Calendrier du Dossier PRIORE consacré aux années 1984-1996 pour un résumé de toute cette correspondance.

Jusqu’en 1987 les réponses des divers ministres aux députés étaient toujours les mêmes:

« Le rapport du Pr J. BERNARD et du Pr R. LATARJET recommandait de ne pas subventionner des recherches avec l’appareil PRIORE »

.

(Voir aussi notre analyse critique[3] de ce même rapport.).

Puis les réponses se mirent à changer légèrement: « Le dossier est à l’étude... ».

A partir de 1995, Alain Juppé est maire de Bordeaux et également Premier ministre. Le comité ne manqua pas de le tenir aussi informé de ses actions[4].

  • Le 16 septembre le ministre de la santé en réponse[5] à la question écrite de J. P. Delalande, député et membre de la commission des finances, promet d'être très attentif.
  • Le 14 novembre, le ministre de la recherche François d’Aubert, dans une réponse[6] à l’Assemblée nationale à une question posée par Pierre Favre, député maire de Saint-Jean-d’Illac, manifeste son soutien. En effet, il débloque un crédit de 500 000 F. pour l’équipe universitaire du Pr Jacques Joussot-Dubien !

Il ne serait pas juste d’attribuer ce revirement dans l’attitude ministérielle exclusivement aux actions du comité de soutien. Mais, il est certain que MM. Delalande, Favre et Juppé ont été sensibilisés à l’enjeu de l'affaire Priore par le comité et ils ont agi en conséquence. Cependant, le fait que MM. Favre (un ami de Mme Chateaureynaud) et d’Aubert faisaient partie du même groupe politique qu’Alain Lamassoure, ministre du budget, alors que ce dernier avait beaucoup œuvré auprès de Valérie Giscard d'Estaing en 1980[7] a certainement joué en faveur du déblocage des crédits.

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Le Comité de Soutien et Mme Priore[modifier | modifier le wikicode]

Malheureusement, les relations entre le comité de soutien et Madame Priore n’étaient pas bonnes. Il semble qu’il y ait eu un malentendu dès le départ, en avril 1983. A cette époque Antoine Priore était très malade. (Il est mort le 9 mai). Le Pr Pautrizel l‘avait informé de l’existence du comité de soutien, qui avait l’intention de faire une pétition nationale en sa faveur et Antoine Priore avait donné son consentement oral au Pr Pautrizel. Mais, vu l'état dramatique de sa santé, cette question était toute à fait mineur pour lui et sa famille. Apparemment son épouse n’était pas informée des intentions du comité. Après la mort d’Antoine Priore les membres du comité ont voulu rencontrer Mme Priore, mais vu la peine dans laquelle elle et ses enfants se trouvaient, le Pr Pautrizel leur a conseillé de laisser le temps au temps.

Il s'en suit que Mme Priore n'a pu prendre connaissance de l’existence du comité que par la presse durant l’été 1983. Là, elle voit le nom d’Antoine Priore apparaître dans certaines publicités appelant à des réunions etc. Dans quelques-unes de ces réunions d'information, toujours avec entrée gratuite, il y eut projection du film « La Lueur », coproduit par l’A.N.B. et F.R.3. Naturellement, ne connaissant ni l’existence ni les buts de ce Comité de soutien elle fait connaître son mécontentement de voir le nom de son défunt mari utilisé à des buts apparemment commerciaux.

  • En novembre 1983 l’abbé Ducrot[1] essaie d’effacer ce malentendu auprès de Mme Priore, mais sans succès.
  • Il fait une autre tentative d’apaisement par l’intermédiaire de H. Gossot en mai 1984[2], également infructueuse.
  • Le 17 juillet 1984 Mme Priore ordonne[3] une sommation interpellatrice par voie d’huissier à D. Mourgues, président du comité de soutien, pour que le nom d’Antoine Priore ne soit plus utilisé dans des manifestations publiques. H. Gossot, en tant que producteur délégué du film « La Lueur », fait la même démarche[4] et somme le comité de ne plus projeter ce film en réunion publique.

Après cette assignation un membre du comité, E. Bidault, essaie[5] très maladroitement de justifier auprès de Madame Priore, les actions du comité. La réponse outrée de Mme Priore ne tarde pas[6]. Certains membres du comité de soutien ont dû consulter un avocat[7], qui leur a déclaré: « Qu'il n'y a aucune impossibilité pour vous d'utiliser le nom de Monsieur Antoine Priore, dans la mesure où vous le ferez dans le but exclusif de promouvoir sa découverte, sans que les ayants droit de Monsieur Priore puissent se plaindre de ce fait. »

Les relations entre le comité de soutien et Mme Priore en sont restées là.

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Le COMITÉ et T.F.1.[modifier | modifier le wikicode]

Le 3 janvier 1984 le journal télévisé de T.F.1 cite la « machine de Priore » comme l’une des grandes escroqueries de ces dernières années. Le journaliste affirme qu’Antoine Priore a reçu 800 millions de centimes de subventions, puis il fait un amalgame avec l’Affaire des Avions renifleurs et les largesses de la société pétrolière ELF.

Le lendemain, Le Monde et Le Quotidien du Médecin répètent[1] les affirmations de T.F.1. Les 11 et 22 janvier, d’autres[2] articles sont publiés où le nom d'Antoine Priore est mêlé à un certain nombre d'escroqueries.

Le 4 janvier D. Mourgues adresse une lettre de protestation et de rectification à G. Fillioud, ministre des communications. Il envoie aussi des lettres circulaires[3] aux membres de l’association en les invitant à écrire eux-mêmes au ministre, au président de T.F.1 et à Mme Michèle Cotta, présidente de la Haute Autorité Audiovisuelle.

D’autres personnalités (le Pr PAUTRIZEL[4], Bernard MADRELLE[5], P. CHATEAUREYNAUD et G. MAYER[6], etc.) ont également protesté auprès de T.F.1. et auprès de M. COTTA.

La présidente de la Haute Autorité Audiovisuelle finit par déclarer[7] que les propos du journaliste de T.F.1 étaient ‘maladroits’ et qu'elle a demandé que la chaîne consacre une séquence dédiée aux travaux d’Antoine Priore. Hervé Bourgues, P.D.G. de T.F.1, devant la révolte des téléspectateurs, présente ses excuses[8] pour les commentaires du journaliste et promet que T.F.1 fera un reportage approfondi sur l’appareil Priore.

En 1984 une équipe de T.F.1. enquête à Bordeaux pour l'émission « Contre Enquête » d'Anne Hoang. Le film qui en est résulté fut trop long pour l'émission et le décès prématuré d'Anne Hoang mit fin à « Contre Enquête ».

Grâce à une connaissance d'un membre du comité de soutien, Michel Polac fut contacté et accepta de prendre le sujet pour son émission « Droit de Réponse ». Le principe de l'émission consistait à commencer par diffuser un reportage sur un sujet à controverse, pour continuer ensuite par un débat entre les 'pour' et les 'contre'.

Le reportage fut le film réalisé pour 'Contre Enquête', mais le choix des personnalités pour le débat posa un problème. Le comité de soutien a été écarté d'emblée, sans doute trop passionné ; les adversaires déclarés de Priore, tels que MM. Bernard, Latarjet, Mathé etc. refusèrent de participer et les scientifiques ayant effectivement travaillé avec les appareils d'Antoine Priore, en particulier le Pr Pautrizel et Mme Chateaureynaud, n'ont pas été acceptés par T.F.1. !

Finalement, les personnalités choisies furent: MM J-P. Bader, Gossot, Berteaud, Jasmin, Buvet, Pierquin et Bader (journaliste à Science et Vie et fils de J-P. Bader). L'émission a eu lieu le 2 août 1986. (Les péripéties de cette programmation sont décrites dans la note[9] concernant l’attitude des médias envers Antoine Priore.)

Malgré les faiblesses du débat, cette émission eut le grand mérite de donner une audience nationale à l'affaire Priore, soit par l'émission elle-même, soit par les articles de presse qui traitèrent de l'émission. Le comité de soutien pouvait se féliciter de son intervention.

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Les relations du comité avec ‘LEROY-SOMER’ et avec l’équipe ‘Universitaire’[modifier | modifier le wikicode]

Vu sa vocation il était normal que le comité de soutien prenne contact d’abord avec la société LEROY-SOMER et, plus tard, avec l’équipe universitaire du Pr Joussot-Dubien qui était censée étudier le « rayonnement Priore » à la Faculté des Sciences de Bordeaux.

Le climat très conflictuel qui régnait vers la fin de la vie d'Antoine Priore, entre lui-même, le Pr Pautrizel, G. Chavanes, P. Ribeau et la mairie de Bordeaux est décrit dans les notes[1]. Le mort d’Antoine Priore aggrava cette situation, car il a emporté « son secret » dans la tombe, en provoquant une énorme déception chez certains. C’est dans ce contexte que le comité de soutien’ émergea, ne sachant pas grand chose des ‘dessous’ de l’affaire Priore, mais prêt à agir, à poser des questions indiscrètes, à bousculer l’immobilisme.

D’abord, la mairie de Bordeaux est ‘dérangée’ par les activités du comité de soutien. Les choses sont clarifiées par une correspondance entre le Pr Pautrizel[2] et Jacques Chaban-Delmas[3]. Finalement, le maire de Bordeaux souhaite[4] que le comité de soutien évite de raviver les polémiques pour jouer le rôle de trait d’union entre l’équipe du Pr Pautrizel et G. Chavanes.

Daniel Mourgues, président du comité de soutien avait déjà pris contact[5] avec la société LEROY-SOMER en juillet 1983 pour conjuguer les efforts du comité avec ceux de G. Chavanes. Ce dernier, lors d’une entrevue pour la télévision[6], prétendit connaître le « Secret Priore » et réclamait une somme de 20 millions de Francs.

A partir de juillet 1983 un certain nombre de contacts ont eu lieu entre le comité et la société LEROY-SOMER. Finalement, en décembre 1983, MM. Chavanes et Ribeau ont accepté de rencontrer D. Mourgues accompagné de Mme Chateaureynaud, le Dr J-P. Daulouède et du Dr B. Murzeau[7]. MM. Chavanes et Ribeau continuèrent à affirmer que la remise en route de l’appareil était seulement une question d’argent. Le comité[8] proposa alors d’organiser une souscription nationale pour venir en aide à la société LEROY-SOMER à condition que G. Chavanes assure, par écrit:

  • que sa société serait capable de faire fonctionner un appareil Priore si seulement elle avait les moyens financiers nécessaires,
  • qu'en cas d'échec, elle permettra un accès libre aux appareils d’Antoine Priore à Floirac pour les physiciens universitaires.

Il est certain que le comité de soutien, avec 2 000 membres très motivés, aurait pu collecter facilement quelques millions de francs rapidement. Étrangement, au vu des conditions énoncées, P. Ribeau refuse[9] tout apport financier rassemblé par le comité ! Tout comme il refuse, un peu plus tard, une autre offre de partenariat qui arrive par le biais du comité: elle émane du ministre de la santé cubaine qui souhaitait collaborer avec les scientifiques et industriels français pour construire un appareil Priore à La Havane...[10].

Le 13 mai 1986[11], deux membres du comité, MM. Bidault et Chauvin, rencontrent G. Chavanes, alors ministre de l'industrie, à Paris. Lors de cet entretien G. Chavanes leur déclara très clairement qu'il ne fera rien en tant que ministre pour faciliter le déblocage de l'affaire.

Depuis cette date, les relations entre le comité de soutien et la société LEROY-SOMER se sont effritées[12] au fur et à mesure que les affirmations de G. Chavanes et de P. Ribeau s'avéraient de moins en moins crédibles.

L’équipe universitaire[13], constituée par le Pr Joussot-Dubien en 1985, sous l’impulsion du Pr Pautrizel avec l'appui du Pr Pacault et MM. Madrelle, Rousset et Savary (conseil général de la Gironde), était censée étudier le rayonnement PRIORE à la faculté des sciences de Bordeaux et reconstruire un appareil Priore. Pour accomplir cette tâche elle a reçu une importante subvention du conseil général.

Naturellement le comité reporte tous ses espoirs[14] sur cette équipe de chercheurs.

Le Pr Pautrizel présente au comité le Pr lfred Caristan, membre du groupe universitaire. Certains des membres du comité rencontrent également le Pr Joussot-Dubien afin de prendre connaissance des travaux universitaires. Pour aider ce groupe, le comité lui octroie une subvention de 10 000 F., modeste certes, mais non négligeable. Les tracts d’information du Comité[15] décrivent le projet de l’équipe du Pr Joussot-Dubien, qui lui-même donne une conférence à Gujan-Mestras le 5 novembre 1988.

Dans les années qui suivent, l’espoir du comité se transforme en désespoir. La lecture de la volumineuse correspondance entre E. Bidault et le Pr Joussot-Dubien (Voir « Le Calendrier du Dossier Priore » pour les années 1986-2000) indique clairement que le Pr Joussot-Dubien utilise ses talents de diplomate pour contenir le comité de soutien dans un mutisme maximal et que le comité devient de plus en plus frustré. Finalement, en mars 2000, le Pr Joussot-Dubien accepte de montrer aux membres du comité (MM. Mourgues, Bidault, Chauvin et l’abbé Ducrot) le montage fait par P. Ribeau au sein de l'université. Il les laisse repartir avec l’espoir que des résultats positifs seront bientôt annoncés. Tel ne fut pas le cas.

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Conclusion[modifier | modifier le wikicode]

L’association Comité de Soutien pour la Découverte d’Antoine Priore est constituée de citoyens soucieux de préserver de l'oubli une nouvelle possibilité de thérapie contre le cancer. Elle constitue un groupe de priorephiles important. Depuis 1983, c’est grâce à cette association que des milliers de personnes ont pris connaissance de l’affaire Priore et du potentiel thérapeutique du rayonnement PRIORE. En plus d’être une source d’information et de sensibilisation, le comité de soutien a joué le rôle d’aiguillon auprès de la société LEROY-SOMER et auprès du groupe universitaire du Pr Joussot-Dubien en posant fréquemment des questions qui dérangent, questions qui méritaient des réponses et des actions. Par son travail l’association a effectivement contribué au fait que la découverte d’Antoine Priore ne soit pas tombée dans l’oubli.