Photographie/Appareils/Montures d'objectifs

Un livre de Wikilivres.
Aller à : navigation, rechercher

PHOTOGRAPHIE

Un wikilivre pour ceux qui veulent apprendre la photographie de façon méthodique et approfondie.

Enrichissez-le en mettant votre propre savoir à la disposition de tous.

Si vous ne savez pas où intervenir, utilisez cette page.

Voyez aussi le « livre d'or ».


Aujourd'hui 19/10/2017, le Wikilivre de photographie comporte 6 360 articles
plan du chapitre en cours

Appareils et chambres photographiques

(Études générales seulement, les divers modèles sont décrits au chapitre « fabricants »).


Niveau

A - débutant
B - lecteur averti
C - compléments

Avancement

Ébauche Projet
En cours Ébauche

des articles

Fait à environ 50 % En cours
En cours de finition Avancé
Une version complète existe Terminé


Crystal Clear action find.png
Quoi de neuf
Docteur ?


ajouter une rubrique

les 10 dernières mises à jour notables
  1. Giorgio Sommer (27 juillet)
  2. Sabine Weiss (1er juillet)
  3. Frédéric Boissonnas (10 février)
  4. Ariel Varges (8 février)
  5. Andreas Gursky (9 janvier)
  6. Antonio Esplugas Puig (8 janvier)
  7. Cosina CS-3 (7 janvier)
  8. Cosina CS-2 (7 janvier)
  9. Cosina CS-1 (7 janvier)
  10. Cosina CT-1 (7 janvier)




Généralités[modifier | modifier le wikicode]

Les dispositifs permettant l'assemblage des objectifs interchangeables sur les boîtiers ont beaucoup évolué au fil des années. Au début, les montures étaient de simples fixations mécaniques car aucune transmission d'information n'existait entre les boîtiers et les objectifs. Par la suite, les progrès techniques aidant, les montures ont dû permettre la commande de présélection du diaphragme, indiquer l'ouverture maximale de l'objectif, transmettre les commandes de mise au point automatique, etc. Sur la plupart des appareils, les informations ont d'abord été transmises par des moyens mécaniques, cames, leviers, poussoirs, etc, mais sur d'autres la transmission a très vite été réalisée par des circuits électriques et les montures ont alors comporté un ensemble de zones de contact.

Il faut distinguer d'une part le système de fixation lui-même, qui peut être par exemple un filetage ou une baïonnette, et les systèmes de transmission. Pour deux marques ayant adopté le même principe de fixation, les systèmes de transmission peuvent être différents ou disposés de telle façon que la compatibilité ne puisse pas être assurée.

Montage sur platine[modifier | modifier le wikicode]

Les objectifs des chambres photographiques peuvent être montés par un filetage ou par un ensemble de vis sur des planchettes ou des plaques métalliques interchangeables appelées « platines ».

Les problèmes de compatibilité entre les appareils et les objectifs[modifier | modifier le wikicode]

Quels objectifs peut recevoir votre appareil ? Telle était la question que se posaient très souvent les acheteurs dans les années 1960-70, où fleurissaient les marques et les systèmes. À l'époque, l'acheteur potentiel d'un appareil reflex n'avait que l'embarras du choix : Alpa, Balda, Braun, Canon, Contax, Cosina, Chinon, Edixa, Exakta, Foca, Fuji, Kodak, Konica, Kowa, Leica, Mamiya, Minolta, Miranda, Nikon, Olympus, Pentacon, Pentax, Petri, Ricoh, Rollei, Sigma, Topcon, Vivitar, Voigtländer, Yashica, Zeiss Ikon, Zenit, pour ne citer que celles dont on pouvait trouver les produits en France, soit tout de même une bonne trentaine. Outre que les fabricants de boîtiers proposaient tous une gamme d'objectifs signés de leur nom ou du nom d'autres sociétés, on comptait aussi un certain nombre d'opticiens indépendants et le nombre de combinaisons possibles était évidemment extrêmement élevé.

Aujourd'hui, la plupart de ces marques ont disparu du monde de la photographie ou renoncé à certaines de leurs productions. Même si le club désormais très restreint des fabricants d'appareils reflex compte quelques nouveaux membres comme Samsung ou Sony, les choses apparaissent un peu plus simples, d'autant que la plupart des grands fabricants ont opté pour des systèmes dits « propriétaires » excluant en pratique la compatibilité avec d'autres marques. Il faut cependant noter que que d'autres problèmes sont apparus dans les gammes de produits des marques elles-même : les nouvelles générations d'objectifs ne sont pas forcément entièrement compatibles avec les générations précédentes de boîtiers, en raison d'une part de la présence de nouvelles commandes et d'autre part, d'une couverture d'image différente selon les dimensions de la surface sensible de tel ou tel boîtier.

Montures « historiques » (situation en 1968)[modifier | modifier le wikicode]

C'est sans doute l'époque où les problèmes de compatibilité se posaient avec le plus d'acuité en raison du désordre et de la cacophonie qui régnaient sur le marché des appareils reflex.

  • Alpa : baïonnette spécifique, bagues d'adaptation permettant le montage d'objectifs Praktica, Edixa, Contax S et D, Pentax, Leica à vis.
  • monture à vis au pas de 42 mm : elle a été utilisée par de très nombreuses marques : Chinon, Edixa, Contax, Mamiya, Pentacon, Pentax, Ricoh, Yashica, Zenit, etc. Au début, la disposition et la forme des éléments de transmission de la présélection du diaphragme étaient très diversifiés et rendaient impossible la compatibilité totale. Par la suite, un effort de standardisation a été fait, de sorte que les objectifs de nombreux appareils de marques telles que Pentacon, Edixa, Pentax, Chinon, Ricoh, Mamiya ou Yashica sont devenus totalement interchangeables. Des bagues adaptatrices permettaient le montage sur les appareils « 42 à vis » de certains objectifs Minolta, Yashica, Alpa, Konica, Miranda, Canon, etc. Les montures « 42 à vis » les plus élaborées, comme celles des Pentacon qui permettaient le couplage avec la cellule, pouvaient poser quelques problèmes.
  • Balda : les objectifs comportent un obturateur central incorporé et une monture spécifique.
  • Braun : objectifs à vis 39 mm mais pas au standard {{Leica]] car le tirage est différent ; également, une monture baïonnette spécifique devant un obturateur fixe.
  • Canon : baïonnette spécifique mais si les objectifs les plus récents se montent sur les boîtiers plus anciens, tous les automatismes ne sont pas conservés. Des bagues intermédiaires permettent le montage d'objectifs d'autres marques, notamment Exakta et Pentax.
  • Contax : monture à baïonnette spécifique sur les Contax reflex faits au Japon ; par ailleurs, monture à baïonnette spécifique sur les télémétriques Contax (avant puis après-guerre) reprise après la guerre sur les Nikon RF.
  • Chinon : monture type Pentax-Praktica pour tous les modèles .
  • Edixa : monture compatible avec celles du groupe Pentax-Praktica mais gamme spécifique d'objectifs pour l'Edixa Electronica
  • Exakta : double baïonnette spécifique, extérieure et intérieure, avec levier de verrouillage. Une compatibilité partielle est assurée avec les appareils Topcon qui possèdent la même baïonnette mais des commandes différentes ; de nombreuses bagues intermédiaires permettent le montage et l'utilisation manuelle d'autres marques comme Alpa, Canon, Konica, Minolta, Miranda ou encore Yashica.
  • Exakta Real : baïonnette spécifique et bagues d'adaptation pour les objectifs Exakta Varex et Exa.
  • Foca : deux systèmes spécifiques, l'un à vis, l'autre à baïonnette.
  • Kodak Retina : les objectifs sont montés devant l'obturateur et interchangeables entre les divers modèles d'appareils Retina (ba£ionnette Deckel).
  • Konica : deux systèmes différents de baïonnettes selon les modèles, bagues intermédiaires pour recevoir les objectifs Exakta.
  • Kowa : systèmes spécifiques avec montures à baïonnette et compléments optiques selon les modèles.
  • Leica : baïonnette spécifique mais les objectifs destinés aux appareils reflex ne sont pas les mêmes que les autres.
  • Mamiya : la marque a utilisé les deux montures les plus courantes : 42 à vis et Exakta.
  • Minolta : baïonnette spécifique mais couplage à la cellule à partir du SRT 101. Des bagues permettent le montage d'objectifs Exakta, Praktica.
  • Miranda : double monture, extérieure à baïonnette avec 4 ergots, intérieure à vis 44 mm. La compatibilité des commandes n'est pas toujours facile entre les divers modèles de la marque en raison des évolutions successives : présélection du diaphragme, couplage à la cellule, touche de profondeur de champ, etc. Des bagues intermédiaires permettent le montage d'objectifs de nombreuses autres marques, en conservant parfois la présélection automatique (Exakta).
  • Nikon : monture spécifique avec baïonnette et doigt de couplage à la cellule ; une adaptation est possible pour adapter les objectifs anciens aux boîtiers récents. La baïonnette Nikon a été utilisée sur le Ricoh Singlex, avec des compatibilités variables.
  • Olympus : monture à vis type Pentax, puis baïonnette spécifique au système olympus OM, en parallèle avec une autre baïonnette spécifique Olympus "Pen".
  • Petri : divers groupes d'appareils utilisant pour les uns une baïonnette spécifique, pour les autres une monture 42 mm à vis.
  • Pentacon : monture à vis au pas de 42 mm pour les appareils récents, baïonnette spéciale pour les modèles plus anciens (Praktina).
  • Ricoh : baïonnette identique à celle du Nikon F (sur la fin) ; fixation à vis au pas de 42 mm pour les autres modèles tels le Ricoh Singlex.
  • Topcon : la plupart des modèles possèdent la baïonnette Exakta mais d'autres ont des objectifs spécifiques montés directement devant un obturateur central.
  • Voigtländer : système Bessamatic-Ultramatic avec objectifs à baïonnette Deckel devant l'obturateur central fixe.
  • Yashica : monture standard 42 mm à vis.
  • Zeiss Ikon : compléments optiques dédiés pour les appareils Contaflex, baïonnette spécifique pour les Icarex et autre baïonnette pour les Contarex avec totale incompatibilité entre les divers modèles.
  • Zenit : anciens objectifs à vis au pas de 39 mm Leica mais avec tirage Pentax, vite remplacés par une nouvelle génération au pas de 42 mm, des bagues intermédiaires assurent le passage du diamètre 39 mm au 42 mm.
  • Iloca electric : baïonnette Deckel type Voigtländer et Retina.

La situation à la fin des années 1970[modifier | modifier le wikicode]

Beaucoup de marques ont disparu au cours de cette décennie mais les problèmes de compatibilité n'ont pas été résolus, bien au contraire. La monture à vis M 42 a pratiquement disparu, ce qui est assez logique en raison de sa fragilité et de son emploi peu commode. Pentax l'a remplacée sur ses appareils par la monture à baïonnette K, dite « universelle », mais qui n'aura qu'un temps. Le P.D.G. de Pentax avait pourtant autorisé toutes les autres marques à utiliser cette monture K, qui fut rapidement adoptée par Chinon, Ricoh, Cosina, Topcon, etc. Malheureusement, le Président de Pentax eut la mauvaise idée de partir pour un voyage sans retour et son fils se montra bien moins généreux pour l'utilisation de ses brevets, demandant désormais des royalties pour toute utilisation de la baïonnette K sur les nouveaux appareils. Le rêve d'une monture universelle était presque réalisé mais c'était sans compter sur les décisions inopportunes de ce personnage.

De ce fait, beaucoup de marques d'importance industrielle secondaire, obligées de changer de monture pour des raisons techniques, ont créé leur propre système, prenant le risque considérable de se retrouver isolées. Ce fut le cas par exemple pour Fuji, Rollei ou encore Mamiya.

Les grandes marques survivantes comme Minolta, Canon, Nikon, Olympus, sont à cette époque prisonnières de leur système et, pour l'instant du moins, ne souhaitent pas s'attirer les foudres de leur clientèle en changeant leur monture, rendant impossible le montage d'une multitude d'anciens objectifs sur les nouveaux boîtiers.

Heureusement, il a été possible dans la plupart des cas d'ajouter aux montures les ergots ou poussoirs nécessaires pour réaliser de nouveaux couplages entre les objectifs et les boîtiers les plus récents ; de cette façon les anciens objectifs restaient utilisables mais sans que leur utilisateur puisse bénéficier des derniers perfectionnements.

  • Fujica : après l'abandon de la monture de 42 mm à vis, la nouvelle baïonnette Fujica X rend les nouveaux objectifs inutilisables sur les anciens boîtiers. En revanche les anciens objectifs sont utilisables sur les nouveaux boîtiers grâce à des bagues d'adaptation mais la visée doit se faire à ouverture réelle.
  • Mamiya : comme chez Fuji, les anciens objectifs sont adaptables sur les nouveaux boîtiers, avec mesure à diaphragme réel seulement.
  • Rollei : les objectifs à baïonnette Rollei sont utilisables sur les appareils Voigtländer (même société), les objectifs à vis 42 mm sont utilisables via un adaptateur spécial.
  • Pentax K : les objectifs à vis 42 mm sont utilisables via un adaptateur spécial.

Bagues d'adaptation et montures interchangeables « historiques »[modifier | modifier le wikicode]

Adaptations récentes[modifier | modifier le wikicode]

M42 sur Canon FD[modifier | modifier le wikicode]

Canon FD sur Sony Alpha E[modifier | modifier le wikicode]

Nikon F sur Micro 4/3[modifier | modifier le wikicode]


  • La société Novoflex commercialise des adaptateurs permettant de monter des objectifs de différentes marques sur les appareils au format « micro 4/3 ».

D'autres adaptateurs permettent le montage d'objectifs Nikon F sur les boîtiers reflex Canon EOS.

Images en réserve[modifier | modifier le wikicode]

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • BONELLE, Jean .- Quels objectifs peut recevoir votre appareil ? In : Photo-Ciné-Revue, avril 1968, pp. 168-171.
  • CASTELET, Guy .- Dossier Objectifs, tout ce qu’il faut savoir sur les objectifs complémentaires. In : Chasseur d'Images, n° 22, 1er juillet – 30 août 1980, pp. 40-49.


Appareils et chambres photographiques

(Études générales seulement, les divers modèles sont décrits au chapitre « fabricants »).