Dictionnaire de philosophie/Ataraxie
L’ataraxie (du grec ancien ἀταραξία / ataraxía, signifiant « absence de troubles ») désigne un état de tranquillité profonde de l'âme résultant de l'extinction de toute perturbation psychique. Cette notion philosophique surgit d'abord chez Démocrite d'Abdère au Ve siècle av. J.-C. sous le nom d'euthymie (εὐθυμία), avant de devenir un concept cardinal dans trois grandes écoles de l'époque hellénistique : le scepticisme pyrrhonien, l'épicurisme et le stoïcisme[1].
Origines et étymologie
[modifier | modifier le wikicode]Le terme ataraxie provient du grec ancien ἀταραξία, composé du préfixe privatif ἀ- (« sans ») et du radical ταραχή (tarakhế, « trouble, agitation »). Le mot désigne précisément la condition de celui qui ne subit aucun trouble. Démocrite d'Abdère (vers 460-370 av. J.-C.) figure parmi les premiers penseurs grecs à avoir explicité cet idéal sous le terme d'euthymie, la définissant comme une disposition équilibrée et harmonieuse de l'âme[2].
L'ataraxie dans le scepticisme pyrrhonien
[modifier | modifier le wikicode]Pyrrhon et Timon de Phlionte
[modifier | modifier le wikicode]C'est en scepticisme pyrrhonien que la notion d'ataraxie reçoit sa première systématisation philosophique. Pyrrhon d'Élis (vers 365-275 av. J.-C.), fondateur du scepticisme antique, n'a livré aucun écrit ; son disciple Timon de Phlionte (vers 320-230 av. J.-C.) nous transmet l'essence de sa pensée. Selon Aristocles de Messène, dont le témoignage nous parvient par Eusèbe de Césarée, Timon affirmait que celui qui aspire au bonheur doit se poser trois questions : quelle est la nature des choses, quelle disposition adopter face à elles, et quel profit en tirer[3].
La réponse pyrrhonienne est que les choses demeurent en elles-mêmes indifférenciées, indéterminées et indécidables (ἀδιάφορα, ἀστάθμητα, ἀνεπίκριτα). Face à cette impossibilité constitutive de connaître la nature véritable des réalités, le sage doit pratiquer l'épochè (ἐποχή), c'est-à-dire la suspension du jugement. Cette suspension consiste à s'abstenir de tout assentiment et de tout jugement catégorique. L'ataraxie intervient alors comme une conséquence heureuse et imprévisible de l'épochè : en renonçant à juger de l'inaccessible, l'âme se libère des troubles nés de l'opposition des croyances contradictoires et des inquiétudes vaines[4].
Sextus Empiricus
[modifier | modifier le wikicode]Sextus Empiricus (vers 160-210 apr. J.-C.), médecin et philosophe sceptique, offre dans ses Esquisses pyrrhoniennes (Hypotyposes pyrrhoniennes) l'exposé le plus rigoureux du scepticisme antique. Il définit l'ataraxie comme « le repos et la tranquillité de l'âme » (ἀταραξία ἐστιν ψυχῆς ἀοχλησία)[5]. L'ataraxie constitue le but (τέλος, télos) du scepticisme, l'objectif vers lequel s'oriente toute la démarche philosophique sceptique.
Le sceptique parvient à l'ataraxie en opposant systématiquement les arguments et les données de l'expérience selon une force égale (ἰσοσθένεια, isosthéneia), ce qui produit l'épochè. Sextus recourt à une métaphore célèbre pour exprimer cette relation : l'ataraxie « suit l'épochè comme l'ombre suit le corps »[6]. Cette image souligne le caractère involontaire et spontané de l'ataraxie : elle n'est pas le résultat d'une volonté délibérée, mais survient naturellement quand le jugement se suspend.
Sextus distingue toutefois l'ataraxie, qui gouverne la sphère des opinions (δόξα, doxa), de la métriopathie (μετριοπάθεια), qui désigne une modération des affections involontaires. Le sceptique ne prétend nullement supprimer toute souffrance — il continue d'éprouver la faim, le froid ou la douleur physique — mais il s'affranchit des troubles supplémentaires que les jugements erronés sur la nature du bien et du mal produisent[7].
L'ataraxie dans l'épicurisme
[modifier | modifier le wikicode]Épicure et le Jardin
[modifier | modifier le wikicode]Dans l'épicurisme, l'ataraxie s'établit comme un élément constitutif du bonheur (εὐδαιμονία, eudaimonia). Épicure (341-270 av. J.-C.), fondateur de l'école du Jardin à Athènes vers 306 av. J.-C., définit le bonheur comme un double accomplissement : l'aponie (ἀπονία), absence de douleur corporelle, et l'ataraxie, absence de perturbation de l'âme[8].
Pour Épicure, l'ataraxie ne signifie pas une absence totale de sensations, mais un état de plénitude et de stabilité psychique. Il distingue les « plaisirs catastématiques » (statiques), comme l'ataraxie et l'aponie, des « plaisirs cinétiques » (en mouvement), qui correspondent aux joies et aux satisfactions actives. Les plaisirs catastématiques incarnent le sommet du plaisir, puisqu'ils représentent l'état dans lequel nul désir ne trouble l'équilibre de l'âme[9].
Le tetrapharmakon
[modifier | modifier le wikicode]Épicure propose un « quadruple remède » (τετραφάρμακον, tetrapharmakon) destiné à procurer l'ataraxie :
- Les dieux ne sont pas à craindre ;
- La mort n'est rien pour nous ;
- Le bonheur est facile à atteindre ;
- La douleur est facile à supporter[10].
Ces quatre principes visent à émanciper l'âme des principales sources de trouble : la crainte des dieux, l'angoisse devant la mort, la poursuite effrénée de plaisirs inaccessibles et la peur de la souffrance. En éliminant par le raisonnement ces inquiétudes infondées et en distinguant rigoureusement les désirs naturels et nécessaires des désirs vains, l'épicurien accède à la tranquillité de l'âme.
Désirs et ataraxie
[modifier | modifier le wikicode]La classification épicurienne des désirs s'articule étroitement avec la quête de l'ataraxie. Épicure établit trois catégories de désirs[11] :
- Les désirs naturels et nécessaires (boire, manger, se protéger du froid) ;
- Les désirs naturels mais non nécessaires (déguster des mets raffinés, entretenir des relations sexuelles) ;
- Les désirs ni naturels ni nécessaires (accumuler des richesses, briguer la gloire, convoiter l'immortalité).
Seuls les désirs de la première catégorie méritent une satisfaction systématique. Les désirs naturels mais non nécessaires peuvent être occasionnellement satisfaits, tandis que les désirs vains doivent être radicalement rejetés, car leur poursuite engendre inexorablement le trouble de l'âme. La modération (σωφροσύνη, sôphrosunê) et l'autarcie (αὐτάρκεια, autarkeia), capacité à se suffire à soi-même, constituent donc les conditions de l'ataraxie épicurienne[12].
L'ataraxie dans le stoïcisme
[modifier | modifier le wikicode]Conception stoïcienne
[modifier | modifier le wikicode]Dans le stoïcisme, l'ataraxie s'accompagne de l'apatheia (ἀπάθεια), qui marque l'absence de passions. Bien que le terme soit moins central que dans le scepticisme ou l'épicurisme, il revêt une importance particulière chez Épictète (vers 50-135 apr. J.-C.), qui en fait un objectif éthique majeur[13].
Pour les stoïciens, l'ataraxie procède de la connaissance exacte de la nature et de l'ordre cosmique. Le sage stoïcien parvient à la tranquillité en établissant rigoureusement une distinction : ce qui dépend de lui (ses jugements, ses désirs, ses aversions) et ce qui ne dépend pas de lui (les événements extérieurs, le corps, la réputation). Cette discrimination fondamentale, énoncée dès l'ouverture du Manuel d'Épictète, permet d'atteindre l'ataraxie en accueillant avec sérénité tout ce qui survient, puisque tout participe de l'ordre rationnel de l'univers (λόγος, logos)[14].
La physique stoïcienne et l'ataraxie
[modifier | modifier le wikicode]Contrairement au scepticisme, qui renonce à connaître la nature des choses, le stoïcisme fonde l'ataraxie sur une intelligibilité rationnelle de l'univers. L'étude de la physique stoïcienne — notamment la doctrine du pneuma (souffle vital rationnel qui pénètre le cosmos) et celle de la conflagration universelle — vise à permettre au philosophe de saisir la nécessité intrinsèque de tous les événements et d'accepter son destin (εἱμαρμένη, heimarménè)[15].
Marc Aurèle (121-180 apr. J.-C.), dans ses Pensées pour moi-même, insiste sur l'importance de la « retraite en soi-même » (ἀναχώρησις εἰς ἑαυτόν) comme moyen d'accéder à l'ataraxie. Cette retraite intérieure permet au sage de se détacher des perturbations extérieures et de découvrir la paix dans la contemplation de la raison universelle qui gouverne le cosmos[16].
Distinctions et précisions terminologiques
[modifier | modifier le wikicode]Ataraxie et apatheia
[modifier | modifier le wikicode]Il importe de distinguer l'ataraxie de l'apatheia stoïcienne. L'apatheia désigne l'absence de passions (πάθη, pathè), ces mouvements excessifs et irrationnels de l'âme que sont la crainte, le désir déraisonné, la tristesse et la convoitise. L'ataraxie, plus largement, désigne l'absence de toute perturbation psychique, qu'elle provienne des passions, des croyances erronées ou des jugements défectueux. Dans le stoïcisme, l'apatheia constitue le fondement de l'ataraxie : en se libérant des passions, le sage accède à la tranquillité[17].
Ataraxie et euthymie
[modifier | modifier le wikicode]L'euthymie (εὐθυμία), terme employé par Démocrite et repris par certains stoïciens, désigne la bonne disposition de l'âme, un état de satisfaction et de quiétude. Elle s'en rapproche, mais met davantage l'accent sur la dimension positive de cet état — la joie paisible — que sur sa dimension négative — l'absence de troubles. Chez Épicure, l'euthymie recouvre à la fois l'ataraxie et l'aponie, formant ainsi l'intégrité du bonheur[18].
Ataraxie et aponie
[modifier | modifier le wikicode]En épicurisme, l'ataraxie se distingue nettement de l'aponie : la première concerne l'âme, la seconde le corps. Cette partition dualiste s'inscrit dans la théorie épicurienne selon laquelle l'être humain se compose d'atomes matériels, l'âme elle-même étant corporelle, mais d'une nature plus subtile. L'aponie marque l'absence de douleur physique, état où le corps ne pâtit d'aucune carence. L'ataraxie et l'aponie demeurent toutes deux nécessaires au bonheur intégral, mais elles opèrent dans deux registres distincts de l'existence humaine[19].
Enjeux et critiques
[modifier | modifier le wikicode]La possibilité de l'ataraxie
[modifier | modifier le wikicode]La question de la faisabilité effective de l'ataraxie a suscité de nombreuses objections, tant dans l'Antiquité qu'aux temps modernes. Les penseurs stoïciens reprochaient aux sceptiques l'impossibilité pratique de vivre sans porter aucun jugement : comment agir, comment délibérer, comment choisir si l'on suspend constamment son assentiment ? Les sceptiques répondaient que l'on peut agir en suivant les apparences (φαινόμενα, phainomena) sans leur confier pour autant une valeur de vérité. Cette réponse a été jugée insuffisante par de nombreux penseurs, notamment Cicéron, qui estimait qu'une vie dépourvue de croyances relevait de l'impossible[20].
De même, la conception épicurienne de l'ataraxie a été réputée irréaliste : peut-on véritablement chasser toute inquiétude en appliquant les préceptes du tetrapharmakon ? La mort, bien que « rien pour nous » selon Épicure, demeure source d'angoisse pour la plupart des humains. Les stoïciens, en retour, ont été accusés de promouvoir une forme de résignation fataliste contraire à l'engagement dans la vie commune[21].
Ataraxie et engagement dans le monde
[modifier | modifier le wikicode]Une autre question décisive concerne le rapport entre la quête de l'ataraxie et la participation à la vie sociale et politique. Le sceptique pyrrhonien, en suspendant son jugement sur toutes les matières éthiques et politiques, paraît voué à l'inaction ou à un conformisme dénué de principes. L'épicurien, qui se retire au Jardin et renonce à la vie publique selon l'adage « Vis caché » (λάθε βιώσας, lathe biôsas), semble également indifférent au bien collectif[22].
Les stoïciens ont tenté de résoudre cette tension en conciliant la quête de l'ataraxie avec le devoir civique. Pour eux, le sage doit prendre part à la vie de la cité, non par ambition personnelle, mais parce que cela répond à la nature rationnelle et sociable de l'être humain. L'ataraxie stoïcienne ne constitue donc pas une fuite hors du monde, mais une disposition intérieure qui autorise l'action dans le monde sans être la proie des passions[23].
Modernité et limites de l'ataraxie
[modifier | modifier le wikicode]À l'époque contemporaine, l'ataraxie a été l'objet de réévaluations critiques. Certains penseurs, comme Michel Foucault, ont décerné aux exercices spirituels antiques visant l'ataraxie le statut d'une forme de « souci de soi » susceptible d'éclairer une éthique du présent[24]. D'autres, notamment Martha Nussbaum, ont critiqué l'idéal d'ataraxie comme une sorte d'insensibilité qui renierait la fragilité constitutive de la condition humaine et pourrait mener à un désengagement éthique[25].
Fabrice Midal propose de substituer à la quête de l'ataraxie celle de la « paix », non comme absence de perturbation, mais comme « la capacité d'entrer en relation, avec patience et bienveillance, avec l'intégrité de la réalité, y compris avec sa propre fureur, avec son chagrin »[26]. Cette critique révèle que l'ataraxie, conçue comme absence de trouble, pourrait produire une forme de rigidité psychique et un refus d'accueillir la dimension tragique de l'existence.
Postérité et influence
[modifier | modifier le wikicode]La notion d'ataraxie a profondément marqué le devenir de la pensée occidentale. Au Moyen Âge, les penseurs chrétiens ont s'efforcé d'adapter cette notion à leur cadre théologique : l'ataraxie s'y trouve alors réinterprétée comme la paix intérieure que procurent la foi en Dieu et l'espérance de la vie éternelle[27].
À la Renaissance, la redécouverte des textes sceptiques et épicuriens, favorisée notamment par Michel de Montaigne et Pierre Gassendi, a restitué l'ataraxie au cœur des débats philosophiques. Montaigne, dans ses Essais, se réfère explicitement à l'épochè et à l'ataraxie pyrrhoniennes, convertissant la suspension du jugement en un exercice de sagesse face à l'incertitude[28].
Au XXe siècle, la phénoménologie husserlienne s'est approprié le concept d'épochè dans un sens radicalement différent : il ne s'agit plus d'atteindre l'ataraxie, mais de suspendre l'attitude naturelle pour accéder à la conscience transcendantale[29]. Néanmoins, l'inspiration antique demeure vivante, comme en témoigne l'intérêt qu'a porté Pierre Hadot aux exercices spirituels de l'Antiquité, qu'il considère comme des pratiques philosophiques de transformation de soi[30].
Usage médical moderne
[modifier | modifier le wikicode]En médecine contemporaine, le terme « ataraxie » dénomme un état d'indifférence émotionnelle provoqué par certains médicaments psychotropes, notamment les anxiolytiques et les neuroleptiques. Cet emploi, qui dérive directement de la notion philosophique antique, s'observe dans le nom de préparations comme l'Atarax (hydroxyzine), un antihistaminique doté de propriétés anxiolytiques[31]. Dans ce contexte médical, l'ataraxie ne marque pas un état de sagesse, mais un état de sédation ou d'absence de réactivité émotionnelle, ce qui soulève des questions éthiques légitimes concernant la médicalisation de la paix d'esprit.
Notes et références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ Albrecht, Glenn, Earth Emotions. New Words for a New World, Ithaca, Cornell University Press, 2019, p. 64.
- ↑ Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, IX, 45.
- ↑ Eusèbe de Césarée, Préparation évangélique, XIV, 18, 2-4.
- ↑ Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 25-30, trad. fr. Pierre Pellegrin, Paris, Seuil, 1997, p. 71-75.
- ↑ Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 10.
- ↑ Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 29, trad. fr. Pierre Pellegrin, Paris, Seuil, 1997, p. 74.
- ↑ Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 25-30.
- ↑ Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, X, 131.
- ↑ Épicure, Lettre à Ménécée, dans Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, X, 127-132, trad. fr. Marcel Conche, Paris, PUF, 1987.
- ↑ Philodème de Gadara, Sur les dieux, III, fragment conservé dans le Papyrus d'Herculanum 1428.
- ↑ Épicure, Maximes capitales, XXIX-XXX, dans Diogène Laërce, X, 149-150.
- ↑ Épicure, Lettre à Ménécée, 130-132.
- ↑ Épictète, Entretiens, II, 1, 21-23 ; IV, 1, 84-86.
- ↑ Épictète, Manuel, I, 1, trad. fr. Pierre Hadot, Paris, Le Livre de Poche, 2000.
- ↑ Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, IV, 23 ; VI, 44 ; VII, 54.
- ↑ Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, IV, 3, trad. fr. Pierre Hadot, Paris, Les Belles Lettres, 1998.
- ↑ Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, VII, 117.
- ↑ Plutarque, Non posse suaviter vivi secundum Epicurum, 1089 D-E.
- ↑ Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, X, 131-132.
- ↑ Cicéron, Académiques, II, 31-32, trad. fr. José Kany-Turpin, Paris, GF-Flammarion, 2010.
- ↑ Plutarque, Des contradictions des stoïciens, 1037 D-F.
- ↑ Plutarque, Contre Colotès, 1127 C-D.
- ↑ Sénèque, De la tranquillité de l'âme (De tranquillitate animi), I-III, trad. fr. Alain Golomb, Paris, Actes Sud, 2003.
- ↑ Foucault, Michel, L'Herméneutique du sujet. Cours au Collège de France (1981-1982), Paris, Gallimard/Seuil, 2001, p. 241-268.
- ↑ Nussbaum, Martha C., The Therapy of Desire. Theory and Practice in Hellenistic Ethics, Princeton, Princeton University Press, 1994, p. 102-139.
- ↑ Midal, Fabrice, cité dans les discussions sur l'ataraxie, 2020.
- ↑ Augustin d'Hippone, La Cité de Dieu, XIV, 9, trad. fr. Gustave Combès, Paris, Desclée de Brouwer, 1960.
- ↑ Montaigne, Michel de, Essais, II, 12 (« Apologie de Raymond Sebond »), éd. Pierre Villey, Paris, PUF, 1965, p. 502-503.
- ↑ Husserl, Edmund, Idées directrices pour une phénoménologie (1913), trad. fr. Paul Ricoeur, Paris, Gallimard, 1950, § 31-32.
- ↑ Hadot, Pierre, Exercices spirituels et philosophie antique, Paris, Albin Michel, 2002 (1re éd. 1981), p. 59-74.
- ↑ Vidal, Dictionnaire des médicaments, Paris, 2020.
Voir aussi
[modifier | modifier le wikicode]Bibliographie
[modifier | modifier le wikicode]Sources antiques
[modifier | modifier le wikicode]- Épicure, Lettres, maximes et autres textes, trad. fr. Pierre-Marie Morel, Paris, GF-Flammarion, 2011.
- Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, trad. fr. Pierre Pellegrin, Paris, Seuil, 1997.
- Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, trad. fr. sous la direction de Marie-Odile Goulet-Cazé, Paris, Le Livre de Poche, 1999.
- Épictète, Entretiens, trad. fr. Joseph Souilhé et Émile Bréhier, Paris, Les Belles Lettres, 4 vol., 1948-1965.
- Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, trad. fr. Pierre Hadot, Paris, Les Belles Lettres, 1998.
Études modernes
[modifier | modifier le wikicode]- Brochard, Victor, Les Sceptiques grecs, Paris, Imprimerie nationale, 1887 ; réimpr. Paris, Vrin, 2002.
- Brunschwig, Jacques, Papers in Hellenistic Philosophy, Cambridge, Cambridge University Press, 1994.
- Conche, Marcel, Épicure. Lettres et maximes, Paris, PUF, 1987.
- Hadot, Pierre, Exercices spirituels et philosophie antique, Paris, Albin Michel, 2002 (1re éd. 1981).
- Long, Anthony A. et Sedley, David N., The Hellenistic Philosophers, Cambridge, Cambridge University Press, 2 vol., 1987.
- Nussbaum, Martha C., The Therapy of Desire. Theory and Practice in Hellenistic Ethics, Princeton, Princeton University Press, 1994.
- Rodis-Lewis, Geneviève, Épicure et son école, Paris, Gallimard, « Folio Essais », 1976.
Articles connexes
[modifier | modifier le wikicode]Liens externes
[modifier | modifier le wikicode]- Ancient Skepticism, Stanford Encyclopedia of Philosophy
- Epicurus, Stanford Encyclopedia of Philosophy